N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL

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2008-02-25

destin ou 2

Malgré tout, j’aspire au succès, car je sens que je saurais drôlement m’en servir, et je trouverais amusant d’être célèbre ; mais comment ferais-je pour me prendre au sérieux ? Dire que, tant que nous sommes, nous ne rions pas sans discontinuer. Mais, nouvel embarras, je désire aussi la vie merveilleuse du raté.
(A.C.)

1 commentaire:

  1. Justement, je crains que ce soit ce dont on veut pas tellement, dans le fond. Le fond du fond. S'exposer, s'affirmer dans le monde, et que se crée une image de nous, à l'emporte-pièce, et qui nous enfermerait, puis nous engagerait (instinctivement) à la défendre, sans cesse, sinon de la justifier, ou de convaincre bientôt de son évolution… bref, de convaincre, tout court. De tout.
    Alors ne pas conclure, le moindre projet, ne rien conclure, parce qu'on n'est sûr de rien, ou trop sûr d'une chose plutôt, et branché dessus (plus que de raison) : le devenir – qui ne laisse effectivement rien en dehors. Partant de là, rester « libre », de devenir, « et pour ça il faut être dégagé aux entournures », c'est-à-dire vague, identitairement flottant.
    Et pour ça, donc, ne pas conclure, à juste titre, pas de mot de la fin à quoi que ce soit d'entrepris, parce qu'on souhaite pas que ça finisse, on veut pas que ça se referme, et se referme sur nous, et que ça nous fixe et « aux suivants ! ». (…) Voilà pourquoi peut-être jusqu'ici j'appuie jamais sur la gâchette, quand l'oeuvre, la conclusion, la sortie seraient à bout portant. L'oeuvre me rend moins sympathique, aux autres et à moi-même (Barthes). Sauf que voilà, le contexte se fait de plus en plus pressant aujourd'hui. Donc il faudra sans doute que j'y passe, tente d'y passer (…), mais en ayant reculé, reculé, des années... l'échéance, le début de la fin, la fin de l'aventure libre, sans étiquette, sans nom, sans suite, que des idées, à n'en plus finir, des bouts d'essais, des envies, au gré...
Ah, « la vie merveilleuse du raté » ! Mais raté ?
    (K.)

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