N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(otto karl)

> page d'accueil

2014-09-17

axio-logique instinctive

Demande-toi si la rationalité existe, et, quelle qu'elle soit, n'est pas déjà une parodie, comme tu dis, un mensonge, une mauvaise foi. Nos vies, nos valeurs ne tiennent que par cette mauvaise foi, inhérente, constitutive. Tout est affectif, passions, passionné. Tout au fond, vraiment, tout n'est que ça. (...) Du moins dans ce qu'on appelle – abusivement encore, sûrement – le règne du vivant ; et encore !...
(O.K.)

En fait, de nombreuses recherches démontrent désormais [donnant raison à otto karl, entre autres] que la plupart de nos décisions morales émanent de sentiments moraux automatiques plutôt que de calculs rationnels. Face aux questions morales, on ne réfléchit pas de manière rationnelle en pesant le pour et le contre de chaque argument et en examinant les preuves qui le sous-tendent, par exemple. Non, on décide de manière intuitive et on rationalise après. C’est-à-dire : on décide d’abord et on construit ensuite un discours pour justifier sa décision, à ses propres yeux et aux yeux des autres. C’est un processus plus émotionnel que rationnel.
(A.V.) – merci à D..J. –

Je ne cesse de le répéter : on est physio-logique, c'est-à-dire que je suis la logique de mon corps ; et une logique qui a pour raison d'être au service – plus ou moins sublimé, d'où la mauvaise foi constitutive, etc. – de ce que j'appelle le Programme, en nous, c'est-à-dire cet instinct de préservation et de reproduction bête et « méchant » de notre espèce, passant par l'instinct égoïste de préservation et de reproduction individuelles, etc. (...) Ni plus ni moins.
(O.K.)

Le corps a ses raisons, d'être – tout bêtement, comme vecteur de perpétuation de sa propre espèce –, que ses raisons ne reconnaissent pas.
(O.K.)

(...) ce que Jonathan Haidt appelle la théorie de l’intuition morale. Cette théorie explique par exemple pourquoi nous éprouvons [presque] tous une aversion (...) à certains comportements, comme l’inceste par exemple. Même si [«] nous [»] sommes incapables d’articuler la moindre explication rationnelle pour justifier cette aversion dans certains cas.  (...) Pratiquement toutes les personnes (...) considèrent que c’est moralement faux. Et quand on leur demande pourquoi, elles donnent des réponses [vaseuses]. Finalement, [poussés dans leurs retranchements] les participants cessent de raisonner et avouent simplement « Je ne sais pas. Je ne peux [pas] l’expliquer. Je sais juste que c’est faux. » Cet exemple et de nombreuses recherches qui conduisent à des résultats similaires ont amené Haidt à conclure [dans la ligne d'otto karl] que l’évolution nous a dotés d’émotions morales pour nous permettre de survivre et de nous reproduire. Chez nos ancêtres du paléolithique, l’inceste conduisait à des mutations génétiques aux conséquentes très graves. À l’époque, évidemment, personne ne se doutait du mécanisme génétique sous-jacent mais le tabou de l’inceste a « évolué » et empêché nos ancêtres d’avoir des relations sexuelles avec leurs proches, en favorisant la survie des descendants de ceux qui allaient chercher [leurs partenaires] hors de la famille.
(O.K.) (A.V.) – merci à D..J. –


2014-09-13

cri (é)t(h)ique

On simplifierait peut-être la critique si, avant d'énoncer un jugement, on déclarait ses goûts ; car toute œuvre d'art enferme une chose particulière tenant à la personne de l'artiste et qui fait, indépendamment [du reste], que nous sommes séduits ou irrités. (...) L'oubli de cette distinction préalable est une grande cause d'injustice.
Avant tout, l'opportunité du livre est contestée. « Pourquoi ce roman ? à quoi sert un drame ? qu'avons-nous besoin ? etc. » Et, au lieu d'entrer dans l'intention de l'auteur, (...) on le chicane sur mille choses (...), en réclamant (...) le contraire de ce qu'il a voulu. Mais si la compétence du critique s'étend au delà du procédé, il devrait tout d'abord établir son esthétique et sa morale.
(G.F.) (O.K.) (merci à L.W.)

