N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL
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2015-11-16
2013-03-31
2012-01-13
que les qu'on ne pressente...
Mon orgueil sans cesse s'irrite de mille infimes froissements. Je souffre ridiculement que déjà tous ne sachent pas ce que plus tard (...) je serai ; qu'à mon regard on ne pressente pas l'oeuvre à venir.
(A.G.)
Une définition de moi-même ? C'est comme demander une définition de l'infini ! (...) Quand je pense à moi-même, je pense à quelque chose d'infini. (...) Pour vous je suis une chose bien finie, mais pour moi je suis infini !
(P.-P.P.)
Il est sûr de lui et de son triomphe de fond, le disant ouvertement dans ses articles sur flaubert et sur baudelaire ; (...) la guerre est-elle gagnée pour autant ? Pas sûr, jamais sûr. « On dit que dans mes livres je parle de tout au hasard, que c’est une salade. Or ce n’est pas vrai. Il n’y a pas un détail qui n’en annonce un autre dans le même volume ou les volumes suivants. » (...) Non, aucun doute ne semble effleurer Proust : il écrit, il réécrit, il persiste, il précise, il amplifie, il réclame ce qui lui est dû (...) Le mot qui revient sans cesse, maintenant, sous la plume de Proust, celui qu’il martèle à tous ses correspondants est : classique. Le novateur imprévu, contesté, méconnu, mais inévitable, parce qu’il est novateur, est classique. (...) Comment, ce « petit Marcel » que nous avons connu et touché du doigt, avec ses manies, ses tics, ses complications, ses extravagances, c’était Racine ? Lui-même ? Ça alors !
(P.S.)
cf. CHAPITRE : autorevendication
cf. au fond, proust, c'est moi (1)
cf. je suis unfini
(A.G.)
Une définition de moi-même ? C'est comme demander une définition de l'infini ! (...) Quand je pense à moi-même, je pense à quelque chose d'infini. (...) Pour vous je suis une chose bien finie, mais pour moi je suis infini !
(P.-P.P.)
Il est sûr de lui et de son triomphe de fond, le disant ouvertement dans ses articles sur flaubert et sur baudelaire ; (...) la guerre est-elle gagnée pour autant ? Pas sûr, jamais sûr. « On dit que dans mes livres je parle de tout au hasard, que c’est une salade. Or ce n’est pas vrai. Il n’y a pas un détail qui n’en annonce un autre dans le même volume ou les volumes suivants. » (...) Non, aucun doute ne semble effleurer Proust : il écrit, il réécrit, il persiste, il précise, il amplifie, il réclame ce qui lui est dû (...) Le mot qui revient sans cesse, maintenant, sous la plume de Proust, celui qu’il martèle à tous ses correspondants est : classique. Le novateur imprévu, contesté, méconnu, mais inévitable, parce qu’il est novateur, est classique. (...) Comment, ce « petit Marcel » que nous avons connu et touché du doigt, avec ses manies, ses tics, ses complications, ses extravagances, c’était Racine ? Lui-même ? Ça alors !
(P.S.)
cf. CHAPITRE : autorevendication
cf. au fond, proust, c'est moi (1)
cf. je suis unfini
2012-01-06
A. b. C. D emande
Albert Camus écrivait en 1953 dans ses Carnets : « Je demande une seule chose, et je la demande humblement, bien que je sache qu’elle est exorbitante : être lu avec attention. »
(M.O.)
cf. artiste à son poste
cf. re-li-re
(M.O.)
cf. artiste à son poste
cf. re-li-re
2011-12-26
2011-12-25
au fond, le Christ, c'est moi
A.R.-G. — On retrouve cette névrose chez Kierkegaard, dans son opposition entre reprise et répétition que j'utilise dans mon prochain roman : la seconde est un mouvement tournée vers l'arrière, tandis que la première est résolument dirigée vers l'avant. « Mais, précise le philosophe, il n'y a de véritable reprise que si je deviens le Christ. » C'est surprenant !
— Vous avez si peu parlé du Christ…
A.R.-G. — Mais parce que le Christ, c'est moi !
— Pourtant le Christ n'est pas le Créateur. Il ne crée rien, Jésus. C'est mieux d'être Dieu, non ?
A.R.-G. — Sauf que [le] Dieu [que vous concevez] n'existe pas. Le Christ, si. Et il s'est fondé comme le Dieu vivant.
2011-12-22
créateur, de conscience
Il y a des artistes inconscients et d´autres parfaitement conscients.
Les premiers ne sont ni inférieurs ni supérieurs aux seconds. Mais les seconds sont indispensables aux périodes de transition.
(J.R.)
Cependant, il est une chose entre toutes que les critiques supportent mal, c'est que les artistes s'expliquent. (…)
Ici encore, on constate que les mythes du XIXe siècle conservent toute leur puissance : (...) le « génie » est une sorte de monstre inconscient, irresponsable et fatal, voire légèrement imbécile, de qui partent des « messages » que seul le lecteur doit déchiffrer. Tout ce qui risque d'obscurcir le jugement de l'écrivain est plus ou moins admis comme favorisant l'éclosion de son oeuvre. L'alcoolisme, le malheur, la drogue, la passion mystique, la folie, ont tellement encombré les biographies plus ou moins romancées des artistes qu'il semble désormais tout naturel de voir là des nécessités essentielles de leur triste condition, de voir en tout cas une antinomie entre création et conscience.
Loin d'être le résultat d'une étude honnête, cette attitude trahit une métaphysique. Ces pages auxquelles l'écrivain a donné le jour comme à son insu, ces merveilles non concertées, ces mots perdus, révèlent l'existence de quelque force supérieure qui les a dictés. [Celui-ci], plus qu'un créateur au sens propre, ne serait alors qu'un simple médiateur entre le commun des mortels et une puissance obscure (…) …
Il suffit en réalité de lire le journal de Kafka , par exemple, ou la correspondance de Flaubert, pour se rendre compte aussitôt de la part primordiale prise, déjà dans les grandes oeuvres du passé, par la conscience créatrice, par la volonté, par la rigueur. Le travail patient, la construction méthodique, l'architecture longuement méditée de chaque phrase comme de l'ensemble du livre, cela a de tout temps joué son rôle.
