N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL

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2013-02-05

et tout est gris

— Quand on dit blanc, tu dis noir, quand on dit noir, tu dis blanc.
— Essayez directement le gris, pour voir...
(O.K.)

2013-02-02

2013-01-29

inégalités (utiles)

... inégaux parce que les uns [se] réalisent (...), à un moment de leur vie, tandis que d'autres sont arrêtés en chemin par des difficultés qu'ils ne parviennent pas à surmonter. Ils se résignent à vivre à moitié. Si une crise salutaire ne vient pas les remettre en mouvement, ils dépérissent. Quand l'angoisse ou la souffrance qui les tient devient trop forte, il n'est pas rare qu'ils essaient d'y échapper en se détruisant ou en faisant du mal aux autres.
À l'inégalité des destins s'ajoutent les inégalités de circonstance, quand se rencontrent deux êtres humains diversement avancés chacun dans sa voie. Celui qui a fait le plus de chemin impressionne l'autre par sa plus forte présence, sa plus grande puissance d'agir, sa façon d'obéir à son propre mouvement.
Ces inégalités-là sont au coeur de notre sensibilité morale. Celui qui se sent inférieur éprouve souvent de la gêne, de la honte ou de la crainte, voire un désir de soumission, lequel peut susciter chez l'autre la tentation de dominer.
Mais le sentiment de son infériorité peut aussi éveiller en lui le désir d'accéder à une forme de vie plus élevée et plus libre. C'est en cela que « l'homme est utile à l'homme », selon Spinoza : ils seront « d'autant plus utiles les uns aux autres, écrit-il, que chacun recherchera le plus utile qui lui est propre ».
(J.-F.B.)

cf. antifuite
cf. de ceux qui rendent content
cf. reître


2013-01-27

K. lit : graphie (T.) (pour Toutes)



(O.K.)

À K.T., pour toutes,
J'ai recouvert ton dos / d'écriture et de mots / pour tenter de chasser / toutes les phrases infligées. / J'ai recouvert ton dos / de promesses de « baiser » / pour tenter d'effacer / toutes ces heures « athées ».


2012-03-29

détestament

Si je mourais prématurément, qu'importe mon oeuvre vertigineusement inachevée. Car ce serait que la vie ne vaudrait décidément pas cet honneur, ne vaudrait pas le coup, il n'y aurait rien à regretter, car plus rien, rien de plus à désirer lui offrir – à cette saleté sans nom, de mon temps définitive.
(O.K.)

cf. déjeuner sur de l'herbe sous le pied dans la tombe
cf. mon épitaphe

2012-03-07

pour le sens de la forme

À un certain égard, tout est dans la forme, la forme dit tout. Donc creuser un peu… Le « sens » (ou  disons l'intelligence) de la forme. (…) Si seulement les gens (le moyenhomme) considéraient attentivement, avec attention, pesaient effectivement le poids des formes... [Mais] je constate qu'on est loin loin, très loin d'y être, de vivre à travers la con-sidération fondamentale des formes qui nous entourent, nous constituent et nous déterminent comme on n'imagine pas. Tout est là. Le monde n'est que forme(s), dont nous sommes – émergés, immergés, déterminés. Et c'est donc pourtant par là qu'on pourrait tant changer. Par la prise en compte fondamentale de ce qui nous fonde, nous détermine, nous forme(s). (O.K.)

cf. chapitre ATTENTION
cf. chapitre : autoconditionnement 

2012-03-06

comprendre un peu / beaucoup / passionnément, sans comprendre

Il [Pierre Bergounioux] nous dit aussi la joie extrême qu'il a de relire Faulkner et d'essayer de le comprendre. (L.A.)

J'aimais cette incertitude et que l'histoire m'échappât de tout côté : cela me dépaysait. (…) J'aimais cette résistance coriace dont je ne venais jamais à bout ; mystifié, fourbu, je goûtais l'ambiguë volupté de comprendre sans comprendre : c'était l'épaisseur du monde. (J.-P.S.) 

... comment se fait-il qu'Ulysse me passionne alors que je suis à peu près sûr de n'y percevoir, au mieux, qu'un quart de ce que l'auteur y a mis ? Parce que les choses que je ne décrypte pas, je les sens malgré tout comme cryptogrammes. Cela crée une sorte d'épaisseur énigmatique du monde, qui fait que je lis ce livre, Ulysse, avec passion. (A.R.-G.)

Cette autre lecture, c’est une lecture en intensité : quelque chose passe ou ne passe pas. Il n’y a rien à expliquer, rien à comprendre, rien à interpréter. C’est du type branchement électrique. (G.D.)

... si on s'en remet à la voie poétique (...), c'est-à-dire renoncer [plus ou moins] à la compréhension conceptuelle, et être (...) plus ouvert à la compréhension poétique... (C.R.)(O.K.)

Il nous dit aussi la joie extrême qu'il a de relire Faulkner et d'essayer de le comprendre. (L.A.)

Je crois vraiment qu'il y a (...) des quantités de choses que l'auteur a mises, et que le lecteur ne peut pas identifier. (A.R.-G.)

C'est une forme d'élucidation poétique. (O.K.)

> ça ? dit tout.
> à quoi reconnaît-on les bons films ?
> du(r) dur volontarisme esthétique

> compris c'est compris
> livre à vous

2012-02-14

pour de l'alter-aimé

... à la notion d'alter-ego, celle d'alter-aimé. (O.K.)

Aimer l'autre, cela devrait vouloir dire que l'on admet qu'il puisse penser, sentir, agir de façon non conforme à nos désirs, à notre propre gratification, accepter qu'il vive conformément à son système de gratification personnel et non conformément au nôtre. Mais l'apprentissage culturel au cours des millénaires a tellement lié le sentiment amoureux à celui de possession, d'appropriation, de dépendance par rapport à l'image que nous nous faisons de l'autre, que celui qui se comporterait ainsi par rapport à l'autre serait en effet qualifié d'indifférent. (H.L.)

cf. (sa)voir-vivre
cf. l'amour inventé, à réinventer... : réinventé
cf. chapitre AMOURÉINVENTÉ