N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL
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Affichage des articles dont le libellé est physio-logique. Afficher tous les articles
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2016-09-21
2015-03-17
ah ? nimalité avant tout
Être [plus] libre, c'est d'abord connaître ses déterminations. (P.S.)
Pour [se libérer] (…), rien ne vaut la connaissance de ce qui nous entrave, savoir où sont nos déterminations réelles, factuelles et biologiques. (P.S.)
Cette animalité qui coule toujours dans nos veines, m'est avis que la meilleure façon de la combattre est encore de la connaître. (P.S.)
Pour [se libérer] (…), rien ne vaut la connaissance de ce qui nous entrave, savoir où sont nos déterminations réelles, factuelles et biologiques. (P.S.)
Cette animalité qui coule toujours dans nos veines, m'est avis que la meilleure façon de la combattre est encore de la connaître. (P.S.)
2014-10-30
génie peut rien – d'autre.
Clausewitz remarque plaisamment : « Quiconque a du génie est tenu d'en faire usage. »
(G.D.)
Quant à moi, (…) j'avoue que je suis encore complètement incapable d'imaginer ce que j'aurais pu faire d'autre, étant ce que je suis.
(G.D.)
Bon qu'à ça.
(S.B.)
Dans la vie on fait ce qu'on peut.
(O.K.)
(G.D.)
Quant à moi, (…) j'avoue que je suis encore complètement incapable d'imaginer ce que j'aurais pu faire d'autre, étant ce que je suis.
(G.D.)
Bon qu'à ça.
(S.B.)
Dans la vie on fait ce qu'on peut.
(O.K.)
2014-07-11
pharmacopée hop postsexuelle
Une substance anaphrodisiaque ou antiaphrodisiaque est une substance qui réduit ou annule les désirs sexuels.
Le mot fait également référence à un effet : une surdose d'activité physique joue un rôle anaphrodisiaque. Conditionner quelqu'un lors d'une thérapie en faisant une désensibilisation systématique à certains stimulus peut avoir un effet anaphrodisiaque (...)
Liste de substances naturelles réputées anaphrodisiaques : Houblon, Marjolaine, Camphre, Nitrate de potassium, Nénuphar, Bromure, Vitex agnus-castus (utilisé comme aphrodisiaque et anaphrodisiaque), Coriandrum sativum, Écorce de saule, Ajonc, Myrrhe, Mashua, Jujube
Faire de l'exercice physique joue un rôle aphrodisiaque mais une surdose d'activité physique joue un rôle anaphrodisiaque. Des études faites par des chercheurs de l'université d'Alberta au Canada dont les résultats ont été publiés dans le journal de l'Association médicale américaine, apportent une caution scientifique aux constatations signalées par certains coureurs.(...)
Les alphastimulants sont des médicaments qui stimulent les récepteurs alpha-adrenergiques, donc ils stimulent le système nerveux sympathique. Ils provoquent une tachycardie, une vasoconstriction, une constriction des muscles lisses. Ils augmentent donc l'effet de l'adrénaline. Ils ont un rôle dans l'inhibition (réduction) du désir sexuel.
Le mashua (capucine tubéreuse) a un goût puissant et une réputation d'anaphrodisiaque. Le chroniqueur espagnol Cobo rapporte que les empereurs incas faisaient consommer des capucines tubéreuses à leurs soldats afin qu'ils n'aient plus leurs femmes en tête.
La castration chimique, consiste à ingérer des médicaments qui vont déclencher une baisse de la production de testostérone et ainsi diminuer les pulsions sexuelles. Ce procédé est appliqué pour la réinsertion [de certains délinquants sexuels] : il permet une meilleure réinsertion sociale. (...)
Le mécanisme de castration chimique existe aussi chez les punaises, notamment Lygus hesperus : lors de l'accouplement, le mâle transfère à la femelle un composé répulsif avec son spermatophore, l'acétate de myristyle qui a une fonction anaphrodisiaque, la femelle perdant alors son pouvoir de séduction.
(w.)
> chapitre : POSTSEXUEL
Le mot fait également référence à un effet : une surdose d'activité physique joue un rôle anaphrodisiaque. Conditionner quelqu'un lors d'une thérapie en faisant une désensibilisation systématique à certains stimulus peut avoir un effet anaphrodisiaque (...)
Liste de substances naturelles réputées anaphrodisiaques : Houblon, Marjolaine, Camphre, Nitrate de potassium, Nénuphar, Bromure, Vitex agnus-castus (utilisé comme aphrodisiaque et anaphrodisiaque), Coriandrum sativum, Écorce de saule, Ajonc, Myrrhe, Mashua, Jujube
Faire de l'exercice physique joue un rôle aphrodisiaque mais une surdose d'activité physique joue un rôle anaphrodisiaque. Des études faites par des chercheurs de l'université d'Alberta au Canada dont les résultats ont été publiés dans le journal de l'Association médicale américaine, apportent une caution scientifique aux constatations signalées par certains coureurs.(...)
Les alphastimulants sont des médicaments qui stimulent les récepteurs alpha-adrenergiques, donc ils stimulent le système nerveux sympathique. Ils provoquent une tachycardie, une vasoconstriction, une constriction des muscles lisses. Ils augmentent donc l'effet de l'adrénaline. Ils ont un rôle dans l'inhibition (réduction) du désir sexuel.
Le mashua (capucine tubéreuse) a un goût puissant et une réputation d'anaphrodisiaque. Le chroniqueur espagnol Cobo rapporte que les empereurs incas faisaient consommer des capucines tubéreuses à leurs soldats afin qu'ils n'aient plus leurs femmes en tête.
La castration chimique, consiste à ingérer des médicaments qui vont déclencher une baisse de la production de testostérone et ainsi diminuer les pulsions sexuelles. Ce procédé est appliqué pour la réinsertion [de certains délinquants sexuels] : il permet une meilleure réinsertion sociale. (...)
Le mécanisme de castration chimique existe aussi chez les punaises, notamment Lygus hesperus : lors de l'accouplement, le mâle transfère à la femelle un composé répulsif avec son spermatophore, l'acétate de myristyle qui a une fonction anaphrodisiaque, la femelle perdant alors son pouvoir de séduction.
(w.)
> chapitre : POSTSEXUEL
2014-06-27
2014-06-25
je pense, dont je suis
Où prends-je le droit de parler d'un « je », et même d'un « je » qui serait cause, et pour comble cause de la pensée ?
(F.N. - PDBM §16)
(...) l'unité du mot ne garantit nullement l'unité du référent.
(P.W.)
Tout ce qui arrive en tant qu'unité à la conscience est déjà monstrueusement compliqué : nous n'avons jamais qu'une apparence d'unité.
(F.N. - FP XII, 5)
Seul parvient à la conscience un état final ; le travail des instances infra-conscientes (...) demeure caché. (...)
