N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL
> page d'accueil
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL
> page d'accueil
Affichage des articles dont le libellé est goût. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est goût. Afficher tous les articles
2016-11-25
2016-07-03
2016-06-06
2016-06-03
2016-06-01
2016-05-28
2016-03-19
2016-03-07
en pointillés, mikhaël hers, c'est moi
C’est un format très granuleux, il y a de la
matière, presque une épaisseur dans l’image, on pourrait avoir prise sur
elle. Elle est imparfaite, très différente des images lisses, totalement
définies, “sur-définies” du numérique [> le génie du primitivisme...]. Je pense que c’est un format qui
se prête assez bien à la thématique du passage du temps, à
l’enchevêtrement des époques.
(...)
... en tout cas c’est un
cinéaste [Éric Rohmer] qui compte énormément pour moi. La psychologie de ses
personnages, leurs sentiments, la façon de filmer, de s’emparer d’un
lieu, la topographie, l’économie de moyens avec laquelle il faisait ses
films sont pour moi des références majeures.
(...)
Je vois des films mais je n’ai pas un rapport obsessionnel avec le cinéma. Je peux m’en passer très bien alors que je ne peux pas me passer de musique, j’en écoute tous les jours. En revanche, je peux rester des semaines sans voir un film.
(...)
J’essaie de faire en sorte qu’on puisse voir mes films d’une manière assez primaire, assez sensorielle. Ce sont des films d’atmosphère, d’impression donc ça se rapproche du rapport assez direct qu’on peut avoir avec la musique. Cela ne passe pas par l’intellect. On est touché par une mélodie ou on ne l’est pas. J’aimerais que mes films soient musicaux, pas uniquement parce qu’il y a de la musique à l’intérieur. Je cherche un rythme dans lequel on puisse se sentir bien
(...)
... je connais assez peu de monde dans le milieu, je fais mes films et je prends plaisir à voir ceux des autres mais je ne pense pas appartenir à une famille, mais ça va venir…
Je vois des films mais je n’ai pas un rapport obsessionnel avec le cinéma. Je peux m’en passer très bien alors que je ne peux pas me passer de musique, j’en écoute tous les jours. En revanche, je peux rester des semaines sans voir un film.
(...)
J’essaie de faire en sorte qu’on puisse voir mes films d’une manière assez primaire, assez sensorielle. Ce sont des films d’atmosphère, d’impression donc ça se rapproche du rapport assez direct qu’on peut avoir avec la musique. Cela ne passe pas par l’intellect. On est touché par une mélodie ou on ne l’est pas. J’aimerais que mes films soient musicaux, pas uniquement parce qu’il y a de la musique à l’intérieur. Je cherche un rythme dans lequel on puisse se sentir bien
(...)
... je connais assez peu de monde dans le milieu, je fais mes films et je prends plaisir à voir ceux des autres mais je ne pense pas appartenir à une famille, mais ça va venir…
2015-12-28
en pointillés, mathieu boogaerts, c'est moi
J'aime les
choses brutes, basiques, universelles, intemporelles. Les vêtements de
travail, les stylos bic, les couleurs primaires, les carottes crues, ma
Doudou au réveil...
(M. B.)
J'ai parfois le sentiment que je cherche non pas à inventer quelque chose, mais plutôt à découvrir des formes parfaites, simples, qui existeraient déjà mais qu'il faudrait révéler...
(...)
... j'improvise des accords et des rythmes qui me plaisent, mais la plupart du temps, je ne sais pas comment ils s'appellent.
(...)
Certains jours (...), une suite d'accords, un riff ou une mélodie, le plus souvent trouvés au hasard de la position de mes doigts sur les cordes, va soudainement m'émouvoir. Je n'ai rien cherché, c'est venu. Je suis excité, stimulé, alors je m'abandonne à cette musique qui vient : (...) c'est très spontané, instinctif. Puis des mots aussi me viennent, ils épousent la mélodie qui est en train de se dessiner. Ils sont (...) en yaourt (...).
(...)
À ce moment, grisé par l'inspiration, j'ai la sensation que tout est facile et que des centaines d'autres idées me viendront encore. Mais ma conscience [«] professionnelle [»] me dit que celle que je viens de trouver est peut-être bien plus rare qu'elle n'en a l'air et que je me dois de la capturer.
Alors, comme je suis très organisé (et je suis convaincu qu'il fait l'être pour exploiter sa créativité), j'ai toujours à moins d'un mètre [de quoi enregistrer].
