N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
( ottoKARL )

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2016-01-19

(se) débattre

Veiller à moins se débattre dans le débat – qu'à s'ébattre.
(O.K.)

Nous n'aimons pas la rectification de nos opinions ; il faudrait au contraire s'y prêter et s'y offrir, notamment quand elle vient sous forme de conversation, non de leçon magistrale. À chaque opposition on ne regarde pas [assez] si elle est juste ; mais à tort ou à raison comment on s'en débarrassera. Au lieu de lui tendre les bras, nous lui tendons les griffes. (...)  La cause de la vérité devrait être la cause commune de l’un et de l’autre. Ainsi le débat nous instruit et le débat nous construit. Débattre nous confronte à l’autre ainsi qu’à nous-même. L’échange révèle nos idées et nos limites au gré de la conversation.
(M.d.M.)

> devrions être ensemble philosophe(s) 
> de l'auberge « philosophie » / philosavis  
> de la con-versation
Cela dit :
> objection ou votre honneur

2016-01-12

conscientifique de la mort

O.K. — J'ai moi-même bien longtemps et fermement défendu l'idée de la mort radicale après la vie, mais... (...) En dernière instance, on n'a pas plus de preuves de la mort après la vie que d'une vie après la mort. (...) Tout compte fait, on n'a des preuves de rien ; mais juste des croyances à opposer à d'autres croyances.

D.J. — Ça dépend de comment tu définis la mort... matérielle ? cérébrale ? consciente ? etc.

O.K. — (...) Disons (...) : « spirituelle » (sic) ? Ou : subjective ? Ou encore : « psychologique » ?

— (...) est-ce que ça implique l'idée d'une partie non-matérielle à la vie (esprit, conscience...) ? quelque chose qui serait une propriété immatérielle émergente du substrat corps ? et qui pourrait s'en détacher tout en existant indépendamment (pour faire bouger des verres par exemple) ?

O.K. — Non pas immatérielle ni indépendante, non.
(Eh oui, pour le concevoir, il faut ouvrir une voie dans sa « tête », un angle (mort)... déplier cette intelligence entendue de la chose... Comme souvent, pour avoir quelque chance de capter un peu otto karl ; )

— Mais quand les arrangements se défont (le corps et le cerveau pourrissent puis sont recyclés)... Comment la propriété qui était une émergence de ces arrangements pourrait poursuivre son existence ? À moins de théorie sur des dimensions supérieures, je sèche...

 O.K. — Déjà : « Non pas immatérielle ni indépendante », donc (cette hypothétique forme de survivance),  donc, dans la mesure où, selon moi, rien ne l'est dans le réel, par définition. Rien n'est proprement immatériel, même ledit « immatériel », ni absolument indépendant, évidemment. Déjà. Un. Hein ? Cette éventuelle survivance, si elle y est liée, dépendrait évidemment de la mort du corps.
Ensuite, dans ce que tu dis là, et même pré-tends, est-ce qu'il y aurait pas une grosse part d'impensé, et qui te ferait... sécher ? (...) Exemple, ici : « la propriété qui était une émergence de ces arrangements » ? Ah bon ? Et qui s'y réduit, c'est bien ça ? Mais qui nous le dit, ça ? Sinon le bon sens bien actuel, la bonne et (trop) évidente doxa du jour – scientifique/scientificoïde, y compris, sinon avant tout. Mais... est-ce qu'on sait seulement d'où on vient ? et si ladite conscience, de nature encore bien mystérieuse, au fond, ne dépasse pas l'activité strictement cérébrale ? qui semble pourtant bien y avoir sa part : donc, effectivement dépendance (...) ! Mais sans s'y réduire ? Sans se réduire à cette dépendance, à cette association ? En quel honneur, sinon ? Sinon en celui d'un matérialisme réductionniste somme toute bien prétentieux, au lieu d'être scientifiquement modeste ? Comme je le suis, au contraire. Eh oui eh oui, haha...
Tant de choses nous échappent encore... Et on serait assuré de ça ? de cette Vérité (de bon sens) ? Alors qu'au fond, on ne comprend rien... de ce qu'on fout là, etc. Non mais, quelle arrogance, n'est-ce pas, de croire que le Matériel se réduit bien sagement à ce qu'on en conçoit aujourd'hui, en  2016 après Jésus Machin. Alors que dans l'ensemble on a vraiment pas de quoi faire les fanfarons sur ce qu'on comprend... des tenants et aboutissants du réel. De ses dimensions, oui, et donc ses éventuelles sinon très probables « dimensions supérieures », comme tu dis, ou dimensions autres, en tout cas. Oui.
Enfin. Est-ce qu'on sait vraiment, avec certitude et vérité, d'où (nous) vient notre conscience, et si les êtres vivants ou pas n'en ont pas ? Même ces êtres qui n'ont pas de cerveau, à nos yeux à nous – yeux officiels, excusez du peu –, et qui pourtant se meuvent, ou éprouvent manifestement des choses ou palpitent, comme nous. Est-ce qu'on est bien sûr, bien assuré, et pas un peu trop, à propos de notre conscience (bien mystérieuse, d'origine, et délirante, de fait) de n'en avoir pas eue avant ni plus du tout après la naissance et le fonctionnement bien « normal » de notre cerveau ? Et justement tellement dépendante du cerveau peut-être, que... on en est là aujourd'hui, à penser que non, que le cerveau fait tout, que tout ça vient de lui, relève de lui et de lui seul.
Entre ceux qui pensent ça aujourd'hui, bien comme il faut, en toute suffisance, et moi (qui m'interroge, interroge et élargis tout ça...), quel est le plus « scientifique », après tout ? Ha. Je me demande...