(F.N. - FP XII, 1)
(...) ce qu'appréhende la conscience n'est que la résultante d'un grand nombre d'activités infra-conscientes, d'ordre instinctif, mais dont le caractère multiple est précisément masqué par « le concept synthétique du moi ».
(P.W.)
Soyons plus prudent que Descartes qui est resté pris au piège des mots.
(F.N. - FP XI, 40)
(...) la notion de sujet est induite par la croyance à la causalité[.] (...) ce préjugé est solidaire d'un préjugé plus fondamental encore, la dichotomie de la réalité en actes et en agents.
(P.W.)
(...) si la psychologie idéaliste découpe un flux complexe de phénomènes de façon à isoler un acte et un agent, c'est surtout un acte simple, et à un agent simple conçu comme la cause de cet acte qu'elle cherche à tout prix à aboutir. C'est donc une double faute (...) : la croyance à l'unité de l'acte, et ensuite, l'inférence qui pose à partir de cet acte prétendument simple, en vertu du principe de causalité, une cause simple, le sujet.
(P.W.)
La psychologie métaphysique (...) admet sans réserve l'inférence qui identifie le pôle agent au « je ».
(P.W.)
Ce que Nietzsche reproche finalement à Descartes, et avec lui à toute la psychologie du sujet, c'est de s'être laissé duper par les suggestions du langage, lui-même véhicule d'une interprétation moraliste de la réalité. Le sujet de la psychologie idéaliste n'est que la forme dérivée du sujet de la grammaire.
(P.W.)
Le langage, de par son origine, remonte aux temps de la forme la plus rudimentaire de la psychologie.
(F.N. - CDI, lrdlp, §5)
(...) une pensée se présente quand « elle » veut, et non pas quand « je » veux.
(F.N. - PDBM §17)
La pensée suivante est le signe de la façon dont la situation globale de puissance s'est entretemps modifiée.
(F.N. - FP XII, 1)
(...) contester l'idée d'un sujet conscient pleinement maître de ses représentations, traditionnellement défendue par la psychologie (...)
(P.W.)
Il est légitime de récuser la confiance dans la capacité de la pensée à se saisir elle-même dans une sorte de transparence à soi pour mettre en évidence au contraire le caractère d'emblée interprétatif et donc falsifiant.
(P.W.)
Il semble bien (...) que [la] pensée ait pour seule propriété d'assister au jeu de la machine qu'elle a l'illusion de commander. L'acte dit volontaire se réduit vraisemblablement à une intégrale de réflexes, et sans doute l'homme qui réfléchit, qui calcule, qui délibère, n'est-il pas moins assujetti dans la dernière de ses démarches que la chenille qui rampe vers la lumière ou que le chien qui répond, par un flux de salive, au coup de sifflet de l'expérimentateur. Les plus graves décisions morales, où l'homme attache tant de prix, apparaissent alors comme de purs effets des stimulations sociales, et quand il croit se conformer librement aux impératifs sacrés qu'il croit s'être choisis, il n'est qu'un automate qui s'agite conformément aux intérêts du groupe dont il fait partie.
(J.R.)
(...) « je veux » ne représente pas plus une certitude immédiate que « je pense », et résulte tout autant d'un travail d'interprétation.
(P.W.)
(...) la volonté est quelque chose de complexe, dont l'unité est purement verbale, et c'est effectivement dans l'unicité du mot que se dissimule le préjugé populaire (...)
(F.N. - PDBM §19)
(...) la conception idéaliste de la volonté montre de la façon la plus claire dans quel sens s'exerce l'influence de la psychologie rudimentaire : elle tend à imposer une interprétation morale de la réalité, et ce parce qu'en défendant l'idée d'un sujet voulant unitaire et parfaitement libre de produire ou non un effet, elle le rend responsable et de l'acte et du choix d'exercer ou non son action causale. En suscitant une conception « fétichiste » de la volonté, la psychologie rudimentaire parvient du même coup à faire accepter l'idée de libre-arbitre et l'idée de responsabilité.
(P.W.)
(...) la morale a radicalement et fondamentalement falsifié toute la psychologie – elle l'a infectée de morale –.
(F.N. - EH, pjdsbl, §5)
Mais, la récusation des notions de sujet et de volonté l'a montré avec éclat, l'usage courant, non critique du langage est inapte à traduire une telle hypothèse, qui se fonde sur le refus des préjugés de la psychologie rudimentaire. C'est pourquoi le problème de la constitution d'un « nouveau langage » représente une préoccupation si constante, une préoccupation fondamentale (...).
(P.W.)
> les grandes raisons se rencontrent
> de la physio-logique (inconsciente)
> chapitre : PHYSIO-LOGIQUE
> redevenir-événement
(F.N. - PDBM §16)
(...) l'unité du mot ne garantit nullement l'unité du référent.
(P.W.)
Tout ce qui arrive en tant qu'unité à la conscience est déjà monstrueusement compliqué : nous n'avons jamais qu'une apparence d'unité.
(F.N. - FP XII, 5)
Seul parvient à la conscience un état final ; le travail des instances infra-conscientes (...) demeure caché. (...)
(F.N. - FP XII, 1)
(...) ce qu'appréhende la conscience n'est que la résultante d'un grand nombre d'activités infra-conscientes, d'ordre instinctif, mais dont le caractère multiple est précisément masqué par « le concept synthétique du moi ».
(P.W.)
Soyons plus prudent que Descartes qui est resté pris au piège des mots.
(F.N. - FP XI, 40)
(...) la notion de sujet est induite par la croyance à la causalité[.] (...) ce préjugé est solidaire d'un préjugé plus fondamental encore, la dichotomie de la réalité en actes et en agents.
(P.W.)
(...) si la psychologie idéaliste découpe un flux complexe de phénomènes de façon à isoler un acte et un agent, c'est surtout un acte simple, et à un agent simple conçu comme la cause de cet acte qu'elle cherche à tout prix à aboutir. C'est donc une double faute (...) : la croyance à l'unité de l'acte, et ensuite, l'inférence qui pose à partir de cet acte prétendument simple, en vertu du principe de causalité, une cause simple, le sujet.
(P.W.)
La psychologie métaphysique (...) admet sans réserve l'inférence qui identifie le pôle agent au « je ».
(P.W.)
Ce que Nietzsche reproche finalement à Descartes, et avec lui à toute la psychologie du sujet, c'est de s'être laissé duper par les suggestions du langage, lui-même véhicule d'une interprétation moraliste de la réalité. Le sujet de la psychologie idéaliste n'est que la forme dérivée du sujet de la grammaire.
(P.W.)
Le langage, de par son origine, remonte aux temps de la forme la plus rudimentaire de la psychologie.
(F.N. - CDI, lrdlp, §5)
(...) une pensée se présente quand « elle » veut, et non pas quand « je » veux.
(F.N. - PDBM §17)
La pensée suivante est le signe de la façon dont la situation globale de puissance s'est entretemps modifiée.
