N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL
> page d'accueil
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL
> page d'accueil
Affichage des articles dont le libellé est autocontribution. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est autocontribution. Afficher tous les articles
2011-12-23
2010-07-12
à bon amateur
Pour aimer un tableau, il faut être un peintre en puissance, sinon on ne peut pas l'aimer ; et en réalité, pour aimer un film il faut être cinéaste en puissance ; il faut se dire : mais moi j'aurais fait comme ci, j'aurais fait comme ça ; il faut soi-même faire des films, peut-être seulement dans son imagination, mais il faut les faire, sinon, on n'est pas digne d'aller au cinéma.
(J.R.)
cf. l'amatueur, ou l'artiste contre-bourgeois
cf. pour une révolution amateuriste
(J.R.)
cf. l'amatueur, ou l'artiste contre-bourgeois
cf. pour une révolution amateuriste
2009-09-26
notre destin, tranquille
Le destin est dans le pré-. (O.k.)
(H.L.) :: 1'57''::
cf. miss civilisation
cf. aide à la relativisation générale
cf. pour une révolution amateuriste
(H.L.) :: 1'57''::
cf. miss civilisation
cf. aide à la relativisation générale
cf. pour une révolution amateuriste
2009-07-03
pour une révolution amateuriste
« Anonyme », oui, et si [cet amateur] en reste à ce niveau-là il y a fort à parier qu'il le restera. Mais c'est déjà bien qu'il puisse s'exprimer, s'y coller, y croire, pratiquer. Moi je demande que ça pour tout le monde, pour l'épanouissement et la reconnaissance de « tous ». D'où s'ensuivra d'ailleurs naturellement la reconnaissance des meilleurs d'entre eux – sans disqualifier les autres –, reconnaissance endogène, par conséquent, démocratique, en vertu de la sensibilité plus avertie, l'évaluation plus éclairée que donne à chaque amateur la pratique de la chose, en l'occurrence d'un art. On s'éloignerait ainsi du mode actuel de reconnaissance, dictée avant tout par la critique, imposée sinon fabriquée de toute pièce par les médias, c'est-à-dire des intérêts extérieurs, commerciaux, et aujourd'hui dévastateurs, bref par le pouvoir, autoritaire, et non l'autorité « naturelle »...
Je prends souvent l'exemple (malheureusement ambivalent) de football. Il semble a priori très improbable de pouvoir imposer au public, aussi impunément que dans d'autres domaines plus réservés, en manque de « praticiens », la valeur d'un joueur, dans la mesure où ce public est composé d'une majorité d'initiés, touchant du ballon par-ci par-là, se confrontant à la technique, et jouissant de ce fait d'une sensibilité de terrain, d'une connaissance éclairée par la pratique, donc à la base d'un jugement nettement plus autonome.
(Vite dit, mal dit, mais pointé.)
(o.K.)
Selon [pekka himanen] les hackers parviennent à s’affranchir du recours à l’autorité hiérarchique pour coordonner leurs activités, en lui substituant comme modalité principale la coopération directe.
Ce mécanisme fait non seulement que « le statut d’autorité est ouvert à quiconque » mais également qu’il soit « uniquement fondé sur les résultats . [Ainsi], personne ne peut occuper une fonction dans laquelle son travail ne pourra être passé en revue par les pairs, au même titre que les créations de n’importe quel autre individu ». Les personnes à qui sont délégués, de façon temporaire et révocable, des éléments d’autorité sont celles qui bénéficient de la plus grande estime de leurs pairs. Ce sont notamment ceux dont les contributions au travail collectif sont appréciées par la majorité comme des plus pertinentes. Linus et Stallman incarnent parfaitement ces rôles.
Mais [himanen] ne mentionne pas dans son livre une autre condition institutionnelle, fondamentale, qui autorise de s’affranchir de la contrainte de l’autorité hiérarchique traditionnelle dans les projets de hackers : l’absence de dépendance salariale.
