N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL

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2013-11-18

sui...c...(urieux)...

A.M. — Est-ce que vous pensez toujours à vous suicider ?
T.B. — C’est une pensée qui est toujours là. Mais je n’en ai pas l’intention, en tout cas pas en ce moment.
— Pourquoi ?
— Par curiosité, je crois, par pure curiosité. Il n’y a que la curiosité, je crois, qui me maintienne en vie.

> su ici de sort...

2013-11-05

aller philosophiquement plus loin en poésie

Qu'on se donne seulement la peine de pratiquer la poésie.
(A.B.)

On a eu tort de trop critiquer Breton (...). D’accord, les poèmes ratés, l’obsession spiritualiste, la mauvaise peinture, le merveilleux de bazar, les hystériques pseudo-voyantes… Mais l’intransigeance morale a sa grandeur, et puis la poésie, la liberté, l’amour, le sens divinatoire des situations, les dérives dans Paris, l’inspiration sans raison, les rencontres… On devrait faire du nouveau dans ce sens, aller plus loin, philosophiquement plus loin…
(P.S.)

La poésie doit avoir pour but la vérité pratique.
(I.D.)

> otto / karl, entre science et poétHique : postphilosophes

2013-11-04

de la vie tout(e) droit(e), ou ("fête") d'intervalles


(O.K.)(A.J.)

« Tout se passe au jour le jour, dis-je. — À la nuit à la nuit ? — Voilà. » Elle ne semble pas choquée, la confiance est là, physique. (...)
    (...) Tu, vous, la danse. (...)
    Pas de pourquoi simple dans ce genre de rencontre, tout se joue dans un poudroiement de détails. Dans la parole, surtout : écoute, respiration, réserve, silence. On s'entend, expression vraie. Quelque chose se veut, se dégage, ne s'use pas, ne s'arrête pas. (...) gratuité et repos, facilité à s'arrêter, à se taire, dormir, disparaître. Du feutré. (...)
    D., depuis le début ne m'a rien demandé : ni d'où je venais, ni où j'allais, ni ce que je voulais. Elle s'en est tenue aux comportements, aux gestes. Réalisme (...). (...) Instinct transmis, sûreté d'appréciation dans les plis. (...)
(P.S.)



> pour cette « clandestinité de la vie privée »
> chapitres ci-dessous :

2013-11-03

courtes habitudes

J’aime les courtes habitudes et je les tiens pour l’inestimable moyen de connaître nombre de choses et de situations, jusqu’au fond de leur suavité et de leur amertume ; ma nature est entièrement faite pour de courtes habitudes, même quant aux besoins de sa santé corporelle et de façon absolue, pour autant que je puisse voir : du plus bas jusqu’au plus haut. Je crois toujours que ceci a de quoi me contenter de durable façon — la courte habitude elle aussi a la foi de la passion, la foi en l’éternité — et je m’imagine être enviable pour l’avoir trouvé et reconnu : — et dès lors cette croyance a la vertu de me nourrir matin et soir et de répandre une profonde frugalité autour de soi et en moi-même, si bien que je n’ai rien à désirer, sans avoir besoin de comparer, de mépriser ou de haïr. Le jour vient où la bonne chose a fait son temps : elle se sépare de moi, non comme devenue un objet de dégoût — mais paisiblement, rassasiée de moi comme je le suis d’elle, et comme si nous nous devions une reconnaissance mutuelle, donc prêts à nous serrer les mains au moment de prendre congé ! Et déjà la chose nouvelle m’attend à la porte, de même que la croyance — l’imperturbable folle, l’imperturbable sage ! — la croyance que cette chose nouvelle sera la chose juste, définitivement juste. Pour moi, il en est ainsi des repas, des pensées, des hommes, des villes, des poèmes, de la musique, des doctrines, des programmes du jour, des manières de vivre. — En revanche, je hais les habitudes durables, et je sens comme l’approche d’un tyran et comme un empoisonnement de mon atmosphère, dès que les circonstances prennent une tournure qu’elles doivent nécessairement engendrer des habitudes durables : par exemple à la faveur d’une fonction, d’une vie dans la constante compagnie des mêmes personnes, d’une résidence stable, d’un unique genre de santé. Oui, au plus profond de mon âme, je sais gré à ma santé lamentable, comme à tout ce qui est imparfait en moi, de m’offrir des centaines d’issues dérobées par où je puisse échapper aux habitudes durables. — Le plus insupportable sans doute, et ce qu’il y aurait de proprement terrible pour moi serait une vie totalement dépourvue d’habitudes, une vie qui demanderait une improvisation incessante — ce serait mon exil et ma Sibérie.
(F.N. - GS§295)

