N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL

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2010-11-04

ii

.... enclin à ne plus faire que savourer autant qu'on peut, approfondir les quelques choix qu'on opère, qui s'opèrent, qui se sont opérés d'eux-mêmes, accepté qu'il n'y aura guère plus que ça, que c'est avec ça qu'il faut faire, faudra faire, poursuivre ; creuser. Relire. Relier.
Ne plus être tout à fait jeune : approfondir sa jeunesse. Voilà peut-être ce qui serait en train de m'arriver.
(O.K.)

cf. jeune pousse

tandis que j'agonise

S. — Pourquoi tu fais pas une entrée "otto karl" [sur Wikipédia] ?

O.K. — Non, impossible, il faut une existence dans le  « vrai » monde. Ce qui est considéré comme tel aujourd'hui. En attendant qu'ils comprennent, que ça avance. En attendant que « ça » comprenne. (Considération de la publication numérique et, plus loin, même, de l'écriture proprement numérique et audiovisuelle.) D'ici-là je serai loin, et peut-être disparu, ou démissionnaire depuis longtemps. Car au jour d'hui on me semble encore loin, ou trop loin pour mon urgence. Familiale, avant tout. Cela une fois dit, c'est peut-être et sans doute encore les mêmes ou une bonne partie des mêmes qui passeront alors devant. Les Héritiers. Quand le vent aura tourné, tourné de ce qu'il faut, tout juste ; et alors tourné comme le lait, pour ce qui est de ma poire. Ah, les héritiers... la reproduction... Tandis que j'agonise...

2010-11-03

supérioridité

Il voulait susciter le désir, mais sans entrer dans les manoeuvres séductrices. Par profonde timidité, ou par sentiment de supériorité mais c'est souvent lié !
(C.T.)

Ne pas oser ? Être timide ? C'est souvent se prendre au sérieux.
(F.C.)

Simple, être simple / Ça arrive / Même à des gens très biens / Je me dis ça / Tous les matins.
(V.d.L.)

just wanna have fun

Tu connais le journal où je travaille :  ce que nous essayons de créer c'est une humanité factice, frivole, qui ne sera plus jamais accessible au sérieux, ni à l'humour, qui vivra jusqu'à sa mort dans une quête de plus en plus désespérée du fun et du sexe ; une génération de kids définitifs. Nous allons y parvenir, bien sûr ; et, dans ce monde-là, tu n'auras plus ta place.
(M.H.)

2010-11-02

ferme

Décidément, mon dessein était trop vaste et l'énoncé d'un vaste dessein en est toujours une trahison. Nul ne peut dire sans être comique qu'il s'apprête à quelque intervention renversante : il doit renverser, voilà tout.
(G.B.)

2010-11-01

re-tenue

Question
Pourquoi ne donnez-vous plus rien au public ?

Réponses

C’est que le public me paraît avoir le comble du mauvais goût et la rage du dénigrement.
(...) une disgrâce me ferait peut-être beaucoup de peine.
C’est que je ne dois pas troubler mon repos, parce que la compagnie prétend qu’il faut divertir la compagnie.
C’est que je travaille pour les Variétés Amusantes, (...) et que je
mène de front, avec cela, un ouvrage philosophique, qui doit être imprimé à l’Imprimerie Royale.
C’est que le public en use avec les Gens de Lettres comme les racoleurs du Pont Saint-Michel avec ceux qu’ils enrôlent : enivrés le premier jour, dix écus, et des coups de bâton le reste de leur vie. (...)
Exemple de M. Thomas, insulté pendant toute sa vie et loué après sa mort. (...)
C’est que j’ai peur de mourir sans avoir vécu. (...)
C’est que j’ai à travailler et que les succès perdent du temps. (...)
C’est que si j’avais donné à mesure, les bagatelles dont je pouvais disposer, il n’y aurait plus pour moi de repos sur la terre.
C’est que j’aime mieux l’estime des honnêtes gens, et mon bonheur particulier que quelques éloges, quelques écus, avec beaucoup d’injures et de calomnies. (...)
C’est que jamais, comme dit Bacon, on n’a vu marcher ensemble la gloire et le repos.
Parce que le public ne s’intéresse qu’aux succès qu’il n’estime pas.
Parce que je resterais à moitié chemin de la gloire de Jeannot.
Parce que j’en suis à ne plus vouloir plaire qu’à qui me ressemble. (...)
C’est que j’ai connu presque tous les hommes célèbres de notre temps, et que je les ai vus malheureux par cette belle passion de célébrité, et mourir, après avoir dégradé par elle leur caractère moral.
(C.)

cf. quelques trompettes sur la renommée

2010-10-31

sur(le)coté

Il en est de la valeur des hommes comme de celle des diamants, qui, à une certaine mesure de grosseur, de pureté, de perfection, ont un prix fixe et marqué, mais qui, par delà cette mesure, restent sans prix, et ne trouvent point d’acheteurs.
(C.)

cf. ni vu ni connu

2010-10-27

rien d'avance. En avant.

