N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(otto karl)

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2014-12-01

W & ...orld

Personne dans le monde / Ne marche du même pas
Et même si la Terre est ronde / On ne se rencontre pas
Les apparences et les préférences / Ont trop d'importance
Acceptons les différences

C'est vrai, faut de tout, tu sais / Faut de tout, c'est vrai
Faut de [presque] tout pour faire un monde...

((A&W))
 

2014-11-30

inexpecteur gadget

Obama [ne portant en tant que président que des costumes bleus ou gris] et Zuckerberg [portant quotidiennement sweat à capuche et tee-shirt gris] s’appuient sur de nombreuses théories psychologiques expliquant que la prise de « petites » décisions (la façon dont on s’habille, ce qu’on prend au petit déjeuner, etc.) consomme de l’énergie, fatigue le cerveau et endommage notre capacité à nous prononcer sur des questions plus importantes.
Le terme médical, « decision fatigue », a été formulé par Roy Baumeister, chercheur en psychologie sociale à l’université d’Etat de Floride : « Les gens qui ont du ["]succès["] (...) développent des habitudes qui réduisent le nombre de décisions qu’ils doivent prendre et, donc, le stress. »
Déjà en 1887, le philosophe américain William James écrivait dans son livre Habit : « Plus nous serons capables de circonscrire les détails de notre vie quotidienne aux réflexes de l’automatisme, plus nos facultés d’esprit supérieures seront libérées pour faire correctement leur travail. »
(...)
Se libérer du temps de cerveau disponible, mais aussi se démarquer des autres. C’était l’intention assumée de Steve Jobs, adepte du col roulé noir Issey Miyake. (...) Après avoir rencontré le créateur japonais, Isaacson écrit que Steve Jobs « se mit à aimer l’idée d’avoir un uniforme pour lui-même, à la fois pour une question de commodité au quotidien (la raison, disait-il) et pour se créer un style ».
(...) L’uniforme, quelle que soit la forme qu’il prend, solidifie son image dans l’imaginaire populaire.
(J.N.)


Ne jamais changer de tenue et donner l’impression de ne pas y accorder d’importance, c’est reléguer au second plan son apparence physique, l’attention s’accroche donc au discours, aux actions, au travail.
(J.N.)

2014-11-29

luftmensch

Le Luftmensch, terme yiddish passé dans la langue allemande, désignait originairement quelqu'un de peu pratique, de tête en l'air, et qui n'est enraciné nulle part. C'est pour moi l'exacte définition de quelqu'un qui (...) entend rester lui-même sur un autre mode que ceux qu'on lui propose. Il peut élaborer une existence de funambule, et alors toute son adresse consiste à se maintenir en l'air, conscient qu'il y a une sorte d'abîme dans lequel il peut tomber à tout moment. Dans cette position exposée, intermédiaire, menacée, le funambule, ne peut pas se contenter de vouloir rester en repos car alors il serait sûr de tomber. Il lui faut bouger en contre-balançant. C'est pour cela que je trouve la barre du funambule et ses deux extrémités si intéressantes : il lui faut constamment jouer de l'une contre l'autre pour se maintenir au milieu. Et l'attrait qu'il exerce sur celui qui le regarde est l'attrait qu'exercent toutes les activités artistiques. Toute activité artistique est à la fois réflexive, voluptueuse – au sens du pas de côté – et nécessairement risquée. Seul le risque intéresse.
(H.W.)(merci à I.K.)

2014-11-27

hein ? parfait

S.T. — J’adore tout ce qui est déglingué. On aborde différemment quelque chose d’imparfait. On se l’approprie beaucoup plus. Dans la propreté, on s’ennuie vite. Maintenant j’essaye de me tenir loin de ce que je fais, de faire comme si ma musique était celle d’un autre.
LI — Tu assumes quelques imperfections sur certains morceaux.
S.T. — J’adore ça. Avant, j’étais trop frileux, trop bon élève. (...) J’ai dû un peu me forcer à l’accepter. Maintenant, je suis passionné par les fausses notes, qui créent énormément d’émotion. Les choses fausses, si on s’acharne et qu’on les fait bien, un jour ça semblera juste. C’est quelque chose que j’ai envie d’explorer.

2014-11-18

philowsophie


Philosophy in an Aristotelian vein speaks a language almost of its own making, with unusual words such as substance, accident, matter, form, actuality, potentiality, entelechy, and the like. The ideal here seems to be that philosophy speaks directly to the mortal devotee, who loses himself in that higher music. And yet there are other dimensions to ancient thinkers, even the systematic ones, which sit uneasily with such a high philosophy. This article sketches its opposite and calls a philosophy ‘low’ when it tends to focus not on a completed architectonic, but on the living thinker; not on necessary or universal thoughts, but on the lived particulars that inspire, ground, and transcend them; not on the eternal and objective, but on the immediate and subjective. What a thinker is, does, and says is more important than books, formal arguments, and system building. In brief, a low philosophy concentrates upon character and its perfection.
(William D. Desmond)(merci à I.K.)

Ah, tiens, merci [à I.K.], et je parlais déjà quelque part, mais je crois peut-être seulement dans mes notes ou mails, de « philowsophie ». Et j'en esquissais le concept, en même temps que celui, en passant, de « philo-fi » ou « philo(so)fi »...
(O.K.)
 

Voilà, je retrouve au moins cette note datant du 6 janvier [2014] :

Philosophie académique/universitaire/savante
= philosHI-FI / philosHIFI

Autophilosophie artiste et vécue
= philowsofi / philowsophie

(O.K.)

2014-11-12

s'ingénier de la vie

Les œuvres de génie ont le pouvoir de représenter crûment le néant des choses, de montrer clairement et de faire ressentir l’inévitable malheur de la vie, d’exprimer les plus terribles désespoirs, et d’être néanmoins une consolation pour une âme supérieure accablée, privée d’illusions, en proie au néant, à l’ennui et au découragement ou exposée aux peines les plus amères et les plus mortifères. En effet, les œuvres de génie consolent toujours, raniment l’enthousiasme et, en évoquant et représentant la mort, elles rendent momentanément à l’âme cette vie qu’elle avait perdue : ce que l’âme contemple dans la réalité l’afflige et la tue, ce qu’elle contemple dans les œuvres de génie qui imitent ou évoquent d’une autre manière la réalité des choses, la réjouit et lui redonne vie.
(G.L.)

2014-11-08

élucider et lu des...

Plus d'un savant très moyen d'aujourd'hui aurait pu devenir un grand homme s'il avait moins lu.
(L.)

Les gens qui ont beaucoup lu font rarement de grandes découvertes. Je ne dis pas cela pour excuser la paresse, car faire des découvertes exige que l'on observe par soi-même beaucoup de choses. Il faut plus voir soi-même que se laisser dire.
(L.)

Le savant qui en somme se contente de « déplacer » des volumes, (...) ce savant finit par perdre complètement la capacité de penser par lui-même. S'il ne remue pas de volumes il ne pense pas. Il répond à une excitation (...) quand il pense, et finalement il se contente de réagir. Le savant dépense toute sa force à approuver et à contredire, à critiquer des choses qui ont été pensées par d'autres que lui – lui-même ne pense plus jamais... L'instinct de défense s'est affaibli chez lui, autrement il se mettrait en garde contre les livres. Le savant est un décadent. J'ai vu de mes propres yeux des natures douées, de disposition abondante et libre, qui, lorsqu'elles ont atteint la trentaine, sont ruinées par la lecture. Elles ressemblent à des allumettes qu'il faut frotter pour qu'elles donnent des étincelles – des « idées ».
(F.N.)

> chapitre : (auto)philosophe