2016-01-08

la vie postmort(m)em ?

... ce que nous prenons pour une certitude scientifique “il n’y a rien après la mort”, ne repose sur aucune preuve.
(...)
Des milliers de gens racontent avoir vécu un état de conscience éveillé alors qu’ils étaient en état de mort cérébrale.
(...)
Est-ce une activité résiduelle dans le cerveau ? La persistance d’un esprit, d’une âme indépendante capable de lui survivre ? Aujourd’hui, cette hypothèse est prise très au sérieux par une partie du monde médical.
(...)
Je savais qu[e mon père] aurait aimé participer à une telle expérience. J’ai caché des objets dans son cercueil. Je n’en ai parlé à personne, pas même à ma femme. Mon hypothèse était la suivante : mon père est vivant quelque part, aussi je lui demande de dire à des médiums que je vais aller interroger quels sont ces objets. (...) Mon père y est parvenu. C’est stupéfiant, incroyable, extraordinaire ! Les résultats de mon test [semblent] accrédite[r] l’hypothèse que la vie se poursuit après la mort [et communique avec la nôtre].
(...)
Fraude, mentalisme, autosuggestions [?] Seul dans une pièce, coupé de tout, [le médium] obtient la même communication claire et précise avec des défunts. (S.A.)[O.K.]

[Les médiums] ont une hyper-intuition stupéfiante. La qualité d’un médium se juge à sa façon d’être à la fois présent avec nous tout en parvenant à faire le vide pour se connecter à ce monde invisible. La plupart des gens ne sont pas capables de discerner ce qui provient de leur intuition de ce qui constitue leur imagination. (S.A.)

[Les différents médiums sollicités] ont tous capté plusieurs défunts de ma famille en plus de mon père. Voilà un autre point stupéfiant : les médiums ont décrit les mêmes personnes, parfois en donnant leurs noms. Croire que ces résultats sont dus à un heureux hasard est irrationnel. (S.A.)

Des éléments rationnels m’ont convaincu que la vie n’est pas réductible à notre existence [«] physique [»]. Ensuite, ce que les médiums m’ont expliqué de la mort a fait naître en moi l’intuition que la façon dont mon père a vécu son existence colore sa vie après la mort. Ce n’est pas une vision religieuse ni morale de l’existence, c’est un fait observé par des médiums : ce que l’on réalise de notre vivant a un impact sur notre vie d’après. (S.A.)

Un lama tibétain m’avait dit : “Si vous voulez savoir à quoi ressemblera votre mort, regardez vos rêves.”  (S.A.)

La mort ne nous délivre pas, comme par magie, de nos défauts, de nos blessures non soignées. Mais (...) les êtres vivants comme les morts peuvent s’apaiser et guérir.

D’où l’intérêt de travailler sur soi quand on est [dans cette vie]. (S.A.)

Dans notre société où la spiritualité a disparu, une majorité de gens meurent sans savoir ce qu’il y a après ; il semble qu’ils soient un peu perdus une fois de l’autre côté… (S.A.)

Si vous êtes mort et que vous voyez vos proches inconsolables, vous aurez probablement envie de rester près d’eux pour essayer de leur dire que tout va bien. (...) En cas de décès brutal ou accidentel, certains défunts ne savent pas qu’ils sont morts. C’est une constante quand la mort est subite : ils ont plus de difficulté(s) à la réaliser. (S.A.)

Cela peut-il avoir un lien avec la physique quantique ? 
Pourquoi pas ! Que nous dit-elle ? Que la réalité, ce que l’on perçoit comme un monde de matière, n’est pas constituée de matière [au sens étroit] mais de vibrations qui échappent au temps et à l’espace. Existerait-il dans notre cerveau des zones capables de percevoir ce monde quantique et, par là même, les esprits immatériels des défunts ? (S.A.)

Même les médecins et les infirmiers qui travaillent en soins palliatifs le décrivent. C’est, par exemple, une vieille dame en parfaite santé mentale qui dit : “Vous voyez mon mari assis dans le fauteuil ? Il m’attend.” Elle seule le voit. C’est comme si, à l’approche de la mort, les deux mondes se rapprochaient. (S.A.)