N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL
> page d'accueil
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL
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2013-12-03
2013-12-02
le-devenez-vous-autre
Quand un bruit vous ennuie, écoutez-le.
(John Cage)
Quand un film vous ennuie, observez-le.
(O.K.)
Etc.
> du(r) dur volontarisme esthétique
> la r liberté en bloc(s)
(John Cage)
Quand un film vous ennuie, observez-le.
(O.K.)
Etc.
> du(r) dur volontarisme esthétique
> la r liberté en bloc(s)
2013-12-01
2013-11-30
Au fond, la forme ! Informez-vous.
... au lieu de vous nourrir de légendes, tirez la leçon des faits. Cela seul suffirait déjà à vous apporter un sérieux soulagement en vous rendant réceptif à la Réalité (…).
(...) Mais vous (…) vous n’avez même pas été capable de jamais sentir et expliquer à autrui le rôle énorme que la forme joue dans notre vie. Même en psychologie vous n’avez pas pu lui assigner la place qui lui revenait. Vous continuez à imaginer que notre conduite est régie par des sentiments, des instincts, des idées, et vous tendez à considérer la forme comme un ajout superficiel et un simple ornement. (…) Mais dans la Réalité voici ce qu’il en est : l’être humain ne s’exprime pas d’une façon directe et conforme à sa nature, il passe toujours à travers une forme définie. Cette forme, ce style, cette manière d’être ne viennent pas seulement de lui-même, mais lui sont aussi imposés de l’extérieur – et voilà pourquoi le même individu peut s’extérioriser sagement ou au contraire sottement, sanguinairement ou angéliquement, avec ou sans maturité, en fonction du style qui lui échoit et de sa dépendance à l’égard d’autrui. (…)
Ô puissance de la Forme ! (…) C’est elle qui commande nos plus infimes réactions. C’est elle qui se trouve à la base de la vie collective. Mais pour vous Forme et Style restent des concepts purement esthétiques (…)
Voyez maintenant combien serait différente l’attitude d’un homme qui (…) embrasserait l’univers d’un regard neuf en discernant l’importance capitale de la forme dans notre vie. (…)
(…) Cessez de vous identifier à ce qui vous limite. (…) Ne faites pas confiance à vos propres paroles. Méfiez-vous de votre foi et ne croyez pas à vos sentiments. Dégagez-vous de votre apparence et redoutez toute extériorisation (…)
(…) Nous nous mettrons bientôt à redouter notre personne et notre personnalité en discernant qu’elles ne sont pas pleinement nôtres. Et au lieu de meugler : « Voilà ce que je crois, voilà ce que je sens, voilà ce que je suis, voilà ce que je soutiens », nous dirons avec humilité : « Quelque chose en moi a parlé, agi, pensé… »
(…) Il faudra de grandes inventions, des coups puissants assenés sur la cuirasse de la Forme par des mains nues, il faudra une ruse inouïe et une réelle honnêteté de pensée, et un extrême affinement de l’intelligence, pour que l’homme, débarrassé de sa raideur, puisse concilier en lui la forme et l’absence de forme, la loi et l’anarchie, la maturité et [l'] immaturité.
(W.G.)(O.K.)
> libéra/tten/tion
> pour le sens de la forme
> chapitres ci-dessous :
(...) Mais vous (…) vous n’avez même pas été capable de jamais sentir et expliquer à autrui le rôle énorme que la forme joue dans notre vie. Même en psychologie vous n’avez pas pu lui assigner la place qui lui revenait. Vous continuez à imaginer que notre conduite est régie par des sentiments, des instincts, des idées, et vous tendez à considérer la forme comme un ajout superficiel et un simple ornement. (…) Mais dans la Réalité voici ce qu’il en est : l’être humain ne s’exprime pas d’une façon directe et conforme à sa nature, il passe toujours à travers une forme définie. Cette forme, ce style, cette manière d’être ne viennent pas seulement de lui-même, mais lui sont aussi imposés de l’extérieur – et voilà pourquoi le même individu peut s’extérioriser sagement ou au contraire sottement, sanguinairement ou angéliquement, avec ou sans maturité, en fonction du style qui lui échoit et de sa dépendance à l’égard d’autrui. (…)
Ô puissance de la Forme ! (…) C’est elle qui commande nos plus infimes réactions. C’est elle qui se trouve à la base de la vie collective. Mais pour vous Forme et Style restent des concepts purement esthétiques (…)
Voyez maintenant combien serait différente l’attitude d’un homme qui (…) embrasserait l’univers d’un regard neuf en discernant l’importance capitale de la forme dans notre vie. (…)
(…) Cessez de vous identifier à ce qui vous limite. (…) Ne faites pas confiance à vos propres paroles. Méfiez-vous de votre foi et ne croyez pas à vos sentiments. Dégagez-vous de votre apparence et redoutez toute extériorisation (…)
(…) Nous nous mettrons bientôt à redouter notre personne et notre personnalité en discernant qu’elles ne sont pas pleinement nôtres. Et au lieu de meugler : « Voilà ce que je crois, voilà ce que je sens, voilà ce que je suis, voilà ce que je soutiens », nous dirons avec humilité : « Quelque chose en moi a parlé, agi, pensé… »
(…) Il faudra de grandes inventions, des coups puissants assenés sur la cuirasse de la Forme par des mains nues, il faudra une ruse inouïe et une réelle honnêteté de pensée, et un extrême affinement de l’intelligence, pour que l’homme, débarrassé de sa raideur, puisse concilier en lui la forme et l’absence de forme, la loi et l’anarchie, la maturité et [l'] immaturité.