Je sais que la beauté ne va pas durer mais la vie me fera découvrir autre chose !
(Monica B.)

2010-10-24

un chien qui a mordu, remordera... à l'hameçon.

Personnally, I don't like a girlfriend to have a husband. If she'd fool her husband, I think she'd fool me.
(O.W.)

2010-10-20

hein ? confluences

« Ah, vous écrivez comme untel » ou « vous pensez la même chose que lui ! — Que qui ?  Comme qui ? » Ou : « Oui, mais je connaissais pas avant. » Phénomène courant. C'est pour dire que l'influence, j'y crois bof, et ce que je crois en revanche c'est que j'ai plutôt raison.
(o.k.)

Cette question des influences est très difficile à démêler. Ce serait comme de demander à ma fille Agathe dans quelle mesure elle doit sa jolie mine à la crème dont elle est si gourmande. L’écrivain est bien sûr impressionné par les œuvres dont il s’est nourri. Mais n’oublions pas qu’il ne les a pas choisies par hasard. Lorsqu’il est venu vers elles, c’est avec un instinct aussi sûr que celui des bêtes qui vont mâchonner l’herbe médicinale que leur état réclame. L’influence ne s’exerce que sur celui qui était prédisposé à la recevoir. Elle est elle-même déterminée, oserai-je avancer, et non seulement par goût du paradoxe. D’une certaine façon, elle est seconde, de même que l’eau n’étanche que la soif.
(E.C.)

Finalement, personne ne peut tirer des choses, y compris des livres, plus qu'il n'en sait déjà. Ce à quoi l'on n'a pas accès par une expérience vécue, on n'a pas d'oreilles pour l'entendre.
(F.N. - EH 3§1)

Il n'y a en littérature qu'un sentiment absolument sot : c'est la peur d'être influencé.
(J.P.)

cf. ... les moyens de ses intuitions
cf. intracession

2010-10-02

progression d'une relation amoureuse qui marche

(merci à edgar, de lepostier.fr)

Les lecteurs attentifs du philosophe otto karl n'apprendront pas grand chose ci-dessous, et seront même ramenés un peu en arrière, mais disons que...
La relation amoureuse est un processus en mouvement qui passe par différents stades. De la fusion à la relation durable, analyse d’un parcours d’obstacles qui demande ouverture d’esprit et adaptabilité…
« Etre amoureux n’est pas un état mais un devenir », écrivait le psychosociologue italien Francesco Alberoni dans Le Choc amoureux (Pocket, 1993). Depuis cet ouvrage de référence, on ne compte plus les études des thérapeutes de couple qui ont insisté sur le mode évolutif de l’état amoureux. Qu’elles mettent à jour trois, quatre ou six étapes, ces recherches s’accordent toutes pour dire que, du coup de foudre au rapprochement en passant par la différenciation, l’amour suit une chronologie.
Il ne s’agit pas de dire que toutes nos histoires de cœur se déroulent suivant un seul et même scénario ; chacun arrive dans le couple avec ses expériences, ses fragilités, ses forces, et c’est de la rencontre entre ces deux histoires que dépendront la nature et l’évolution de l’amour. Puis, selon le temps qu’ils prennent avant de cohabiter ou d’avoir des enfants, selon l’attention qu’ils portent à leur relation, selon leur âge aussi, les partenaires s’attardent plus ou moins longtemps sur l’une ou l’autre des étapes de la relation amoureuse. De même, le passage d’une phase à l’autre n’est pas définitif : il y a des temps de régression, d’accélération, de stagnation…
Il n’empêche : toutes les amours au long cours passent par des stades identiques. En nous appuyant sur les différentes études existantes, nous en avons défini trois. En quoi ces étapes sont-elles la clé d’une relation heureuse et durable ? Comment passer de l’une à l’autre ? Avec quelles conséquences ? Analyse de l’histoire d’amour vu comme un parcours.