Je commence mon enregistrement en précisant (...) le placement du capodastre sur le manche. (...) des accords bizarres dont je ne connais pas le nom, je les décompose corde par corde. (...) Enfin bref, toutes les informations pour pouvoir rejouer le morceau à la réécoute (...).
(...)
La Phase 1 (qu'on peut comparer à une esquisse, un étalon) a conditionné tout ce qui suit : le ton, la couleur (...). Tout ce qui est ajouté [comme travail, Phase 2] doit dès lors vibrer avec le premier son tombé du ciel (...).
(...)
Je suis perfectionniste. Une chanson n'a pour moi de sens que si elle est « parfaite ». (...) Je ne trouve d'ailleurs l'énergie et la motivation d'approfondir une idée que si j'ai la conviction d'un début solide. À quoi bon bâtir sur des fondations fragiles ?
(...)
Quand le mot est juste, quand la note est bonne, je le sais, la question ne se pose plus, je ne doute pas. Un peu comme quand j'essaie un nouveau pull devant un miroir, je sais dès le premier coup d'oeil s'il me va ou non (...).
(...)
... je n'ai retenu que ce qui me faisait vraiment de l'effet, à défaut de ce que j'aurais pu trouver « intéressant », « intelligent ».
(...)
L'ordre des chansons. [En concert] J'y attache énormément d'importance et j'y consacre toujours beaucoup de temps. Chaque morceau résonne différemment en fonction de sa place dans le set. (...) Je m'efforce donc de considérer le concert dans son ensemble, comme une seule et unique longue chanson qui doit capter l'attention du public (et la mienne) pendant une heure et demie. Le but étant qu'à la fin de chaque morceau, je sois enthousiaste et excité à l'idée de chanter celui qui suit.
(...)
Je ne sais pas, c'est vrai, mais je crois tout de même pouvoir donner quelques conseils.
Le premier auquel je pense, et qui est à mon avis le plus difficile à suivre, est de ne se fier qu'à son oreille : on a trop souvent tendance à choisir une option plutôt qu'une autre sous prétexte qu'elle a nécessité plus de temps ou parce qu'elle est plus sophistiquée. Ou encore, à penser qu'un microphone est plus approprié parce qu'il coûte plus cher. Évacuer le plus possible les a-priori, ce n'est pas facile.
Le deuxième conseil est de considérer l'ensemble, et ce, à toutes les étapes de la création : attention ! ce vers est fort en soi, mais lorsqu'il jouxte tel autre, il perd toute sa puissance ; ce son de piano est très original, mais il perd tout son caractère lorsqu'il est mélangé avec la batterie ; ce solo de guitare est grisant, mais il rend le refrain qui suit ennuyeux ; cette typographie est séduisante mais, associée au thème de la chanson, elle perd toute sa pertinence ; ce morceau est super, mais il ne trouve pas sa place dans l'album.
(...)
Autodidacte moi-même, je m'aperçois encore aujourd'hui, en côtoyant des musiciens qui ont appris de manière académique, à quel point le fait d'apprendre par soi-même, et donc de ne pas trop savoir ce que l'on joue, stimule l'imagination et rend tout possible.
Moi je dis ça, je dis rien.
(M.B.)
(M. B.)
J'ai parfois le sentiment que je cherche non pas à inventer quelque chose, mais plutôt à découvrir des formes parfaites, simples, qui existeraient déjà mais qu'il faudrait révéler...
(...)
... j'improvise des accords et des rythmes qui me plaisent, mais la plupart du temps, je ne sais pas comment ils s'appellent.
(...)
Certains jours (...), une suite d'accords, un riff ou une mélodie, le plus souvent trouvés au hasard de la position de mes doigts sur les cordes, va soudainement m'émouvoir. Je n'ai rien cherché, c'est venu. Je suis excité, stimulé, alors je m'abandonne à cette musique qui vient : (...) c'est très spontané, instinctif. Puis des mots aussi me viennent, ils épousent la mélodie qui est en train de se dessiner. Ils sont (...) en yaourt (...).
(...)
À ce moment, grisé par l'inspiration, j'ai la sensation que tout est facile et que des centaines d'autres idées me viendront encore. Mais ma conscience [«] professionnelle [»] me dit que celle que je viens de trouver est peut-être bien plus rare qu'elle n'en a l'air et que je me dois de la capturer.
Alors, comme je suis très organisé (et je suis convaincu qu'il fait l'être pour exploiter sa créativité), j'ai toujours à moins d'un mètre [de quoi enregistrer].
