J'ai décidé d'être heureux, parce que c'est meilleur pour la santé.
(V.)
Désormais ce ne sont plus nos arguments, c'est notre goût qui décide contre le christianisme.
(F.N.)
Le goût est la qualité fondamentale qui résume toutes les autres qualités. C’est le nec plus ultra de l’intelligence. Ce n’est que par lui seul que le génie est la santé suprême et l’équilibre de toutes les facultés.
(I.D.)
N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL
> page d'accueil
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
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2008-07-13
2013-11-05
aller philosophiquement plus loin en poésie
Qu'on se donne seulement la peine de pratiquer la poésie.
(A.B.)
On a eu tort de trop critiquer Breton (...). D’accord, les poèmes ratés, l’obsession spiritualiste, la mauvaise peinture, le merveilleux de bazar, les hystériques pseudo-voyantes… Mais l’intransigeance morale a sa grandeur, et puis la poésie, la liberté, l’amour, le sens divinatoire des situations, les dérives dans Paris, l’inspiration sans raison, les rencontres… On devrait faire du nouveau dans ce sens, aller plus loin, philosophiquement plus loin…
(P.S.)
La poésie doit avoir pour but la vérité pratique.
(I.D.)
> otto / karl, entre science et poétHique : postphilosophes
(A.B.)
On a eu tort de trop critiquer Breton (...). D’accord, les poèmes ratés, l’obsession spiritualiste, la mauvaise peinture, le merveilleux de bazar, les hystériques pseudo-voyantes… Mais l’intransigeance morale a sa grandeur, et puis la poésie, la liberté, l’amour, le sens divinatoire des situations, les dérives dans Paris, l’inspiration sans raison, les rencontres… On devrait faire du nouveau dans ce sens, aller plus loin, philosophiquement plus loin…
(P.S.)
La poésie doit avoir pour but la vérité pratique.
(I.D.)
> otto / karl, entre science et poétHique : postphilosophes
2008-06-24
citétranse
Parler avec les mots des autres. Ce doit être ça, la liberté.
(J.E.)
Les idées s’améliorent. Le sens des mots y participe. Le plagiat est nécessaire. Le progrès l’implique. Il serre de près la phrase d’un auteur, se sert de ses expressions, efface une idée fausse, la remplace par l’idée juste.
(I.D.)
(...) Si le premier fascicule des Poésies fait entendre le refus de devenir un lecteur aliéné et soumis par une certaine rhétorique professorale, le deuxième a pour enjeu de nous proposer une autre lecture : un rapport insolent aux textes renversant la docte méthode des [professeurs], un rejet de la fidélité effacée du bon exégète au profit d’une appropriation active qui contraint le lecteur à l’engagement le plus compromettant. Deux brefs paragraphes soulignent en effet qu’il n’y a jamais de formulation définitivement acquise et qu’une vraie lecture est aussi une réécriture.
(...)
Redoutable transgression que le « plagiat » selon isidore ducasse, qui justifie les lectures fautives et encourage à retoucher les textes au nom du Progrès – manière bien perverse de jouer une valeur contre une autre. Et cette lecture irrévérencieuse constitue précisément l’un des principaux procédés d’écriture des Poésies. Après tout, si « la poésie doit être faite par tous », l’encre rouge aussi appartient à tous. Et c’est bien de cette encre rouge que semble écrit le texte des Poésies, constitué pour une large part d’une soixantaine de maximes empruntées à Pascal, La Rochefoucauld et Vauvenargues – empruntées, mais surtout corrigées. (...) Comprenons [par là] qu’il n’existe pas d’autorité dont un lecteur ne puisse contester le texte figé, que le vrai réside dans le devenir d’une correction permanente, et non dans une fossilisation sacralisée.
(V.H.)
Transposez ou c'est la mort !
(L.F.-C.)
(J.E.)
Les idées s’améliorent. Le sens des mots y participe. Le plagiat est nécessaire. Le progrès l’implique. Il serre de près la phrase d’un auteur, se sert de ses expressions, efface une idée fausse, la remplace par l’idée juste.
(I.D.)
(...) Si le premier fascicule des Poésies fait entendre le refus de devenir un lecteur aliéné et soumis par une certaine rhétorique professorale, le deuxième a pour enjeu de nous proposer une autre lecture : un rapport insolent aux textes renversant la docte méthode des [professeurs], un rejet de la fidélité effacée du bon exégète au profit d’une appropriation active qui contraint le lecteur à l’engagement le plus compromettant. Deux brefs paragraphes soulignent en effet qu’il n’y a jamais de formulation définitivement acquise et qu’une vraie lecture est aussi une réécriture.