(A.R-.G.)
cf. artiste conscient
cf. au fond, proust, c'est moi
cf. chapitre : autorevendication
Les premiers ne sont ni inférieurs ni supérieurs aux seconds. Mais les seconds sont indispensables aux périodes de transition.
(J.R.)
Cependant, il est une chose entre toutes que les critiques supportent mal, c'est que les artistes s'expliquent. (…)
Ici encore, on constate que les mythes du XIXe siècle conservent toute leur puissance : (...) le « génie » est une sorte de monstre inconscient, irresponsable et fatal, voire légèrement imbécile, de qui partent des « messages » que seul le lecteur doit déchiffrer. Tout ce qui risque d'obscurcir le jugement de l'écrivain est plus ou moins admis comme favorisant l'éclosion de son oeuvre. L'alcoolisme, le malheur, la drogue, la passion mystique, la folie, ont tellement encombré les biographies plus ou moins romancées des artistes qu'il semble désormais tout naturel de voir là des nécessités essentielles de leur triste condition, de voir en tout cas une antinomie entre création et conscience.
Loin d'être le résultat d'une étude honnête, cette attitude trahit une métaphysique. Ces pages auxquelles l'écrivain a donné le jour comme à son insu, ces merveilles non concertées, ces mots perdus, révèlent l'existence de quelque force supérieure qui les a dictés. [Celui-ci], plus qu'un créateur au sens propre, ne serait alors qu'un simple médiateur entre le commun des mortels et une puissance obscure (…) …
Il suffit en réalité de lire le journal de Kafka , par exemple, ou la correspondance de Flaubert, pour se rendre compte aussitôt de la part primordiale prise, déjà dans les grandes oeuvres du passé, par la conscience créatrice, par la volonté, par la rigueur. Le travail patient, la construction méthodique, l'architecture longuement méditée de chaque phrase comme de l'ensemble du livre, cela a de tout temps joué son rôle.
(A.R-.G.)
cf. artiste conscient
cf. au fond, proust, c'est moi
cf. chapitre : autorevendication
2011-12-20
ottodéfense
— Constance —
otto karl, votre philosophie, plutôt n’est-ce pas celle de P.B-C.R-I.C-G.B-A.S-L.F-M.T-S-I.D-P.M-A.B-W.G-M.P-F.N-P.N-M.D-C.T-C.P.E entre autres, sans oublier naturellement P.S ?
(...)
Si je le peux, j’énonce le fait qu’une femme continue a être une palette multicouleurs même si elle est devenue mère. Et je ne vous permets pas de me dire si je suis ou non une salope (ni où je dois le dire), vous ne me connaissez pas.
— O. KArl —
Mais moi je me permets. Qu’y puis-je si aujourd’hui encore vous prenez ce mot pour une offense ? Onfrayienne ? « Encore un effort… ». En attendant, car tout espoir est permis, laissez peut-être P.B-C.R-I.C-G.B-A.S-L.F-M.T-S-I.D-P.M-A.B-W.G-M.P-F.N-P.N-M.D-C.T-C.P.E et P.S de côté. Sous votre plume, donc votre pensée, ça ne donne rien qui vaille, qu’une suite de lettres. Même pas une phrase, voyez ? Même pas un mot. Du balbutiement, du bredouillement, de la récitation. Je ne vous connais pas, certes, mais je vous reconnais bien là, il n’empêche. (C.Q.F.D.)
— J —
Constance, (...)Concernant l’obscure série d’initiales qui tombe des étoiles, je me pose des questions.
Des articles de monsieur O. sont certes constitués de phrases qui proviennent d’ailleurs, mais… vos (nos) messages sont constitués de mots qui proviennent du dictionnaire et je n’ai pas l’impression que les idées que vous exprimez (nous exprimons) soient celles du dictionnaire pour autant, si ?
Les livres de monsieur Onfray sont, eux aussi, constitués de mots, de phrases, d’idées, qui proviennent d’ailleurs que de lui-même, peut-être de façon moins flagrante, peut-être aussi de façon plus importante ; lui en avez-vous fait la critique de la même façon ?
Si nous pouvons exprimer une pensée propre à l’aide de mots que nous n’avons pas créés, nous pouvons également exprimer une pensée propre à l’aide de phrases que nous n’avons pas construites mais que nous assemblons dans une syntagmatique qui nous est propre.
— Edgar —
Oui, je voulais y revenir aussi, à ça. (...) À l’attaque des initiales. Mais J. l’a fait pour moi, et avec brio. Ouf. Ça fait ça de moins à faire. Et ça fait plaisir de le lire. J’ajouterai, Constance, que vous n’êtes pas sans suivre les séminaires de michel onfray à l’université populaire de caen, et vous ne trouvez pas que la pensée de tous ces auteurs relus et reliés, cités et présentés par onfray n’est pas sans parenté sinon ressemblance confondante avec la pensée dite onfrayienne ? Bref, j’en aurais à dire, là-dessus. Mais otto karl s’en explique lui-même en partie, sur son blog. Donc pourquoi insister ? En tout cas, je vous laisse peut-être réfléchir encore un coup, après coup, sur la transparence, la gratitude, la modestie et somme toute la fraîcheur de la démarche ottokarlienne. Démarche écologique, en plus. Et littéralement (on ne peut plus) subversive. Mais ça, ce serait trop long d’expliquer tout ça… à ceux n’en sont pas là.
— Constance —
La bataille d’ego qui fait rage ici n’a rien avoir avec la philo-sophie.