Je commence mon enregistrement en précisant (...) le placement du capodastre sur le manche. (...) des accords bizarres dont je ne connais pas le nom, je les décompose corde par corde. (...) Enfin bref, toutes les informations pour pouvoir rejouer le morceau à la réécoute (...).
(...)
La Phase 1 (qu'on peut comparer à une esquisse, un étalon) a conditionné tout ce qui suit : le ton, la couleur (...). Tout ce qui est ajouté [comme travail, Phase 2] doit dès lors vibrer avec le premier son tombé du ciel (...).
(...)
Je suis perfectionniste. Une chanson n'a pour moi de sens que si elle est « parfaite ». (...) Je ne trouve d'ailleurs l'énergie et la motivation d'approfondir une idée que si j'ai la conviction d'un début solide. À quoi bon bâtir sur des fondations fragiles ?
(...)
Quand le mot est juste, quand la note est bonne, je le sais, la question ne se pose plus, je ne doute pas. Un peu comme quand j'essaie un nouveau pull devant un miroir, je sais dès le premier coup d'oeil s'il me va ou non (...).
(...)
... je n'ai retenu que ce qui me faisait vraiment de l'effet, à défaut de ce que j'aurais pu trouver « intéressant », « intelligent ».
(...)
L'ordre des chansons. [En concert] J'y attache énormément d'importance et j'y consacre toujours beaucoup de temps. Chaque morceau résonne différemment en fonction de sa place dans le set. (...) Je m'efforce donc de considérer le concert dans son ensemble, comme une seule et unique longue chanson qui doit capter l'attention du public (et la mienne) pendant une heure et demie. Le but étant qu'à la fin de chaque morceau, je sois enthousiaste et excité à l'idée de chanter celui qui suit.
(...)
Je ne sais pas, c'est vrai, mais je crois tout de même pouvoir donner quelques conseils.
Le premier auquel je pense, et qui est à mon avis le plus difficile à suivre, est de ne se fier qu'à son oreille : on a trop souvent tendance à choisir une option plutôt qu'une autre sous prétexte qu'elle a nécessité plus de temps ou parce qu'elle est plus sophistiquée. Ou encore, à penser qu'un microphone est plus approprié parce qu'il coûte plus cher. Évacuer le plus possible les a-priori, ce n'est pas facile.
Le deuxième conseil est de considérer l'ensemble, et ce, à toutes les étapes de la création : attention ! ce vers est fort en soi, mais lorsqu'il jouxte tel autre, il perd toute sa puissance ; ce son de piano est très original, mais il perd tout son caractère lorsqu'il est mélangé avec la batterie ; ce solo de guitare est grisant, mais il rend le refrain qui suit ennuyeux ; cette typographie est séduisante mais, associée au thème de la chanson, elle perd toute sa pertinence ; ce morceau est super, mais il ne trouve pas sa place dans l'album.
(...)
Autodidacte moi-même, je m'aperçois encore aujourd'hui, en côtoyant des musiciens qui ont appris de manière académique, à quel point le fait d'apprendre par soi-même, et donc de ne pas trop savoir ce que l'on joue, stimule l'imagination et rend tout possible.
Moi je dis ça, je dis rien.
(M.B.)
2015-12-11
2015-11-18
2015-02-13
2015-01-30
la sirène et la fée
Pourquoi du champagne ? Parce que son ivresse ne ressemble à nulle
autre. Chaque alcool possède une force de frappe particulière ; le champagne (...) élève l'âme vers ce que dut être la condition de gentilhomme à
l'époque où ce beau mot avait du sens. Il rend gracieux, à la fois léger
et profond, désintéressé...
(…)
j'ai compris que le breuvage provoquait des visions qui lui étaient apparentées : l'or de sa robe (…), les bulles (…)[,] le glacé de la gorgée.
(...)
l'esprit du champagne approuvait ma conduite : je l'avais accueilli en moi comme un hôte de marque, je l'avais reçu avec une déférence extrême, en échange de quoi il me prodiguait ses bienfaits à foison ; il n'était pas jusqu'à ce naufrage qui ne soit une grâce. Si Ulysse avait eu la noble imprudence de ne pas s'attacher au mât, il m'aurait suivi là où m'entraînait l'ultime pouvoir du breuvage, il aurait coulé avec moi au fond de la mer, bercé par le chant blond des sirènes.
(A.N.)
