N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL

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2008-11-09

filer sa piste

Et j'ai lu ça, (...) j'ai lu ce bouquin, et je me suis dit « mais! finalement... », pour la première fois de ma vie je me suis dit « c'est pas difficile d'écrire... Il suffit de prendre... c'est comme une piste à prendre... on prend un truc, on fonce tout droit et on y va » et là j'ai commencé la rédaction (...) très peu de temps après.
(P.M.)

Non, c'est venu d'un jet. Parce que... Tu sais, c'est pareil quand on compose une chanson, peut-être : Quand tu trouves une phrase musicale que tu sens bien, le reste vient ; tout est sur le même ton.
(P.D.)

... et l'instinct, l'intuition du départ, il faut pas l'oublier.
(M.D.)
cf. l'émouvement

2008-11-08

ça va

[Ils sont morts sur l'autoroute ? Sans que ça perturbe la circulation ? Et c'est terrible ?] Oui, oh! c'est la vie, quoi ! Flux constant. C'est exactement pareil dans la savane. La vie n'est pas sentimentale. Il n'y a que nous! qui le sommes. Et c'est précisément notre problème. Le seul remède c'est de s'en guérir un peu, justement ; un peu, seulement. C'est-à-dire en tout cas ne surtout pas s'y complaire, comme c'est la mode (depuis le romantisme peut-être) — du ramollissement. Mais relever la tête. Sur la savane.
(O.K.)

du culminant

Il existe un certain point culminant de la vie : (...) maintenant que nous pouvons cons­tater que toutes, toutes choses qui nous frappent, tournent toujours à notre avantage. (...) que ce soit n'importe quoi, le beau comme le mauvais temps, la perte d'un ami, une maladie, une calomnie, la non-arrivée d'une lettre, un pied foulé, un regard jeté dans un magasin, un argument qu'on vous oppose, le fait d'ouvrir un livre, un rêve, une fraude : tout cela nous apparaît, immédiatement, ou peu de temps après, comme quelque chose qui « ne pouvait pas ne pas se produire », - quelque chose qui est plein de sens et d'une profonde utilité, précisément pour nous. (...) Eh bien! — je veux dire : malgré tout cela, — laissons en repos les dieux et aussi les génies serviables, pour nous contenter d'admettre que maintenant notre habileté, pratique et théorique, à interpréter et à arranger les événements atteint son apogée. Ne pensons pas non plus trop de bien de cette dextérité de notre sagesse, si nous sommes parfois surpris de la merveilleuse harmonie que produit le jeu de notre instrument : une harmonie trop belle pour que nous osions nous l'attribuer à nous-mêmes. En effet, de-ci de-là, quelqu'un joue avec nous — le cher hasard...
(F.N.)
voir aussi : chancellerie, Œ, le bon génie de l'audace, confchance dans le réel..

chancellerie

La chance fait partie du talent.
(F.T.)
On faisait, devant napoléon, l'apologie de tel ou tel nouveau général. Et lui : « oui, bon, d'accord, très bien, mais est-ce qu'il a de la chance ? » L'entourage de l'empereur pensait alors qu'il voulait plaisanter. Erreur. Pas de question plus sérieuse que celle de la chance.
(P.S.)

demeurer cochon ?

Il est absurde à la fois d’aimer la vie et de vouloir, par tous les moyens de l’art, l’attirer dans son camp, la gagner aux mélancoliques raffinements, à toute cette aristocratique morbidité de la littérature. On voit ici-bas le règne de l’art étendre son terrain tandis que se réduit celui de la saine innocence. Il faudrait s’attacher avec le plus grand soin à conserver ce qu’il en reste encore et l’on devrait s’abstenir de convertir à la poésie des gens qui préfèrent tellement lire des livres sur l’équitation avec des clichés instantanés !
(T.M.)

> pas... sage
> filosophe
 

2008-11-06

et main tenant...


(B.B.) :: 1'36''::
Note postsexuelle : « On est pas bien, là ? (...) Décontracté du gland... Et on bandera quand on aura envie de bander !... »

B.A.nal

Un livre bien neuf et bien original serait celui qui ferait aimer de vieilles vérités.
(V.)
Une infime correction de l'essentiel importe plus que cent innovations accessoires.(...)
Depuis le temps qu'il y a des hommes (...) tout est dit et peu sont venus en tirer profit. Parce que nos connaissances sont en soi banales, elles ne peuvent profiter qu'aux esprits qui ne le sont pas.
Le monde moderne doit apprendre ce qu'il sait déjà, devenir ce qu'il est, à travers une immense conjuration d'obstacles, par la pratique.
(R.V.)

existençart

L'essentiel dans l'art, c'est qu'il parachève l'existence, c'est qu'il est générateur de perfection et de plénitude.
(F.N.)

that isn't the question

En toute occasion, gardez-vous de penser à tort et à travers. Comprendre ou ne pas comprendre, tout cela est faux.
(L.-T.)

cf. dès lors : niet
cf. pour faire simple

gauchehcuag droitetiord = gauchetiord ?