(W.G.)(O.K.)
> libéra/tten/tion
> pour le sens de la forme
> chapitres ci-dessous :
2013-11-29
2013-11-28
déplorer en passant ? explorer en dépassant
« J’écris pour être relu » et de là « pour aider celui ou celle qui me lit à passer outre. »
(O.K.)(A.G.)
Une première lecture pourrait facilement nous déconcerter. Que dire de ce petit texte, qu'en est-il de sa cohérence, de son message, de sa conception du monde ? Ce qui résulte d'une première lecture semble n'être que fragments épars d'une énigme. On a l'impression que le texte veut dire quelque chose, mais que cette chose nous échappe. Il y a un regard, mais regard de qui, et qu'est-ce qu'on a fait de ce regard ? On lui a fait violence, il a été « dragué ». (...) La lecture ne nous a pas fourni une information cohérente, elle nous a laissés avec des détails irréalisables ou en suspens, nous sommes restés sur notre faim. C'est ici que la lecture ne peut constater qu'un échec. Il vaudrait mieux passer outre, lire autre chose, faire autre chose.
Mais voici que cet échec de la lecture se présente tout autrement, dès qu'on la regarde comme un seuil qu'il faut franchir pour découvrir, dans une deuxième lecture, des cohérences, des correspondances, que la première lecture linéaire ne saurait révéler. Désormais nous disposons à chaque point du texte d'un double contexte (...) ; nous sommes libres de choisir n'importe quel endroit du texte comme point de départ. C'est également cette liberté qui se pratique dans la mise en relief des citations, instrument constitutif de l'interprétation, pour diriger le regard vers les côtés inexplorés du texte, pour en dévoiler un nouvel aspect. Il y a des génies de la citation comme Walter Benjamin qui, par leurs citations, savent électriser même les textes apparemment trop connus. Lire dans l'horizon de la deuxième lecture veut dire surtout être libre d'inventer son propre parcours. En effet, il semble que notre texte ne permette pas seulement une deuxième lecture, mais qu'il y invite. Seuls les lecteurs, ayant franchi le seuil érigé lors de la première lecture, sont invités à tenter l'aventure d'une lecture en profondeur. Déjà le texte du Moyen-Age, qui se veut objet d'étude, du studium, vise la lecture au ralenti, la lecture réitérée. Aux Temps Modernes, l'on pourrait définir par littérature l'ensemble des textes — à l'exception de ceux immédiatement fonctionnels — qui ne se consument pas lors d'une première lecture, mais qui permettent ou requièrent une lecture plurielle. Dans ce vaste champ, la poésie lyrique joue un rôle paradigmatique. Ici une inventivité illimitée de structurations textuelles, pour organiser une complexité de sens activant tous les niveaux de la parole, ne requiert pas seulement une lecture plurielle, mais exige une pratique de lecture à réinventer, comme dira Mallarmé dans « Le mystère dans les lettres » : « Je préfère devant l'agression, rétorquer que des contemporains ne savent pas lire — sinon dans le journal ; il dispense, certes, l'avantage de n'interrompre le choeur de préoccupations. Lire — Cette pratique - ».
C'est au moment de la deuxième lecture que le texte acquiert une nouvelle dimension. Au lieu d'être un texte-ligne, voire un texte-surface, il devient un texte-volume à explorer sous une multitude de perspectives, comme on explore un paysage. Commençons donc...
(K.S.)
> A.b.C. D emande
> CHAPITRE : attention
(O.K.)(A.G.)
Une première lecture pourrait facilement nous déconcerter. Que dire de ce petit texte, qu'en est-il de sa cohérence, de son message, de sa conception du monde ? Ce qui résulte d'une première lecture semble n'être que fragments épars d'une énigme. On a l'impression que le texte veut dire quelque chose, mais que cette chose nous échappe. Il y a un regard, mais regard de qui, et qu'est-ce qu'on a fait de ce regard ? On lui a fait violence, il a été « dragué ». (...) La lecture ne nous a pas fourni une information cohérente, elle nous a laissés avec des détails irréalisables ou en suspens, nous sommes restés sur notre faim. C'est ici que la lecture ne peut constater qu'un échec. Il vaudrait mieux passer outre, lire autre chose, faire autre chose.
