N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL

> page d'accueil

2007-09-23

vilains petits anars

L'effort des adultes est de briser toutes les habitudes des enfants, parce qu'ils soupçonnent en celles-ci un noeud de résistance et d'anarchisme.
(C.P.)

2007-09-22

coquillage & rocher

C'est souvent une phrase naïve et presque sotte, dite par la femme, qui donne à l'homme l'invincible envie de baiser cette bouche enfantine, tandis que pour la femme souvent c'est au moment où l'homme est le plus grave et le plus durement logique qu'elle l'aime, elle, le plus fort.
(?)


les femmes préfèrent les monstres.

>/ king/kang

2007-09-21

joseph joseph

Lass Dich fallen.
Lerne Schlangen zu beobachten.
Pflanze unmögliche Gärten.
Lade jemand Gefährlichen zum Tee ein.
Mache kleine Zeichen die "ja" sagen
und verteile sie überall im Haus.
Werde ein Freund von Freiheit und Unsicherheit.
Freue Dich auf Träume. (...)
Schaukel so hoch Du kannst mit einer Schaukel bei Mondlicht.
Pflege verschiedene Stimmungen.
Verweigere Dich verantwortlich zu sein. (...)
Mach eine Menge Nickerchen.
Gib Geld weiter. Mach es jetzt.
Das Geld wird folgen.
Lache eine Menge. Bade (...)
Träume wilde, phantasievolle Träume.
Zeichne auf die Wände. Lies jeden Tag.
Stell Dir vor, Du wärst verzaubert.
Kicher mit Kindern. Höre alten Leuten zu.
Öffne Dich. Tauche ein. Sei frei.
Preise Dich selbst. Lass die Angst fallen.
Spiele mit allem. Unterhalte das Kind in Dir.
Du bist nicht schuldig.
Baue eine Burg aus Decken.
Werde nass. Umarme Bäume.
Schreibe Liebesbriefe.
((J.B.))

2007-09-19

bavardage philosophe

Le philosophe parle, mais c'est une faiblesse en lui, et une faiblesse inexplicable ; il devrait se taire, coïncider en silence, et rejoindre dans l'être une philosophie qui y est déjà faite. Tout se passe au contraire comme s'il voulait mettre en mots un certain silence en lui qu'il écoute. Son oeuvre entière [orale ou écrite] est cet effort absurde.
(M. M.-P.)

cf. mail de motivation
cf. carré noir sur carré blanc sur fond blanc

2007-09-17

l'air du soupçon

J'en ai marx ! / C'est à freud ! / Tout est fi nietzsche !
(L.W. ? – Merci à L.W.)

2007-09-16

hypothèse sur le bonheur

Le caractère ensoleillé de tes plus anciens souvenirs est lié au soleil de Heidi, un soleil de montagne sur un alpage et un troupeau. Un soleil de dimanche matin avec fleurs et cloches. Le bonheur est peut-être simplement la réalisation pleine et effective d'un cliché. Tu as eu la chance de vivre des années Heidi.
(M.B.)

2007-09-14

homlet

Être ou ne pas être / Telle est toujours la question / Et y a toujours jamais person / Qui y répond.
(N.F.)

même longueur d'ondes entre les lignes

Seuls les livres qui nous éclairent nous-mêmes ont de la valeur. Ce sont les livres qu'ils faut rechercher, auxquels il faut consacrer du temps — des livres qu'il faut lire et relire, méditer. En matière de livres la quantité est tout à fait indifférente. Et ceci est aussi vrai dans le registre de la lecture que de l'écriture.
(C.T.)

Peu de lectures, mais simples, fortes, qui laissent traces.
(J.M.)

... je cherche presque toujours refuge auprès des mêmes livres, en petit nombre au fond, les livres qui pour moi ont fait leurs preuves. Il n'est peut-être pas dans ma manière de lire beaucoup et dans tous les genres : une salle de lecture me rend malade. (...)
(F.N. - EH2§3)

cf. re-li-re
cf. partenaires particuliers

2007-09-13

« On ne part pas. »

Parmi l'énumération nombreuse des droits de l'homme que la sagesse du XIXe siècle recommence si souvent et si complaisamment, deux assez importants ont été oubliés, qui sont le droit de se contredire et le droit de s'en aller.
(C.B.)

cf. le droit
cf. le droit s'en aller

2007-09-12

paradier

Mieux vaut régner en enfer que servir au paradis.
(J.M.)

sortie de sous-terrain

Penser sa vie et vivre sa pensée. (A.C.-S.)

Agir en homme de pensée et penser en homme d'action. (H.B.)

2007-09-10

de sous la terre

L'underground, c'est (...) savoir faire un pas de côté, se risquer à faire ce que l'époque ne prend pas en compte.
(J.-F. B.)

cf. the great artist of to(day)morrow
cf. l'art règle l'exception


2007-09-07

la place (pas nette) des grands hommes

Les nations n'ont de grands hommes que malgré elles, comme les familles. Elles font tous leurs efforts pour n'en pas avoir. Et ainsi, le grand homme a besoin, pour exister, de posséder une force d'attaque plus grande que la force de résistance développée par des millions d'individus.
(C.B.)

>/ le grand homme (philosophe)

2007-09-05

la raison des fourmis...

Pourtant c'est bien normal, y faut qu' les fourmis bouffent / Mais c'est plus fort que moi, y faut qu' je voie le mal partout /
Je suis in, inadaptée.
(B.F.)