La « fusion »
Les signes : « Tu es celle que j’attendais » ; l'illusoire « Nous sommes d’accord sur tout » ; l'idiot « Toi et moi ne faisons qu’un »… Aujourd’hui, toute relation, ou presque, commence par une attraction passionnelle. C’est l’amour intense, la « symbiose », d’après les psychologues Ellyn Bader et Peter T. Pearson. Pour les amoureux, chaque éloignement est un déchirement et chaque expérience partagée l’occasion de se découvrir de nouveaux points communs : il semble évident que l’on était faits pour se rencontrer.
Les avantages : cette étape est essentielle à la formation du couple puisqu’elle crée la complicité. La conseillère conjugale Françoise Sand ajoute qu’elle est « l’un des rares moments dans l’existence où l’on peut mûrir sans douleur » : elle permet de sortir de soi, découvrir des aspects de la vie que l’on n’avait pas envisagés seul ou dont on avait peur. L’amour passion donne des ailes.
Les pièges : cet amour passion repose en grande partie sur des leurres. En effet, chacun s’imagine que si cette relation est aussi intense, c’est parce que l’autre correspond parfaitement à l’image du partenaire idéal qu’il porte en lui. Autrement dit, plutôt que de le voir dans ce qu’il est réellement et globalement, il devient le support de nos projections. L’attente à son égard est si forte que nous l’idéalisons : ses défauts sont niés au bénéfice de ses seules qualités.
Les clés : profiter absolument de cette lune de miel, car elle est aussi agréable qu’éphémère. Elle durerait entre deux et trois ans, en moyenne. Après ? Le retour à la réalité s’impose de lui-même et cette fusion si rassurante devient peu à peu étouffante, aliénante. Le besoin d’air se fait sentir.

La différenciation
Les signes : « Tu n’es pas celui que je croyais » ; « Je ne comprends pas que tu puisses aimer cela » ; « Tu ne sais pas ce que je pense vraiment »… Avec la cohabitation, le partage du quotidien et les responsabilités à assumer, le couple descend de son nuage pour se confronter à la réalité. Alors qu’ils ne voyaient que ce qui les unissait, les partenaires découvrent peu à peu leurs différences. L’autre révèle toutes les facettes de sa personnalité. Déception ? Inéluctablement, puisqu’il s’agit de dire adieu à l’image idéalisée que chacun avait de l’autre, mais aussi de soi : la vie à deux nous fait découvrir des aspects de notre propre caractère, que nous n’avions jamais eu l’occasion de cerner et que l’autre nous aide à percevoir.
Les avantages : cette étape est fondamentale puisqu’elle permet de se retrouver soi-même, de reprendre contact avec ses propres intérêts et objectifs de vie. Sans cette étape, la fusion finit par être vécue comme un carcan dans lequel les personnalités de chacun sont niées… jusqu’à la crise. Sur une infidélité ou un départ soudain, plus d’une histoire d’amour se termine avant d’avoir dépassé cette phase.
Les pièges : il n’est pas simple de rompre avec sa vision fantasmée de l’amour et d’accepter de vivre une relation qui ne soit pas tous les jours synonyme de plaisir. Signe de notre attachement à une tradition romantique ou de l’influence d’une société qui fait de l’hédonisme une finalité : nous avons tendance à penser que la fougue des premiers temps est « la » définition de l’amour. L’autre difficulté tient au fait que cette étape du retour à la réalité n’intervient pas simultanément chez les partenaires : celui qui vit encore dans l’idéalisation peut se croire abandonné, moins aimé, tandis que l’autre ne se sentira pas reconnu dans une relation devenue étouffante.
Les clés : de l’air et de la communication. Prendre l’air, c’est savoir sortir du couple pour vivre ses loisirs, servir ses perspectives professionnelles… C’est redevenir « un », définir son territoire qui n’est pas le même que celui de son partenaire. Pour faire admettre cette prise de distance, la communication est indispensable : les partenaires doivent oser expliquer leurs envies, leurs besoins, afin d’éviter que cette différenciation soit interprétée comme une fuite ou un déclin de l’amour.