Mais voici que cet échec de la lecture se présente tout autrement, dès qu'on la regarde comme un seuil qu'il faut franchir pour découvrir, dans une deuxième lecture, des cohérences, des correspondances, que la première lecture linéaire ne saurait révéler. Désormais nous disposons à chaque point du texte d'un double contexte (...) ; nous sommes libres de choisir n'importe quel endroit du texte comme point de départ. C'est également cette liberté qui se pratique dans la mise en relief des citations, instrument constitutif de l'interprétation, pour diriger le regard vers les côtés inexplorés du texte, pour en dévoiler un nouvel aspect. Il y a des génies de la citation comme Walter Benjamin qui, par leurs citations, savent électriser même les textes apparemment trop connus. Lire dans l'horizon de la deuxième lecture veut dire surtout être libre d'inventer son propre parcours. En effet, il semble que notre texte ne permette pas seulement une deuxième lecture, mais qu'il y invite. Seuls les lecteurs, ayant franchi le seuil érigé lors de la première lecture, sont invités à tenter l'aventure d'une lecture en profondeur. Déjà le texte du Moyen-Age, qui se veut objet d'étude, du studium, vise la lecture au ralenti, la lecture réitérée. Aux Temps Modernes, l'on pourrait définir par littérature l'ensemble des textes — à l'exception de ceux immédiatement fonctionnels — qui ne se consument pas lors d'une première lecture, mais qui permettent ou requièrent une lecture plurielle. Dans ce vaste champ, la poésie lyrique joue un rôle paradigmatique. Ici une inventivité illimitée de structurations textuelles, pour organiser une complexité de sens activant tous les niveaux de la parole, ne requiert pas seulement une lecture plurielle, mais exige une pratique de lecture à réinventer, comme dira Mallarmé dans « Le mystère dans les lettres » : « Je préfère devant l'agression, rétorquer que des contemporains ne savent pas lire — sinon dans le journal ; il dispense, certes, l'avantage de n'interrompre le choeur de préoccupations. Lire — Cette pratique - ».
C'est au moment de la deuxième lecture que le texte acquiert une nouvelle dimension. Au lieu d'être un texte-ligne, voire un texte-surface, il devient un texte-volume à explorer sous une multitude de perspectives, comme on explore un paysage. Commençons donc...
(K.S.)
> A.b.C. D emande
> CHAPITRE : attention
2013-11-27
roi + reine en avance sur l'àmouréinventer, rencontre
(A.A.)(O.K.)
Com(plé)mentaire :
O.K. — Le plus important là-dedans, c'est le « en avance ». Les seulement-pas-chiant(e)s, j’en reviens un peu et je me dis aujourd'hui que... c'est encore incomplet, niveau progrès.
J. — En avance, tu trouves ?
O.K. — Oui, puisque c'est dit. C'est pas que ce qu'ils font là manifeste une avance, c'est que d'entrée ils se déclarent tels : « en avance ». Dans un sens ottodétourné, bien sûr. Mais ici c'est comme un code de reconnaissance, de ralliement : Ah, vous aussi, vous êtes en avance (sur l'àmouréinventer) ? Super. On peut vraiment espérer s'entendre ! « Mais j'hésite... »
(...)
Par expérience il se méfie, (...). Avancée, dit-elle, mais comment s'y fier ? et est-ce qu'elle en viendra pas à quand même le faire chier ?
Or, dans l'àmouréinventer, en théorie, il y a pas à se faire chier, (ni) l'un (ni) l'autre.
Si l'un fait bien chier l'autre, c'est qu'on s'est trompé ou se trompe quelque part. C'est qu'on est pas au point. Ça peut être d'un côté ou de l'autre, ou des deux, plus ou moins. Certes, là, c'est lui qui se méfie – eh oui, otto fait au mieux avec ce qu'il trouve –, mais dans l'« esprit » ottokarlien ça marche dans les deux sens, cette réplique vaut pour les deux parti(e)s. D'où le titre, roi + reine..., qui implique qu'ils ne soient chiants (pour l'autre) ni l'un ni l'autre.
> pour des amours reines
> deux classes de filles : reine / princesse
> adopte(z) une philosophie, de quoi réactiver un philosophe
2013-11-26
canc.r.e à vie
... on est seul. (...) on sera toujours tout seul (...). Tout le reste est illusion (...).
(...) On parle à des gens, on est seul. On a des opinions, celles des autres, les siennes, on est seul. Quand on écrit un livre, ou quand on écrit des [travaux] comme moi, alors on est encore plus seul...
Se faire comprendre est impossible, ça n'existe pas. La solitude, l'isolement deviennent un isolement encore plus grand, une solitude encore plus grande. On finit par changer de cadre à intervalles toujours plus rapprochés. On croit que des villes... (...)