2013-07-18

confchance dans le réel

- à gilles -

Confiance dans le réel !
(o.K.)

Les grands artistes ont du hasard dans leur talent et du talent dans leur hasard.
(V.H. – merci à G.F.)

« Saisir sa chance demande un esprit poétique ». (...) Je n’ai rien contre la rationalité, mais j’aimerais donner à penser contre son excès, contre la mathématisation à outrance du monde qui me semble dominer aujourd’hui. (...) pour provoquer la chance, je crois qu’il est d’abord nécessaire de desserrer les mâchoires contraignantes de ce cartésianisme qui nous berce depuis notre enfance et qui fait de nous des psychorigides. Nous nous sommes habitués à ne voir le monde qu’à travers la loi de la cause et de l’effet, alors qu’il y a quantité d’autres manières de l’appréhender, et bien d’autres choses que la logique par lesquelles se laisser porter. À commencer par cette intuition, ce sens commun qui nous traverse parfois (...) et nous permet d’être en relation avec le monde tel qu’il est… peut-être ! En tout cas, tel qu’il reste mystérieux.
— D’où viennent, selon vous, ces étranges coïncidences que nous pouvons expérimenter ?
— Pour moi, ces fulgurances témoignent d’un ordre étranger à cette logique à laquelle nous sommes attachés. Et elles sont autant d’occasions qui nous sont données de rentrer en contact avec cet instinct perdu. Elles nous invitent à observer, à ressentir le monde plus librement…
— Plus poétiquement ?
— Oui, je crois en effet que la capacité à provoquer la chance est celle de l’esprit poétique, de l’attitude poétique. (...) Les chances et les hasards sont (...) davantage offerts à ceux qui savent contempler.
—Au fond, vous invitez à mettre en repos la volonté…
— … telle que nous avons tendance à la concevoir en Occident : la volonté « volontariste ». Celle qui nous fait nous crisper au moment où il faudrait nous assouplir et tenter de nous adapter. À cette volonté, je préfère celle qui passe par le désir et le plaisir. (...)
— Et c’est là, pensez-vous, que la chance sourit ?
— Oui (...). C’est le fameux lâcher-prise. Dans le Zen dans l’art chevaleresque du tir à l’arc, le maître enseigne à l’apprenti que, pour mettre la flèche dans la cible, il ne doit pas viser. (...) Tout l’enseignement des maîtres zen consiste à se déconditionner, de manière à retrouver en soi ce sens de l’immédiat – donc, des opportunités, telles que la chance.
— (...) vous relatez plusieurs anecdotes qui montrent que les jolis hasards vous sourient souvent. N’est-ce pas parce que vous avez envie de voir du sens partout ?
— Est-ce parce que j’en ai envie ou parce que ce sens existe ? Sans doute est-ce un mélange des deux impossible à démêler, comme le dit Jung… (...)
— Votre grand-père était lui-même un grand chanceux...
— Mon père disait de lui qu’il n’avait jamais rencontré quelqu’un d’aussi débrouillard. Étrange, non ? Comme s’il composait à la fois avec la réalité que l’on connaît et avec cette autre, plus mystérieuse… (...)
— Et la malchance [secondaire], (...) à quoi tient-elle ?
— À la peur [?] J’ai constaté que, quand mon désir m’incite à aller dans telle direction et que je choisis pourtant de ne pas y aller et de me ranger du côté de la doxa, c’est souvent par peur. Elle frappe également quand on n’est pas dans un état d’attention et d’ouverture à notre environnement ; parce que, trop pris dans la logique cartésienne et rigide, l’on est incapable de s’abandonner aux choses telles qu’elles arrivent, de s’écouter, de s’accepter. Ou que l’on est pris dans la culpabilité… (...) Quand on est trop dans la culpabilité, on ne peut pas saisir sa chance car on a l’impression de ne pas la mériter. On n’a pas assez « souffert » ! C’est le poids de notre culture judéo-chrétienne, où seul ce qui s’obtient avec l’effort est valable…
— Que conseillez-vous pour apprendre à saisir sa chance ?
— L’observation des animaux. Le chat, par exemple : regardez-le dormir. À la moindre souris qui passe ou feuille qui virevolte, il bondit de manière foudroyante alors qu’on le croyait en pleine léthargie. Le chat ne se pose pas de questions : il ne rate pas une occasion de jouer. Je préconise aussi l’art du jardin – à l’anglaise, surtout pas à la française ! – pour reprendre contact avec la nature, notre nature sauvage. Puis cultiver le goût des temps morts. (...) C’est dans l’attente que l’on se rencontre un peu soi-même, mais aussi que quantité de choses peuvent nous arriver. Avez-vous remarqué que l’on peut passer quinze jours dans un hôtel sans parler avec personne et, au moment de partir, faire une rencontre passionnante ? Parce que, à ce moment-là, on ne court plus après rien, on se détend, on lâche prise…
— Selon vous, pouvons-nous vivre dans cet état d’émerveillement permanent au quotidien ?
—Attention, il ne s’agit pas non plus de chercher à s’émerveiller sans cesse. (...) Pour moi, c’est cela, l’état poétique. C’est se rendre disponible à vivre le merveilleux, la chance, mais sans pour autant sombrer dans l’idéalisme. Car, alors, on risque de perdre le contentement simple que l’on a à exister dans un moment heureux. (D.G. – merci à D.S.)

