N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL
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Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
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2016-11-08
2016-10-25
ô Farao
À Bertrand Noël,
Farao, de l'acoustique solo à l'orchestration (néo-méga-rythmique)...
Farao, de l'acoustique solo à l'orchestration (néo-méga-rythmique)...
... à la scène (néo-instrumentiste + méga-rythmique)...
De, wouaw, Till it's all forgotten, l'album entier (néo-méga-rythmique), assez merveillé :
Donc, rencontre (avec Kari Jahnsen, alias Farao) :
2016-10-04
2016-10-03
BD-pure
« (…) Ses personnages sont économes en mots. Une parcimonie qui va
au-delà de la pudeur ou de la timidité pour témoigner de la profondeur
de leur état de choc. Les mots ne suffisent plus. Le dessin prendra le
relais.
(…)
Plein d’assurance, son trait embrasse le blanc de la page et couronne un long travail d’épure. Chiisakobé n’est composé qu’à partir de lignes à haute tension.
Sortant (par mail) de son habituelle réserve, Minetarō Mochizuki nous explique ce changement : «J’aimerais que Chiisakobé soit un tournant dans ma carrière. Quand vous travaillez pendant longtemps, l’idée que les gens se font de vous finit par se fixer et je voulais la faire évoluer. En termes graphiques, j’ai commencé à faire des dessins plus épurés. Si l’on regarde le trait de près, on voit apparaître des lignes inutiles. En sélectionnant, en choisissant d’éliminer certaines choses, je me suis aperçu que le rendu était plus clair et qu’on pouvait dessiner des choses puissantes même sans utiliser de "kôkasen"», ces lignes d’effet souvent employées dans le manga pour figurer les émotions ou le mouvement.
(…)
Derrière les visages quasi impassibles, la position des bras, des mains (doigts recroquevillés, poings serrés, paume ouverte ou posée avec délicatesse) ouvre un panorama sur l’état psychologique des personnages.
(…)
«Je m’étais fixé une règle, dit l’auteur, je voulais, pour que les personnages semblent réellement vivre et pour transmettre aux mieux les émotions, m’attacher à rendre les moindres détails : les manières et les gestes triviaux du quotidien, les plis des vêtements, pourquoi le bentô est préparé avec tant de soin, quel était l’état d’esprit de celle qui l’a préparé, la représentation des travaux ménagers, quels sous-vêtements portent les personnages, comment ils portent leurs vêtements, quel genre de vie ils mènent… J’ai tenu à soigner la représentation de tous ces détails, qui n’ont pas de lien direct avec l’action mais qui permettent d’imaginer le style de vie ou les sentiments des personnages. C’est pourquoi de nombreuses cases ne montrent que ces détails.»
(…)
Mochizuki célèbre un manga contemplatif. «Dans ce manga où le récit chemine tranquillement et où il ne se passe rien d’extravagant, j’ai beaucoup réfléchi au déroulé, à l’enchaînement des cases et des doubles pages pleines pour que le lecteur prenne davantage plaisir à lire – et moi à dessiner –, et pour qu’il reprenne parfois son souffle avant de passer à la scène suivante.»
(…)
… l’auteur y cultive un humour étrange et poétique, qui joue sur les décalages. (...) »
(M.C.)
(…)
Plein d’assurance, son trait embrasse le blanc de la page et couronne un long travail d’épure. Chiisakobé n’est composé qu’à partir de lignes à haute tension.
Sortant (par mail) de son habituelle réserve, Minetarō Mochizuki nous explique ce changement : «J’aimerais que Chiisakobé soit un tournant dans ma carrière. Quand vous travaillez pendant longtemps, l’idée que les gens se font de vous finit par se fixer et je voulais la faire évoluer. En termes graphiques, j’ai commencé à faire des dessins plus épurés. Si l’on regarde le trait de près, on voit apparaître des lignes inutiles. En sélectionnant, en choisissant d’éliminer certaines choses, je me suis aperçu que le rendu était plus clair et qu’on pouvait dessiner des choses puissantes même sans utiliser de "kôkasen"», ces lignes d’effet souvent employées dans le manga pour figurer les émotions ou le mouvement.