Et là on va partout et on est toujours seul avec soi-même et avec son travail (...). On revient à la campagne, on se retire dans une ferme, on verrouille les portes, comme moi – et c'est souvent pendant des jours – on reste enfermé et de l'autre côté la seule joie et le plaisir toujours plus grand est alors le travail. Ce sont les phrases, les [choses] que l'on construit. En fait, c'est comme un jouet, on met les cubes les uns sur les autres, c'est un processus musical. (...) Mais alors qu'on croit qu'on est débarrassé, il y a déjà une autre de ces tumeurs, que l'on reconnaît comme un nouveau travail, (...) qui vous pousse quelque part sur le corps et qui ne cesse de grossir. En fait, un de ces [travaux] n'est rien d'autre qu'une tumeur maligne, une tumeur cancéreuse ? On opère pour enlever et on sait naturellement très bien que les métastases ont déjà infesté le corps tout entier...
(T.B.)[O.K.]
> s.e.u.l.s.
> borne(s)
> l'ascésure
> bavardage philosophe
> pourquoi écrire quand même
(...) On parle à des gens, on est seul. On a des opinions, celles des autres, les siennes, on est seul. Quand on écrit un livre, ou quand on écrit des [travaux] comme moi, alors on est encore plus seul...
Se faire comprendre est impossible, ça n'existe pas. La solitude, l'isolement deviennent un isolement encore plus grand, une solitude encore plus grande. On finit par changer de cadre à intervalles toujours plus rapprochés. On croit que des villes... (...)
Et là on va partout et on est toujours seul avec soi-même et avec son travail (...). On revient à la campagne, on se retire dans une ferme, on verrouille les portes, comme moi – et c'est souvent pendant des jours – on reste enfermé et de l'autre côté la seule joie et le plaisir toujours plus grand est alors le travail. Ce sont les phrases, les [choses] que l'on construit. En fait, c'est comme un jouet, on met les cubes les uns sur les autres, c'est un processus musical. (...) Mais alors qu'on croit qu'on est débarrassé, il y a déjà une autre de ces tumeurs, que l'on reconnaît comme un nouveau travail, (...) qui vous pousse quelque part sur le corps et qui ne cesse de grossir. En fait, un de ces [travaux] n'est rien d'autre qu'une tumeur maligne, une tumeur cancéreuse ? On opère pour enlever et on sait naturellement très bien que les métastases ont déjà infesté le corps tout entier...
(T.B.)[O.K.]
> s.e.u.l.s.
> borne(s)
> l'ascésure
> bavardage philosophe
> pourquoi écrire quand même
2013-11-25
2013-11-24
lheur mal
Ce n'est point ma façon de penser, qui a fait mon malheur, c'est celle des autres.
(M.d.S.)
(M.d.S.)
2013-11-23
euh... pour devenir amoureuh...
(J.-L.G)(O.K.)
Quelle fille ? (...) — Allez, viens, viens ! — Non! ça m'emmerde. Avec les filles il faut toujours jacasser. (...) — Je te parie que tu auras envie de la baiser. (...) — Non, moi je ne couche qu'avec des filles dont je suis amoureux.
— Dans ce cas, mon petit, je te parie que dans cinq minutes tu seras amoureux.
> convainculecoeur
> [pour la suite de l'histoire :] ne dire rien, suis-moi toi
2013-11-22
convainculecoeur
Par derrière
les affaires de coeur
sont des histoires de...
convaincues
de péter plus haut.
(Mais les affaires sont les affaires
Demandez le Programme !)
(O.K.)
L'amour, c'est le cul.
(J.-L.C.)
> l'infini hors de portée des caniches
> véri/thérapie de couple
2013-11-20
s.e.u.l.s.
On est toujours fondamentalement seul, en plus d'être emmerdé.
(O.K.)
On dort les uns contre les autres / On vit les uns avec les autres / On se caresse, on se cajole / On se comprend, on se console / Mais au bout du compte / On se rend compte / Qu'on est toujours tout seul au monde.
On danse les uns contre les autres / On court les uns après les autres / On se déteste, on se déchire / On se détruit, on se désire / Mais au bout du compte / On se rend compte / Qu'on est toujours tout seul au monde.
Mais au bout du compte / On se rend compte / Qu'on est toujours tout seul au monde / Toujours tout seul au monde. (L.P.)(M.B.)
Sauf que, puisqu'on me ramène à zéro, c'est de là qu'il faudra repartir.
(J.-L.G.)
> born(e)
> adopte(z) une philosophie, de quoi réactiver un philosophe
(O.K.)
On dort les uns contre les autres / On vit les uns avec les autres / On se caresse, on se cajole / On se comprend, on se console / Mais au bout du compte / On se rend compte / Qu'on est toujours tout seul au monde.
On danse les uns contre les autres / On court les uns après les autres / On se déteste, on se déchire / On se détruit, on se désire / Mais au bout du compte / On se rend compte / Qu'on est toujours tout seul au monde.
Mais au bout du compte / On se rend compte / Qu'on est toujours tout seul au monde / Toujours tout seul au monde. (L.P.)(M.B.)
Sauf que, puisqu'on me ramène à zéro, c'est de là qu'il faudra repartir.
(J.-L.G.)
> born(e)
> adopte(z) une philosophie, de quoi réactiver un philosophe
2013-11-19
2013-11-18
sui...c...(urieux)...