« Remarquez votre attachement à vos points de vue, à vos opinions. Percevez-bien l’énergie mentale et émotionnelle derrière votre besoin d’avoir raison et de donner tort à l’autre. C’est l’énergie de l’ego » E. Tollé
Tous les auteurs se trouvant sur votre blog, otto karl, vous permettent de mettre en lumière votre philosophie, qui puis-je si vous prenez cela pour une offense ?
On ne convainc pas en disant simplement à l’autre qu’il a tort (argument de la mauvaise foi qui ferme inévitablement tout débat) et qu’il y aurait manque (d’intelligence) à ne pas voir la vérité (la vôtre) comme une évidence.
— O. KArl —
Tout en vous demandant (de vous demander) ce qu’on ferait sans ego, dans la vie, je me demande d’où vous viennent toutes ces valeurs morales réflexes, sans me le demander vraiment. Militante du dépassement de « l’ancien corps », vous ? « Encore un effort… »Votre leçon très entendue sur l’art de convaincre me convaincrait peut-être elle-même si, comme vous, manifestement, j’en étais encore tout à fait là. Or…
http://nordexpress.blogspot.com/2011/03/ts.html
Chapitre :
http://nordexpress.blogspot.com/search/label/injustifier
Et pourtant, je vais faire un pas.
Mais d’abord, une chose – sur la mauvaise foi : vous voudriez faire gober cette opération à qui ?
« Tous les auteurs se trouvant sur votre blog, otto karl, vous permettent de mettre en lumière votre philosophie… » = « otto karl, votre philosophie, plutôt n’est-ce pas celle de P.B-C.R-I.C-G.B-A.S-L.F-M.T-S-I.D-P.M-A.B-W.G-M.P-F.N-P.N-M.D-C.T-C.P.E entre autres, sans oublier naturellement P.S ? »
Ensuite, pour être gentil avec vous, et avec moi – qui m’en resservirai peut-être par ailleurs –, je vous concéderai cette fois cette réponse : oui, ma philosophie c’est ça : P.B-C.R-I.C-G.B-A.S-L.F-M.T-S-I.D-P.M-A.B-W.G-M.P-F.N-P.N-M.D-C.T-C.P.E, etc-etc. Autrement dit, sans même évoquer pour preuve la vie que je mène, une pensée capable d’opérer une synthèse singulière inédite, par la voie éco-logique du recyclage, subversive du détournement flagrant (délit) ou inframince, etc., en un mot, par une voie postmoderne… à venir. Ou plus simplement, et pour faire suite aux vaillantes interventions de J. et d’Edgar que je salue :
http://nordexpress.blogspot.com/2011/09/centons.html
Alors, une lumière ? Voire convaincue ?
Chapitre :
http://nordexpress.blogspot.com/search/label/ottopostmoderne
— Constance —
C’est cela que j’aime le moins (à voir, le plus ?) chez vous : vous semblez inaccessible.Quelle défense mise en place par J et edgar, pour une petite chose insignifiante, moi, qui ne sais même pas faire une phrase !
Evidemment, votre philosophie est une synthèse. Comme celle de Michel Onfray. Mais je n’en suis qu’à novembre 2009, vous verrez, je rajouterai peut-être encore quelques initiales :) . Vous dites être en quête de reconnaissance, il faudra pour cela coucher sur papier vos idées, permettre à vos lecteurs d’avoir un support, lire, prêter, emporter, y revenir, crayonner. Je ferai quelque chose pour vous dans mon banquet.
Oui, soyez gentil avec moi. Je suis irraisonnée, jeune et irraisonnée.
— Constance —
2011-12-17
moi, même, sûr, de mon oeuvre
Mais vous avez dit intellectuel heureux. C'est vrai qu'une des choses qui me sont reprochées, c'est mon optimisme. D'une part je crois à ma propre oeuvre d'une façon tout à fait démesurée. C'est le cas de quantité de créateurs ; simplement, comme j'ai un peu plus d'humour, je le dis, et je le dis en riant, ce qui choque deux fois. C'est comme si je donnais l'impression aux gens de me croire infiniment plus malin qu'eux. Ce qui est, d'ailleurs, souvent vrai, en un sens. Heureux. Façon de parler. Je suis un optimiste inquiet, à chaque instant plein de souci pour des tas de choses, grandes et petites. Mais je garde un optimisme fondamental, un optimisme de résistance.
(...)
Je ne me déteste pas, et je suis tout à fait étonné quand je vois à quel point des gens que j'ai un peu connus, comme Sartre, ou beaucoup connus, comme Barthes, se détestaient profondément, et en chaque occasion. C'est très répandu, et très bien porté chez les intellectuels de se détester. Tant pis pour moi.
(A.R-.G.)
cf. chapitre : autorevendication
(...)
Je ne me déteste pas, et je suis tout à fait étonné quand je vois à quel point des gens que j'ai un peu connus, comme Sartre, ou beaucoup connus, comme Barthes, se détestaient profondément, et en chaque occasion. C'est très répandu, et très bien porté chez les intellectuels de se détester. Tant pis pour moi.
(A.R-.G.)
cf. chapitre : autorevendication
2011-12-16
le K., d'un enfant surdoué mésestimé
Vous m’engueulez, moi, le roi des génies temporels, et après cela, vous osez me demander à moi, [K.] le Grand, à l’aide d’une phrase simpliste comme : « Dis-nous bonsoir », de pardonner votre manque de respect incontrôlé envers ma précieuse personne, le Génie du siècle, l’étoile et l’exemple des décennies à venir.
Et moi, le surdoué, je devrais vous grâcier, ayant comme excuse de n’être pas maître de votre cerveau à 100% comme moi, le tout puissant après Dieu et Jésus.
Et bien laissez moi vous dire que moi, l’incomparable [K.], je suis d’une bonté égale à ma supériorité intellectuelle c’est à dire sans limite.
Et cette fois encore, moi, l’extraordinaire génie temporel, je vous grâcie vous, oui vous, misérables normaux.
Mais, attention, calmez vous, vous et votre joie, car je ne supporterai guère plus d’une dizaine de manques de respect envers moi comme celui-ci de votre part, dans ma trop courte vie d’une centaine d’années, ma vie à moi, l’éternel meilleur.