(-)
cf. l'amatueur, ou l'artiste contre-bourgeois
cf. contribution à (de) la nouvelle intelligence collective
cf. l'éthique hacker
cf. notre destin, tranquille
Je prends souvent l'exemple (malheureusement ambivalent) de football. Il semble a priori très improbable de pouvoir imposer au public, aussi impunément que dans d'autres domaines plus réservés, en manque de « praticiens », la valeur d'un joueur, dans la mesure où ce public est composé d'une majorité d'initiés, touchant du ballon par-ci par-là, se confrontant à la technique, et jouissant de ce fait d'une sensibilité de terrain, d'une connaissance éclairée par la pratique, donc à la base d'un jugement nettement plus autonome.
(Vite dit, mal dit, mais pointé.)
(o.K.)
Selon [pekka himanen] les hackers parviennent à s’affranchir du recours à l’autorité hiérarchique pour coordonner leurs activités, en lui substituant comme modalité principale la coopération directe.
Ce mécanisme fait non seulement que « le statut d’autorité est ouvert à quiconque » mais également qu’il soit « uniquement fondé sur les résultats . [Ainsi], personne ne peut occuper une fonction dans laquelle son travail ne pourra être passé en revue par les pairs, au même titre que les créations de n’importe quel autre individu ». Les personnes à qui sont délégués, de façon temporaire et révocable, des éléments d’autorité sont celles qui bénéficient de la plus grande estime de leurs pairs. Ce sont notamment ceux dont les contributions au travail collectif sont appréciées par la majorité comme des plus pertinentes. Linus et Stallman incarnent parfaitement ces rôles.
Mais [himanen] ne mentionne pas dans son livre une autre condition institutionnelle, fondamentale, qui autorise de s’affranchir de la contrainte de l’autorité hiérarchique traditionnelle dans les projets de hackers : l’absence de dépendance salariale.
(-)
cf. l'amatueur, ou l'artiste contre-bourgeois
cf. contribution à (de) la nouvelle intelligence collective
cf. l'éthique hacker
cf. notre destin, tranquille
2009-06-30
contribution à (de) la nouvelle intelligence collective
Il faut élever le niveau d'intelligence collective [et contributive].
(B.S.)(o.K.) :: 2'55''::
cf. ottomanifeste (première partie)
cf. le sort (-ilège) de la vraie subversion aujourd'hui
cf. l'éthique hacker
(B.S.)(o.K.) :: 2'55''::
cf. ottomanifeste (première partie)
cf. le sort (-ilège) de la vraie subversion aujourd'hui
cf. l'éthique hacker
2009-06-16
j'marcuse !
Le principe de rendement est le principe de réalité d'une société capitaliste fondée sur la résignation, la falsification des instincts et la répression des potentialités humaines. L'espoir d'une libération se trouve dans la transformation de la sexualité (...) et l'abolition du travail aliéné.
(...) La tolérance envers des idées qui servent le système de domination et d'oppression est une dénaturation du concept de tolérance : Marcuse oppose la vraie tolérance qui est nécessairement émancipatrice à une perversion opportuniste de l'idée de tolérance qu'il qualifie de "tolérance répressive". (...) Pour Marcuse, " Une des réalisations de la civilisation industrielle avancée est la régression non-terroriste et démocratique de la liberté - la non-liberté efficace, lisse, raisonnable qui semble plonger ses racines dans le progrès technique même."
Contrairement à Freud qui voyait dans le principe de réalité la nécessité de la sublimation répressive des désirs, Marcuse - suite à la lecture du jeune Marx - [critique le] principe de réalité répressif qui n'est autre que le principe de réalité de la société en place.
[Or] la répression du désir inhérente à toute culture (par le principe de réalité soumis aux exigences sociales : cf. Freud, Malaise dans la civilisation) est allée au-delà du nécessaire pour répondre à de faux besoins (principe de rendement, faux rêves de la publicité,...)
[Marcuse] préconise l'éclosion des désirs, la transformation de la sexualité(...), l'abolition du travail aliéné et l'avènement d'une science et d'une technique nouvelles qui seront au service de l'homme.(...)
(W.)
La machine est une esclave qui sert à faire d’autres esclaves...
(H.M.)
On peut parler d'une triple alliance, politique, économique et cybernétique, susceptible d’« auto-organiser » les potentialités (...) humaines...
(G.C.)
Combien il est doux d’obéir, lorsque nous pouvons réaliser le bonheur, d’être convenablement déchargés, par de sages et dignes guides, de la pesante responsabilité d’une direction générale de notre conduite.