A.M. — Est-ce que vous pensez toujours à vous suicider ?
T.B. — C’est une pensée qui est toujours là. Mais je n’en ai pas l’intention, en tout cas pas en ce moment.
— Pourquoi ?
— Par curiosité, je crois, par pure curiosité. Il n’y a que la curiosité, je crois, qui me maintienne en vie.
> su ici de sort...
T.B. — C’est une pensée qui est toujours là. Mais je n’en ai pas l’intention, en tout cas pas en ce moment.
— Pourquoi ?
— Par curiosité, je crois, par pure curiosité. Il n’y a que la curiosité, je crois, qui me maintienne en vie.
> su ici de sort...
2013-11-17
2013-11-16
¿ d'aucune tance ? aucoune impor/tanz
[Un jour,] une dame sérieuse, cultivée, spécialiste de l'art moderne, dit à Picasso d'un air pincé : « Monsieur Picasso, je n'aime pas du tout vos derniers tableaux. » À quoi Picasso répond, sans chercher à améliorer son accent : « Madamm, ça n'a aucoune importanz ! »
(Ph.S.)
(Ph.S.)
2013-11-15
2013-11-14
en post(e) campagne
C’est dans la campagne sans lune, noir total, que j’ai vu pour la première fois le lapin fluo, vert intense dans son champ abandonné, menant sa vie, indifférent à l’idée de son étrangeté, dans un halo brûlant, comme on ferme les yeux sur le souvenir de quelqu’un, signal dans la nuit noire, petit point.
Sage comme une image.
Plus mangeable, ce lapin-là, le contraire du boeuf, ex-vache, viande sur pied dès sa naissance, placard de boucherie au ralenti dans les prés, le front bouclé trempé, les yeux noirs exorbités de peur quand on les fait grimper dans le camion.
Ajouter ici une histoire vraie à propos de gens qui aiment leur vache jusqu’à leur tisser des couvertures sur mesure.
C’est loin.
Un philosophe disait qu’il fallait faire exploser le passé dans le présent, il avait raison.
Construisons.
C’est flou.
Un coup de blanc mais pas trop, pas trop de peinture, attention, ou alors ne pas poncer ni enduire avant, pour garder visible le relief de ce qui s’est passé.
Il faudrait faire une étude.
Se documenter, comprendre, rattraper le temps perdu, consulter les bons traités techniques, trouver les bonnes sources, recouper, faire parler les témoins, bien recopier.
Le lapin fluo, c’est tout le contraire de vos vaches classiques.
Réalisé avec amour par un artiste de labo dans son atelier-hôpital, prototype vivant, oreilles clonées et douces, cible idéale dans campagne transparente, gibier 4D pour nouveau chasseur.
Boum.
Planqué dans les fossés aussi visible qu’un fugitif à l’infrarouge.
Chasseur écologique nouvelle génération.
Après chasseur, il fera artiste dans la post-campagne.
C’est dans très bientôt déjà.
Ajouter ici une traditionnelle vue de campagne avec immenses prairies ponctuées de très grands arbres au feuillage fin et dense.
Il faudrait faire une étude.
C’est compliqué, c’est parfait, on ne s’endort pas.
Imaginer les bons travaux pour une vie idéale, trouver le bon compromis entre le neuf et le vieux, il y a des solutions, il faudrait faire une étude, chauffage au charbon ? type de vêtements ? rester habillé toujours pareil dans toutes les circonstances, habillé en tous les jours, pas de panoplie spécialisée, c’est une première garantie de suspension du temps.
Ajoutez ici le début d’un livre qui attaque bille en tête : un baron dans la force de l’âge, appelons-le Édouard, etc. affinités électives, fraîcheur, belle histoire d’amour d’été, capacité à prendre quelqu’un dans les bras de manière éperdue, vita nova, rouler dans les champs, courir la nuit, sensation d’être ici et maintenant, brûlure, quelque chose de direct, un bon début, c’est simple, expéditif, franc du collier, c’est rare, est-ce que les gens à l’époque parlaient vraiment comme ça ?
C’est dans les livres qu’on parle vraiment.
Il suffit de lire un livre qui s’écarte des manières du moment.
C’est rare.
Je fais un effort énorme de compréhension, je devrais mieux me documenter, travailler sur des bases solides, c’est trop tard, j’aurais dû commencer avant.
Je perds un temps fantastique, je ne devrais pas, c’est une erreur, j’écoute trop...
... c’est pas comme ça que j’irais vendre un scénario, le bon pitch, eh oui comme au base-ball, absolument, le pitch, vous avez 5 minutes pour raconter l’histoire.
... alors qu’on est déjà un grand cinéaste encore jeune, un vrai film sur du vrai réel...
Il faut se lancer, il y a une méthode : savoir exactement ce qu’on fait et uniquement ce qu’on est en train de faire avant de le faire, sans interface mentale, et ensuite le faire tout simplement.