(F.N. - FP XII, 1)
(...) contester l'idée d'un sujet conscient pleinement maître de ses représentations, traditionnellement défendue par la psychologie (...)
(P.W.)
Il est légitime de récuser la confiance dans la capacité de la pensée à se saisir elle-même dans une sorte de transparence à soi pour mettre en évidence au contraire le caractère d'emblée interprétatif et donc falsifiant.
(P.W.)
Il semble bien (...) que [la] pensée ait pour seule propriété d'assister au jeu de la machine qu'elle a l'illusion de commander. L'acte dit volontaire se réduit vraisemblablement à une intégrale de réflexes, et sans doute l'homme qui réfléchit, qui calcule, qui délibère, n'est-il pas moins assujetti dans la dernière de ses démarches que la chenille qui rampe vers la lumière ou que le chien qui répond, par un flux de salive, au coup de sifflet de l'expérimentateur. Les plus graves décisions morales, où l'homme attache tant de prix, apparaissent alors comme de purs effets des stimulations sociales, et quand il croit se conformer librement aux impératifs sacrés qu'il croit s'être choisis, il n'est qu'un automate qui s'agite conformément aux intérêts du groupe dont il fait partie.
(J.R.)
(...) « je veux » ne représente pas plus une certitude immédiate que « je pense », et résulte tout autant d'un travail d'interprétation.
(P.W.)
(...) la volonté est quelque chose de complexe, dont l'unité est purement verbale, et c'est effectivement dans l'unicité du mot que se dissimule le préjugé populaire (...)
(F.N. - PDBM §19)
(...) la conception idéaliste de la volonté montre de la façon la plus claire dans quel sens s'exerce l'influence de la psychologie rudimentaire : elle tend à imposer une interprétation morale de la réalité, et ce parce qu'en défendant l'idée d'un sujet voulant unitaire et parfaitement libre de produire ou non un effet, elle le rend responsable et de l'acte et du choix d'exercer ou non son action causale. En suscitant une conception « fétichiste » de la volonté, la psychologie rudimentaire parvient du même coup à faire accepter l'idée de libre-arbitre et l'idée de responsabilité.
(P.W.)
(...) la morale a radicalement et fondamentalement falsifié toute la psychologie – elle l'a infectée de morale –.
(F.N. - EH, pjdsbl, §5)
Mais, la récusation des notions de sujet et de volonté l'a montré avec éclat, l'usage courant, non critique du langage est inapte à traduire une telle hypothèse, qui se fonde sur le refus des préjugés de la psychologie rudimentaire. C'est pourquoi le problème de la constitution d'un « nouveau langage » représente une préoccupation si constante, une préoccupation fondamentale (...).
(P.W.)
> les grandes raisons se rencontrent
> de la physio-logique (inconsciente)
> chapitre : PHYSIO-LOGIQUE
> redevenir-événement
2014-06-15
2014-06-12
liberté valance
Telle est cette liberté humaine que tous se vantent de posséder et qui consiste en cela seul que les hommes ont conscience de leurs appétits et ignorent les causes qui les déterminent.
(B.S.)
Non, ce que je veux dire, simplement, c'est que comme nous ne sommes pas conscients de notre inconscient nous ne sommes jamais sûr d'être libres. C'est tout.
(H.L.)
Et à ce moment-là, ce que nous appelons la liberté, c'est la limite de notre ignorance.
(H.L.)
D'autre part, je pense que la liberté c'est un concept dangereux. Vous choisissez toujours la vérité, c'est forcé, vous n'allez pas choisir l'erreur ! Vous la choisissez librement, la vérité, votre vérité. Mais l'autre, qui n'est pas de votre avis, il choisit l'erreur ! Et il choisit librement ! Donc s'il choisit librement l'erreur, il faut le tuer. Alors c'est toutes les luttes politiques, c'est les tortures, c'est les guerres, c'est le génocides, c'est tout ce que vous voudrez, toujours au cri de la liberté. Alors la liberté jusqu'ici, elle a amené simplement à des tueries, pas à autre chose.
(H.L.)(O.K.)
> chapitre : physio-logique
(B.S.)
Non, ce que je veux dire, simplement, c'est que comme nous ne sommes pas conscients de notre inconscient nous ne sommes jamais sûr d'être libres. C'est tout.
(H.L.)
Et à ce moment-là, ce que nous appelons la liberté, c'est la limite de notre ignorance.
(H.L.)
D'autre part, je pense que la liberté c'est un concept dangereux. Vous choisissez toujours la vérité, c'est forcé, vous n'allez pas choisir l'erreur ! Vous la choisissez librement, la vérité, votre vérité. Mais l'autre, qui n'est pas de votre avis, il choisit l'erreur ! Et il choisit librement ! Donc s'il choisit librement l'erreur, il faut le tuer. Alors c'est toutes les luttes politiques, c'est les tortures, c'est les guerres, c'est le génocides, c'est tout ce que vous voudrez, toujours au cri de la liberté. Alors la liberté jusqu'ici, elle a amené simplement à des tueries, pas à autre chose.
(H.L.)(O.K.)
> chapitre : physio-logique
2014-06-05
lov... ation (physio-logique)
(A.D.)(O.K.)
> les règles confirment la règle : physio-logique
> convainculecoeur
> ça se voit trop (-rogramme)
> chapitre : physio-logique
2014-06-03
les règles confirment la règle : physio-logique
Par zoom, les règles confirment la règle, physio-logique : on est physio-logique. (C'est-à-dire que je suis la logique de mon corps.)
(O.K.)
(N.H.)(O.K.) – merci à PhD. –
> chapitre :
physio-logique
(O.K.)
(N.H.)(O.K.) – merci à PhD. –
> chapitre :
physio-logique
2013-11-30
Au fond, la forme ! Informez-vous.
... au lieu de vous nourrir de légendes, tirez la leçon des faits. Cela seul suffirait déjà à vous apporter un sérieux soulagement en vous rendant réceptif à la Réalité (…).