(H.M.)
cf. l'éthique hacker
(...) La tolérance envers des idées qui servent le système de domination et d'oppression est une dénaturation du concept de tolérance : Marcuse oppose la vraie tolérance qui est nécessairement émancipatrice à une perversion opportuniste de l'idée de tolérance qu'il qualifie de "tolérance répressive". (...) Pour Marcuse, " Une des réalisations de la civilisation industrielle avancée est la régression non-terroriste et démocratique de la liberté - la non-liberté efficace, lisse, raisonnable qui semble plonger ses racines dans le progrès technique même."
Contrairement à Freud qui voyait dans le principe de réalité la nécessité de la sublimation répressive des désirs, Marcuse - suite à la lecture du jeune Marx - [critique le] principe de réalité répressif qui n'est autre que le principe de réalité de la société en place.
[Or] la répression du désir inhérente à toute culture (par le principe de réalité soumis aux exigences sociales : cf. Freud, Malaise dans la civilisation) est allée au-delà du nécessaire pour répondre à de faux besoins (principe de rendement, faux rêves de la publicité,...)
[Marcuse] préconise l'éclosion des désirs, la transformation de la sexualité(...), l'abolition du travail aliéné et l'avènement d'une science et d'une technique nouvelles qui seront au service de l'homme.(...)
(W.)
La machine est une esclave qui sert à faire d’autres esclaves...
(H.M.)
On peut parler d'une triple alliance, politique, économique et cybernétique, susceptible d’« auto-organiser » les potentialités (...) humaines...
(G.C.)
Combien il est doux d’obéir, lorsque nous pouvons réaliser le bonheur, d’être convenablement déchargés, par de sages et dignes guides, de la pesante responsabilité d’une direction générale de notre conduite.
(H.M.)
cf. l'éthique hacker
2009-06-14
l'éthique hacker
Un rapport alternatif au travail, à l’argent, au temps... qui caractérise une éthique que Pekka Himanen, jeune philosophe finlandais, oppose à l’éthique protestante analysée par Max Weber, en la nommant l'éthique hacker. Celle-ci recouvre une relation passionnée au travail dont les motivations principales sont le plaisir, le jeu et la passion. À cela s’ajoutent un statut de non-dépendance salariale et l’adhésion à des comportements de coopération.
Pekka Himanen (...) estime que les hackers sont les prototypes parfaits des citoyens de l’ère de l’information, censée succéder à l’âge industriel. Entretien avec un « philosophe-hacker ».
J’ai étudié les discours [hackers], (...) les mêmes mots reviennent toujours : la passion, le jeu, le plaisir, l’échange et le partage. Cette attitude des hackers s’oppose (...) à l’éthique protestante, telle qu’elle est définie par Max Weber, et qui domine le monde d’aujourd’hui : celle du travail comme devoir, comme valeur en soi. Où vous devez juste effectuer votre travail, peu importe en quoi il consiste. Où la souffrance est même assez noble. Cette attitude caractérise l’ère industrielle. Dans l’éthique hacker, vous faites quelque chose que vous trouvez intéressant et gratifiant en soi, grâce auquel vous pouvez vous réaliser et créer quelque chose qui a une valeur sociale.
(...) On peut avoir la même attitude dans d’autres domaines que l’informatique. Vous pouvez être un [philosophe]-hacker, un [cinéaste]-hacker... Il suffit de ne pas faire quelque chose seulement de façon routinière, mais d’y ajouter quelque chose de personnel. Pour de l’argent ou pas. C’est intimement lié à la création d’information et de connaissance, mais vous pouvez aussi être un artisan-hacker, avoir une relation passionnée et personnelle au travail du bois. Cela concerne toute personne qui crée du sens, des symboles ou de l’identité.
(...) L’éthique hacker n’est pas nouvelle. On la retrouve dans la communauté scientifique ou chez les artistes. Mais ce qui rend l’attitude des hackers significative, c’est que les créateurs d’information sont aujourd’hui au cœur du développement de nos sociétés, et non plus aux marges, comme l’étaient les artistes.