J’ajoute que, dans une autre partie de ma vie, je me suis trompé complètement, j’avoue, je regrette, je croyais que collectionner des choses suffisait, comme on dispose des souvenirs corporels dans une vitrine...
Je regrette.
Je suis Robinson, c’est moi...
À une époque précédente, j’avais une vie très proche de la nature, par nécessité, installé dans une cabane faite main, après avoir réglé l’essentiel, j’aurais dû m’arrêter, j’ai continué comme un canard sans tête.
J’aurais dû prendre des vacances.
... beaucoup de travail pour pas grand-chose.
J’avais du temps à perdre.
Une série de projets à dormir debout.
Le sport, c’est mieux.
Elle m’a parlé.
Cheveux d’or.
Essayons de rassembler ces *** pour les enterrer, tout mettre en tas pour les annuler en vitesse, un résumé pour les détruire d’un coup, comme quand on revit en accéléré le film de sa vie juste avant de mourir.
Un millefeuille s’écrase dans mon cerveau.
On verra plus tard qu’il faudra faire l’équivalent avec les choses aimées, un monument qui grandira.
On s’en occupe à plein temps, on travaille, on ramène des tas de choses trouvées à l’extérieur, on les colle, il faudra acheter l’appartement du dessus et percer un trou dans le plafond pour continuer, ça augmente, musée sonore d’êtres aimés, catalogue de paroles dans l’air, c’est si loin qu’il faudrait un baobab.
Un monument au mort maison.
... je suis otage passé à l’ennemi, je suis conquis par les paroles des autres, ffft, je disparais, avalé, disparu, terminé, c’est problématique, tout devient affecté d’une puissance énorme, volonté de m’en sortir par de vraies lectures, crayon en main, d’auteurs importants, mon idéal de modification dans le bon sens de tout ce qui va se passer, mon algorithme de vie.
Je fais des études et ça ira mieux après, je suis un peu en perte de vitesse ces derniers temps, j’avoue, j’ai trop parlé ? vous trouvez que je me suis bizarrement comporté chez ces gens ? ils ont voulu me torturer, absolument, je peux le prouver, alors que je me suis mis en quatre toute ma vie.
Silence.
... il faut quand même qu’une reconnaissance soit possible...
Résumé.
Je suis enfermé dans un sale petit film concret, héros principal : le corps bouillant d’organes en décomposition.
... amis perdus, problèmes sous ciment, impossibilité retour immédiat, blocage en amour, difficulté recherche en général, frein et non-influence de bonnes choses et protection, manque elle.
Elle qui ?
Avec qui dois-je entrer en rapport ? qu’est-ce qui est bon pour moi ? qu’est-ce qui va se passer ? quel est le rapport de choses en moi qui va se mettre en rapport avec des choses elles-mêmes en rapports intenses et secrets ?
Je ne comprends pas tout, je devine, j’essaye.
Qui doit comprendre quoi ?
À la recherche de ?
Voilà ce que j’aurais pu faire si j’avais eu une formation, et un atelier assez grand pour construire mes essais taille réelle.
Je vais arranger tout ça, ça va bien se passer, les choses compliquées deviendront simples, je devrais construire un endroit approprié pour réfléchir à tout ça, je dois être aidé par le cadre, une table pratique, dépliante ? un toit, quelque chose de léger mais d’assez résistant quand même.
Au travail.
Finir par tout comprendre par analogie comme se révèle patiemment un ciel de puzzle.
Construire un meuble pour faire progresser ce travail, des heures penchées sur ces petits dessins noirs, un vrai bon petit Robinson qui fait au jour le jour le travail qu’il s’est fixé lui-même, une planche étroite bien poncée pour lire debout combinée à de petites étagères dessous, on y range des outils et les éléments essentiels pour bien accomplir la tâche fixée.
J’avance.
... il faudrait corriger à l’infini.
J’abandonne.
Bienvenue à la campagne.
Pommes dauphines surgelées.
Vue 360° sur la vallée.
Venez.
Bilan provisoire, il fait partout pareil, gris avec des gens dedans, post-campagne † in memoriam, ciel sale, réverbération maximum, comme si on avait installé une batterie de spots derrière une vitre opalescente de porte de clinique.
il faut faire exploser le passé dans le présent, oui, mais comment ? comment on sort ?
J’aurais dû être artiste.
Pause.
Il cherche un[e] assistant[e].
Il me faut un[e] spécialiste, on ne peut pas avoir toujours raison tout seul.
Comment s’en sortir ? sortir vers où et pourquoi ? quels sont les risques ? que faire ? pourquoi ? pour qui ? vers où ? avec quelle partie de qui relier les parties extérieures de moi ? rester seul ? combien de temps ? pourquoi ? quel intérêt ?
Et si j’arrêtais de parler tout seul, ça ne sert à rien, vous devriez vous laisser aller, pour changer, si j’arrêtais d’entendre des phrases…
Comment penser sans voix ?
Je progresse, sport de silence total, épouser ce qui se dit, technique camouflage, sage comme une image, pas un mot, on verra plus tard l’avantage de cette méthode.
