N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL
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2016-12-04
2016-10-05
2016-09-22
2016-06-14
2016-05-13
dans le (cal)cul de la vie
On ne changera pas la vie / donc comme tout le monde / je vais en souffrir / jusqu'à la mort.
(S.)
La vie (...) est une affaire qui ne couvre pas ses frais.
(A.S.)
Ne serait-ce que par les petites et grandes frustrations permanentes de nos désirs, inhérents à la vie, intrinsèques au vivant, l'existence est souffrance permanente à la base, que j'appelle la souffrance-socle.
(O/<.)
(S.)
La vie (...) est une affaire qui ne couvre pas ses frais.
(A.S.)
Ne serait-ce que par les petites et grandes frustrations permanentes de nos désirs, inhérents à la vie, intrinsèques au vivant, l'existence est souffrance permanente à la base, que j'appelle la souffrance-socle.
(O/<.)
2015-06-26
2015-04-11
n'être ou naître pas
[Amis, ils avaient] des terrains d’entente très profonds. (…) Il y a la
même chose chez Beckett [que chez Cioran], ce refus de la naissance : il aurait mieux valu
ne pas être né, c’est tout.
(S.B.)
san vou jecerè / néan / néan
mê jesuiné / voila / é enfan
(...)
é je suiné / néan / trevou
en vous appelant / papa / maman
comm' cèttanfan / êné / entrenou
(...)
devotrintérêt / jesui / jecê
javê riendemandé / jesui / céfê
(O.K.)
Maintenant que je suis là, au Programme... : faire avec, en jouer autant que se peut. Mais « être ou ne pas être » ne fait absolument pas question pour moi : n'être pas : n'avoir pas été.
(O.K.)
Le bien suprême, il t'est absolument inaccessible : c'est de ne pas être né, de ne pas être, de n'être rien.
(F.N.)
> de l'inconvénient-né
(S.B.)
san vou jecerè / néan / néan
mê jesuiné / voila / é enfan
(...)
é je suiné / néan / trevou
en vous appelant / papa / maman
comm' cèttanfan / êné / entrenou
(...)
devotrintérêt / jesui / jecê
javê riendemandé / jesui / céfê
(O.K.)
Maintenant que je suis là, au Programme... : faire avec, en jouer autant que se peut. Mais « être ou ne pas être » ne fait absolument pas question pour moi : n'être pas : n'avoir pas été.
(O.K.)
Le bien suprême, il t'est absolument inaccessible : c'est de ne pas être né, de ne pas être, de n'être rien.
(F.N.)
> de l'inconvénient-né
2015-03-18
dans le giedrÉ mil...
Je ne suis pas méchante
C'est le monde qui est pourri
Si la vie était moins violente
Je le serais aussi
(G., Je ne suis pas méchante)
Il faut regarder la vie
Avec le sourire
Sinon
On a envie de mourir
(…)
Non non non non, ne croyez pas
Que le monde ne soit qu'un gros caca
Regardez dessus on a planté des fleurs
C'est ce qu'on appelle le bonheur
(G., Avec le sourire)
Mais dans le fond tu le sais bien que ta vie c'est de la merde
Que tout ce que tu fais ne sert à rien
Parce que la vie c'est de la merde
Que tu auras beau essayer tant que tu veux
La vie sera toujours de la merde
Que tu ne seras jamais vraiment heureux
Parce que la vie c'est de la merde
La vie c'est de la merde
La vie c'est de la merde
La vie c'est de la merde
(…)
D'ailleurs toute ta vie t'emmerde
Mais maintenant tu fais comme tout le monde et tu te démerdes
Maintenant tu te démerdes, allez tu te démerdes
Maintenant tu te démerdes
(G., la vie c'est de la merde)
Et tu sais la vie c'est pas comme dans les romans, ça ne peut pas être romantique tout le temps.
Tu sais la vie c'est plutôt comme le disait ta mère, ferme ta gueule et apporte-moi une bière.
(G., ferme ta gueule et apporte-moi une bière)
>>>
2014-12-18
2011-02-24
l'histoire comme son ombre
(S.W & T.N.)
Si on approfondit l'histoire, si on y réfléchit, il est strictement impossible de ne pas être pessimiste. Un historien optimiste est une contradiction dans les termes. (...) Prenez n'importe quelle époque de l'histoire, étudiez-la un peu à fond et les conclusions sont nécessairement terribles. (...) J'ai toujours eu une vision, disons, désagréable des choses. Mais à partir du moment où j'ai découvert l'histoire, j'ai perdu toute illusion.
(C.)