(K., 11 ans, discours aux parents)
cf. complexe intelligence type
2011-03-15
avec ma carte de visite et puis sans, va
Jelly Roll Morton était le Schpountz du jazz. Le personnage de Marcel Pagnol, immortalisé par Fernandel, se présente comme le meilleur des acteurs avec une assurance invraisemblable. On se fout de sa gueule parce que, certain de réussir, il se croit l'égal des dieux, mais à la fin du film, qui retrouve-t-on bien placé dans l'Olympe ? Le Schpountz en personne ! L'histoire du jazz a donné raison à Jerry Roll Morton : il n'a pas cessé de s'autoproclamer le plus authentique pionnier du jazz… et c'était vrai ! (…)
(M.-E.N.)
Sur ses cartes de visite, on pouvait lire « Inventor of Jazz » (« inventeur du jazz »), « Originator of Stomp and Swing » (« créateur du stomp et du swing »), « World's Greatest Hot Tune Writer » (« le plus grand auteur de morceaux hot au monde ») et, plus de soixante ans après sa mort, bon nombre de critiques pensent désormais qu'il n'avait peut-être pas tort.
Bien sûr, il n'a pas tout inventé mais il a tout transformé...
(W.)
(M.-E.N.)
Sur ses cartes de visite, on pouvait lire « Inventor of Jazz » (« inventeur du jazz »), « Originator of Stomp and Swing » (« créateur du stomp et du swing »), « World's Greatest Hot Tune Writer » (« le plus grand auteur de morceaux hot au monde ») et, plus de soixante ans après sa mort, bon nombre de critiques pensent désormais qu'il n'avait peut-être pas tort.
Bien sûr, il n'a pas tout inventé mais il a tout transformé...
(W.)
2010-04-02
au fond, proust, c'est moi (1)
Il se tue littéralement au travail, corrigeant et recorrigeant ses épreuves ; il est sûr de lui et de son triomphe de fond, le disant ouvertement dans ses articles sur flaubert et sur baudelaire ; (...) la guerre est-elle gagnée pour autant ? Pas sûr, jamais sûr. « On dit que dans mes livres je parle de tout au hasard, que c’est une salade. Or ce n’est pas vrai. Il n’y a pas un détail qui n’en annonce un autre dans le même volume ou les volumes suivants. » (...) Non, aucun doute ne semble effleurer Proust : il écrit, il réécrit, il persiste, il précise, il amplifie, il réclame ce qui lui est dû (...) « Vous êtes trop gentil de dire que je suis très raisonnable. Au fond, je crois que c’est vrai. Je ne cherche qu’une chose, c’est à éclaircir. » Tout le monde fuit la réalité dans les vérités usuelles obscures. On ne trouve la lumière réelle que dans l’écriture en profondeur, « là où les lois générales commandent les phénomènes particuliers aussi bien dans le passé que dans l’avenir ». Quelle déclaration énorme : Moi, Proust, comme Dostoïesvki, Flaubert, Baudelaire ou Racine, j’ai trouvé les équations de base qui me permettent de déchiffrer et d’intégrer n’importe quel événement (...). N’est-ce pas fou ? Non. (...) Le mot qui revient sans cesse, maintenant, sous la plume de Proust, celui qu’il martèle à tous ses correspondants est : classique. Le novateur imprévu, contesté, méconnu, mais inévitable, parce qu’il est novateur, est classique. « Une vérité ne s’impose pas du dehors à des esprits qu’elle doit préalablement rendre semblables à celui où elle est née. Manet avait beau soutenir que son Olympia était classique... le public ne voyait là que dérision. » Comment, ce « petit Marcel » que nous avons connu et touché du doigt, avec ses manies, ses tics, ses complications, ses extravagances, c’était Racine ? Lui-même ? Ça alors !
(P.S.)
cf. l'ascésure
cf. les certitudes, ça, (g)rands fous.
cf. [u] en étais-je ?
(P.S.)
cf. l'ascésure
cf. les certitudes, ça, (g)rands fous.
cf. [u] en étais-je ?
2009-12-03
con sidération
la forme (...) de mes [«] écrits [»] présente une difficulté : de nos jours on n’accorde pas suffisamment de poids à cette forme. Un aphorisme, si bien frappé soit-il, n’est pas « déchiffré » du seul fait qu’on le lit ; c’est alors que doit commencer son interprétation, ce qui demande un art de l’interprétation. (...) Evidemment pour pouvoir pratiquer la lecture comme un art, une chose avant tout autre est nécessaire, que l’on a parfaitement oubliée de nos jours — il se passera donc encore du temps avant que mes écrits soient « lisibles » —, une chose qui nous demanderait presque d’être de la race bovine et certainement pas un « homme moderne », je veux dire : savoir ruminer…
(F.N. — GM 0§8)
cf. sur/de mes postréalisations
cf. mévoir ou mémoire
cf. à l'intellecteur parfait
cf. l'ascésure
(F.N. — GM 0§8)
cf. sur/de mes postréalisations
cf. mévoir ou mémoire
cf. à l'intellecteur parfait
cf. l'ascésure
2009-11-02
sur... de mes postréalisations
Un internaute : Quelles sont les différentes émissions qui sont mises bout à bout ici ?
O. karl : « Mises bout à bout » c'est vite dit ! C'est scrupuleusement monté, démonté, remonté, micromonté, trafiqué, bref entièrement réécrit comme il se doit. En fait, audiovisuellement écrit, voilà, et à la manière documentaire, donc par captation, réappropriation... détourmement, quoi !
(o.K.)
