N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL

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2014-03-10

monta... ffff...


... Quand on déplace un morceau, c'est tout le reste qu'il faut souvent réagencer, et là, c'est généralement des semaines... de casse-tête... dans tous les sens... (...) Or je sens que ça fatigue, côté otto, du moins celui des premières années – ou un peu après, où il a commencé à introduire des renvois visuels à son blog [nordexpress] –, c'est-à-dire plutôt les détournements (de sources) audio. Presque chaque chantier est un gouffre de travail, pour une reconnaissance proportionnellement inverse. Car le travail est précisément, par ses tours de force d'ingéniosité et d'orfèvrerie, complètement imperceptible et donc largement insoupçonné [cf. (l'art) de l'inframince]. (...) Si bien qu'au final tout le monde, ou presque, prend ça pour un simple extrait audio. En plus, ces montages-là ont pris l'habitude, depuis quelques années donc, de s'épaissir, de se ramifier de visuels. Et là comme l'otteur y travaille aussi beaucoup, à ces visuels, pour effets de sens et poétique(s), par les moindres détails, de sélection, de disposition, d'enchaînement, de transition, de durée, de rythme, à la fraction de seconde, etc., (...) c'est une travail de ouf, au total, mais alors... inimaginable.
Comparé à ça, quand le détournement se fait à partir de vidéo(s), ce qu'otto privilégie donc de plus en plus, c'est presque de la rigolade, (...) et, ironie du sort, les « lecteurs » semblent apprécier davantage et le travail effectué et l'article lui-même. Donc c'est affreusement décourageant pour le reste. (...) Et on se décourage en effet. Alors qu'il y a peu de temps encore, otto abattait des montagnes en la matière, invisibles, pour accoucher de ce que tout le monde prend si facilement pour des souris (de travail, d'auteurisation). Alors...
Et avec toujours ces inlassables : ah, c'est de qui ? qui est-ce qui parle dans cet article ?
Et ma réponse lassée : l'otteur !
(O.K.)

2011-12-21

… entre autres le Projet.

… entre autres le Projet. Si vous voulez, pour reprendre la célèbre opposition de Saussure, je ne travaille pas sur la langue (ce français du XXe siècle que j'utilise tel que je l'ai reçu) mais sur la parole d'une société (ce discours que me tient le monde où je vis). Seulement, la parole en question, je me refuse à la parler à mon tour, je m'en sers comme d'un matériau, ce qui revient à la faire rétrograder en position de langue, afin de développer à partir d'elle mon propre discours.
(…) un travail de déconstruction sur des éléments découpés dans le code, désignés comme mythologiques, datés, situés, non-naturels, tirés au grand jour au lieu de baigner obscurément dans le plasma d'origine : l'ordre établi, qui a justement pour fonction de les faire passer inaperçus, comme allant de soi, vivant depuis toujours et à jamais, ce qui définit précisément une Nature.
        En outre, je ne suis pas de ceux qui croient que la sécrétion du mythe par les sociétés vient uniquement de l'aliénation de l'homme… (…) « Tant qu'il y aura de la mort, il y aura du mythe. » Aussi ne s'agit-il pas pour moi d'essayer de me débarrasser une fois pour toutes des éléments mythologiques qui m'entourent, mais au contraire de les parler, c'est-à-dire d'exercer sur eux le pouvoir de ma liberté au lieu de les subir comme des pièges, au fonctionnement fixé à l'avance et fatal.
(A.R-.G.)

cf. pour le détournement
cf. relevons
cf. chapitre : ottopostmoderne

2009-04-05

b.-a. banalités

La banalité, c'est le discours sans le corps.
En somme, ce qu[e j']écris procéderait d'une banalité corrigée.
(R.B.)

Jamais je n'ai prétendu révéler du neuf, lancer de l'inédit sur le marché de la culture. Une infime correction de l'essentiel importe plus que cent innovations accessoires. Seul est nouveau le sens du courant qui charrie les banalités.

Depuis le temps qu'il y a des hommes, et qui lisent Lautréamont [isidore ducasse], tout est dit et peu sont venus pour en tirer profit. Parce que nos connaissances sont en soi banales, elles ne peuvent profiter qu'aux esprits qui ne le sont pas.

Le monde moderne doit apprendre ce qu'il sait déjà, devenir ce qu'il est, à travers une immense conjuration d'obstacles, par la pratique. (...)
On n'échappe à la banalité qu'en la manipulant, en la dominant, en la plongeant dans le rêve, en la livrant au bon plaisir de la subjectivité.
(R.V.)

cf. pour le détournement
cf. B.A.nal
cf. bah, l'existence