(...) Mais vous (…) vous n’avez même pas été capable de jamais sentir et expliquer à autrui le rôle énorme que la forme joue dans notre vie. Même en psychologie vous n’avez pas pu lui assigner la place qui lui revenait. Vous continuez à imaginer que notre conduite est régie par des sentiments, des instincts, des idées, et vous tendez à considérer la forme comme un ajout superficiel et un simple ornement. (…) Mais dans la Réalité voici ce qu’il en est : l’être humain ne s’exprime pas d’une façon directe et conforme à sa nature, il passe toujours à travers une forme définie. Cette forme, ce style, cette manière d’être ne viennent pas seulement de lui-même, mais lui sont aussi imposés de l’extérieur – et voilà pourquoi le même individu peut s’extérioriser sagement ou au contraire sottement, sanguinairement ou angéliquement, avec ou sans maturité, en fonction du style qui lui échoit et de sa dépendance à l’égard d’autrui. (…)
Ô puissance de la Forme ! (…) C’est elle qui commande nos plus infimes réactions. C’est elle qui se trouve à la base de la vie collective. Mais pour vous Forme et Style restent des concepts purement esthétiques (…)
Voyez maintenant combien serait différente l’attitude d’un homme qui (…) embrasserait l’univers d’un regard neuf en discernant l’importance capitale de la forme dans notre vie. (…)
(…) Cessez de vous identifier à ce qui vous limite. (…) Ne faites pas confiance à vos propres paroles. Méfiez-vous de votre foi et ne croyez pas à vos sentiments. Dégagez-vous de votre apparence et redoutez toute extériorisation (…)
(…) Nous nous mettrons bientôt à redouter notre personne et notre personnalité en discernant qu’elles ne sont pas pleinement nôtres. Et au lieu de meugler : « Voilà ce que je crois, voilà ce que je sens, voilà ce que je suis, voilà ce que je soutiens », nous dirons avec humilité : « Quelque chose en moi a parlé, agi, pensé… »
(…) Il faudra de grandes inventions, des coups puissants assenés sur la cuirasse de la Forme par des mains nues, il faudra une ruse inouïe et une réelle honnêteté de pensée, et un extrême affinement de l’intelligence, pour que l’homme, débarrassé de sa raideur, puisse concilier en lui la forme et l’absence de forme, la loi et l’anarchie, la maturité et [l'] immaturité.
(W.G.)(O.K.)
> libéra/tten/tion
> pour le sens de la forme
> chapitres ci-dessous :
(...) Mais vous (…) vous n’avez même pas été capable de jamais sentir et expliquer à autrui le rôle énorme que la forme joue dans notre vie. Même en psychologie vous n’avez pas pu lui assigner la place qui lui revenait. Vous continuez à imaginer que notre conduite est régie par des sentiments, des instincts, des idées, et vous tendez à considérer la forme comme un ajout superficiel et un simple ornement. (…) Mais dans la Réalité voici ce qu’il en est : l’être humain ne s’exprime pas d’une façon directe et conforme à sa nature, il passe toujours à travers une forme définie. Cette forme, ce style, cette manière d’être ne viennent pas seulement de lui-même, mais lui sont aussi imposés de l’extérieur – et voilà pourquoi le même individu peut s’extérioriser sagement ou au contraire sottement, sanguinairement ou angéliquement, avec ou sans maturité, en fonction du style qui lui échoit et de sa dépendance à l’égard d’autrui. (…)
Ô puissance de la Forme ! (…) C’est elle qui commande nos plus infimes réactions. C’est elle qui se trouve à la base de la vie collective. Mais pour vous Forme et Style restent des concepts purement esthétiques (…)
Voyez maintenant combien serait différente l’attitude d’un homme qui (…) embrasserait l’univers d’un regard neuf en discernant l’importance capitale de la forme dans notre vie. (…)
(…) Cessez de vous identifier à ce qui vous limite. (…) Ne faites pas confiance à vos propres paroles. Méfiez-vous de votre foi et ne croyez pas à vos sentiments. Dégagez-vous de votre apparence et redoutez toute extériorisation (…)
(…) Nous nous mettrons bientôt à redouter notre personne et notre personnalité en discernant qu’elles ne sont pas pleinement nôtres. Et au lieu de meugler : « Voilà ce que je crois, voilà ce que je sens, voilà ce que je suis, voilà ce que je soutiens », nous dirons avec humilité : « Quelque chose en moi a parlé, agi, pensé… »
(…) Il faudra de grandes inventions, des coups puissants assenés sur la cuirasse de la Forme par des mains nues, il faudra une ruse inouïe et une réelle honnêteté de pensée, et un extrême affinement de l’intelligence, pour que l’homme, débarrassé de sa raideur, puisse concilier en lui la forme et l’absence de forme, la loi et l’anarchie, la maturité et [l'] immaturité.
(W.G.)(O.K.)
> libéra/tten/tion
> pour le sens de la forme
> chapitres ci-dessous :
2013-11-22
convainculecoeur
Par derrière
les affaires de coeur
sont des histoires de...
convaincues
de péter plus haut.
(Mais les affaires sont les affaires
Demandez le Programme !)
(O.K.)
L'amour, c'est le cul.
(J.-L.C.)
> l'infini hors de portée des caniches
> véri/thérapie de couple
2013-08-23
2013-08-20
libéra/tten/tion
Moi, personnellement, j'aime bien, au contraire, savoir que je ne suis pas libre. Que je suis enfermé, d'abord, dans tous mes jugements de valeurs, mes automatismes culturels... tout ce qui a peuplé mon cerveau depuis ma naissance. Et malgré que je le sache, c'est très difficile d'en sortir ; alors quand on le sait pas, voyez ce que ça donne !
(H.L.)
... cette conception de la liberté comme soumise aux lois de [l'intelligence*] et, plus généralement, au déterminisme universel présente un grand avantage. [Cela] me rend attentif à ce qui se passe hors de moi et en moi, aiguise mon sens de l'observation et me rend apte, de ce fait, à tirer parti des lois de [l'intelligence] pour augmenter ma puissance d'agir. Le point de vue déterministe est favorable, voire indispensable au développement de la liberté réelle. L'idée d'une liberté (...) qui serait un privilège de l'esprit humain et le placerait hors du déterminisme régissant la réalité extérieure, conduit au contraire à l'inattention, à une appréhension insuffisante des lois de [l'intelligence] et à des modes d'action inadéquats, donc à la non-liberté.
(J.-F.B.) [O.K.]
Pour aller sur la lune, on a besoin de connaître les lois de la gravitation. Quand on connaît ces lois de la gravitation, ça ne veut pas dire qu'on se libère de la gravitation ! Ça veut dire qu'on les utilise pour faire autre chose.
(H.L.)
* au sens ottokarlien s'entend.
cf. la liberté ta soeur
cf. du détermunisme, quoi de plus ?
cf. pour le sens de la forme
cf. CHAPITRE physio-logique
cf. CHAPITRE s'en sortir sans sortir
(H.L.)
... cette conception de la liberté comme soumise aux lois de [l'intelligence*] et, plus généralement, au déterminisme universel présente un grand avantage. [Cela] me rend attentif à ce qui se passe hors de moi et en moi, aiguise mon sens de l'observation et me rend apte, de ce fait, à tirer parti des lois de [l'intelligence] pour augmenter ma puissance d'agir. Le point de vue déterministe est favorable, voire indispensable au développement de la liberté réelle. L'idée d'une liberté (...) qui serait un privilège de l'esprit humain et le placerait hors du déterminisme régissant la réalité extérieure, conduit au contraire à l'inattention, à une appréhension insuffisante des lois de [l'intelligence] et à des modes d'action inadéquats, donc à la non-liberté.
(J.-F.B.) [O.K.]
