N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL

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2014-12-14

volon.taire

Parler me fait peur parce qu'en ne disant jamais assez, je dis aussi toujours trop.
(J.D.)(merci à I.K.)

Et puis souvent j'aime bien rien dire.
Je trouve ça plus trouble.
Et j'aime bien ça.
J'aime bien garder la possibilité de ne pas être sûre de ce que je vois.
Laisser des trucs non résolus ou sous silence. Ça me fait assez triper si je puis m'exprimer ainsi.
C'est pas de la fuite.
Je sais pas, ça me préserve un genre de tension bizarre.
Bon dans le pire des cas ça me rend complètement paranoïaque mais bon (et dans ces cas-là je parle)...
(A.B.)

Il est bien ici question de la forme à inventer pour ménager un espace de silence.
(J.S.)

Le silence détient cette force d’attraction qui nous pousse à penser ce qui nous dépasse, nous excède.
(J.S.)

Il faut trouver une parole qui garde le silence.
(J.D.)(merci à I.K.)

... dans une zone de recouvrement, de chevauchement tensionnel, de transition et de transaction, un espace de dialogue et de transfert entre le dedans et le dehors, appelé par Winnicott « aire intermédiaire d’expérience ». C’est sur ce terrain de jeu propice à la tension, que s’exerce une force de dissolution créatrice.
(J.S.)

L’arrêt fait donc apparaître le silence, en tant que garantie d’émergence de « l’extraordinaire ».
(J.S.)


> CHAPITRE : notalk/taisage

2014-09-23

sous-traitement

... il faut comprendre (... peut-être parce que j'ai au moins 10 ans de plus de casse-tête dans les pattes ?) que j'aborde ou saisis maintenant les choses par le fond. Disons dans les grandes lignes, de fond, qui tirent « toutes » les ficelles. Et où tout est archimélange. Non pas seulement « porosité », comme tu dis volontiers, mais archimélange. À force de creuser, et pourvu qu'on ait assez de génie philosophique ou de connerie (de suffisance) peut-être, on finit par accéder aux quelques grandes lignes sous les petites tous azimuts du grand casse-tête. Les grandes lignes qui commandent les petites qu'on peut dès lors traiter par le peu de considération qu'elles méritent dans le débat, puisqu'elles ne sont disons que l'écorce des vagues dont on croit saisir « l'âme », de fond. Ce passage ou traitement par le dessous te semble peut-être, à toi, comme à d'autres en tout cas, un passage ou traitement par le dessus, d'inconsidération ou de désinvolture, alors que... et...
... et justement...
Bref, ici maintenant otto, avec ses moyens détournés, indirects, décalés, suggestifs, pour dire la suite :
(o.K.)

Une façon dont mon livre laisse la philosophie de l'art là où elle était consiste à dépasser certains problèmes dont la philosophie traditionnelle de l'art pensait qu'ils étaient les plus importants, tels que la nature et les critères de la beauté.
(Nelson Goodman)

[Les positions de Nelson Goodman] s'expriment aussi dans un certain nombre de silences ou d'indifférences qu'il n'a apparemment jamais désiré rompre, probablement pas sans raisons. Cette attitude d'apparence négative, cette réserve, incompréhensible pour certains n'est pas secondaire ; on pourra tenter d'en faire une question de tempérament, inévitablement contingente, une manifestation de scepticisme, voire de désinvolture. Les questions que Goodman a laissées de côté (en particulier les questions d'évaluation et les questions proprement métaphysiques), il ne les a toutefois pas réservées à d'autres, pour parer au plus pressé, par manque de goût ou pour quelque autre raison. Ses réticences expriment davantage des adieux sans regrets, n'exigeant en tant que tel aucun commentaire, ou une façon de se situer ailleurs, à égale distance des thèses ou des questions qui nous tiennent ordinairement captifs.

(J.-P.C. & R.P.)

2010-02-02

écran total

... au-delà d’un devenir-minoritaire, il y a l’entreprise finale de devenir-imperceptible. Oh non, un écrivain ne peut pas souhaiter être « connu », reconnu. L’imperceptible, caractère commun de la plus grande vitesse et de la plus grande lenteur. (...) Nous sommes toujours épinglés sur le mur des significations dominantes, nous sommes toujours enfoncés dans le trou de notre subjectivité, le trou noir de notre Moi qui nous est cher plus que tout. Mur où s’inscrivent toutes les déterminations objectives qui nous fixent, nous quadrillent, nous identifient et nous font reconnaître ; trou où nous nous logeons, avec notre conscience, nos sentiments, nos passions, nos petits secrets trop connus, notre envie de les faire connaître. (…) La manie du sale petit secret.(...) On invente toujours de nouvelles races de prêtes pour le sale petit secret, qui n'a d'autre objet que de se faire reconnaître, nous mettre dans un trou bien noir, nous faire rebondir sur le mur bien blanc. (...)
(G.D.)

(I.H.)(T.A.)(O.k.) :: 5'57''::

Là nous n’avons plus de secret, nous n’avons plus rien à cacher. C’est nous qui sommes devenus un secret, c’est nous qui sommes cachés, bien que tout ce que nous faisons, nous le faisons au grand jour et dans la lumière crue. C’est le contraire du romantisme du « maudit ». Nous nous sommes peints aux couleurs du monde. (…) Le grand secret, c’est quand on n’a plus rien à cacher, et que personne alors ne peut vous saisir. Secret partout, rien à dire. (...) « Moi, voilà comme je suis », c'est fini tout ça.
(G.D.)

cf. le devenir ligne

2007-09-19

bavardage philosophe

Le philosophe parle, mais c'est une faiblesse en lui, et une faiblesse inexplicable ; il devrait se taire, coïncider en silence, et rejoindre dans l'être une philosophie qui y est déjà faite. Tout se passe au contraire comme s'il voulait mettre en mots un certain silence en lui qu'il écoute. Son oeuvre entière [orale ou écrite] est cet effort absurde.
(M. M.-P.)

cf. mail de motivation
cf. carré noir sur carré blanc sur fond blanc