Il y a un instant, entre la 15e et la 16e gorgée de champagne où tout homme est un aristocrate.
(A.N.)
Le champagne est le vin de la civilisation.
(T.)
C'est une toute nouvelle lubie, ça. (...) Pourquoi pas plus de champagne dans ma vie quotidienne, juste comme ça. En économisant sur le reste. Mais puisque c'est le « tip-top » du top... Avec l'absinthe, pour moi. (...) Absinthe et champagne, c'est la grâce, les deux « forces de frappe » éthyliques que je préfère, aujourd'hui. Ma fée, ma sirène... « Que dis-tu d'un ménage à trois » ?
(O.K.)
(…)
j'ai compris que le breuvage provoquait des visions qui lui étaient apparentées : l'or de sa robe (…), les bulles (…)[,] le glacé de la gorgée.
(...)
l'esprit du champagne approuvait ma conduite : je l'avais accueilli en moi comme un hôte de marque, je l'avais reçu avec une déférence extrême, en échange de quoi il me prodiguait ses bienfaits à foison ; il n'était pas jusqu'à ce naufrage qui ne soit une grâce. Si Ulysse avait eu la noble imprudence de ne pas s'attacher au mât, il m'aurait suivi là où m'entraînait l'ultime pouvoir du breuvage, il aurait coulé avec moi au fond de la mer, bercé par le chant blond des sirènes.
(A.N.)
Il y a un instant, entre la 15e et la 16e gorgée de champagne où tout homme est un aristocrate.
(A.N.)
Le champagne est le vin de la civilisation.
(T.)
C'est une toute nouvelle lubie, ça. (...) Pourquoi pas plus de champagne dans ma vie quotidienne, juste comme ça. En économisant sur le reste. Mais puisque c'est le « tip-top » du top... Avec l'absinthe, pour moi. (...) Absinthe et champagne, c'est la grâce, les deux « forces de frappe » éthyliques que je préfère, aujourd'hui. Ma fée, ma sirène... « Que dis-tu d'un ménage à trois » ?
(O.K.)
2015-01-10
2015-01-04
2014-12-23
flair to play
Du flair il lui en faudra pour détecter le tempérament prometteur (…), deviner les dons en friche alors qu'il n'y a guère de corrélations entre, par exemple, un caractère flamboyant et une prédisposition à la domination sexuelle, pas de continuité obligée entre un comportement en société et un imaginaire [et tempérament] érotique : toute maîtresse femme ne fait pas une « maîtresse » ; telle femme hautaine et sûre d'elle-même peut, je le sais d'expérience, se rêver fillette docile et, a contrario…
(J.d.B.)
(J.d.B.)
2014-11-27
hein ? parfait
S.T. — J’adore tout ce qui est déglingué. On aborde différemment quelque chose d’imparfait. On se l’approprie beaucoup plus. Dans la propreté, on s’ennuie vite. Maintenant j’essaye de me tenir loin de ce que je fais, de faire comme si ma musique était celle d’un autre.
LI — Tu assumes quelques imperfections sur certains morceaux.
S.T. — J’adore ça. Avant, j’étais trop frileux, trop bon élève. (...) J’ai dû un peu me forcer à l’accepter. Maintenant, je suis passionné par les fausses notes, qui créent énormément d’émotion. Les choses fausses, si on s’acharne et qu’on les fait bien, un jour ça semblera juste. C’est quelque chose que j’ai envie d’explorer.
LI — Tu assumes quelques imperfections sur certains morceaux.
S.T. — J’adore ça. Avant, j’étais trop frileux, trop bon élève. (...) J’ai dû un peu me forcer à l’accepter. Maintenant, je suis passionné par les fausses notes, qui créent énormément d’émotion. Les choses fausses, si on s’acharne et qu’on les fait bien, un jour ça semblera juste. C’est quelque chose que j’ai envie d’explorer.
2014-10-29
2014-09-23
sous-traitement
... il faut comprendre (... peut-être parce que j'ai au moins 10 ans de plus de casse-tête dans les pattes ?) que j'aborde ou saisis maintenant les choses par le fond. Disons dans les grandes lignes, de fond, qui tirent « toutes » les ficelles. Et où tout est archimélange. Non pas seulement « porosité », comme tu dis volontiers, mais archimélange. À force de creuser, et pourvu qu'on ait assez de génie philosophique ou de connerie (de suffisance) peut-être, on finit par accéder aux quelques grandes lignes sous les petites tous azimuts du grand casse-tête. Les grandes lignes qui commandent les petites qu'on peut dès lors traiter par le peu de considération qu'elles méritent dans le débat, puisqu'elles ne sont disons que l'écorce des vagues dont on croit saisir « l'âme », de fond. Ce passage ou traitement par le dessous te semble peut-être, à toi, comme à d'autres en tout cas, un passage ou traitement par le dessus, d'inconsidération ou de désinvolture, alors que... et...