Pour aller sur la lune, on a besoin de connaître les lois de la gravitation. Quand on connaît ces lois de la gravitation, ça ne veut pas dire qu'on se libère de la gravitation ! Ça veut dire qu'on les utilise pour faire autre chose.
(H.L.)
* au sens ottokarlien s'entend.
cf. la liberté ta soeur
cf. du détermunisme, quoi de plus ?
cf. pour le sens de la forme
cf. CHAPITRE physio-logique
cf. CHAPITRE s'en sortir sans sortir
2013-07-22
s'entend la rencontre
C'est tombé sur moi. Vite fait, plus ou moins bien fait, on n'en parle plus.
— Et vous ?
On se tutoie ou on se vouvoie ? Les deux, ce sera plus juste. Je lui raconte que j'ai décidé de ne rien faire, sauf peut-être écrire, et encore. Écrire ? Elle a l'air surprise, je ne dois pas avoir la tête à ça. Écrire quoi, d'abord ? Des romans ? « Les choses qui m'arrivent. — Parce qu'il vous arrivent des choses ? — On dirait. » Elle rit. Comment je vis ? Un peu n'importe comment, mes parents m'envoient de l'argent depuis leur province, sans savoir que je ne vais plus à la Sorbonne depuis longtemps. (...) « Tout se passe au jour le jour, dis-je. — À la nuit à la nuit ? — Voilà. » Elle ne semble pas choquée, la confiance est là, physique. (...)
(...) Tu, vous, la danse.
(...)
Pas de pourquoi simple dans ce genre de rencontre, tout se joue dans un poudroiement de détails. Dans la parole, surtout : écoute, respiration, réserve, silence. On s'entend, expression vraie. Quelque chose se veut, se dégage, ne s'use pas, ne s'arrête pas. On dirait que parfois les morts s'en mêlent, certains de leurs moments lumineux, en tout cas. Les liaisons ennuyeuses ou tragiques sont des erreurs de peau, de squelette, de parfum, de voix. On s'obstine, malgré l'ennui, on veut y croire, on n'ose pas s'avouer qu'on est constamment gêné par ceci ou cela, on appelle le tout passion, possession, on pense même qu'on a eu raison d'avoir tort, qu'il faut continuer à se forcer, mais on se trompe, c'est seulement la mort qui rôde, là, lourde, puritaine, fanatiquement impuissante, frigide. La vraie passion est gratuité et repos, facilité à s'arrêter, à se taire, dormir, disparaître. Du feutré.
(...)
D., depuis le début ne m'a rien demandé : ni d'où je venais, ni où j'allais, ni ce que je voulais. Elle s'en est tenue aux comportements, aux gestes. Réalisme (...). (...) Instinct transmis, sûreté d'appréciation dans les plis. (...)
Pourquoi redouter quoi que ce soit ? Tu arriverais avec quelqu'un d'autre au même coefficient d'immédiateté, d'inceste joué, de tendresse réelle, de cruauté filée de velours ? À la même vicieuse douceur ? Si c'est le cas, soit, dis-moi, on verra.
(P.S.)
> sympathie paradiGmatique !
> l'art de rencontrer d'aimer
> CHAPITRE : affinité
> CHAPITRE : pour l'art rencontre
— Et vous ?
On se tutoie ou on se vouvoie ? Les deux, ce sera plus juste. Je lui raconte que j'ai décidé de ne rien faire, sauf peut-être écrire, et encore. Écrire ? Elle a l'air surprise, je ne dois pas avoir la tête à ça. Écrire quoi, d'abord ? Des romans ? « Les choses qui m'arrivent. — Parce qu'il vous arrivent des choses ? — On dirait. » Elle rit. Comment je vis ? Un peu n'importe comment, mes parents m'envoient de l'argent depuis leur province, sans savoir que je ne vais plus à la Sorbonne depuis longtemps. (...) « Tout se passe au jour le jour, dis-je. — À la nuit à la nuit ? — Voilà. » Elle ne semble pas choquée, la confiance est là, physique. (...)
(...) Tu, vous, la danse.
(...)
Pas de pourquoi simple dans ce genre de rencontre, tout se joue dans un poudroiement de détails. Dans la parole, surtout : écoute, respiration, réserve, silence. On s'entend, expression vraie. Quelque chose se veut, se dégage, ne s'use pas, ne s'arrête pas. On dirait que parfois les morts s'en mêlent, certains de leurs moments lumineux, en tout cas. Les liaisons ennuyeuses ou tragiques sont des erreurs de peau, de squelette, de parfum, de voix. On s'obstine, malgré l'ennui, on veut y croire, on n'ose pas s'avouer qu'on est constamment gêné par ceci ou cela, on appelle le tout passion, possession, on pense même qu'on a eu raison d'avoir tort, qu'il faut continuer à se forcer, mais on se trompe, c'est seulement la mort qui rôde, là, lourde, puritaine, fanatiquement impuissante, frigide. La vraie passion est gratuité et repos, facilité à s'arrêter, à se taire, dormir, disparaître. Du feutré.
(...)
D., depuis le début ne m'a rien demandé : ni d'où je venais, ni où j'allais, ni ce que je voulais. Elle s'en est tenue aux comportements, aux gestes. Réalisme (...). (...) Instinct transmis, sûreté d'appréciation dans les plis. (...)
Pourquoi redouter quoi que ce soit ? Tu arriverais avec quelqu'un d'autre au même coefficient d'immédiateté, d'inceste joué, de tendresse réelle, de cruauté filée de velours ? À la même vicieuse douceur ? Si c'est le cas, soit, dis-moi, on verra.
(P.S.)
> sympathie paradiGmatique !
> l'art de rencontrer d'aimer
> CHAPITRE : affinité
> CHAPITRE : pour l'art rencontre
2013-07-18
du détermunisme, quoi de plus ?
On est, chacun, à la fois fruit de ses aïeux et produit de son environnement. Quoi de plus ? (O.K.)
(J.R.)(O.K.) - à audrey -
cf. la liberté ta soeur
cf. CHAPITRE : physio-logique
cf. idiosintelligence(s)
cf. CHAPITRE : intelligence
2013-01-30
2011-12-14
despressions
Ton mal tu l'as pris en patience
Hélas à l'évidence
Rien jusque-là
Ne faisait tourner la roue
Tant bien que mal
T'as continué le combat
Le salaud n'allait pas
Mettre au garde-à-vous
Ta volonté d'aller de l'avant
De rebondir et d'en venir à bout.
(N.B.)
Hélas à l'évidence
Rien jusque-là
Ne faisait tourner la roue
Tant bien que mal
T'as continué le combat
Le salaud n'allait pas
Mettre au garde-à-vous
Ta volonté d'aller de l'avant
De rebondir et d'en venir à bout.
(N.B.)
2011-02-18
soi(n) physio-logique
— (...) Avant de se plaindre d'être malade, il faudrait prouver qu'on a mérité de se bien porter.