Otto karl à nicolas zurstrassen :
Décidément... Peut-être n'est-ce qu'une illusion, un malentendu, une paranoïa de ma part — ce que je peux bien croire —, mais vos récentes présentations de mes posts me semblent faire assez peu de cas de leur signature, autrement dit, de mon travail... de plusieurs jours ou semaines voire plusieurs mois (...) pour parvenir à faire dire d'une seule voix, même hétérogène, ce que je veux dire moi, très exactement. (...) [Par mon classicisme de goût] je m'applique tellement à ce que le montage soit le plus fluide, invisible... aussi naturel, aussi organique possible, que... me voilà pénalisé, paradoxalement.
Alors, on parlera de détourneur détourné ! Pourquoi pas. Bien sûr.
N'empêche, je crois qu'on mesure très mal, mais n'est-ce pas un lot assez banal encore que méconnu dans mon cas ottopostmoderne, on mesure très mal — certes, comme toujours tant qu'on ne pratique pas soi-même — le surtravail que l'écriture exigeante exige, en l'occurrence sur le moindre instant, le moindre souffle, le moindre agencement, le moindre mot à détourner... [Je pensais pourtant que] tout au fait que vous êtes, vous aviez capté, assimilé, que cette manière d'expression est une nouvelle façon d'écriture tout aussi personnelle et méritante que l'écriture littéraire, par exemple, du moins dans mon cas. C'est seulement qu'elle est postmoderne — au sens que je tente de définir —, donc faite par détournement de matériaux expressifs préexistants...
En gros, j'oeuvre à faire dire à des voix, des mots, des sons (et parfois des images, tout ensemble), tout ce que, par ma récolte et un travail acharné, je peux leur faire dire de ce que je veux dire moi-même, en amont et parfois en aval, et que je formule d'ailleurs largement autre part, en privé, (...) parfois mieux, parfois moins bien que mes montages, mais toujours plus largement, plus relié, plus totalisant, de sorte que mes interlocuteurs me reconnaissent évidemment une parole propre, une pensée singulière, là où mes montages peuvent laisser croire, apparemment, qu'elles ne s'y trouvent pas tout à fait ou tout autant.
Dès lors pourquoi persister dans cette forme ? Vous devinez sans doute en partie ma réponse. Reste aux « gens », désormais, de s'y familiariser (et pour ça, rien de mieux que la pratique) au point de comprendre à quel point ce mode d'expression, d'écriture audiovisuelle de récupération-réappropriation, peut s'avérer authentiquement personnel, en tout cas dans mon cas, tout autant que les autres modes plus traditionnels, donc plus pratiqués, admis, reconnaissables et reconnus.
Enfin, la suite [de mon ottomanifeste] portera justement sur ce sujet. En espérant pouvoir la publier bientôt, enfin. En pensant à vous.
(...)
Et pour vous aider à continuer de faire bon cas de mes travaux [de postréalisations], voici ma suggestion : (...) ne pas laisser croire que c'est là la parole authentique des intervenants – qui, eux, n'apprécieraient pas toujours!...), sauf en cas de simple extraction, qui est en soi un début de détournement néanmoins, mais bien d'une réécriture, allant du simple court-circuitage, quintessenciation subjective, au détournement le plus complet et trompeur, en tout cas, donc, d'une réappropriation... (...)
Très cordialement.
(o.K.)
Red lanar : Ouah ! Enfin ! je vois mes pensées dans un miroir, c'est exactement ce que je pense !
donc j'exige que le maître du blog fournisse l'auteur du texte et non pas seulement les initiales ;) !!
(...) Salut à vous et merci pour votre travail, sur ce blog, très riche.
O. Karl : Merci à vous.
Quant à l'auteur de ce simple extrait transformé ici en aphorisme, c'est évidemment l'auteur du blog lui-même, par réappropriation des richesses, détournement de fond(s) par la forme, et de forme par le fond.
(o.K.)
cf. au fond, otto, c'est moi ( ottodémonstration )
cf. con sidération
cf. ottoprésentation
cf. le progrès l'implique, et le plaisir aussi !
cf. pour le détournement
cf. citétranse
cf. au fond, isidore ducasse, c'est moi
cf. au fond, virgile, c'est moi
cf. à l'intellecteur parfait
O. karl : « Mises bout à bout » c'est vite dit ! C'est scrupuleusement monté, démonté, remonté, micromonté, trafiqué, bref entièrement réécrit comme il se doit. En fait, audiovisuellement écrit, voilà, et à la manière documentaire, donc par captation, réappropriation... détourmement, quoi !
(o.K.)
Otto karl à nicolas zurstrassen :
Décidément... Peut-être n'est-ce qu'une illusion, un malentendu, une paranoïa de ma part — ce que je peux bien croire —, mais vos récentes présentations de mes posts me semblent faire assez peu de cas de leur signature, autrement dit, de mon travail... de plusieurs jours ou semaines voire plusieurs mois (...) pour parvenir à faire dire d'une seule voix, même hétérogène, ce que je veux dire moi, très exactement. (...) [Par mon classicisme de goût] je m'applique tellement à ce que le montage soit le plus fluide, invisible... aussi naturel, aussi organique possible, que... me voilà pénalisé, paradoxalement.
Alors, on parlera de détourneur détourné ! Pourquoi pas. Bien sûr.
N'empêche, je crois qu'on mesure très mal, mais n'est-ce pas un lot assez banal encore que méconnu dans mon cas ottopostmoderne, on mesure très mal — certes, comme toujours tant qu'on ne pratique pas soi-même — le surtravail que l'écriture exigeante exige, en l'occurrence sur le moindre instant, le moindre souffle, le moindre agencement, le moindre mot à détourner... [Je pensais pourtant que] tout au fait que vous êtes, vous aviez capté, assimilé, que cette manière d'expression est une nouvelle façon d'écriture tout aussi personnelle et méritante que l'écriture littéraire, par exemple, du moins dans mon cas. C'est seulement qu'elle est postmoderne — au sens que je tente de définir —, donc faite par détournement de matériaux expressifs préexistants...