(…)
Derrière les visages quasi impassibles, la position des bras, des mains (doigts recroquevillés, poings serrés, paume ouverte ou posée avec délicatesse) ouvre un panorama sur l’état psychologique des personnages.
(…)
«Je m’étais fixé une règle, dit l’auteur, je voulais, pour que les personnages semblent réellement vivre et pour transmettre aux mieux les émotions, m’attacher à rendre les moindres détails : les manières et les gestes triviaux du quotidien, les plis des vêtements, pourquoi le bentô est préparé avec tant de soin, quel était l’état d’esprit de celle qui l’a préparé, la représentation des travaux ménagers, quels sous-vêtements portent les personnages, comment ils portent leurs vêtements, quel genre de vie ils mènent… J’ai tenu à soigner la représentation de tous ces détails, qui n’ont pas de lien direct avec l’action mais qui permettent d’imaginer le style de vie ou les sentiments des personnages. C’est pourquoi de nombreuses cases ne montrent que ces détails.»
(…)
Mochizuki célèbre un manga contemplatif. «Dans ce manga où le récit chemine tranquillement et où il ne se passe rien d’extravagant, j’ai beaucoup réfléchi au déroulé, à l’enchaînement des cases et des doubles pages pleines pour que le lecteur prenne davantage plaisir à lire – et moi à dessiner –, et pour qu’il reprenne parfois son souffle avant de passer à la scène suivante.»
(…)
… l’auteur y cultive un humour étrange et poétique, qui joue sur les décalages. (...) »
(M.C.)
2016-07-23
un nemours charmant
... les rues, les places et les maisons de Nemours (...) ont conservé la disposition, l'irrégularité et la gaîté du moyen-âge. Le Loing, qui passe à Nemours, a le sommeil d'un étang et la vie d'une rivière (...)
C'est un groupe de choses modestes et paisibles, vieillies et riantes, dont aucune ne vous émerveille, dont aucune ne vous ennuie. Rien n'y est sublime, tout y est charmant.
(Victor Hugo)
... enfin je vois des rues s'ouvrir juste assez larges pour qu'un chariot y croise une chaise à porteurs, et des maisons ne point cacher tous les nuages. Élevées sagement pour la hauteur humaine, que j'aime tes maisons, ville vraiment hautaine !
(Paul Fort)
... on admire comme un rêve dans le rêve quelque beau paysage qui devient pour le voyageur ce qu'est pour un lecteur le passage remarquable d'un livre, une brillante pensée de la nature.
Telle est la sensation que cause la vue soudaine de Nemours en y venant de la Bourgogne. On la voit de là cerclée par des roches pelées, grises, blanches, noires, de formes bizarres, comme il s'en trouve tant dans la forêt de Fontainebleau, et d'où s'élancent des arbres épars qui se détachent nettement sur le ciel et donnent à cette espèce de muraille écroulée une physionomie agreste. Là se termine la longue colline forestière qui rampe de Nemours à Bouron en côtoyant la route. Au bas de ce cirque informe s'étale une prairie où court le Loing en formant des nappes à cascades. Ce délicieux paysage, que longe la route de Montargis, ressemble à une décoration d'opéra, tant les effets y sont étudiés. (…)
En entrant à Nemours du côté de Paris, on passe sur le canal du Loing, dont les berges forment à la fois de champêtres remparts et de pittoresques promenades à cette jolie petite ville. Depuis 1830, on a malheureusement bâti plusieurs maisons en deçà du pont. (…)
Le Loing traverse onduleusement la ville, bordé de jardins à terrasses et de maisons proprettes dont l'aspect fait croire que le bonheur doit habiter là plutôt qu'ailleurs. (…)
Qui connaît Nemours sait que la nature y est aussi belle que l'art, dont la mission est de la spiritualiser ; là le paysage a des idées et fait penser.
(Honoré de Balzac)
C'est un groupe de choses modestes et paisibles, vieillies et riantes, dont aucune ne vous émerveille, dont aucune ne vous ennuie. Rien n'y est sublime, tout y est charmant.