J'ai voulu sourire, mais le docteur s'est fâché.
—Ah! vous croyez que je plaisante, a-t-il repris en élevant la voix; mais dites-moi un peu qui de nous donne à sa santé l'attention qu'il donne à sa fortune ? Economisez-vous vos forces comme vous économisez votre argent ? évitez-vous les excès ou les imprudences avec le même soin que les folles dépenses ou les mauvais placements ! avez-vous une comptabilité ouverte pour votre tempérament comme pour votre industrie ? cherchez-vous chaque soir ce qui a pu vous être salutaire ou malfaisant, avec la prudence que vous apportez à l'examen de vos affaires ? Vous-même, qui riez, n'avez-vous pas provoqué le mal par mille extravagances ?
J'ai voulu protester en demandant l'indication de ces extravagances; le vieux médecin a écarté tous ses doigts, et s'est mis à les compter l'une après l'autre.
Primo, s'est-il écrié, manque d'exercice ! Vous vivez ici comme le rat dans son fromage, sans air, sans mouvement, sans distraction. Par suite, le sang circule mal, les humeurs s'épaississent, les muscles inactifs ne réclament plus leur part de nutrition; l'estomac s'alanguit et le cerveau se fatigue.
Secundo. Nourriture irrégulière. Le caprice est votre cuisinier, l'estomac un esclave qui doit accepter ce qu'on lui donne, mais qui se venge sournoisement, comme tous les esclaves.
Tertio. Veilles prolongées ! Au lieu d'employer la nuit au sommeil, vous la dépensez en lectures ; votre alcôve est une bibliothèque, votre oreiller un pupitre ! A l'heure où le cerveau fatigué demande du repos, vous le conduisez à une orgie, et vous vous étonnez de le trouver endolori le lendemain.
Quarto. La mollesse des habitudes ! Enfermé dans votre mansarde, vous vous êtes insensiblement entouré de mille précautions douillettes. Il a fallu des bourrelets pour votre porte, un paravent pour votre fenêtre, des tapis pour vos pieds, un fauteuil ouaté de laine pour vos épaules, un poêle allumé au premier froid, une lampe à lumière adoucie, et, grâce à toutes ces précautions, le moindre vent vous enrhume, les sièges ordinaires vous exposent à des courbatures, et il vous faut des lunettes pour supporter la lumière du jour. Vous avez cru conquérir des jouissances, et vous n'avez fait que contracter des infirmités.
Quinto...
—Ah! de grâce, docteur, assez ! me suis-je écrié. Ne poussez pas plus loin l'examen ; n'attachez pas à chacun de mes goûts un remords.
Le vieux médecin s'est gratté le nez avec sa tabatière.
—Vous voyez, a-t-il dit plus doucement en se levant, vous fuyez la vérité, vous reculez devant l'enquête ! preuve que vous êtes coupable : Habemus confitentem reum! Mais au moins, mon cher, n'accusez plus les quatre saisons, à l'exemple des portières.
Là-dessus il m'a encore tâté le pouls, et il est parti, en déclarant que son ministère était fini, et que le reste me regardait.
Le docteur sorti, je me suis mis à réfléchir.
Pour être trop absolue, son idée n'en a pas moins un fond de justesse. Combien de fois nous attribuons au hasard le mal dont il faudrait chercher l'origine en nous-mêmes ! Peut-être eût-il été sage de le laisser achever l'examen commencé.
(E.S.)
> reprise audiovidéo : automanagement
> corpsolution
> soi(n)(s) révolutionnaire
J'ai voulu sourire, mais le docteur s'est fâché.
—Ah! vous croyez que je plaisante, a-t-il repris en élevant la voix; mais dites-moi un peu qui de nous donne à sa santé l'attention qu'il donne à sa fortune ? Economisez-vous vos forces comme vous économisez votre argent ? évitez-vous les excès ou les imprudences avec le même soin que les folles dépenses ou les mauvais placements ! avez-vous une comptabilité ouverte pour votre tempérament comme pour votre industrie ? cherchez-vous chaque soir ce qui a pu vous être salutaire ou malfaisant, avec la prudence que vous apportez à l'examen de vos affaires ? Vous-même, qui riez, n'avez-vous pas provoqué le mal par mille extravagances ?
J'ai voulu protester en demandant l'indication de ces extravagances; le vieux médecin a écarté tous ses doigts, et s'est mis à les compter l'une après l'autre.
Primo, s'est-il écrié, manque d'exercice ! Vous vivez ici comme le rat dans son fromage, sans air, sans mouvement, sans distraction. Par suite, le sang circule mal, les humeurs s'épaississent, les muscles inactifs ne réclament plus leur part de nutrition; l'estomac s'alanguit et le cerveau se fatigue.
Secundo. Nourriture irrégulière. Le caprice est votre cuisinier, l'estomac un esclave qui doit accepter ce qu'on lui donne, mais qui se venge sournoisement, comme tous les esclaves.
Tertio. Veilles prolongées ! Au lieu d'employer la nuit au sommeil, vous la dépensez en lectures ; votre alcôve est une bibliothèque, votre oreiller un pupitre ! A l'heure où le cerveau fatigué demande du repos, vous le conduisez à une orgie, et vous vous étonnez de le trouver endolori le lendemain.
Quarto. La mollesse des habitudes ! Enfermé dans votre mansarde, vous vous êtes insensiblement entouré de mille précautions douillettes. Il a fallu des bourrelets pour votre porte, un paravent pour votre fenêtre, des tapis pour vos pieds, un fauteuil ouaté de laine pour vos épaules, un poêle allumé au premier froid, une lampe à lumière adoucie, et, grâce à toutes ces précautions, le moindre vent vous enrhume, les sièges ordinaires vous exposent à des courbatures, et il vous faut des lunettes pour supporter la lumière du jour. Vous avez cru conquérir des jouissances, et vous n'avez fait que contracter des infirmités.
Quinto...
—Ah! de grâce, docteur, assez ! me suis-je écrié. Ne poussez pas plus loin l'examen ; n'attachez pas à chacun de mes goûts un remords.
Le vieux médecin s'est gratté le nez avec sa tabatière.
—Vous voyez, a-t-il dit plus doucement en se levant, vous fuyez la vérité, vous reculez devant l'enquête ! preuve que vous êtes coupable : Habemus confitentem reum! Mais au moins, mon cher, n'accusez plus les quatre saisons, à l'exemple des portières.
Là-dessus il m'a encore tâté le pouls, et il est parti, en déclarant que son ministère était fini, et que le reste me regardait.
Le docteur sorti, je me suis mis à réfléchir.
Pour être trop absolue, son idée n'en a pas moins un fond de justesse. Combien de fois nous attribuons au hasard le mal dont il faudrait chercher l'origine en nous-mêmes ! Peut-être eût-il été sage de le laisser achever l'examen commencé.