Il n'est rien de plus urgent que d'apprendre la patience, le plaisir de se perdre, la ruse et le détour, la danse et le jeu, pour se retrouver capable de façonner sa vie comme une ironique oeuvre d'art.
(J.A. – merci à L.C.)

 La chance fait partie du talent.
(F.T.)

cf. à propos, vivre
cf. l'en jeu
cf. reître
cf. du culminant
cf. pas à pas 
cf. CHAPITRE : aventure
cf. CHAPITRE : éco-logique

2013-06-06

se remettre en jeu

Un [véritable] artiste, un écrivain est nécessairement un expérimentateur – non seulement dans la mise au point de ses moyens, mais aussi (et tout d'abord) dans sa façon de sentir, de percevoir et de se représenter le monde. Ce caractère expérimentateur est plus ou moins marqué, plus ou moins conscient, plus ou moins avoué selon les cas. (...) Mais cette faculté de défaire et refaire le monde est universelle. Elle est présente en chacun de nous, et nous est indispensable. Il est vital que nous sachions faire retour à la confusion et au vide quand notre activité consciente est dans un cul-de-sac, qu'elle s'est laissée enfermer dans un système d'idées fausses ou dans des projets irréalisables. Notre salut dépend alors de notre capacité de faire marche arrière, d'aller « évoluer à proximité du début des phénomènes », de retrouver « le vide où s'assemble la Voie » [Tchouang-Tseu]. Il faut savoir faire le vide pour produire l'acte nécessaire. L'incapacité de faire le vide (...) engendre la répétition, la rigidité, la folie. (...)
    Cette faculté de défaire et refaire notre rapport à nous-mêmes, aux autres et aux choses n'est pas seulement vitale pour les personnes, elle l'est aussi pour les communautés, les sociétés. (...)
    (...) l'expérimentation, la dissolution et la redéfinition de notre rapport à nous-mêmes, aux autres et au monde, ce solve et coagula des alchimistes, ne peut se faire sans l'adoption – expérimentale, toujours – de paradigmes nouveaux. (...) nous permett[a]nt de mieux observer notre expérience, ou de l'observer autrement, et de surmonter certaines apories qui résultent de nos paradigmes habituels (...)
(J.-F.B.)