... et justement...
Bref, ici maintenant otto, avec ses moyens détournés, indirects, décalés, suggestifs, pour dire la suite :
(o.K.)
Une façon dont mon livre laisse la philosophie de l'art là où elle était consiste à dépasser certains problèmes dont la philosophie traditionnelle de l'art pensait qu'ils étaient les plus importants, tels que la nature et les critères de la beauté.
(Nelson Goodman)
[Les positions de Nelson Goodman] s'expriment aussi dans un certain nombre de silences ou d'indifférences qu'il n'a apparemment jamais désiré rompre, probablement pas sans raisons. Cette attitude d'apparence négative, cette réserve, incompréhensible pour certains n'est pas secondaire ; on pourra tenter d'en faire une question de tempérament, inévitablement contingente, une manifestation de scepticisme, voire de désinvolture. Les questions que Goodman a laissées de côté (en particulier les questions d'évaluation et les questions proprement métaphysiques), il ne les a toutefois pas réservées à d'autres, pour parer au plus pressé, par manque de goût ou pour quelque autre raison. Ses réticences expriment davantage des adieux sans regrets, n'exigeant en tant que tel aucun commentaire, ou une façon de se situer ailleurs, à égale distance des thèses ou des questions qui nous tiennent ordinairement captifs.
(J.-P.C. & R.P.)
... et justement...
Bref, ici maintenant otto, avec ses moyens détournés, indirects, décalés, suggestifs, pour dire la suite :
(o.K.)
Une façon dont mon livre laisse la philosophie de l'art là où elle était consiste à dépasser certains problèmes dont la philosophie traditionnelle de l'art pensait qu'ils étaient les plus importants, tels que la nature et les critères de la beauté.
(Nelson Goodman)
[Les positions de Nelson Goodman] s'expriment aussi dans un certain nombre de silences ou d'indifférences qu'il n'a apparemment jamais désiré rompre, probablement pas sans raisons. Cette attitude d'apparence négative, cette réserve, incompréhensible pour certains n'est pas secondaire ; on pourra tenter d'en faire une question de tempérament, inévitablement contingente, une manifestation de scepticisme, voire de désinvolture. Les questions que Goodman a laissées de côté (en particulier les questions d'évaluation et les questions proprement métaphysiques), il ne les a toutefois pas réservées à d'autres, pour parer au plus pressé, par manque de goût ou pour quelque autre raison. Ses réticences expriment davantage des adieux sans regrets, n'exigeant en tant que tel aucun commentaire, ou une façon de se situer ailleurs, à égale distance des thèses ou des questions qui nous tiennent ordinairement captifs.
(J.-P.C. & R.P.)
2014-09-13
cri (é)t(h)ique
On simplifierait peut-être la critique si, avant d'énoncer un jugement, on déclarait ses goûts ; car toute œuvre d'art enferme une chose particulière tenant à la personne de l'artiste et qui fait, indépendamment [du reste], que nous sommes séduits ou irrités. (...) L'oubli de cette distinction préalable est une grande cause d'injustice.
Avant tout, l'opportunité du livre est contestée. « Pourquoi ce roman ? à quoi sert un drame ? qu'avons-nous besoin ? etc. » Et, au lieu d'entrer dans l'intention de l'auteur, (...) on le chicane sur mille choses (...), en réclamant (...) le contraire de ce qu'il a voulu. Mais si la compétence du critique s'étend au delà du procédé, il devrait tout d'abord établir son esthétique et sa morale.
(G.F.) (O.K.) (merci à L.W.)
Avant tout, l'opportunité du livre est contestée. « Pourquoi ce roman ? à quoi sert un drame ? qu'avons-nous besoin ? etc. » Et, au lieu d'entrer dans l'intention de l'auteur, (...) on le chicane sur mille choses (...), en réclamant (...) le contraire de ce qu'il a voulu. Mais si la compétence du critique s'étend au delà du procédé, il devrait tout d'abord établir son esthétique et sa morale.
(G.F.) (O.K.) (merci à L.W.)
Inscription à :
Commentaires (Atom)