(E.S.)
> reprise audiovidéo : automanagement
> corpsolution
> soi(n)(s) révolutionnaire
2011-02-17
on est physio-logique
J'avais bien calfeutré ma fenêtre : mon petit tapis de pied était cloué à sa place; ma lampe garnie de son abat-jour laissait filtrer une lumière adoucie, et mon poêle ronflait sourdement comme un animal domestique.
Autour de moi tout faisait silence. Au dehors seulement une pluie glacée balayait les toits et roulait avec de longues rumeurs dans les gouttières sonores. Par instants, une rafale courait sous les tuiles qui s'entre-froissaient avec un bruit de castagnettes, puis elle s'engouffrait dans le corridor désert. Alors un petit frémissement voluptueux parcourait mes veines, je ramenais sur moi les pans de ma vieille robe de chambre ouatée, j'enfonçais sur mes yeux ma toque de velours râpé, et, me laissant glisser plus profondément dans mon fauteuil, les pieds caressés par la chaude lueur qui brillait à travers la porte du poêle, je m'abandonnais à une sensation de bien-être avivée par la conscience de la tempête qui bruissait au dehors. Mes regards noyés dans une sorte de vapeur erraient sur tous les détails de mon paisible intérieur; ils allaient de mes gravures à ma bibliothèque, en glissant sur la petite causeuse de toile perse, sur les rideaux blancs de la couchette de fer, sur le casier aux cartons dépareillés, humbles archives de la mansarde! puis, revenant au livre que je tenais à la main, ils s'efforçaient de ressaisir le fil de la lecture interrompue.
Au fait, cette lecture, qui m'avait d'abord captivé, m'était devenue pénible. J'avais fini par trouver les tableaux de l'écrivain trop sombres. Cette peinture des misères du monde me semblait exagérée; je ne pouvais croire à de tels excès d'indigence ou de douleur; ni Dieu, ni la société ne devaient se montrer aussi durs pour les fils d'Adam. L'auteur avait cédé à une tentation d'artiste; il avait voulu élever l'humanité en croix, comme Néron brûlait Rome, dans l'intérêt du pittoresque!
À tout prendre, cette pauvre maison du genre humain, tant refaite, tant critiquée, était encore un assez bon logement : on y trouvait de quoi satisfaire ses besoins, pourvu qu'on sût les borner; le bonheur du sage coûtait peu et ne demandait qu'une petite place !...
Ces réflexions consolantes devenaient de plus en plus confuses.... Enfin mon livre glissa à terre sans que j'eusse le courage de me baisser pour le reprendre, et, insensiblement gagné par le bien-être du silence, de la demi-obscurité et de la chaleur, je m'endormis.
Je demeurai quelque temps plongé dans cette espèce d'évanouissement du premier sommeil ; enfin quelques sensations vagues et interrompues le traversèrent. Il me sembla que le jour s'obscurcissait... que l'air devenait plus froid... J'entrevoyais des buissons couverts de ces baies écarlates qui annoncent l'hiver... Je marchais sur une route sans abri, bordée, çà et là, de genévriers blanchis par le givre... Puis la scène changeait brusquement... J'étais en diligence... la bise ébranlait les vitres des portières; les arbres chargés de neige passaient comme des fantômes; j'enfonçais vainement dans la paille broyée mes pieds engourdis... Enfin la voiture s'arrêtait, et, par un de ces coups de théâtre familiers au sommeil, je me trouvais seul dans un grenier sans cheminée, ouvert à tous les vents. Je revoyais le doux visage de ma mère, à peine aperçu dans ma première enfance, la noble et austère figure de mon père, la petite tête blonde de ma sœur enlevée à dix ans; toute la famille morte revivait autour de moi; elle était là, exposée aux morsures du froid et aux angoisses de la faim. Ma mère priait près du vieillard résigné, et ma sœur, roulée sur quelques lambeaux dont on lui avait fait un lit, pleurait tout bas en tenant ses pieds nus dans ses petites mains bleuies.
C'était une page du livre que je venais de lire, transportée dans ma propre existence.
J'avais le cœur oppressé d'une inexprimable angoisse. Accroupi dans un coin, les yeux fixés sur ce lugubre tableau, je sentais le froid me gagner lentement, et je me disais avec un attendrissement amer:
— Mourons, puisque la misère est un cachot gardé par les soupçons, l'insensibilité, le mépris, et d'où l'on tenterait en vain de s'échapper; mourons, puisqu'il n'y a point pour nous de place au banquet des vivants!
Et je voulus me lever pour rejoindre ma mère et attendre l'heure suprême à ses pieds...
Cet effort a dissipé le rêvé; je me suis réveillé en sursaut.
J'ai regardé autour de moi; ma lampe était mourante, mont poêle refroidi, et ma porte entr'ouverte laissait entrer une bise glacée! Je me suis levé, en frissonnant, pour la refermer à double tour; puis, gagnant l'alcôve, je me suis couché à la hâte.
Mais le froid m'a tenu longtemps éveillé, et ma pensée a continué le rêve interrompu.
Les tableaux que j'accusais tout à l'heure d'exagération ne me semblent maintenant qu'une trop fidèle peinture de la réalité; je me suis endormi sans pouvoir reprendre mon optimisme... ni me réchauffer.
Ainsi un poêle éteint et une porte mal close ont changé mon point de vue. Tout était bien quand mon sang circulait à l'aise, tout devient triste parce que le froid m'a saisi !
(…)
Ainsi l'homme, dans ses jugements, consulte moins la logique que la sensation; et, comme la sensation lui vient du monde extérieur, il se trouve plus ou moins sous son influence; il y puise, peu à peu, une partie de ses habitudes et de ses sentiments.
(…)
Si nos sensations ont une incontestable influence sur nos jugements, d'où vient que nous prenions si peu de souci des choses qui éveillent ou modifient ces sensations ? Le monde extérieur se reflète perpétuellement en nous comme dans un miroir et nous remplit d'images qui deviennent, à notre insu, des germes d'opinion ou des règles de conduite. Tous les objets qui nous entourent sont donc, en réalité, autant de talismans d'où s'exhalent de bonnes et de funestes influences. C'est à notre sagesse de les choisir pour créer à notre âme une salubre atmosphère.
Convaincu de cette vérité, je me suis mis à faire une revue de ma mansarde.
(…)
Ah! si nous voulions veiller à tout ce qui peut nous améliorer, nous instruire; si notre intérieur était disposé de manière à devenir une perpétuelle école pour notre âme! mais le plus souvent, nous n'y prenons pas garde. L'homme est un éternel mystère pour lui-même; sa propre personne est une maison où il n'entre jamais et dont il n'étudie que les dehors. Chacun de nous aurait besoin de retrouver sans cesse devant lui la fameuse inscription qui éclaira autrefois Socrate, et qu'une main inconnue avait gravée sur les murs de Delphes :
Connais-toi toi-même.