(...)
Redoutable transgression que le « plagiat » selon isidore ducasse, qui justifie les lectures fautives et encourage à retoucher les textes au nom du Progrès – manière bien perverse de jouer une valeur contre une autre. Et cette lecture irrévérencieuse constitue précisément l’un des principaux procédés d’écriture des Poésies. Après tout, si « la poésie doit être faite par tous », l’encre rouge aussi appartient à tous. Et c’est bien de cette encre rouge que semble écrit le texte des Poésies, constitué pour une large part d’une soixantaine de maximes empruntées à Pascal, La Rochefoucauld et Vauvenargues – empruntées, mais surtout corrigées. (...) Comprenons [par là] qu’il n’existe pas d’autorité dont un lecteur ne puisse contester le texte figé, que le vrai réside dans le devenir d’une correction permanente, et non dans une fossilisation sacralisée.
(V.H.)
Transposez ou c'est la mort !
(L.F.-C.)
2008-06-17
lettres mortes
Paris, 21 février 1870.
(...) Vous savez, j'ai renié mon passé. Je ne chante plus que l'espoir; mais, pour cela, il faut d'abord attaquer le doute de ce siècle (mélancolies, tristesses, douleurs, désespoirs, hennissements lugubres, méchancetés artificielles, orgueils puérils, malédictions cocasses etc., etc.). Dans un ouvrage que je porterai à Lacroix aux 1ers jours de Mars, je prends à part les plus belles poésies de Lamartine, de Victor Hugo, d'Alfred de Musset, de Byron et de Baudelaire, et je les corrige dans le sens de l'espoir; j'indique comment il aurait fallu faire.
Paris, 12 mars 1870.
Laissez-moi reprendre d'un peu haut. J'ai fait publier un ouvrage de poésies chez M. Lacroix (B. Montmartre, 15). Mais une fois qu'il fut imprimé, il a refusé de le faire paraître, parce que la vie y était peinte sous des couleurs trop amères, et qu'il craignait le procureur général. C'était quelque chose dans le genre de Manfred de Byron et du Konrad de Mickiewicz, mais, cependant, bien plus terrible. L'édition avait coûté 1200 f., dont j'avais déjà fourni 400 f. Mais, le tout est tombé dans l'eau. Cela me fit ouvrir les yeux. Je me disais que puisque la poésie du doute (des volumes d'aujourd'hui il ne restera pas 150 pages) en arrive ainsi à un tel point de désespoir morne, et de méchanceté théorique, par conséquent, c'est qu'elle est radicalement fausse; et par cette raison qu'on y discute les principes, et qu'il ne faut pas les discuter: c'est plus qu'injuste. Les gémissements poétiques de ce siècle ne sont que des sophismes hideux. Chanter l'ennui, les douleurs, les tristesses, les mélancolies, la mort, l'ombre, le sombre, etc., c'est ne vouloir, à toute force, regarder que le puéril revers des choses. Lamartine, Hugo, Musset se sont métamorphosés volontairement en femmelettes. Ce sont les Grandes-Têtes-Molles de notre époque. Toujours pleurnicher ! Voilà pourquoi j'ai complètement changé de méthode, pour ne chanter exclusivement que l'espoir, l'espérance, LE CALME, le bonheur, LE DEVOIR. Et c'est ainsi que je renoue avec les Corneille et les Racine la chaîne du bon sens et du sang-froid, brusquement interrompue depuis les poseurs Voltaire et Jean-Jacques Rousseau. Mon volume ne sera terminé que dans 4 ou 5 mois. Mais, en attendant, je voudrais envoyer à mon père la préface, qui contiendra 60 pages, chez Al. Lemerre. C'est ainsi qu'il verra que je travaille, et qu'il m'enverra la somme totale du volume à imprimer plus tard...
(I.D.)
cf. apprendre à nager
(...) Vous savez, j'ai renié mon passé. Je ne chante plus que l'espoir; mais, pour cela, il faut d'abord attaquer le doute de ce siècle (mélancolies, tristesses, douleurs, désespoirs, hennissements lugubres, méchancetés artificielles, orgueils puérils, malédictions cocasses etc., etc.). Dans un ouvrage que je porterai à Lacroix aux 1ers jours de Mars, je prends à part les plus belles poésies de Lamartine, de Victor Hugo, d'Alfred de Musset, de Byron et de Baudelaire, et je les corrige dans le sens de l'espoir; j'indique comment il aurait fallu faire.