(Victor Hugo)
... enfin je vois des rues s'ouvrir juste assez larges pour qu'un chariot y croise une chaise à porteurs, et des maisons ne point cacher tous les nuages. Élevées sagement pour la hauteur humaine, que j'aime tes maisons, ville vraiment hautaine !
(Paul Fort)
... on admire comme un rêve dans le rêve quelque beau paysage qui devient pour le voyageur ce qu'est pour un lecteur le passage remarquable d'un livre, une brillante pensée de la nature.
Telle est la sensation que cause la vue soudaine de Nemours en y venant de la Bourgogne. On la voit de là cerclée par des roches pelées, grises, blanches, noires, de formes bizarres, comme il s'en trouve tant dans la forêt de Fontainebleau, et d'où s'élancent des arbres épars qui se détachent nettement sur le ciel et donnent à cette espèce de muraille écroulée une physionomie agreste. Là se termine la longue colline forestière qui rampe de Nemours à Bouron en côtoyant la route. Au bas de ce cirque informe s'étale une prairie où court le Loing en formant des nappes à cascades. Ce délicieux paysage, que longe la route de Montargis, ressemble à une décoration d'opéra, tant les effets y sont étudiés. (…)
En entrant à Nemours du côté de Paris, on passe sur le canal du Loing, dont les berges forment à la fois de champêtres remparts et de pittoresques promenades à cette jolie petite ville. Depuis 1830, on a malheureusement bâti plusieurs maisons en deçà du pont. (…)
Le Loing traverse onduleusement la ville, bordé de jardins à terrasses et de maisons proprettes dont l'aspect fait croire que le bonheur doit habiter là plutôt qu'ailleurs. (…)
Qui connaît Nemours sait que la nature y est aussi belle que l'art, dont la mission est de la spiritualiser ; là le paysage a des idées et fait penser.
(Honoré de Balzac)
2016-06-21
vivre avec... montant
Il [André Bazin] était capable de dire « Le meilleur montage, c'est pas de montage du tout. » [Le réel...] oui, c'est ça... Sans coutures ! Alors qu'(...)Eisenstein (...) disait qu'il fallait non seulement qu'il y ait des coutures, mais qu'on les voie. Que la collure devait produire un choc. Passer d'une image à une autre, non pas par un effet de continuité plus ou moins chimérique ou falsifié, mais par une rupture choquante.
(A.R-.G.)
(A.R-.G.)
2016-05-28
2016-04-21
2016-04-03
juste, assez
Formuler chaque point d'un seul trait. Point.
(O./<.)
Mais n'importe quel texte digne d'être lu laisse de l'espace aux réflexions de son lecteur et ne cherche pas à tout dire du sujet qu'il traite. Certes, la philosophie, en tout cas dans sa version académique, a souvent cette ambition de totalité, sur quelque sujet qu'elle aborde. Mais ce n'est pas la vision que j'en ai ; il me semble qu'une telle visée témoigne avant tout d'un manque de générosité. Il suffit d'en dire juste assez pour aider le lecteur à penser par lui-même d'une façon plus productive ou plus profonde. Le but de la philosophie, tel que je l'entends, est, entre autres, de permettre à autrui de vivre plus pleinement et plus intensément ; et mon but, en écrivant (…), est d'aider chacun à découvrir sa propre façon de répondre plus pleinement à la vie.
(Ch.H.)
Pourquoi font-ils autant de notes alors qu'il suffit de jouer les bonnes.
(M.D.)
(O./<.)
Mais n'importe quel texte digne d'être lu laisse de l'espace aux réflexions de son lecteur et ne cherche pas à tout dire du sujet qu'il traite. Certes, la philosophie, en tout cas dans sa version académique, a souvent cette ambition de totalité, sur quelque sujet qu'elle aborde. Mais ce n'est pas la vision que j'en ai ; il me semble qu'une telle visée témoigne avant tout d'un manque de générosité. Il suffit d'en dire juste assez pour aider le lecteur à penser par lui-même d'une façon plus productive ou plus profonde. Le but de la philosophie, tel que je l'entends, est, entre autres, de permettre à autrui de vivre plus pleinement et plus intensément ; et mon but, en écrivant (…), est d'aider chacun à découvrir sa propre façon de répondre plus pleinement à la vie.