(E.S.)
cf. pour un autoconditionnement (ou conditionnement réflexif)
cf. le dommage et l'entrouverture
cf. les grandes raisons (se rencontrent)
...
Autour de moi tout faisait silence. Au dehors seulement une pluie glacée balayait les toits et roulait avec de longues rumeurs dans les gouttières sonores. Par instants, une rafale courait sous les tuiles qui s'entre-froissaient avec un bruit de castagnettes, puis elle s'engouffrait dans le corridor désert. Alors un petit frémissement voluptueux parcourait mes veines, je ramenais sur moi les pans de ma vieille robe de chambre ouatée, j'enfonçais sur mes yeux ma toque de velours râpé, et, me laissant glisser plus profondément dans mon fauteuil, les pieds caressés par la chaude lueur qui brillait à travers la porte du poêle, je m'abandonnais à une sensation de bien-être avivée par la conscience de la tempête qui bruissait au dehors. Mes regards noyés dans une sorte de vapeur erraient sur tous les détails de mon paisible intérieur; ils allaient de mes gravures à ma bibliothèque, en glissant sur la petite causeuse de toile perse, sur les rideaux blancs de la couchette de fer, sur le casier aux cartons dépareillés, humbles archives de la mansarde! puis, revenant au livre que je tenais à la main, ils s'efforçaient de ressaisir le fil de la lecture interrompue.
Au fait, cette lecture, qui m'avait d'abord captivé, m'était devenue pénible. J'avais fini par trouver les tableaux de l'écrivain trop sombres. Cette peinture des misères du monde me semblait exagérée; je ne pouvais croire à de tels excès d'indigence ou de douleur; ni Dieu, ni la société ne devaient se montrer aussi durs pour les fils d'Adam. L'auteur avait cédé à une tentation d'artiste; il avait voulu élever l'humanité en croix, comme Néron brûlait Rome, dans l'intérêt du pittoresque!
À tout prendre, cette pauvre maison du genre humain, tant refaite, tant critiquée, était encore un assez bon logement : on y trouvait de quoi satisfaire ses besoins, pourvu qu'on sût les borner; le bonheur du sage coûtait peu et ne demandait qu'une petite place !...
Ces réflexions consolantes devenaient de plus en plus confuses.... Enfin mon livre glissa à terre sans que j'eusse le courage de me baisser pour le reprendre, et, insensiblement gagné par le bien-être du silence, de la demi-obscurité et de la chaleur, je m'endormis.
Je demeurai quelque temps plongé dans cette espèce d'évanouissement du premier sommeil ; enfin quelques sensations vagues et interrompues le traversèrent. Il me sembla que le jour s'obscurcissait... que l'air devenait plus froid... J'entrevoyais des buissons couverts de ces baies écarlates qui annoncent l'hiver... Je marchais sur une route sans abri, bordée, çà et là, de genévriers blanchis par le givre... Puis la scène changeait brusquement... J'étais en diligence... la bise ébranlait les vitres des portières; les arbres chargés de neige passaient comme des fantômes; j'enfonçais vainement dans la paille broyée mes pieds engourdis... Enfin la voiture s'arrêtait, et, par un de ces coups de théâtre familiers au sommeil, je me trouvais seul dans un grenier sans cheminée, ouvert à tous les vents. Je revoyais le doux visage de ma mère, à peine aperçu dans ma première enfance, la noble et austère figure de mon père, la petite tête blonde de ma sœur enlevée à dix ans; toute la famille morte revivait autour de moi; elle était là, exposée aux morsures du froid et aux angoisses de la faim. Ma mère priait près du vieillard résigné, et ma sœur, roulée sur quelques lambeaux dont on lui avait fait un lit, pleurait tout bas en tenant ses pieds nus dans ses petites mains bleuies.
C'était une page du livre que je venais de lire, transportée dans ma propre existence.
J'avais le cœur oppressé d'une inexprimable angoisse. Accroupi dans un coin, les yeux fixés sur ce lugubre tableau, je sentais le froid me gagner lentement, et je me disais avec un attendrissement amer:
— Mourons, puisque la misère est un cachot gardé par les soupçons, l'insensibilité, le mépris, et d'où l'on tenterait en vain de s'échapper; mourons, puisqu'il n'y a point pour nous de place au banquet des vivants!
Et je voulus me lever pour rejoindre ma mère et attendre l'heure suprême à ses pieds...
Cet effort a dissipé le rêvé; je me suis réveillé en sursaut.
J'ai regardé autour de moi; ma lampe était mourante, mont poêle refroidi, et ma porte entr'ouverte laissait entrer une bise glacée! Je me suis levé, en frissonnant, pour la refermer à double tour; puis, gagnant l'alcôve, je me suis couché à la hâte.
Mais le froid m'a tenu longtemps éveillé, et ma pensée a continué le rêve interrompu.
Les tableaux que j'accusais tout à l'heure d'exagération ne me semblent maintenant qu'une trop fidèle peinture de la réalité; je me suis endormi sans pouvoir reprendre mon optimisme... ni me réchauffer.
Ainsi un poêle éteint et une porte mal close ont changé mon point de vue. Tout était bien quand mon sang circulait à l'aise, tout devient triste parce que le froid m'a saisi !
(…)
Ainsi l'homme, dans ses jugements, consulte moins la logique que la sensation; et, comme la sensation lui vient du monde extérieur, il se trouve plus ou moins sous son influence; il y puise, peu à peu, une partie de ses habitudes et de ses sentiments.
(…)
Si nos sensations ont une incontestable influence sur nos jugements, d'où vient que nous prenions si peu de souci des choses qui éveillent ou modifient ces sensations ? Le monde extérieur se reflète perpétuellement en nous comme dans un miroir et nous remplit d'images qui deviennent, à notre insu, des germes d'opinion ou des règles de conduite. Tous les objets qui nous entourent sont donc, en réalité, autant de talismans d'où s'exhalent de bonnes et de funestes influences. C'est à notre sagesse de les choisir pour créer à notre âme une salubre atmosphère.
Convaincu de cette vérité, je me suis mis à faire une revue de ma mansarde.
(…)
Ah! si nous voulions veiller à tout ce qui peut nous améliorer, nous instruire; si notre intérieur était disposé de manière à devenir une perpétuelle école pour notre âme! mais le plus souvent, nous n'y prenons pas garde. L'homme est un éternel mystère pour lui-même; sa propre personne est une maison où il n'entre jamais et dont il n'étudie que les dehors. Chacun de nous aurait besoin de retrouver sans cesse devant lui la fameuse inscription qui éclaira autrefois Socrate, et qu'une main inconnue avait gravée sur les murs de Delphes :
Connais-toi toi-même.
(E.S.)
cf. pour un autoconditionnement (ou conditionnement réflexif)
cf. le dommage et l'entrouverture
cf. les grandes raisons (se rencontrent)
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