Le rapprochement
L’étape précédente a permis à chacun de se redéfinir, à ses yeux et à ceux de l’autre. Cette phase consiste maintenant à mesurer la compatibilité de ses attentes respectives et à réfléchir aux moyens que chacun est prêt à fournir pour travailler à la fondation de son couple. Ce n’est plus l’amour entendu comme : « un + un = un » (la fusion), ni « un + un = deux » (la distanciation), mais « un + un = trois » : toi, moi et notre couple. Ce troisième élément « couple » va naître de l’élaboration de projets communs sans cesse réactualisés, qui, à l’avenir, donneront à la relation sa dynamique et garantiront sa durabilité. Que veut-on vraiment pour soi et pour la relation ? Qu’attendons-nous de notre vie ensemble ?...
Les avantages : dans ce temps du rapprochement, l’amour exprime véritablement son désir d’avenir. Une certaine sérénité amoureuse devient possible. Arrivé à cette étape, le sentiment amoureux sait admettre les divergences et donne l’envie de trouver des réglages pour les dépasser.
Les pièges : consolidé par le temps et les épreuves partagées, cet amour tend à virer à l’amitié.
Le risque : sombrer dans une cohabitation heureuse, mais où le désir, les élans passionnés n’auraient plus leur place, et lasser l’un ou l’autre des partenaires en mal d’un état amoureux plus pétillant.
Les clés : pour pérenniser cet amour solide, le défi consiste à sortir de temps en temps du confort qu’il offre. D’abord, en sachant remettre régulièrement en question les projets établis et en élaborant ensemble de nouveaux objectifs. Ensuite, en bousculant parfois la tranquillité de son amour pour y intégrer de la passion : réactualiser ces petites folie qui sublimaient les premiers mois de la relation... même le temps d’un week-end, mais plus, si possible. C’est dans ce subtil mélange entre raison et passion que le couple se donnera les chances d’inventer un amour, un vrai...

> L'amour inventé, à réinventer... : réinventé, par otto karl.

2010-09-30

2010-09-29

ni vu ni connu

Caché dans la chambre des parents de Thomas, Antoine attend qu'on le trouve. Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Thomas et tous les invités jouent à cache-cache. Sauf que personne n'est venu et que les autres sont partis jouer aux fléchettes dans le jardin, sans Antoine. Personne ne l'a trouvé parce que personne ne l'a cherché. Ça se passe toujours comme ça pour Antoine. On ne se souvient jamais qu'il est là, qu'il joue, qu'il existe. Au fond, personne ne l'aime ou le déteste vraiment. C'est comme s'il était invisible. Ce jour-là, Antoine décide de se faire oublier pour de bon. Il ne rejoint pas le groupe dans le jardin, il veut rester caché. Puisqu'il a un don pour passer inaperçu, il va s'en servir. Ni vu ni connu...
(O.A.)

cf. sur(le)coté

2010-09-28

2010-09-27

riskant

Im Flugzeug :
« Was mache ich hier eigentlich, so hoch, so schnell ? » (1)
(O.K.)

Salut [karl],
le temps - c´est trop vite pour moi.
J´aime cette phrase de toi: "das ist riskant, aber das Leben!" (2)
toll!
(B.S.)


(1) Dans l'avion : « Qu'est-ce que je fais ici, en fait, si haut, si vite ? »

(2) « C'est risqué, mais la vie ! »

au-dessus des nuages le soleil, au-dessus du soleil le noir

Au-dessus des nuages, toujours le beau temps, fixe, plein soleil, impassible, inaltérable. (Il n'y a jamais qu'à prendre quelque avion pour le vérifier.)
Les nuages n'auraient qu'à dégager...
Ou, nous, à nous élever.
(O.K.)

Jour et nuit
Au-dessus de l'été
Il y a du noir
(E.G.)

2010-09-26

vers le m u r

Droit vers le mur...
Et de près, in extremis, on verra s'il y a une ouverture.
(O.K.)

2010-09-25

régression n(e)in-ja!


Female Ninjas Magic Chronicles, vol. 1 (1991) :: 1'27''::

Plus j'achète, moins c'est cher !

Ça me fait penser à ce réflexe qu'on a, du moins, beaucoup de consommateurs, d'acheter un truc en plus grande quantité (genre « par lot ») parce que c'est moins cher au kilo, mais alors qu'on en a pas vraiment besoin, on dépense davantage, en réalité, puisque le prix à payer est supérieur à celui que nous coûterait la simple dose, nécessaire. Mais sous prétexte que c'est moins cher au poids, on se croit gagnant. Bref, j'ai pas le temps de le dire mieux, mais tu vois ? Ton réflexe [dans un autre domaine] me ferait faire ce rapprochement...
(O.K.)

Plus j'achète, moins c'est cher !
(Netto)