(Ch.H.)
Pourquoi font-ils autant de notes alors qu'il suffit de jouer les bonnes.
(M.D.)
2016-03-27
du philosopoétique
Mon philosophique sera poétique ou ne sera pas.
(O.K.)
Mais ce qui m'excite presque physiquement, c'est ton mélange fantastique d'intellect et d'une irrationalité absolument et frénétiquement logique, cette poésie philosophique, cette philosophie poétique dont nous avons un peu parlé (…) mais dont la portée dépasse de très loin les bornes de notre conversation. Car ce n'est pas qu'il y ait deux sphères côte à côte – la philosophie et la poésie – c'est que leur fusion donne naissance à une troisième chose dont on ne saurait sans doute même pas saisir la valeur.
(…)
Le vrai charlatanisme, ce sont ces écoles à produire des philosophes diplômés, ceux qui ont obtenu leur brevet de pensée philosophique – quelle ignoble et effroyable absurdité que de tester quelqu'un sur la connaissance de x manuels et de lui octroyer le titre de philosophe (…). Cela n'a rien à voir avec la philosophie (…)
Voilà pourquoi ton travail [philosophique] est tel qu'il est, voilà pourquoi il a servi à d'autres fins que purement philosophiques, qu'il peut être un point de départ et une base sur laquelle construire. Je ne crois pas et ne croirai sans doute jamais qu'en philosophie on puisse parvenir où que ce soit à pied sec, en suivant la voie de l'érudition, de l'instruction policée.
(…)
… ta philosophie n'est pas assez rébarbative pour orner les rayonnages des bibliothèques académiques, c'est sa supériorité et non son défaut et c'est surtout son plus grand espoir (...)
tu as (…) éprouvé le besoin de faire ce qui a du sens, même si en fait c'est à un moment donné un sens que tu ignores ou qui ne se révélera qu'au bout d'un certain temps, voire d'un temps certain. Fais confiance à ce don (…)
… cette vision qui te donne des longueurs et des longueurs d'avance. (…) qui est le terreau nourricier de la poésie et de la philosophie mais aussi de ce qui n'a pas encore de nom, ce qui résulte de leur mélange homogène. (…) S'il existe un espoir concret que tu produises un fruit mûr (et tel est bien le cas) alors c'est seulement à condition que ce fruit te comprenne tout entier, avec tes chaussettes, ton horreur des bibliothèques, ta barbe, ta bière, ta fantaisie, ton intellect, ta queue, tout ce qui se rapporte à toi. Rien ne m'enthousiasme tant que l'espoir d'une oeuvre qui naîtra en lien direct avec tout cela, une oeuvre (…) crue, brute et monstrueuse, mais absolue.
(J.C.)
(O.K.)
Mais ce qui m'excite presque physiquement, c'est ton mélange fantastique d'intellect et d'une irrationalité absolument et frénétiquement logique, cette poésie philosophique, cette philosophie poétique dont nous avons un peu parlé (…) mais dont la portée dépasse de très loin les bornes de notre conversation. Car ce n'est pas qu'il y ait deux sphères côte à côte – la philosophie et la poésie – c'est que leur fusion donne naissance à une troisième chose dont on ne saurait sans doute même pas saisir la valeur.
(…)
Le vrai charlatanisme, ce sont ces écoles à produire des philosophes diplômés, ceux qui ont obtenu leur brevet de pensée philosophique – quelle ignoble et effroyable absurdité que de tester quelqu'un sur la connaissance de x manuels et de lui octroyer le titre de philosophe (…). Cela n'a rien à voir avec la philosophie (…)
Voilà pourquoi ton travail [philosophique] est tel qu'il est, voilà pourquoi il a servi à d'autres fins que purement philosophiques, qu'il peut être un point de départ et une base sur laquelle construire. Je ne crois pas et ne croirai sans doute jamais qu'en philosophie on puisse parvenir où que ce soit à pied sec, en suivant la voie de l'érudition, de l'instruction policée.