Opération Perroquet Mort.
Une vie sans paroles avec juste des gestes, cure de signes, je me coule dans le mouvement des choses, je compose, je suis habile à présenter mon corps sous des rapports qui se composent directement avec les rapports qu’entretiennent les machines entre elles.
Vous devriez vous laisser aller, ils m’ont tous dit ça, pourquoi s’énerver comme ça ? vous êtes compliqué, vous n’êtes pas vivant, au sens nature, détendu, vous en faites trop, levant les yeux au ciel, alors que c’est le contraire, je ne suis pas assez compliqué pour être vivant, je suis un mécanisme pas assez artificiel pour ressembler à un vrai vivant.
Je ne le dis pas, c’est fini, maintenant Silence.
> petite annonce
« sylvie aymard, c'est moi »
« je voudrais... »
etc. etc.
>> EN POST(E) CAMPAGNE II, LE RETOUR (version audiovisuelle)
Sage comme une image.
Ajouter ici une histoire vraie à propos de gens qui aiment leur vache jusqu’à leur tisser des couvertures sur mesure.
C’est loin.
Construisons.
C’est flou.
Il faudrait faire une étude.
Se documenter, comprendre, rattraper le temps perdu, consulter les bons traités techniques, trouver les bonnes sources, recouper, faire parler les témoins, bien recopier.
Le lapin fluo, c’est tout le contraire de vos vaches classiques.
Réalisé avec amour par un artiste de labo dans son atelier-hôpital, prototype vivant, oreilles clonées et douces, cible idéale dans campagne transparente, gibier 4D pour nouveau chasseur.
Boum.
Planqué dans les fossés aussi visible qu’un fugitif à l’infrarouge.
Chasseur écologique nouvelle génération.
Après chasseur, il fera artiste dans la post-campagne.
C’est dans très bientôt déjà.
Ajouter ici une traditionnelle vue de campagne avec immenses prairies ponctuées de très grands arbres au feuillage fin et dense.
Il faudrait faire une étude.
C’est compliqué, c’est parfait, on ne s’endort pas.
Imaginer les bons travaux pour une vie idéale, trouver le bon compromis entre le neuf et le vieux, il y a des solutions, il faudrait faire une étude, chauffage au charbon ? type de vêtements ? rester habillé toujours pareil dans toutes les circonstances, habillé en tous les jours, pas de panoplie spécialisée, c’est une première garantie de suspension du temps.
Ajoutez ici le début d’un livre qui attaque bille en tête : un baron dans la force de l’âge, appelons-le Édouard, etc. affinités électives, fraîcheur, belle histoire d’amour d’été, capacité à prendre quelqu’un dans les bras de manière éperdue, vita nova, rouler dans les champs, courir la nuit, sensation d’être ici et maintenant, brûlure, quelque chose de direct, un bon début, c’est simple, expéditif, franc du collier, c’est rare, est-ce que les gens à l’époque parlaient vraiment comme ça ?
C’est dans les livres qu’on parle vraiment.
Il suffit de lire un livre qui s’écarte des manières du moment.
C’est rare.
Je fais un effort énorme de compréhension, je devrais mieux me documenter, travailler sur des bases solides, c’est trop tard, j’aurais dû commencer avant.
Je perds un temps fantastique, je ne devrais pas, c’est une erreur, j’écoute trop...
... c’est pas comme ça que j’irais vendre un scénario, le bon pitch, eh oui comme au base-ball, absolument, le pitch, vous avez 5 minutes pour raconter l’histoire.
... alors qu’on est déjà un grand cinéaste encore jeune, un vrai film sur du vrai réel...
Il faut se lancer, il y a une méthode : savoir exactement ce qu’on fait et uniquement ce qu’on est en train de faire avant de le faire, sans interface mentale, et ensuite le faire tout simplement.
J’ajoute que, dans une autre partie de ma vie, je me suis trompé complètement, j’avoue, je regrette, je croyais que collectionner des choses suffisait, comme on dispose des souvenirs corporels dans une vitrine...
Je regrette.
Je suis Robinson, c’est moi...
À une époque précédente, j’avais une vie très proche de la nature, par nécessité, installé dans une cabane faite main, après avoir réglé l’essentiel, j’aurais dû m’arrêter, j’ai continué comme un canard sans tête.
J’aurais dû prendre des vacances.
... beaucoup de travail pour pas grand-chose.
J’avais du temps à perdre.
Une série de projets à dormir debout.
Le sport, c’est mieux.
Elle m’a parlé.
Cheveux d’or.
Essayons de rassembler ces *** pour les enterrer, tout mettre en tas pour les annuler en vitesse, un résumé pour les détruire d’un coup, comme quand on revit en accéléré le film de sa vie juste avant de mourir.
Un millefeuille s’écrase dans mon cerveau.
On verra plus tard qu’il faudra faire l’équivalent avec les choses aimées, un monument qui grandira.
