N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL

> page d'accueil
Affichage des articles dont le libellé est nuit. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est nuit. Afficher tous les articles

2013-11-10

la vraie vie est... veilleur

   Je ne vis pas le jour, je vis la nuit. J’aime tout dans la nuit : le silence, les lumières tamisées, les gens qui s’abandonnent. La nuit me réconcilie avec moi-même. C’est ma façon de fuir le quotidien[?]
 La journée, je vis un peu au ralenti. Je me réveille tard. (...) je suis en vrac.  (...) je cours partout, je suis toujours en retard. On dirait que la journée n’est pas faite pour moi. J’ai besoin de plus. De remplir ma vie à ras bord.  (...)
   Ma vraie vie commence vers 19 h.
(L.C.)[O.K.]

2013-11-08

la nuit des cris censément familiers

    ... dans l’obscurité. Elle semble écouter le bruit, qui monte de toutes parts, des milliers de criquets peuplant le bas-fond. Mais c’est un bruit continu, sans variations, étourdissant, où il n’y a rien à entendre. (...)
    ... il y a seulement le bruit des criquets et le noir sans étoiles de la nuit. (...)
    Le bruit des criquets a cessé. On n’entend, çà et là, que le cri menu de quelque carnassier nocturne, le vrombissement subit d’un scarabée (...)
    Le même cri aigu et bref, qui s’est rapproché (...)
    Comme un écho, un cri identique lui succède, arrivant de la direction opposée. D’autres leur répondent, plus haut vers la route ; puis d’autres encore, dans le bas-fond.
    Parfois la note est un peu plus grave, ou plus prolongée. Il y a probablement différentes sortes de bêtes. Cependant tous ces cris se ressemblent ; non qu’ils aient un caractère commun facile à préciser, il s’agirait plutôt d’un commun manque de caractère : ils n’ont pas l’air des cris effarouchés, ou de douleur, ou menaçants, ou bien d’amour. Ce sont des cris machinaux, poussés sans raison décelable, n’exprimant rien, ne signalant que l’existence, la position et les déplacements respectifs de chaque animal, dont ils jalonnent le trajet dans la nuit.
(A.R.-G.)

2010-12-31

écart, tellement...

Qu’il fasse mauvais t’évitait la culpabilité de ne pas sortir. Tu pouvais rester chez toi sans qu’apparaisse l’anomalie de ton enfermement. Personne ne venait alors t’interroger sur ton goût pour la chambre.
(...)
Ton corps, comme celui d’un animal, produisait plus d’énergie que nécessaire. Le trop-plein de puissance que tu accumulais se retournait contre toi si tu ne l’évacuais pas. Si tu passais une semaine sans te dépenser, tu trépignais, tes muscles étaient tendus dès le réveil, et ne se relâchaient qu’à la tombée de la nuit.
(E.L. – merci à S.)

cf. in su ici de
cf. délicatescence
cf. amphibie

2010-11-15

le crépuscule n'est pas la nuit

Du crépuscule c'est pas l'horaire mais la lumière! qui me déchante. Cet orangé dégueulasse, rouquin, cette agonie du jaune. Jaune étant ma couleur préférée, comme le soleil. (Comprendre aussi à cet égard mon immémorial penchant pour les filles blondes, solaires, et le contraire pour les rouquines, crépusculaires – que je distingue des simples rousses. Peut-être.) En tout cas voilà. Et le crépuscule n'est pas la nuit, donc. Question lumière : rien à voir. La nuit est mon autre couleur préférée, le noir. À la nuit mon rythme s'apaise, ralentit, s'approfondit, je m'appartiens mieux. La journée me rend troublé, limite affolé, comme un insecte par la lumière électrique ; tandis qu'avec la nuit s'installe ma vitesse de croisière, le calme pour faire ; légèrement hors du monde, du mondain, et plus ou mieux au coeur du mien.
(O.K.)

La nuit, tu percevais moins l’écoulement du temps. Les devoirs urbains étaient repoussés au lendemain. Aucun acte social ne pouvait être entrepris, rien ne te distrayait plus de toi-même. Tu devenais contemplatif sans culpabilité, et sans autre limite que ta fatigue.
(E.L. – merci à S.)

Le jour m’éblouit.
Le soir m’apaise.
La nuit m’enveloppe.
(E.L. – merci à S.)

2010-09-30