(…)
… ta philosophie n'est pas assez rébarbative pour orner les rayonnages des bibliothèques académiques, c'est sa supériorité et non son défaut et c'est surtout son plus grand espoir (...)
tu as (…) éprouvé le besoin de faire ce qui a du sens, même si en fait c'est à un moment donné un sens que tu ignores ou qui ne se révélera qu'au bout d'un certain temps, voire d'un temps certain. Fais confiance à ce don (…)
… cette vision qui te donne des longueurs et des longueurs d'avance. (…) qui est le terreau nourricier de la poésie et de la philosophie mais aussi de ce qui n'a pas encore de nom, ce qui résulte de leur mélange homogène. (…) S'il existe un espoir concret que tu produises un fruit mûr (et tel est bien le cas) alors c'est seulement à condition que ce fruit te comprenne tout entier, avec tes chaussettes, ton horreur des bibliothèques, ta barbe, ta bière, ta fantaisie, ton intellect, ta queue, tout ce qui se rapporte à toi. Rien ne m'enthousiasme tant que l'espoir d'une oeuvre qui naîtra en lien direct avec tout cela, une oeuvre (…) crue, brute et monstrueuse, mais absolue.
(J.C.)
2016-03-22
de l'étHiquette stylistique
C'est surtout la phrase, une façon d'écrire qui (...) a
quelque chose de vagabond. (...) Le vagabondage, c'est là. Il suffit
pas de le dire, il faut faire ce qu'on dit. Et donc j'ai essayé — j'ai
un peu réussi, j'imagine — de rendre ça dans la phrase. (...) une
écriture vagabonde et sans racine, la plus légère possible...
(J.-J.S.)
… apparaît, derrière le style, à l'horizon, comme une morale. Il y a, on revient (...) à la musique, il y a dans le phrasé d'un écrivain — des bons écrivains, des meilleurs écrivains —, dans la musique, dans la tonalité, il y a la proposition d'un monde, d'un monde parfois très singulier, d'un monde auquel on peut adhérer ou non, il y a la proposition, j'y vois toujours la proposition d'une morale, en dehors du contenu. J'y vois une proposition de ne pas être statique, j'y vois un clin d'oeil qu'on me fait dans la pure forme, dans un balancement, comme une fille qui marche dans la rue, comme dans le rythme, la cadence de Baudelaire, dans sa prosodie, où l'on voit très vite que la morale [et alors plutôt l'éthique] est là, dans la phrase.
(J.-J.S.) [O.K.]
(J.-J.S.)
… apparaît, derrière le style, à l'horizon, comme une morale. Il y a, on revient (...) à la musique, il y a dans le phrasé d'un écrivain — des bons écrivains, des meilleurs écrivains —, dans la musique, dans la tonalité, il y a la proposition d'un monde, d'un monde parfois très singulier, d'un monde auquel on peut adhérer ou non, il y a la proposition, j'y vois toujours la proposition d'une morale, en dehors du contenu. J'y vois une proposition de ne pas être statique, j'y vois un clin d'oeil qu'on me fait dans la pure forme, dans un balancement, comme une fille qui marche dans la rue, comme dans le rythme, la cadence de Baudelaire, dans sa prosodie, où l'on voit très vite que la morale [et alors plutôt l'éthique] est là, dans la phrase.
(J.-J.S.) [O.K.]
2016-03-20
totalité de sens contre sens totalitaire
J'ai voulu dire ce que ça dit, littéralement et dans tous les sens. (A.R.)
… au sein déconcertant de l'équiprobabilité ambiante, j'ai assisté (...) aux naissances multiples du sens. (A.R.-G.)
… le sens, en effet, se met à foisonner… (A.R.-G.)
Le sens, s'il est unique, est toujours totalitaire.
(A.R.-G.)
… au sein déconcertant de l'équiprobabilité ambiante, j'ai assisté (...) aux naissances multiples du sens. (A.R.-G.)
… le sens, en effet, se met à foisonner… (A.R.-G.)
Le sens, s'il est unique, est toujours totalitaire.
(A.R.-G.)
2016-03-15
téléchat sont gris
R.G. — Quel public visiez-vous ?