[Ces personnes travaillent alors même qu’elles n’y sont pas obligées pour subsister, et leur travail est d’une nature différente de celui hérité de l’éthique protestante. Pour le hacker, la distinction pertinente n’est pas tant le travail ou le loisir, mais plutôt l’intérêt que l’on porte ou pas à l’une ou l’autre de ces activités, ainsi que la créativité que l’on met ou pas en œuvre, la passion qui le porte. Cette éthique du travail contient également un rapport différent au temps, à son découpage et à son optimisation.]
(...) Max Weber incluait dans l’éthique protestante l’idée d’une vie structurée par la régularité. L’ère industrielle a généré l’idée d’un temps de travail régulier. Les gens ont perdu le contrôle de leur temps. Au contraire, les hackers suivent le rythme de leur créativité : parfois, ils travaillent très tard dans la nuit, puis ils prennent une journée, ou s’arrêtent et vont boire une bière. On pourrait les croire feignants ou pas sérieux. Il n’en est rien : la relation au temps est plus flexible dans l’éthique hacker que dans l’éthique protestante : différentes séquences de vie comme le travail, la famille, les amis, les hobbies, etc. sont mélangées avec une certaine souplesse de telle sorte que le travail n’occupe jamais le centre. Et cette relation flexible au temps est couplée à un usage intensif des technologies de l’information (mail, web, téléphones portables...), car en principe celles-ci peuvent vous affranchir d’un temps trop contraint.
[Néanmoins, ces technologies ne permettent pas en soi de reprendre le contrôle de son temps], les technologies ne produisent rien en tant que telles, [et] si l’éthique protestante continue à nous animer, les technologies de l’information serviront encore plus à optimiser le temps. (...) [De nos jours] les outils de communication accompagnent [notre] culture de l’urgence. (...) les premiers utilisateurs de mobiles ont été les pompiers, les policiers, les médecins. Cette culture de l’urgence nous a tous contaminés. Jusqu’à la sphère des loisirs, qui adopte de plus en plus une structure d’organisation similaire à celle du travail : agenda en main, cela consiste à tenter de traiter toutes les tâches et les rendez-vous de la soirée. Mais les hackers sont un exemple montrant que ces technologies peuvent vraiment tenir leurs promesses.
[La culture des hackers est aussi celle de l’ouverture, du partage...] Parce qu’ils ont une activité qui produit du sens, ils recherchent une reconnaissance de leurs pairs, qui passe par le partage du savoir. Il y a aussi des raisons plus pragmatiques : si vous cachez toutes vos idées, personne ne peut rien y ajouter. Si vous les ouvrez à une communauté de gens créatifs, vous obtenez des critiques, et de nouvelles idées pour améliorer l’ensemble.
(...) L’éthique hacker est clairement un moyen très efficace de créer. Elle a aussi généré [de tout temps] la plupart des découvertes scientifiques, et des œuvres d’art. C’est lié à la psychologie de la créativité. Si vous travaillez sur quelque chose de créatif, vous devez suivre le rythme de votre créativité et ouvrir vos idées à une communauté critique. La science médiévale, très autoritaire et fermée, n’a connu que de très rares avancées.
[Le mobile de l’activité du hacker n’est pas l’argent. Un des fondements même du mouvement du logiciel libre, initié par les hackers, consiste précisément à rendre impossible l’appropriabilité privée de la production logicielle et donc la perspective d’en tirer profit. Là encore, on trouve comme mobiles qui président à l’engagement dans le travail coopératif volontaire la passion, la créativité, et la socialisation.]
cf. l'amatueur, ou l'artiste contre-bourgeois
cf. dés'organiser
cf. j'marcuse
cf. le manifeste des chômeurs heureux (nouveau lien : ICI)
cf. pour une révolution amateuriste
Pekka Himanen (...) estime que les hackers sont les prototypes parfaits des citoyens de l’ère de l’information, censée succéder à l’âge industriel. Entretien avec un « philosophe-hacker ».
J’ai étudié les discours [hackers], (...) les mêmes mots reviennent toujours : la passion, le jeu, le plaisir, l’échange et le partage. Cette attitude des hackers s’oppose (...) à l’éthique protestante, telle qu’elle est définie par Max Weber, et qui domine le monde d’aujourd’hui : celle du travail comme devoir, comme valeur en soi. Où vous devez juste effectuer votre travail, peu importe en quoi il consiste. Où la souffrance est même assez noble. Cette attitude caractérise l’ère industrielle. Dans l’éthique hacker, vous faites quelque chose que vous trouvez intéressant et gratifiant en soi, grâce auquel vous pouvez vous réaliser et créer quelque chose qui a une valeur sociale.