Moi ? Je suis gauche-droite — comme à la boxe.
(o.K.)
Je me sens de droite avec les gens de gauche et de gauche avec les gens de droite.
(J.B. - cité par M.M.)
Mais non (...)! Je suis toujours d'extrême gauche, mais trop à l'extrême gauche de la gauche pour que la gauche me considère encore de gauche... À l'extrême gauche de la droite, je me sens même à l'extrême gauche de l'extrême droite. Tu comprends ?
— Non.
(M.-E.N.)
[Intellectuel de gauche ?] à condition d'entendre la gauche non pas comme une idée mais comme une sensibilité obstinée. Dans mon cas : un fonds inaltérable d'anarchisme, au sens le plus étymologique du mot. (...) Aussi ai-je le sentiment que ma guerre à moi, ce n'est pas le pouvoir, ce sont les pouvoirs, où qu'ils soient. C'est en cela peut-être que je suis plus « gauchiste » qu'« à gauche » ; ce qui brouille les choses, c'est que, du gauchisme je n'ai pas le « style ».
(R.B. - GV286)

(J.-L.G.)(O.K.) :: 1'54''::

cf. no place to hide
cf. dès lors : niet
cf. l'anti-fascistique

res : pont sable chien lit boue sol marais...


Bon, j'aimerais parler au responsable... J'aimerais parler au responsable ! hein ?
— Quel responsable ? Et responsable de quoi ?
— Ben, alors, c'est la chienlit !
— T'as qu'à rentrer chez toi !
— Et comment ? Il y a quelque chose de prévu, pour le retour ? Il y a une navette ?... Et puis d'abord, où est-ce qu'on est ici ? Vous avez des boussoles ? Vous avez des cartes ?
— Mais pour quoi foutre ! T'es pas bien, là ?!
— Hah, bravo, dis ! On marche à l'aveuglette !... On risque de s'embourber dans des marais...

je bande : allonge-toi


(J.S.)(J.-P.M.) :: 4'00''::

c'est en le faisant qu'on le fait

Par exemple, je me suis entendu dire à quelqu'un il y a un an : « vous souffrez d'une phobie ; mais, ne cherchez pas à savoir où est la solution. Il y a une solution. Si vous arrivez à vous concentrer sur vos difficultés sans connaître le chemin et sans connaître le but, alors tout va bien.
— D'accord, et comment je vais faire ?
— Eh bien en le faisant
».
(...) C'est en tentant d'amener des gens à cette expérience de dépouillement, d'abandon, que j'ai pu formuler des choses comme ça. (...)« ne savoir ni le but ni le moyen », comme condition sine qua non pour que quelque chose se passe dans la vie.
(F.R.)

cf. le ... : action
cf. consciance

des coincés


» tu as tort d'avoir peur «

2008-11-05

auto[v]rité

Certains doivent trouver difficile... d'avoir fait de l'autorité leur vérité, plutôt que de la vérité leur autorité.
(G.M.)


(A.G.) :: 1'41''::
cf. véri t.

2008-11-04

le bon génie de l'audace

Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles.
(S.)

À partir du moment où l'on s'engage vraiment, (...) toutes sortes de choses viennent à l'aide qui ne se seraient pas produites en d'autres circonstances, tout un courant d'événements découle de la décision, apportant toutes sortes d'incidents imprévus, de rencontres et une aide matérielle que personne n'aurait pu prévoir. Quoique vous fassiez ou rêviez de faire, commencez-le. L'audace a son génie. Son pouvoir, sa magie.
(G.)


(I.B.)
cf. règle hoptique
cf. le... : action

2008-11-02

lui aussi je suis tous les noms de l'histoire

Sollers n’écrit pas sur Nietzsche, ou Breton, ou Céline, ou Sade, ou Saint-Simon. Il trace le portrait d’un [artiste] global, qui porte des noms différents mais qui n’est jamais que la même pomme vue sous d’autres angles, comme chez Cézanne. Rêve, génial d’ailleurs, et visionnaire, pour le coup, d’un [artiste] unique, du seul [artiste] qui serait au monde et qui s’appellerait, selon les heures du jour et de la nuit, selon les temps de gloire ou d’obscurité, Nietzsche, Breton, Céline, Sade, Saint-Simon. Et puis quand même aussi Sollers.
(D.J.)