Éric Van Beuren — On n'y réfléchissait pas trop. Ce qu'on souhaitait, c'était créer une émission comportant plusieurs niveaux de lecture. Le premier niveau était celui des enfants, le comique de situation. Mais Téléchat était remplie de références politiques ou sexuelles. Dans l’un des épisodes, Groucha interviewe le gluon du galet, qui se plaint d'être sec, mouillé, sec, mouillé, etc. Tous les adultes voyaient la référence au coït. Mais nous n'avons jamais été attaqués, ce niveau de lecture n'étant absolument pas discernable pour des enfants.
Éric Van Beuren — On n'y réfléchissait pas trop. Ce qu'on souhaitait, c'était créer une émission comportant plusieurs niveaux de lecture. Le premier niveau était celui des enfants, le comique de situation. Mais Téléchat était remplie de références politiques ou sexuelles. Dans l’un des épisodes, Groucha interviewe le gluon du galet, qui se plaint d'être sec, mouillé, sec, mouillé, etc. Tous les adultes voyaient la référence au coït. Mais nous n'avons jamais été attaqués, ce niveau de lecture n'étant absolument pas discernable pour des enfants.
2015-02-24
2015-01-22
l'enfance offensée
Malgré toutes leurs dénégations et leurs grands airs, les adultes sont des enfants ratés qui veulent, à tout prix, transmettre à leurs descendants ce ratage, y compris sous forme d'ascension sociale. L'enfance ? Un paradis contrarié. Eh bien, non, je vais la garder. Il n'y a aucune raison de renier ou de déserter son enfance pour l'adapter à celle des autres, le plus souvent humiliée, malheureuse ou bornée.
(Ph.S.)
Au besoin, débusquer l'enfance embusquée sous l'enfance offensée.
(O.K.)
> sauv(et)age de l'enfance
> jeu d'adulpte
(Ph.S.)
Au besoin, débusquer l'enfance embusquée sous l'enfance offensée.
(O.K.)
> sauv(et)age de l'enfance
> jeu d'adulpte
2014-11-30
inexpecteur gadget
Type de vêtements ? rester habillé toujours pareil dans toutes les circonstances, habillé en tous les jours, (...), c’est une première garantie de suspension du temps.
(O.C.)
Obama [ne portant en tant que président que des costumes bleus ou gris] et Zuckerberg [portant quotidiennement sweat à capuche et tee-shirt gris] s’appuient sur de nombreuses théories psychologiques expliquant que la prise de « petites » décisions (la façon dont on s’habille, ce qu’on prend au petit déjeuner, etc.) consomme de l’énergie, fatigue le cerveau et endommage notre capacité à nous prononcer sur des questions plus importantes.
Le terme médical, « decision fatigue », a été formulé par Roy Baumeister, chercheur en psychologie sociale à l’université d’Etat de Floride : « Les gens qui ont du ["]succès["] (...) développent des habitudes qui réduisent le nombre de décisions qu’ils doivent prendre et, donc, le stress. »
Déjà en 1887, le philosophe américain William James écrivait dans son livre Habit : « Plus nous serons capables de circonscrire les détails de notre vie quotidienne aux réflexes de l’automatisme, plus nos facultés d’esprit supérieures seront libérées pour faire correctement leur travail. »
(...)
Se libérer du temps de cerveau disponible, mais aussi se démarquer des autres. C’était l’intention assumée de Steve Jobs, adepte du col roulé noir Issey Miyake. (...) Après avoir rencontré le créateur japonais, Isaacson écrit que Steve Jobs « se mit à aimer l’idée d’avoir un uniforme pour lui-même, à la fois pour une question de commodité au quotidien (la raison, disait-il) et pour se créer un style ».
(...) L’uniforme, quelle que soit la forme qu’il prend, solidifie son image dans l’imaginaire populaire.
(J.N.)
Ne jamais changer de tenue et donner l’impression de ne pas y accorder d’importance, c’est reléguer au second plan son apparence physique, l’attention s’accroche donc au discours, aux actions, au travail.
(J.N.)
(O.C.)