cf. se (dé)jouer

2012-01-25

postphilosophie, ou : pour une philosophie artiste

Est-ce à dire que de ma « pensée » vous sauriez à ce point dissocier le fond de la forme, vous ? Faire ainsi (si) peu de cas de sa dimension artistique ? Alors même que j’ai modeste revendication d’une philosophie artiste. (O.K.)

Un livre de philosophie, c’est à la fois un livre difficile mais c’est aussi un livre tout à fait accessible, une boîte à outils formidablement ouverte (...). [Il] offre des effets de connaissance... (G.D.)

Il y a des auteurs, il y a des penseurs... traitez-les comme des grands peintres. (...) en philosophie il y a autant de création qu’ailleurs, c’est comme la peinture, c’est comme la musique. (G.D.)

(...) les bonnes manières de lire aujourd’hui, c’est d’arriver à traiter un livre comme on écoute un disque, comme on regarde un film ou une émission télé, comme on reçoit une chanson (...). (G.D.)

Pop’philosophie. Il n’y a rien à comprendre, rien à interpréter. (...) Proust dit : « Les beaux livres sont écrits dans une sorte de langue étrangère. Sous chaque mot chacun de nous met son sens ou du moins son image qui est souvent un contresens. Mais dans les beaux livres tous les contresens qu’on fait sont beaux. » C’est la bonne manière de lire : tous les contresens sont bons, à condition toutefois qu’ils ne consistent pas en interprétations, mais qu’ils concernent l’usage du livre, qu’ils en multiplient l’usage, qu’ils fassent encore une langue à l’intérieur de sa langue. (G.D.)

(...) le seul problème est « est-ce que ça fonctionne, et comment ça fonctionne ? » Comment ça fonctionne pour vous ? (...) Il n’y a rien à expliquer, rien à comprendre, rien à interpréter. C’est du type branchement électrique. (G.D.)

 Mais il y a aussi le fait que, si on veut qu'il devienne un instrument dont d'autres pourront se servir, il faut que le livre fasse plaisir à ceux qui le lisent. Ça me paraît être le devoir élémentaire de celui qui livre cette marchandise ou cet objet artisanal : il faut que ça puisse faire plaisir ! (...)
Que des trouvailles ou des astuces de style fassent plaisir à celui qui écrit, et à celui qui lit, je trouve ça très bien. Il n'y a aucune raison que je me refuse ce plaisir, de même qu'il n'y a pas de raison que j'impose de s'ennuyer à des gens dont je souhaite qu'ils lisent mon livre. Il s'agit de parvenir à quelque chose d'absolument transparent au niveau de ce qui est dit, avec tout de même une espèce de surface de chatoiement qui fasse qu'on ait plaisir à caresser le texte, à l'utiliser, à y repenser, à le reprendre.(M.F.)

  En outre, il est évident que les idées restent brèves, par rapport aux oeuvres, et que rien ne peut remplacer celles-ci. (...) nous savons que c'est surtout au niveau de l'écriture que cette recherche s'opère, et que tout n'est pas clair à l'instant de la décision. (...)  « Expliquez-nous donc pourquoi vous avez écrit ce livre, ce qu'il signifie, ce que vous vouliez faire, dans quelle intention vous avez employé ce mot, construit cette phrase de telle manière ? »
    Devant de pareilles questions, on dirait que son « intelligence » ne lui est plus d'aucun secours. Ce qu'il a voulu faire, c'est seulement ce livre lui-même. (A.R.-G.)

cf. philosophie artiste
cf. ça ? dit tout.
cf. devenir-bête-intellectuelle

2010-10-27

rien d'avance. En avant.