2007-08-07

« la routine ça n'arrive qu'aux autres »

Les autres suivaient sans y penser les chemins appris une fois pour toutes, vers leur travail et leur maison, vers leur avenir prévisible. Pour eux déjà le devoir était devenu une habitude, et l'habitude un devoir. Ils ne voyaient pas l'insuffisance de leur ville. Il croyaient naturelle l'insuffisance de leur vie. Nous voulions sortir de ce conditionnement, à la recherche d'un autre emploi du paysage urbain, de passions nouvelles.
(G.D.)

cf. (version audio) les autres sans y penser...

2007-07-14

la france buissonnière

...et poursuivit sa route qui n'était autre que celle que voulait sa monture. Car il était persuadé qu'en cela consistait l'essence des aventures.
(M.d.C)

2007-07-12

désir n

Je n'ai pas peur de la route / Faudrait voir, faut qu'on y goûte / Des méandres au creux des reins / Et tout ira bien / (...) Le vent nous portera.
(B.C.)

2007-07-10

acte 1, scène 0

Je dédie cette aventure (...) aux jeunes gens d'aujourd'hui fatigués de la littérature pour leur prouver qu'un [«] roman [»] peut aussi être un acte.
(B.C.)

on y est presque...

Le secret du succès est de faire de ta vocation tes vacances.
(M.T.)

2007-07-09

l'aire de la trentaine



C'est à trente ans que nous comprenons que, pour la première fois de notre vie, l'espoir n'est plus exclusivement situé dans l'avenir, mais aussi dans le passé. C'est à trente ans que nous apprenons à espérer à l'envers, à attendre autant d'hier que de demain, aussi heureux d'avoir encore à vivre longtemps que d'avoir un peu vécu déjà. Il existe, à cet âge, une sorte de futur à rebours qui, loin de se confondre avec le chagrin, contient non seulement ce que nous sommes, mais ce que nous n'avons pas encore achevé d'être. Il est trop tard pour le rêve, mais trop tôt pour le remords, et c'est cet espace intermédiaire, cette interface entre le monde des morts et celui des mortels qu'explore l'âge de trente ans. Nous visitons plus souvent les jours enfouis, nous partons en voyage dans les années abolies. Nous n'avons plus pour seule obsession celle du temps à remplir, et nous nous tournons volontiers vers le temps rempli.
Il m'avait fallu atteindre l'âge de trente ans, aussi distant du début de la vie que du début de la mort pour admettre, dans ce monde sans cesse parcouru par les mouvements convulsifs des êtres qui se cherchent l'un l'autre, que l'amour est la seule réalité possible. Toujours précaire, puisque tel est le destin d'une flamme, il était plus simple qu'à vingt ans parce que j'avais la force, enfin, de le préférer au reste. (...)
Je n'avais plus, à trente ans, à ce moment de l'existence où les certitudes deviennent des hypothèses, le souci de la fonction ni le goût de la carrière. La réussite est la forme la plus subtile de l'échec.(...)
Grâce à l'amour, la politique n'existait pas, ni les salaires, ni les cours de la Bourse. La mondialisation ne venait pas jusque dans mon lit. Autiste, irresponsable, imbécile et buté, j'acceptais enfin, à trente ans, d'éprouver une réalité parallèle à la réalité sociale du monde.
J'avais appris à ne plus vouloir être riche (...) Ce que j'avais appelé autrefois la survie n'était finalement que la vie, et l'avenir, qui m'avait semblé infini, je commençais à comprendre qu'il ne serait que la succession de journées minuscules que j'aurais à remplir sans mourir.
Notre corps est là, livré à ce qui lui reste à vivre, attendant sa fin quand nous rions, pleurons, discutons, relisons un chef-d'oeuvre. À vingt ans, nous n'imaginons jamais que nous aurons trente ans un jour. Mais à trente, nous savons que nous en avons déjà presque quarante, que ce presque, de proche en proche, s'appelle la mort.
La mort n'est pas soudaine ; elle est millimétrique. (...)
C'est la dernière fois, à trente ans, que ce corps marche aussi bien, qu'il sait si bien faire l'amour aux femmes ; plus instruit qu'à vingt ans, nous sommes plus vigoureux qu'à quarante. Nous savons la fragilité d'un instant, et c'est pourquoi chaque caresse pèse davantage, ployant sous le poids de l'approche de cette fin qui ne vient jamais, mais qui pourtant est déjà là, sur nos épaules. À trente ans, nous pouvons faire l'amour à des filles de vingt ans et à des femmes de quarante. Nous sommes les meilleurs observateurs de l'amour, situés à la meilleure place. Au centre géométrique de l'amour. Nous sommes le barycentre de la vie sexuelle. Le temps, à trente ans, se gaspille encore un peu, mais nous savons reconnaître qu'il s'agit d'un gâchis. Tout devient plus grave — et par conséquent plus précieux.
Les années passent vite, mais les secondes sont dilatables à l'infini dès lors que nous les chargeons d'étreintes, de souvenirs d'étreintes, de perspectives d'étreintes. Entre avenir et passé, le moment présent balance, hésite, et se prolonge sous un drap, mêlé de peau, de sueur et de griffes, la nuit, à l'aube, le jour, viens, tu es belle, je suis jeune et je suis vieux, j'ai trente ans : le meilleur âge pour aimer.
(Y.M.)