Obama [ne portant en tant que président que des costumes bleus ou gris] et Zuckerberg [portant quotidiennement sweat à capuche et tee-shirt gris] s’appuient sur de nombreuses théories psychologiques expliquant que la prise de « petites » décisions (la façon dont on s’habille, ce qu’on prend au petit déjeuner, etc.) consomme de l’énergie, fatigue le cerveau et endommage notre capacité à nous prononcer sur des questions plus importantes.
Le terme médical, « decision fatigue », a été formulé par Roy Baumeister, chercheur en psychologie sociale à l’université d’Etat de Floride : « Les gens qui ont du ["]succès["] (...) développent des habitudes qui réduisent le nombre de décisions qu’ils doivent prendre et, donc, le stress. »
Déjà en 1887, le philosophe américain William James écrivait dans son livre Habit : « Plus nous serons capables de circonscrire les détails de notre vie quotidienne aux réflexes de l’automatisme, plus nos facultés d’esprit supérieures seront libérées pour faire correctement leur travail. »
(...)
Se libérer du temps de cerveau disponible, mais aussi se démarquer des autres. C’était l’intention assumée de Steve Jobs, adepte du col roulé noir Issey Miyake. (...) Après avoir rencontré le créateur japonais, Isaacson écrit que Steve Jobs « se mit à aimer l’idée d’avoir un uniforme pour lui-même, à la fois pour une question de commodité au quotidien (la raison, disait-il) et pour se créer un style ».
(...) L’uniforme, quelle que soit la forme qu’il prend, solidifie son image dans l’imaginaire populaire.
(J.N.)
Ne jamais changer de tenue et donner l’impression de ne pas y accorder d’importance, c’est reléguer au second plan son apparence physique, l’attention s’accroche donc au discours, aux actions, au travail.
(J.N.)
2014-11-27
hein ? parfait
S.T. — J’adore tout ce qui est déglingué. On aborde différemment quelque chose d’imparfait. On se l’approprie beaucoup plus. Dans la propreté, on s’ennuie vite. Maintenant j’essaye de me tenir loin de ce que je fais, de faire comme si ma musique était celle d’un autre.
LI — Tu assumes quelques imperfections sur certains morceaux.
S.T. — J’adore ça. Avant, j’étais trop frileux, trop bon élève. (...) J’ai dû un peu me forcer à l’accepter. Maintenant, je suis passionné par les fausses notes, qui créent énormément d’émotion. Les choses fausses, si on s’acharne et qu’on les fait bien, un jour ça semblera juste. C’est quelque chose que j’ai envie d’explorer.
LI — Tu assumes quelques imperfections sur certains morceaux.
S.T. — J’adore ça. Avant, j’étais trop frileux, trop bon élève. (...) J’ai dû un peu me forcer à l’accepter. Maintenant, je suis passionné par les fausses notes, qui créent énormément d’émotion. Les choses fausses, si on s’acharne et qu’on les fait bien, un jour ça semblera juste. C’est quelque chose que j’ai envie d’explorer.
2014-09-23
sous-traitement
... il faut comprendre (... peut-être parce que j'ai au moins 10 ans de plus de casse-tête dans les pattes ?) que j'aborde ou saisis maintenant les choses par le fond. Disons dans les grandes lignes, de fond, qui tirent « toutes » les ficelles. Et où tout est archimélange. Non pas seulement « porosité », comme tu dis volontiers, mais archimélange. À force de creuser, et pourvu qu'on ait assez de génie philosophique ou de connerie (de suffisance) peut-être, on finit par accéder aux quelques grandes lignes sous les petites tous azimuts du grand casse-tête. Les grandes lignes qui commandent les petites qu'on peut dès lors traiter par le peu de considération qu'elles méritent dans le débat, puisqu'elles ne sont disons que l'écorce des vagues dont on croit saisir « l'âme », de fond. Ce passage ou traitement par le dessous te semble peut-être, à toi, comme à d'autres en tout cas, un passage ou traitement par le dessus, d'inconsidération ou de désinvolture, alors que... et...
... et justement...
Bref, ici maintenant otto, avec ses moyens détournés, indirects, décalés, suggestifs, pour dire la suite :
(o.K.)