(...) On peut avoir la même attitude dans d’autres domaines que l’informatique. Vous pouvez être un [philosophe]-hacker, un [cinéaste]-hacker... Il suffit de ne pas faire quelque chose seulement de façon routinière, mais d’y ajouter quelque chose de personnel. Pour de l’argent ou pas. C’est intimement lié à la création d’information et de connaissance, mais vous pouvez aussi être un artisan-hacker, avoir une relation passionnée et personnelle au travail du bois. Cela concerne toute personne qui crée du sens, des symboles ou de l’identité.
(...) L’éthique hacker n’est pas nouvelle. On la retrouve dans la communauté scientifique ou chez les artistes. Mais ce qui rend l’attitude des hackers significative, c’est que les créateurs d’information sont aujourd’hui au cœur du développement de nos sociétés, et non plus aux marges, comme l’étaient les artistes.
[Ces personnes travaillent alors même qu’elles n’y sont pas obligées pour subsister, et leur travail est d’une nature différente de celui hérité de l’éthique protestante. Pour le hacker, la distinction pertinente n’est pas tant le travail ou le loisir, mais plutôt l’intérêt que l’on porte ou pas à l’une ou l’autre de ces activités, ainsi que la créativité que l’on met ou pas en œuvre, la passion qui le porte. Cette éthique du travail contient également un rapport différent au temps, à son découpage et à son optimisation.]
(...) Max Weber incluait dans l’éthique protestante l’idée d’une vie structurée par la régularité. L’ère industrielle a généré l’idée d’un temps de travail régulier. Les gens ont perdu le contrôle de leur temps. Au contraire, les hackers suivent le rythme de leur créativité : parfois, ils travaillent très tard dans la nuit, puis ils prennent une journée, ou s’arrêtent et vont boire une bière. On pourrait les croire feignants ou pas sérieux. Il n’en est rien : la relation au temps est plus flexible dans l’éthique hacker que dans l’éthique protestante : différentes séquences de vie comme le travail, la famille, les amis, les hobbies, etc. sont mélangées avec une certaine souplesse de telle sorte que le travail n’occupe jamais le centre. Et cette relation flexible au temps est couplée à un usage intensif des technologies de l’information (mail, web, téléphones portables...), car en principe celles-ci peuvent vous affranchir d’un temps trop contraint.
[Néanmoins, ces technologies ne permettent pas en soi de reprendre le contrôle de son temps], les technologies ne produisent rien en tant que telles, [et] si l’éthique protestante continue à nous animer, les technologies de l’information serviront encore plus à optimiser le temps. (...) [De nos jours] les outils de communication accompagnent [notre] culture de l’urgence. (...) les premiers utilisateurs de mobiles ont été les pompiers, les policiers, les médecins. Cette culture de l’urgence nous a tous contaminés. Jusqu’à la sphère des loisirs, qui adopte de plus en plus une structure d’organisation similaire à celle du travail : agenda en main, cela consiste à tenter de traiter toutes les tâches et les rendez-vous de la soirée. Mais les hackers sont un exemple montrant que ces technologies peuvent vraiment tenir leurs promesses.
[La culture des hackers est aussi celle de l’ouverture, du partage...] Parce qu’ils ont une activité qui produit du sens, ils recherchent une reconnaissance de leurs pairs, qui passe par le partage du savoir. Il y a aussi des raisons plus pragmatiques : si vous cachez toutes vos idées, personne ne peut rien y ajouter. Si vous les ouvrez à une communauté de gens créatifs, vous obtenez des critiques, et de nouvelles idées pour améliorer l’ensemble.
(...) L’éthique hacker est clairement un moyen très efficace de créer. Elle a aussi généré [de tout temps] la plupart des découvertes scientifiques, et des œuvres d’art. C’est lié à la psychologie de la créativité. Si vous travaillez sur quelque chose de créatif, vous devez suivre le rythme de votre créativité et ouvrir vos idées à une communauté critique. La science médiévale, très autoritaire et fermée, n’a connu que de très rares avancées.