On s’en occupe à plein temps, on travaille, on ramène des tas de choses trouvées à l’extérieur, on les colle, il faudra acheter l’appartement du dessus et percer un trou dans le plafond pour continuer, ça augmente, musée sonore d’êtres aimés, catalogue de paroles dans l’air, c’est si loin qu’il faudrait un baobab.
Un monument au mort maison.
... je suis otage passé à l’ennemi, je suis conquis par les paroles des autres, ffft, je disparais, avalé, disparu, terminé, c’est problématique, tout devient affecté d’une puissance énorme, volonté de m’en sortir par de vraies lectures, crayon en main, d’auteurs importants, mon idéal de modification dans le bon sens de tout ce qui va se passer, mon algorithme de vie.
Je fais des études et ça ira mieux après, je suis un peu en perte de vitesse ces derniers temps, j’avoue, j’ai trop parlé ? vous trouvez que je me suis bizarrement comporté chez ces gens ? ils ont voulu me torturer, absolument, je peux le prouver, alors que je me suis mis en quatre toute ma vie.
Silence.
... il faut quand même qu’une reconnaissance soit possible...
Résumé.
Je suis enfermé dans un sale petit film concret, héros principal : le corps bouillant d’organes en décomposition.
... amis perdus, problèmes sous ciment, impossibilité retour immédiat, blocage en amour, difficulté recherche en général, frein et non-influence de bonnes choses et protection, manque elle.
Elle qui ?
Avec qui dois-je entrer en rapport ? qu’est-ce qui est bon pour moi ? qu’est-ce qui va se passer ? quel est le rapport de choses en moi qui va se mettre en rapport avec des choses elles-mêmes en rapports intenses et secrets ?
Je ne comprends pas tout, je devine, j’essaye.
Qui doit comprendre quoi ?
À la recherche de ?
Voilà ce que j’aurais pu faire si j’avais eu une formation, et un atelier assez grand pour construire mes essais taille réelle.
Je vais arranger tout ça, ça va bien se passer, les choses compliquées deviendront simples, je devrais construire un endroit approprié pour réfléchir à tout ça, je dois être aidé par le cadre, une table pratique, dépliante ? un toit, quelque chose de léger mais d’assez résistant quand même.
Au travail.
Finir par tout comprendre par analogie comme se révèle patiemment un ciel de puzzle.
Construire un meuble pour faire progresser ce travail, des heures penchées sur ces petits dessins noirs, un vrai bon petit Robinson qui fait au jour le jour le travail qu’il s’est fixé lui-même, une planche étroite bien poncée pour lire debout combinée à de petites étagères dessous, on y range des outils et les éléments essentiels pour bien accomplir la tâche fixée.
J’avance.
... il faudrait corriger à l’infini.
J’abandonne.
Bienvenue à la campagne.
Pommes dauphines surgelées.
Vue 360° sur la vallée.
Venez.
Bilan provisoire, il fait partout pareil, gris avec des gens dedans, post-campagne † in memoriam, ciel sale, réverbération maximum, comme si on avait installé une batterie de spots derrière une vitre opalescente de porte de clinique.
il faut faire exploser le passé dans le présent, oui, mais comment ? comment on sort ?
J’aurais dû être artiste.
Pause.
Il cherche un[e] assistant[e].
Il me faut un[e] spécialiste, on ne peut pas avoir toujours raison tout seul.
Comment s’en sortir ? sortir vers où et pourquoi ? quels sont les risques ? que faire ? pourquoi ? pour qui ? vers où ? avec quelle partie de qui relier les parties extérieures de moi ? rester seul ? combien de temps ? pourquoi ? quel intérêt ?
Et si j’arrêtais de parler tout seul, ça ne sert à rien, vous devriez vous laisser aller, pour changer, si j’arrêtais d’entendre des phrases…
Comment penser sans voix ?
Je progresse, sport de silence total, épouser ce qui se dit, technique camouflage, sage comme une image, pas un mot, on verra plus tard l’avantage de cette méthode.
Opération Perroquet Mort.
Une vie sans paroles avec juste des gestes, cure de signes, je me coule dans le mouvement des choses, je compose, je suis habile à présenter mon corps sous des rapports qui se composent directement avec les rapports qu’entretiennent les machines entre elles.
Vous devriez vous laisser aller, ils m’ont tous dit ça, pourquoi s’énerver comme ça ? vous êtes compliqué, vous n’êtes pas vivant, au sens nature, détendu, vous en faites trop, levant les yeux au ciel, alors que c’est le contraire, je ne suis pas assez compliqué pour être vivant, je suis un mécanisme pas assez artificiel pour ressembler à un vrai vivant.
Je ne le dis pas, c’est fini, maintenant Silence.
J’y suis, je suis déjà tout en haut, dans le vent, la terre est ronde, je suis un point saillant sur une surface courbe, me voilà sur l’extrême branche, ça va vite.
Bulles.
Bulles.
Je nage.
(O.C.)(O.K.)
> petite annonce
« sylvie aymard, c'est moi »
« je voudrais... »
etc. etc.
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