Je sais que la beauté ne va pas durer mais la vie me fera découvrir autre chose !
(Monica B.)

2010-09-27

riskant

Im Flugzeug :
« Was mache ich hier eigentlich, so hoch, so schnell ? » (1)
(O.K.)

Salut [karl],
le temps - c´est trop vite pour moi.
J´aime cette phrase de toi: "das ist riskant, aber das Leben!" (2)
toll!
(B.S.)


(1) Dans l'avion : « Qu'est-ce que je fais ici, en fait, si haut, si vite ? »

(2) « C'est risqué, mais la vie ! »

2010-09-26

vers le m u r

Droit vers le mur...
Et de près, in extremis, on verra s'il y a une ouverture.
(O.K.)

2010-04-10

la philosophie pour quoi faire ?


(R.-P.D.) :: 1'17''::

Avez-vous déjà rencontré des philosophes ? Êtes-vous demeuré assez longtemps en leur compagnie ? Vous est-il arrivé de constater qu’ils ne sont pas tristes ? Ce livre vous suggère d’en fréquenter un bon nombre, illustres ou méconnus, antiques ou modernes, occidentaux ou orientaux, de manière familière et personnelle. Depuis Socrate et Platon jusqu’à Foucault et Deleuze, vous devinerez que l’exercice quotidien de la philosophie lutte contre deux ennemis seulement : la bêtise et la tristesse.
(R.-P.D.)

2010-04-03

reître


(O.k.)(merci à K.T. et à aurobindesbois) :: 5'38''::

Je suis assis, lépreux, sur les pots cassés et les orties, au pied d’un mur rongé par le soleil. — Plus tard, reître, j’aurais bivaqué sous les nuits d’Allemagne.
(A.R.)

Le quiétisme, c'est l'attitude des gens qui disent : les autres peuvent faire ce que je ne peux pas faire. La doctrine que je vous présente est justement à l'opposé du quiétisme, puisqu'elle déclare : il n'y a de réalité que dans l'action ; elle va plus loin d'ailleurs, puisqu'elle ajoute : l'homme n'est rien d'autre que son projet, il n'existe que dans la mesure où il se réalise, il n'est donc rien d'autre que l'ensemble de ses actes, rien d'autre que sa vie. D'après ceci, nous pouvons comprendre pourquoi notre doctrine fait horreur à un certain nombre de gens. Car souvent ils n'ont qu'une seule manière de supporter leur misère, c'est de penser : « Les circonstances ont été contre moi, je valais beaucoup mieux que ce que j'ai été ; bien sûr, je n'ai pas eu de grand amour, ou de grande amitié, mais c'est parce que je n'ai pas rencontré un homme ou une femme qui en fussent dignes ; je n'ai pas écrit de très bons livres, c'est parce que je n'ai pas eu de loisirs pour le faire ; je n'ai pas eu d'enfants à qui me dévouer, c'est parce que je n'ai pas trouvé l'homme avec lequel j'aurais pu faire ma vie. Sont restées donc, chez moi, inemployées, et entièrement viables une foule de dispositions, d'inclinations, de possibilités qui me donnent une valeur que la simple série de mes actes ne permet pas d'inférer. Or, en réalité, (...) Un homme s'engage dans sa vie, dessine sa figure, et en dehors de cette figure il n'y a rien. Évidemment, cette pensée peut paraître dure à quelqu'un qui n'a pas réussi sa vie. Mais d'autre part, elle dispose les gens à comprendre que seule compte la réalité, que les rêves, les attentes, les espoirs permettent seulement de définir un homme comme rêve déçu, comme espoirs avortés, comme attentes inutiles ; c'est-à-dire que ça les définit en négatif et non en positif.
(J.-P.S.)

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