[Le mobile de l’activité du hacker n’est pas l’argent. Un des fondements même du mouvement du logiciel libre, initié par les hackers, consiste précisément à rendre impossible l’appropriabilité privée de la production logicielle et donc la perspective d’en tirer profit. Là encore, on trouve comme mobiles qui président à l’engagement dans le travail coopératif volontaire la passion, la créativité, et la socialisation.]
cf. l'amatueur, ou l'artiste contre-bourgeois
cf. dés'organiser
cf. j'marcuse
cf. le manifeste des chômeurs heureux (nouveau lien : ICI)
cf. pour une révolution amateuriste
2009-05-02
postmédiation
Guattari place le téléspectateur dans le rôle d'un agent actif qui prend donc congé de son rôle de victime des mass média manipulateurs. Il est aujourd'hui un producteur.
Selon Guattari, nous entrons dans une ère postmédia qui se caractérise par une réappropriation individuelle collective et d'un usage interactif des machines d'informations, de communication, d'intelligence, d'art et de culture.
Selon Guattari, la miniaturisation des équipements et des réseaux peut nous amener notamment à une resingularisation du rapport entre la subjectivité et les médias et un développement d’une certaine processualité médiatique.
« Les mythes de référence » cristallisés dans les médias sont complètement conjoncturés et donc remplaçables. Ils sont en interactions constantes avec les mutations de la subjectivité des populations.
(-)
cf. braconnÂge
cf. de nouvellXs voiEs
cf. félix ottoguattari
cf. postmédia(teurs) mais déjà là
Selon Guattari, nous entrons dans une ère postmédia qui se caractérise par une réappropriation individuelle collective et d'un usage interactif des machines d'informations, de communication, d'intelligence, d'art et de culture.
Selon Guattari, la miniaturisation des équipements et des réseaux peut nous amener notamment à une resingularisation du rapport entre la subjectivité et les médias et un développement d’une certaine processualité médiatique.
« Les mythes de référence » cristallisés dans les médias sont complètement conjoncturés et donc remplaçables. Ils sont en interactions constantes avec les mutations de la subjectivité des populations.
(-)
cf. braconnÂge
cf. de nouvellXs voiEs
cf. félix ottoguattari
cf. postmédia(teurs) mais déjà là
2009-04-23
braconnÂge
Pour De Certeau, les usagers (les consommateurs) des mass media ont un espace d'autonomie : leurs pratiques d'usages.
Les consommateurs/usagers sélectionnent des éléments d'un texte ou d'un discours médiatique, les interprètent à leur manière et les mettent en relation avec d'autres éléments extérieurs.
Le quotidien est parsemé de failles, d'inventivité. Il n'y a pas de conformité dans les comportements des récepteurs.
Les usagers utilisent des stratégies et des tactiques et s'approprient d'une manière invisible la technologie. C'est ce que De Certeau appelle le braconnage.
( - )
De Certeau assimile les producteurs de sens à des propriétaires terriens qui imposent le sens des biens culturels aux consommateurs, grâce à la règlementation des usages et accès. Il compare alors les consommateurs/usagers à des "braconniers" sur ces terres, au travers des mailles du réseau imposé, mais recomposant leur quotidien par leur marche propre. De même la lecture répond à l'acte d'évidement, de mort de l'auteur, par une sélection active du fait du lecteur.
Les propriétaires élaborent des stratégies, des actions de contrôle de l'espace pour piéger les dominés qui, eux, mènent des actes de résistance consistant en des micro-libertés face au pouvoir, à une réappropriation de ce réseau imposé au consommateur, par l'intermédiaire de "ruses" ou "procédures". M. de Certeau élabore ainsi, en parallèle à la théorisation du système panoptique de M. Foucault, surveillance et contrôle par "le haut" de la société, une théorie des tactiques de résistance au champ de l'autre, subversion mais de l'intérieur et de la base même du système. Si ceux qui écrivent semblent imposer leur pouvoir à ceux qui disent et font, de Certeau montre bien que les publics ne sont pas si dominés et restent actifs devant la réception des messages qu'on leur envoie, avec des paroxysmes critiques quand le "dire" s'écarte trop du "faire".
(W.)
cf. postmédiation
Les consommateurs/usagers sélectionnent des éléments d'un texte ou d'un discours médiatique, les interprètent à leur manière et les mettent en relation avec d'autres éléments extérieurs.
