N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL

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2014-11-27

hein ? parfait

S.T. — J’adore tout ce qui est déglingué. On aborde différemment quelque chose d’imparfait. On se l’approprie beaucoup plus. Dans la propreté, on s’ennuie vite. Maintenant j’essaye de me tenir loin de ce que je fais, de faire comme si ma musique était celle d’un autre.
LI — Tu assumes quelques imperfections sur certains morceaux.
S.T. — J’adore ça. Avant, j’étais trop frileux, trop bon élève. (...) J’ai dû un peu me forcer à l’accepter. Maintenant, je suis passionné par les fausses notes, qui créent énormément d’émotion. Les choses fausses, si on s’acharne et qu’on les fait bien, un jour ça semblera juste. C’est quelque chose que j’ai envie d’explorer.

2014-11-18

philowsophie


Philosophy in an Aristotelian vein speaks a language almost of its own making, with unusual words such as substance, accident, matter, form, actuality, potentiality, entelechy, and the like. The ideal here seems to be that philosophy speaks directly to the mortal devotee, who loses himself in that higher music. And yet there are other dimensions to ancient thinkers, even the systematic ones, which sit uneasily with such a high philosophy. This article sketches its opposite and calls a philosophy ‘low’ when it tends to focus not on a completed architectonic, but on the living thinker; not on necessary or universal thoughts, but on the lived particulars that inspire, ground, and transcend them; not on the eternal and objective, but on the immediate and subjective. What a thinker is, does, and says is more important than books, formal arguments, and system building. In brief, a low philosophy concentrates upon character and its perfection.
(William D. Desmond)(merci à I.K.)

Ah, tiens, merci [à I.K.], et je parlais déjà quelque part, mais je crois peut-être seulement dans mes notes ou mails, de « philowsophie ». Et j'en esquissais le concept, en même temps que celui, en passant, de « philo-fi » ou « philo(so)fi »...
(O.K.)
 

Voilà, je retrouve au moins cette note datant du 6 janvier [2014] :

Philosophie académique/universitaire/savante
= philosHI-FI / philosHIFI

Autophilosophie artiste et vécue
= philowsofi / philowsophie

(O.K.)

2014-11-12

s'ingénier de la vie

Les œuvres de génie ont le pouvoir de représenter crûment le néant des choses, de montrer clairement et de faire ressentir l’inévitable malheur de la vie, d’exprimer les plus terribles désespoirs, et d’être néanmoins une consolation pour une âme supérieure accablée, privée d’illusions, en proie au néant, à l’ennui et au découragement ou exposée aux peines les plus amères et les plus mortifères. En effet, les œuvres de génie consolent toujours, raniment l’enthousiasme et, en évoquant et représentant la mort, elles rendent momentanément à l’âme cette vie qu’elle avait perdue : ce que l’âme contemple dans la réalité l’afflige et la tue, ce qu’elle contemple dans les œuvres de génie qui imitent ou évoquent d’une autre manière la réalité des choses, la réjouit et lui redonne vie.
(G.L.)

2014-11-08

élucider et lu des...

Plus d'un savant très moyen d'aujourd'hui aurait pu devenir un grand homme s'il avait moins lu.
(L.)

Les gens qui ont beaucoup lu font rarement de grandes découvertes. Je ne dis pas cela pour excuser la paresse, car faire des découvertes exige que l'on observe par soi-même beaucoup de choses. Il faut plus voir soi-même que se laisser dire.
(L.)

Le savant qui en somme se contente de « déplacer » des volumes, (...) ce savant finit par perdre complètement la capacité de penser par lui-même. S'il ne remue pas de volumes il ne pense pas. Il répond à une excitation (...) quand il pense, et finalement il se contente de réagir. Le savant dépense toute sa force à approuver et à contredire, à critiquer des choses qui ont été pensées par d'autres que lui – lui-même ne pense plus jamais... L'instinct de défense s'est affaibli chez lui, autrement il se mettrait en garde contre les livres. Le savant est un décadent. J'ai vu de mes propres yeux des natures douées, de disposition abondante et libre, qui, lorsqu'elles ont atteint la trentaine, sont ruinées par la lecture. Elles ressemblent à des allumettes qu'il faut frotter pour qu'elles donnent des étincelles – des « idées ».
(F.N.)

> chapitre : (auto)philosophe

2014-11-01

à compte d'auteurs

... c'est ainsi qu'il faut lire les auteurs : en les résumant pour son propre compte. (J.-F.B.)
Qui lit ainsi est actif et y gagne. (L.)

2014-10-30

génie peut rien – d'autre.

Clausewitz remarque plaisamment : « Quiconque a du génie est tenu d'en faire usage. »
(G.D.)

Quant à moi, (…) j'avoue que je suis encore complètement incapable d'imaginer ce que j'aurais pu faire d'autre, étant ce que je suis.
(G.D.)

Bon qu'à ça.
(S.B.)

Dans la vie on fait ce qu'on peut.
(O.K.)

2014-10-27

pas n'importe qui, quoi

C'est juste que je me refuse à dévouer, à n'importe quel prix, mon énergie à n'importe quoi, pour n'importe qui. (Car dans ce sens-là aussi c'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui.)
(O.K.)

> l'or du temps colonisé
> par micromarxisme
 

2014-10-13

fanta

La vie est une porte qu'on nous claque lentement au nez, et lorsque l'ouverture se réduit à une fine fente de lumière, nous tâchons de nous souvenir de ce merveilleux paysage qu'elle nous offrait jadis, grand ouvert, le panorama d'un avenir sans fin.
(J.-B.H.)

2014-10-10

une foi, pas deux

On peut entrer dans l'usine par une porte dérobée (…). (…) je me promène longuement [de]dans (…). (…) C'est une longue fabrique à douleurs, l'usine (…). (…) je fais résonner mes pas et ma voix, comme pour un exorcisme. Monde souterrain des forges, du métal, du bruit qui transperce et transforme, de la fumée montant par la cheminée. Vivre là et de ça, comme eux ? Impossible. C'est décidé, je ne ferai rien. (…) Écrire, lire, et puis encore écrire et lire ce qu'on veut, s'occuper de pensée, de poésie, de littérature, avec péripéties sociopolitiques, n'est pas « travailler ». C'est même le contraire, d'où la liberté. Il faut sans doute, dans cette expérience, garder une immense confiance. Mais en quoi ?
(Ph.S.)