Pendant de nombreuses années, j'ai méprisé tout ce qui se rapportait à l'histoire. Et je sais par expérience qu'il vaut mieux ne pas lui accorder trop d'attention, ne pas s'y arrêter, car elle représente la plus grande preuve imaginable de cynisme. Tous les rêves, les philosophies, les systèmes ou les idéologies se brisent contre le grotesque du développement historique : les choses se produisent sans pitié, d'une manière irréparable ; le faux, l'arbitraire, le fatal triomphent. Il est impossible de méditer sur l'histoire sans éprouver envers elle une sorte d'horreur.
(C.)
Le 14 juillet, prise de la Bastille. J'assistai, comme spectateur, à cet assaut contre quelques invalides et un timide gouverneur : si l'on eût tenu les portes fermées, jamais le peuple ne fût entré dans la forteresse. Je vis tirer deux ou trois coups de canon, non par les invalides, mais par des gardes-françaises, déjà montés sur les tours. De Launay, arraché de sa cachette, après avoir subi mille outrages, est assommé sur les marches de l'Hôtel de ville ; le prévôt des marchands, Flesselles, a la tête cassée d'un coup de pistolet : c'est ce spectacle que des béats sans cœur trouvaient si beau. Au milieu de ces meurtres, on se livrait à des orgies, comme dans les troubles de Rome, sous Othon et Vitellius. On promenait dans des fiacres les vainqueurs de la Bastille, ivrognes heureux, déclarés conquérants au cabaret ; des prostituées et des sans-culottes commençaient à régner, et leur faisaient escorte. Les passants se découvraient avec le respect de la peur, devant ces héros, dont quelques-uns moururent de fatigue au milieu de leur triomphe. Les clefs de la Bastille se multiplièrent ; on en envoya à tous les niais d'importance dans les quatre parties du monde.
(…)
Peu de jours après (…), j’étais aux fenêtres de mon hôtel garni avec mes sœurs et quelques Bretons ; nous entendons crier : « Fermez les portes ! fermez les portes !» Un groupe de déguenillés arrive par un des bouts de la rue ; du milieu de ce groupe s’élevaient deux étendards que nous ne voyions pas bien de loin. Lorsqu’ils s’avancèrent, nous distinguâmes deux têtes échevelées et défigurées, que les devanciers de Marat portaient chacune au bout d’une pique : c’étaient les têtes de MM. Foulon et Bertier. Tout le monde se retira des fenêtres ; j’y restai. Les assassins s’arrêtèrent devant moi, me tendirent les piques en chantant, en faisant des gambades, en sautant pour approcher de mon visage les pâles effigies. L’œil d’une de ces têtes, sorti de son orbite, descendait sur le visage obscur du mort ; la pique traversait la bouche ouverte, dont les dents mordaient le fer : « Brigands ! m’écriai-je plein d’une indignation que je ne pus contenir, est-ce comme cela que vous entendez la liberté ?» Si j’avais eu un fusil, j’aurais tiré sur ces misérables comme sur des loups. Ils poussèrent des hurlements, frappèrent à coups redoublés à la porte cochère pour l’enfoncer et joindre ma tête à celles de leurs victimes. Mes sœurs se trouvèrent mal ; les poltrons de l’hôtel m’accablèrent de reproches. Les massacreurs, qu’on poursuivait, n’eurent pas le temps d’envahir la maison et s’éloignèrent. Ces têtes, et d’autres que je rencontrai bientôt après, changèrent mes dispositions politiques ; j’eus horreur des festins de cannibales, et l’idée de quitter la France pour quelque pays lointain germa dans mon esprit.
(F.R.D.C.)
Etc.
2007-05-12
les calomniateurs de la gaieté
Les hommes profondément blessés par la vie ont jeté la suspicion sur toute gaieté, comme si elle était toujours enfantine et infantile et trahissait une déraison dont la vue ne pourrait susciter que pitié et attendrissement, comme lorsqu'un enfant au bord de la mort cajole encore ses jouets sur son lit. De tels hommes voient sous toutes les roses des tombeaux cachés et dissimulés; réjouissances, vacarme, musique joyeuse leur paraissent semblable à l'illusion volontaire du grand malade qui veut savourer une minute encore l'ivresse de la vie. Mais ce jugement sur la gaieté n'est rien d'autre que sa réfraction sur le fond obscur de la lassitude et de la maladie: il constitue lui-même quelque chose d'attendrissant et de déraisonnable qui appelle la pitié, et même quelque chose d'enfantin et d'infantile, mais de cette seconde enfance qui suit la vieillesse et précède la mort.
(F.N. - A§329)
(F.N. - A§329)
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