Le quotidien est parsemé de failles, d'inventivité. Il n'y a pas de conformité dans les comportements des récepteurs.
Les usagers utilisent des stratégies et des tactiques et s'approprient d'une manière invisible la technologie. C'est ce que De Certeau appelle le braconnage.
( - )
De Certeau assimile les producteurs de sens à des propriétaires terriens qui imposent le sens des biens culturels aux consommateurs, grâce à la règlementation des usages et accès. Il compare alors les consommateurs/usagers à des "braconniers" sur ces terres, au travers des mailles du réseau imposé, mais recomposant leur quotidien par leur marche propre. De même la lecture répond à l'acte d'évidement, de mort de l'auteur, par une sélection active du fait du lecteur.
Les propriétaires élaborent des stratégies, des actions de contrôle de l'espace pour piéger les dominés qui, eux, mènent des actes de résistance consistant en des micro-libertés face au pouvoir, à une réappropriation de ce réseau imposé au consommateur, par l'intermédiaire de "ruses" ou "procédures". M. de Certeau élabore ainsi, en parallèle à la théorisation du système panoptique de M. Foucault, surveillance et contrôle par "le haut" de la société, une théorie des tactiques de résistance au champ de l'autre, subversion mais de l'intérieur et de la base même du système. Si ceux qui écrivent semblent imposer leur pouvoir à ceux qui disent et font, de Certeau montre bien que les publics ne sont pas si dominés et restent actifs devant la réception des messages qu'on leur envoie, avec des paroxysmes critiques quand le "dire" s'écarte trop du "faire".
(W.)
cf. postmédiation
2009-03-08
l'amatueur, ou l'artiste contre-bourgeois
. Ce qui sauve du risque de récupération (...) c’est justement d’accentuer le plaisir de la production, c’est de se faire soi-même un producteur, c’est-à-dire un amateur. La grande figure d’une civilisation qui se libérerait serait celle de l’amateur. L’amateur actuellement n’a pas de statut, il n’est pas viable ; mais on peut imaginer une société où les sujets qui en auraient envie pourraient produire. Ce serait beau.
. (...) je peux imaginer une société à venir, totalement désaliénée, qui, sur le plan de l’écriture, ne connaîtrait plus que des activités d’amateur. (...) Les gens écriraient (...) pour le plaisir, profiteraient de la jouissance de l’écriture...
. Le profit énorme de la situation d’amateur, c’est qu’elle ne comporte pas d’imaginaire, de narcissisme. Quand on a fait un dessin ou un coloriage en tant qu’amateur, on ne se préoccupe pas de l’imago, de l’image qu’on va donner de soi en faisant ce dessin ou cette peinture. C’est donc une libération, je dirai presque une libération de civilisation. À inclure dans une utopie à la Fourier. Une civilisation où les êtres agiraient sans préoccupation de l’image qu’ils vont déclencher chez les autres.
. [L'amateur] est — il sera peut-être — l’artiste contre-bourgeois.
(R.B.)
cf. chant libre
cf. pour une révolution amateuriste
cf. l'éthique hacker
cf. maudit ? mais pas trop.
. (...) je peux imaginer une société à venir, totalement désaliénée, qui, sur le plan de l’écriture, ne connaîtrait plus que des activités d’amateur. (...) Les gens écriraient (...) pour le plaisir, profiteraient de la jouissance de l’écriture...
. Le profit énorme de la situation d’amateur, c’est qu’elle ne comporte pas d’imaginaire, de narcissisme. Quand on a fait un dessin ou un coloriage en tant qu’amateur, on ne se préoccupe pas de l’imago, de l’image qu’on va donner de soi en faisant ce dessin ou cette peinture. C’est donc une libération, je dirai presque une libération de civilisation. À inclure dans une utopie à la Fourier. Une civilisation où les êtres agiraient sans préoccupation de l’image qu’ils vont déclencher chez les autres.
. [L'amateur] est — il sera peut-être — l’artiste contre-bourgeois.
(R.B.)
cf. chant libre
cf. pour une révolution amateuriste
cf. l'éthique hacker
cf. maudit ? mais pas trop.
Inscription à :
Commentaires (Atom)