En gros, j'oeuvre à faire dire à des voix, des mots, des sons (et parfois des images, tout ensemble), tout ce que, par ma récolte et un travail acharné, je peux leur faire dire de ce que je veux dire moi-même, en amont et parfois en aval, et que je formule d'ailleurs largement autre part, en privé, (...) parfois mieux, parfois moins bien que mes montages, mais toujours plus largement, plus relié, plus totalisant, de sorte que mes interlocuteurs me reconnaissent évidemment une parole propre, une pensée singulière, là où mes montages peuvent laisser croire, apparemment, qu'elles ne s'y trouvent pas tout à fait ou tout autant.
Dès lors pourquoi persister dans cette forme ? Vous devinez sans doute en partie ma réponse. Reste aux « gens », désormais, de s'y familiariser (et pour ça, rien de mieux que la pratique) au point de comprendre à quel point ce mode d'expression, d'écriture audiovisuelle de récupération-réappropriation, peut s'avérer authentiquement personnel, en tout cas dans mon cas, tout autant que les autres modes plus traditionnels, donc plus pratiqués, admis, reconnaissables et reconnus.
Enfin, la suite [de mon ottomanifeste] portera justement sur ce sujet. En espérant pouvoir la publier bientôt, enfin. En pensant à vous.
(...)
Et pour vous aider à continuer de faire bon cas de mes travaux [de postréalisations], voici ma suggestion : (...) ne pas laisser croire que c'est là la parole authentique des intervenants – qui, eux, n'apprécieraient pas toujours!...), sauf en cas de simple extraction, qui est en soi un début de détournement néanmoins, mais bien d'une réécriture, allant du simple court-circuitage, quintessenciation subjective, au détournement le plus complet et trompeur, en tout cas, donc, d'une réappropriation... (...)
Très cordialement.
(o.K.)
Red lanar : Ouah ! Enfin ! je vois mes pensées dans un miroir, c'est exactement ce que je pense !
donc j'exige que le maître du blog fournisse l'auteur du texte et non pas seulement les initiales ;) !!
(...) Salut à vous et merci pour votre travail, sur ce blog, très riche.
O. Karl : Merci à vous.
Quant à l'auteur de ce simple extrait transformé ici en aphorisme, c'est évidemment l'auteur du blog lui-même, par réappropriation des richesses, détournement de fond(s) par la forme, et de forme par le fond.
(o.K.)
cf. au fond, otto, c'est moi ( ottodémonstration )
cf. con sidération
cf. ottoprésentation
cf. le progrès l'implique, et le plaisir aussi !
cf. pour le détournement
cf. citétranse
cf. au fond, isidore ducasse, c'est moi
cf. au fond, virgile, c'est moi
cf. à l'intellecteur parfait
2009-07-01
les certitudes, ça, (g)rands fous
— « Ce n'est pas le doute, c'est la certitude qui rend fou. (F.N.) »
— Oui oui, on connaît. Mais soyons fous !
Et pour en revenir plus sérieusement (hélas) à ton « j'ai bien peur qu'au moment où on devient trop sûr de soi, on ne commence en fait qu'à se tromper (mon côté pyrrhonien ?)... » : ne serait-ce pas là l'objection instinctive et bateau de qui ne se trouve précisément sûr de rien (encore), cherchant à en faire une force, d'appoint, et même une arme ? Bref, classique : on défend sa chapelle (même pyrrhonienne, qui est en soi une posture dogmatique), on défend l'heure qu'il y a à sa porte, on a la philosophie de son corps, comme dirait nietzsche, onfray, otto karl... Et je souhaite que le tien finisse par comprendre (avec la maturité ou cette réponse, qui sait) que tous ceux que tu cites volontiers (...), si l'histoire les a retenus c'est précisément en vertu de leurs certitudes, qui ont fondé la force et l'originalité de leur pensée, de leur génie, de leur oeuvre, dont tu te nourris aujourd'hui à petit feu. Ils ont osé! eux, les (relatives) certitudes, figure-toi. Justement. (...) Par définition. Et en continuant de réfléchir, de persévérer dans la pensée, comme tu sembles vouloir le faire (à mes quelques dépens), tu y arriveras toi aussi, j'espère, je te le souhaite, et même, je le pense. Car la certitude qu'il faille systématiquement douter pour être certain d'être sûr est elle-même, en elle-même, oui, une forme de folie, et qui rend fou, en effet ; à commencer par ceux qui l'entendent se le faire rétorquer une fois de plus, bien que partageant le fond(s) de certitudes des grands noms admis et admirés par celui qui rétorque. Bref, paradoxe ; et ras-le-bol. Ras-le-bol qu'on refuse pavloviennement aux grands vivants ce qu'on accepte (voire admire) des grands morts, anciennement grands vivants, et pour certains devenus radicalement fous, oui, mais radicalement fous d'être à ce point niés de leur vivant, sur place. Merde ! Merde, pour eux ! Ras-le-bol de cette règle-réflexe de petits vivants. Je renvoie encore à plusieurs chapitres d'otto karl à ce propos, concernant ce travers humain, trop humain (« moyenhumain », comme dirait ce dernier). Moi, j'éponge, ras le bol.
(K.)
cf. déni de reconnaissance anthume
cf. [u] en étais-je ?
cf. N(ième) le maudit
— Oui oui, on connaît. Mais soyons fous !