Une façon dont mon livre laisse la philosophie de l'art là où elle était consiste à dépasser certains problèmes dont la philosophie traditionnelle de l'art pensait qu'ils étaient les plus importants, tels que la nature et les critères de la beauté.
(Nelson Goodman)
[Les positions de Nelson Goodman] s'expriment aussi dans un certain nombre de silences ou d'indifférences qu'il n'a apparemment jamais désiré rompre, probablement pas sans raisons. Cette attitude d'apparence négative, cette réserve, incompréhensible pour certains n'est pas secondaire ; on pourra tenter d'en faire une question de tempérament, inévitablement contingente, une manifestation de scepticisme, voire de désinvolture. Les questions que Goodman a laissées de côté (en particulier les questions d'évaluation et les questions proprement métaphysiques), il ne les a toutefois pas réservées à d'autres, pour parer au plus pressé, par manque de goût ou pour quelque autre raison. Ses réticences expriment davantage des adieux sans regrets, n'exigeant en tant que tel aucun commentaire, ou une façon de se situer ailleurs, à égale distance des thèses ou des questions qui nous tiennent ordinairement captifs.
(J.-P.C. & R.P.)
... et justement...
Bref, ici maintenant otto, avec ses moyens détournés, indirects, décalés, suggestifs, pour dire la suite :
(o.K.)
Une façon dont mon livre laisse la philosophie de l'art là où elle était consiste à dépasser certains problèmes dont la philosophie traditionnelle de l'art pensait qu'ils étaient les plus importants, tels que la nature et les critères de la beauté.
(Nelson Goodman)
[Les positions de Nelson Goodman] s'expriment aussi dans un certain nombre de silences ou d'indifférences qu'il n'a apparemment jamais désiré rompre, probablement pas sans raisons. Cette attitude d'apparence négative, cette réserve, incompréhensible pour certains n'est pas secondaire ; on pourra tenter d'en faire une question de tempérament, inévitablement contingente, une manifestation de scepticisme, voire de désinvolture. Les questions que Goodman a laissées de côté (en particulier les questions d'évaluation et les questions proprement métaphysiques), il ne les a toutefois pas réservées à d'autres, pour parer au plus pressé, par manque de goût ou pour quelque autre raison. Ses réticences expriment davantage des adieux sans regrets, n'exigeant en tant que tel aucun commentaire, ou une façon de se situer ailleurs, à égale distance des thèses ou des questions qui nous tiennent ordinairement captifs.
(J.-P.C. & R.P.)
2014-09-11
forme en forme
... quand on écrit, moins les sujets sont intéressants plus les textes demandent de travail (car, en l'absence de sujet, seule l'écriture les soutient), c'est bien ce (...) type de rendu que je recherchais dans ces esquisses, quelque chose de pris sur le vif, de décalé, d'à peine cadré, un côté rapide, ébauché, simplement saisi, comme une poêlée de langoustines. (...) rendus vidéo légèrement brouillés, qui refusent le fini, le soigné, le léché.
(J.-Ph.T.)
(J.-Ph.T.)
2014-07-31
b.a.-rbus (contemporains)
Alain Robbe-Grillet, Maurice Pialat, Ernest Hemingway, Charles Bukowski, Michel Butor, Clément Rosset, Francis Ford Coppola, Steven Spielberg, George Lucas, ZZ top, Bon Iver, Sébastien Chabal, Sébastien Tellier, Kamé Sennin dit « Tortue Géniale », JP Nataf (n°2), (Otto) Karl, Peter Jackson, Thelonius Monk, Philippe Seguin (dernier), Patrick Rambaud, Marcel Proust (dernier), Jean Yanne, Stanley Kubrick, Yves Coppens, Hubert Reeves, Dieudonné M'bala m'bala (n°2), Cat Stevens, Joe Cocker, Jean-Pierre Marielle (dernier), Bertrand Blier, Renaud Camus (n°2), Georges Moustaki, Carlos, Terrence Malick, Ken Thompson, Dennis Ritchie, James Gosling, Bobby Lapointe, Paco Rabane, François Nourissier, Éric Cantona (n°2), Stanley Milgram, Fink, Michael Haneke, ...
> hommage aux mages (à barbe)
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