2014-09-11

forme en forme

... quand on écrit, moins les sujets sont intéressants plus les textes demandent de travail (car, en l'absence de sujet, seule l'écriture les soutient), c'est bien ce (...) type de rendu que je recherchais dans ces esquisses, quelque chose de pris sur le vif, de décalé, d'à peine cadré, un côté rapide, ébauché, simplement saisi, comme une poêlée de langoustines. (...) rendus vidéo légèrement brouillés, qui refusent le fini, le soigné, le léché.
(J.-Ph.T.)

2014-09-05

2014-08-31

résine

Les écrivains les plus purs ne sont pas tout entiers dans leurs oeuvres, ils ont existé, ils ont même vécu : il faut s'y résigner.
(M.B.)

2014-08-18

no... w

Il me parut incroyable que ce jour (…) fût celui de ma mort implacable. Malgré la mort [des autres], malgré mon enfance (…), allais-je maintenant mourir, moi aussi ? (…) Des siècles de siècles et c'est seulement dans le présent que les faits se produisent ; des hommes innombrables dans les airs, sur terre et sur mer, et tout ce qui se passe réellement c'est ce qui m'arrive à moi…
(J.L.B.)(O.K.)

2014-08-12

le livre àvenir

(ou pas)

(M.F.)(O.K.) (merci à F.)

Mais peut-être, plus que des auteurs et des livres, est-il question ici du mouvement d'où viennent tous les livres et qui détient, d'une manière encore cachée, l'avenir de la communication et la communication comme avenir. Le secret de la littérature, la littérature comme exigence et comme sens et sa voie à venir se trouvent au centre de ces recherches.
(M.B., Le livre à venir

2014-08-04

saba très...

La reine de Saba est un personnage qui a régné sur le royaume de Saba et qui est mentionné dans plusieurs récits. Toutes les sources ne racontent pas les mêmes anecdotes ni les mêmes détails de la rencontre entre la reine et le roi Salomon à Jérusalem. La reine est, dans tous les cas, décrite comme une femme sublime, et considérée par certains comme un personnage d'une profonde sagesse et d'une haute intelligence… (...) Le récit de la Bible hébraïque raconte en 13 versets les riches cadeaux (or, pierres précieuses et parfums) de la reine de Saba, puis comment elle fut impressionnée par le faste du palais et de la cour de Salomon, puis par sa grande sagesse après l'avoir éprouvée.  (...) Le texte de la Bible (Rois 10, 1-13) veut qu'elle se soit rendue à la cour du roi Salomon, apportant à Jérusalem de nombreux présents en provenance d'Ophir, afin d'éprouver la sagesse de Salomon par des énigmes. Il trouva les réponses à toutes ses questions, et l'impressionna fortement. La légende arabe attribue la naissance de Balqis [Reine de Saba] d'une mère djinn nommée Umeira et de al-Himiari Bou-Schar’h, vizir de Sharahbil Yakuf, roi de Saba (Himyar). L'enfant avait la beauté d'une houri (créature du paradis) et ayant perdu sa mère très jeune, elle fut élevée par son père. Balqis se convertit à la foi du vrai Dieu (elle était adoratrice du soleil) suite à sa rencontre avec le roi Salomon, dont elle avait entendu parler de sa grande sagesse. La reine de Saba était aussi dotée d'une grande sagesse et elle mit Salomon à l'épreuve par certaines énigmes…
(w.)

> pour l'art rencontre – entre(z) surdoués intellectuels
> roi + reine en avance sur l'àmouréinventer, rencontre

2014-08-02

.el le

Une belle femme n’est pas celle dont on vante la jambe ou le bras ; c’est celle dont un ensemble de formes retire au détail l’admiration.
(S.)

[Autrement dit] une belle femme n'est pas celle dont on vante la jambe ou le bras, c'est celle dont la beauté globale empêche qu'on arrête son admiration sur l'une des parties.
(F.J.)