Et pour en revenir plus sérieusement (hélas) à ton « j'ai bien peur qu'au moment où on devient trop sûr de soi, on ne commence en fait qu'à se tromper (mon côté pyrrhonien ?)... » : ne serait-ce pas là l'objection instinctive et bateau de qui ne se trouve précisément sûr de rien (encore), cherchant à en faire une force, d'appoint, et même une arme ? Bref, classique : on défend sa chapelle (même pyrrhonienne, qui est en soi une posture dogmatique), on défend l'heure qu'il y a à sa porte, on a la philosophie de son corps, comme dirait nietzsche, onfray, otto karl... Et je souhaite que le tien finisse par comprendre (avec la maturité ou cette réponse, qui sait) que tous ceux que tu cites volontiers (...), si l'histoire les a retenus c'est précisément en vertu de leurs certitudes, qui ont fondé la force et l'originalité de leur pensée, de leur génie, de leur oeuvre, dont tu te nourris aujourd'hui à petit feu. Ils ont osé! eux, les (relatives) certitudes, figure-toi. Justement. (...) Par définition. Et en continuant de réfléchir, de persévérer dans la pensée, comme tu sembles vouloir le faire (à mes quelques dépens), tu y arriveras toi aussi, j'espère, je te le souhaite, et même, je le pense. Car la certitude qu'il faille systématiquement douter pour être certain d'être sûr est elle-même, en elle-même, oui, une forme de folie, et qui rend fou, en effet ; à commencer par ceux qui l'entendent se le faire rétorquer une fois de plus, bien que partageant le fond(s) de certitudes des grands noms admis et admirés par celui qui rétorque. Bref, paradoxe ; et ras-le-bol. Ras-le-bol qu'on refuse pavloviennement aux grands vivants ce qu'on accepte (voire admire) des grands morts, anciennement grands vivants, et pour certains devenus radicalement fous, oui, mais radicalement fous d'être à ce point niés de leur vivant, sur place. Merde ! Merde, pour eux ! Ras-le-bol de cette règle-réflexe de petits vivants. Je renvoie encore à plusieurs chapitres d'otto karl à ce propos, concernant ce travers humain, trop humain (« moyenhumain », comme dirait ce dernier). Moi, j'éponge, ras le bol.
(K.)
cf. déni de reconnaissance anthume
cf. [u] en étais-je ?
cf. N(ième) le maudit
2009-06-18
au fond, la rochefoucauld, c'est moi
J’ai de l’esprit et je ne fais point difficulté de le dire car à quoi bon façonner là dessus, tant biaiser et tant apporter d’adoucissement pour dire les avantages que l’on a, c’est ce me semble cacher un peu de vanité sous une modestie apparente et se servir d’une manière bien adroite pour faire croire de soi beaucoup plus de bien que l’on n’en dit. Pour moi je suis content qu’on ne me croie ni plus beau que je me fais, ni de meilleur humeur que je me dépeins, ni plus spirituel et plus raisonnable que je le suis. (...)
La conversation des honnêtes gens est un des plaisirs qui me touchent le plus. (...)
(...) La lecture (...) où il se trouve quelque chose qui peut façonner l’esprit et fortifier l’âme est celle que j’aime le plus. (...)
Je juge assez bien des ouvrages (...) que l’on me montre ; mais j’en dis peut-être mon sentiment avec un peu trop de liberté. (...) je soutiens d’ordinaire mon opinion avec trop de chaleur ; et lorsqu’on défend un parti injuste contre moi, quelquefois, à force de me passionner pour la raison, je deviens moi-même fort peu raisonnable.
J’ai les sentiments vertueux, les inclinations belles, et une si forte envie d’être tout à fait honnête homme, que mes amis ne me sauroient faire un plus grand plaisir que de m’avertir sincèrement de[s] (...) défauts [qu'ils me trouvent].(...)
J’ai renoncé aux fleurettes et je m’étonne seulement de ce qu’il y a encore tant d’honnêtes gens qui s’occupent à en débiter...
(F.d.l.R.)
cf. bélier versus poison
La conversation des honnêtes gens est un des plaisirs qui me touchent le plus. (...)
(...) La lecture (...) où il se trouve quelque chose qui peut façonner l’esprit et fortifier l’âme est celle que j’aime le plus. (...)
Je juge assez bien des ouvrages (...) que l’on me montre ; mais j’en dis peut-être mon sentiment avec un peu trop de liberté. (...) je soutiens d’ordinaire mon opinion avec trop de chaleur ; et lorsqu’on défend un parti injuste contre moi, quelquefois, à force de me passionner pour la raison, je deviens moi-même fort peu raisonnable.
J’ai les sentiments vertueux, les inclinations belles, et une si forte envie d’être tout à fait honnête homme, que mes amis ne me sauroient faire un plus grand plaisir que de m’avertir sincèrement de[s] (...) défauts [qu'ils me trouvent].(...)
J’ai renoncé aux fleurettes et je m’étonne seulement de ce qu’il y a encore tant d’honnêtes gens qui s’occupent à en débiter...
(F.d.l.R.)
cf. bélier versus poison
2009-05-17
gén... nan !
Il est bien difficile d’aimer les écrivains qui nous sont contemporains comme nous aimons, sans réserve, les grands noms consacrés. Ces derniers peut-être parce qu’ils ont cessé d’être des hommes pour devenir des monuments, des paysages, des falaises. Leur gloire ne mortifie pas notre amour-propre qui se rengorge au contraire de leur fréquentation. Mais comment admettre que celui-ci ou celui-là parmi les vivants soit leur égal peut-être ? Hélas, le vaniteux s’humilierait à le reconnaître. Qu’il écrive ou non lui-même, il instaure une relation de rivalité ou de concurrence avec ces auteurs...
(E.C.)
Il ne suffit pas d'avoir du talent : il y faut encore votre permission, — n'est-ce pas, mes amis ?
(F.N. — PDBM §151)
L'homme est aussi mal à l'aise aujourd'hui face à un génie qu'il l'a été au XVIe siècle.
(L.B.)
cf. déni de reconnaissance anthume
cf. pourquoi nul n'est prophète
cf. k.abbale
cf. conpréhensiom
(E.C.)
Il ne suffit pas d'avoir du talent : il y faut encore votre permission, — n'est-ce pas, mes amis ?
(F.N. — PDBM §151)
L'homme est aussi mal à l'aise aujourd'hui face à un génie qu'il l'a été au XVIe siècle.
(L.B.)
cf. déni de reconnaissance anthume
cf. pourquoi nul n'est prophète
cf. k.abbale
cf. conpréhensiom
2009-05-13
k.abbale
On ne tombe pas dans la solitude, parfois on y monte. (H.T.)
(M.P.)(O.K.) :: 2'46''::
> anachorèse
> l'ascésure
> veste
> à la H.
> ottocrédit
(M.P.)(O.K.) :: 2'46''::
> anachorèse
> l'ascésure
> veste
> à la H.
> ottocrédit
2009-04-30
ottocrédit
... il me semble indispensable de dire qui je suis. On aurait bien de quoi le savoir, car je ne suis pas de ceux qui « n'ont pas laissé de témoignage ». Mais la grandeur de ma tâche et la petitesse de mes contemporains ont créé une disproportion qui les a empêchés de m'entendre et même de m'entrevoir. Je vis du seul crédit que je m'accorde. Peut-être même mon existence est-elle un préjugé ?... Je n'ai qu'à parler au premier « lettré » venu qui passe par [là] pour me convaincre que je n'existe pas...
(F.N. — EH 0§1)
cf. possibilité d'une île
cf. maudit? mais pas trop
(F.N. — EH 0§1)
cf. possibilité d'une île
cf. maudit? mais pas trop
2009-03-19
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http://nordexpress.blogspot.com/2009/04/quest-ce-quun-philosophe.html
http://nordexpress.blogspot.com/2011/02/quelques-trompettes-sur-la-renommee.html
http://nordexpress.blogspot.com/2010/02/ecran-total.html
D’autant plus réelle, cette philosophie, je disais, que plurielle, qui l’inscrit dans le devenir, notamment, et me protégeant de cette emprise, « intérieure » cette fois, de la tentation de système, unitaire, identitaire… En tout cas, jusqu’à nouvel ordre.
http://nordexpress.blogspot.com/2010/11/fragmentisme.html
Et puis, « la poésie personnelle a fait son temps », la philosophie aussi, ou devrait.
http://nordexpress.blogspot.com/2009/03/au-fond-isidore-ducasse-cest-moi.html
Après tout, la vie elle-même « n’est pas quelque chose de personnel ».
http://nordexpress.blogspot.com/2010/05/redevenir-evenement.html
Mais au lieu d’un tel radicalisme, je fais le mix des deux (otto / karl), et d’ailleurs de tout ; contradictions y compris – là où il y a contradictions il y a de la vie, même sans espoir. C’est la voie (ottodite) postmoderne. Comment s’en sortir sans sortir ? S’en sortir postmoderne. (Point d’interrogation ?)
http://nordexpress.blogspot.com/2009/10/sen-sortir-postmoderne.html
http://nordexpress.blogspot.com/2009/04/postmoderne.html
http://nordexpress.blogspot.com/2010/11/les-moyens-de-ses-intuitions.html
http://nordexpress.blogspot.com/2011/09/centons.html
http://nordexpress.blogspot.com/2011/03/signe-otto.html
http://nordexpress.blogspot.com/2009/11/mes-postrealisations.html
http://nordexpress.blogspot.com/2010/02/ottopresentation.html
À l’heure, à l’ère où le livre se fait numérique, vous n’anticipez pas qu’il devienne très bientôt audiovidéo ? Et l’écriture avec, non ? Directement hypertextuelle, non seulement, mais je dis bien : audiovidéo. Seulement, malheur à moi qui suis en avance sur le support, en effet – et les mentalités qui suivront le pas, après l’avoir tant marqué. En attendant, votre bienveillant conseil voudrait que je me convertisse à l’ancienneté, ancien support et même ancien art, convenu, convenable et notable, celui de la formulation par alignement de mots noirs qui seraient « les miens » ? Alors question : vous conseilleriez à un breakdancer, par exemple, de se mettre à la danse classique pour espérer intégrer l’Opéra de Paris c’est-à-dire le monde ? Et continuer là, encore, de danser classique ? Drôle de figure imposée, n’est-ce pas ? Amusons-nous encore. Vous demanderiez à un cinéaste à histoires de raconter ses histoires dans un bouquin, pour espérer être enfin reconnu comme cinéaste ?… Et j’en passe. Le rap a mis de longues années pour sortir de l’underground. Aurait-il fallu que les protorappeurs se mettent à la chansonnette, en attendant ? pour se faire connaître ?
http://nordexpress.blogspot.com/2007/09/bizot-de-sous-la-terre.html
Est-ce à dire, donc, que de ma « pensée » vous sauriez à ce point dissocier le fond de la forme, vous ? Faire ainsi (si) peu de cas de sa dimension artistique… Eh oui, car j’ai modeste revendication d’une philosophie artiste, tout de même, que voulez-vous – d’autre ?
http://nordexpress.blogspot.com/2011/12/ca-dit-tout.html
http://nordexpress.blogspot.com/2011/03/livre-vous.html
Tout ça une fois dit, figurez-vous que j’y songe, en effet. Au livre à faire. Le monde est si mal fait, par des mentalités si lentes, que je suis forcé, acculé d’y songer, oui.
http://nordexpress.blogspot.com/2007/06/sur-le-champ.html
Mais alors un livre d’entretiens avec vous ? Comme vous avez le chic… Ou, pour commencer – ou pour finir, ou continuer –, rassembler notre discussion-hypertextuelle-ci en vue d’une autopublication hypertextuelle (donc audiovidéo par le fait) ? Allez, ce sera fait au moins sur Nordexpress, si vous le permettez. Et sur votre Banquet, un jour, qui sait, quand vous y serez, je pourrais peut-être m’amuser à évoquer, en bonus d’appoint, d’à-propos, mon rapport à michel onfray, tenez ! Depuis mille-neuf-cent-quatre-vingt-seize ou dix-sept. « Hommage (critique) d’un philosophe nouvelle génération/formule » ? (Smiley)
Bonne continuation de découverte (de mon blog), en tous les cas – où vous vous en sentiriez la constance. Enfin, sachez que vraisemblablement d’ici fin janvier, sans parler d’ensuite, j’y aurai, à cette discussion genre autoplaidoyer, donner bonne suite – à ma manière, mon ôttre manière… « Inaccessible » ?
cf. créateur, de conscience