Paris, 12 mars 1870.
Laissez-moi reprendre d'un peu haut. J'ai fait publier un ouvrage de poésies chez M. Lacroix (B. Montmartre, 15). Mais une fois qu'il fut imprimé, il a refusé de le faire paraître, parce que la vie y était peinte sous des couleurs trop amères, et qu'il craignait le procureur général. C'était quelque chose dans le genre de Manfred de Byron et du Konrad de Mickiewicz, mais, cependant, bien plus terrible. L'édition avait coûté 1200 f., dont j'avais déjà fourni 400 f. Mais, le tout est tombé dans l'eau. Cela me fit ouvrir les yeux. Je me disais que puisque la poésie du doute (des volumes d'aujourd'hui il ne restera pas 150 pages) en arrive ainsi à un tel point de désespoir morne, et de méchanceté théorique, par conséquent, c'est qu'elle est radicalement fausse; et par cette raison qu'on y discute les principes, et qu'il ne faut pas les discuter: c'est plus qu'injuste. Les gémissements poétiques de ce siècle ne sont que des sophismes hideux. Chanter l'ennui, les douleurs, les tristesses, les mélancolies, la mort, l'ombre, le sombre, etc., c'est ne vouloir, à toute force, regarder que le puéril revers des choses. Lamartine, Hugo, Musset se sont métamorphosés volontairement en femmelettes. Ce sont les Grandes-Têtes-Molles de notre époque. Toujours pleurnicher ! Voilà pourquoi j'ai complètement changé de méthode, pour ne chanter exclusivement que l'espoir, l'espérance, LE CALME, le bonheur, LE DEVOIR. Et c'est ainsi que je renoue avec les Corneille et les Racine la chaîne du bon sens et du sang-froid, brusquement interrompue depuis les poseurs Voltaire et Jean-Jacques Rousseau. Mon volume ne sera terminé que dans 4 ou 5 mois. Mais, en attendant, je voudrais envoyer à mon père la préface, qui contiendra 60 pages, chez Al. Lemerre. C'est ainsi qu'il verra que je travaille, et qu'il m'enverra la somme totale du volume à imprimer plus tard...
(I.D.)
cf. apprendre à nager
2008-07-20
le facile d'être triste
J'ai laissé là-bas dans les remous d'une hélice le dégoût et la haine / Et j'ai laissé là-bas le facile d'être triste en pensant à toi (...) / Il me suffisait de plonger dans mon coeur / Une main avide de magnifiques douleurs / Pour fournir ma boucherie d'une viande si tendre / Qu'au souvenir de ton icône j'en faisais l'offrande / (...)
Et j'ai laissé là-bas les couteaux dans leur plaie / (...) Et j'ai laissé là-bas ma peine à jamais.
(M.S.)
Souffrir est une faiblesse, lorsqu’on peut s’en empêcher et faire quelque chose de mieux. Exhaler les souffrances d’une splendeur non équilibrée, c’est prouver, ô moribonds des maremmes perverses ! moins de résistance et de courage, encore.
(I.D.)
Et j'ai laissé là-bas les couteaux dans leur plaie / (...) Et j'ai laissé là-bas ma peine à jamais.
(M.S.)
Souffrir est une faiblesse, lorsqu’on peut s’en empêcher et faire quelque chose de mieux. Exhaler les souffrances d’une splendeur non équilibrée, c’est prouver, ô moribonds des maremmes perverses ! moins de résistance et de courage, encore.
(I.D.)
2008-06-11
apprendre à nager
La première condition pour un artiste est de savoir nager.
(A.C.)
C'est au bord des larmes / que tu t'es noyée / C'est au bord des larmes / que tu as abandonné / Te regardant couler / non, je n'ai pas bougé / Je me suis contenté / d'apprendre à nager.
(C.B.)
Il existe une convention peu tacite entre l’auteur et le lecteur, par laquelle le premier s’intitule malade, et accepte le second comme garde-malade. C’est le poète qui console l’humanité ! Les rôles sont intervertis arbitrairement. (...)
Mais, ils ne m’en imposeront plus. Souffrir est une faiblesse, lorsqu’on peut s’en empêcher et faire quelque chose de mieux. (...)
En son nom personnel, malgré elle, il le faut, je viens renier, avec une volonté indomptable, et une ténacité de fer, le passé hideux de l’humanité pleurarde. (...)
les douleurs invraisemblables que ce siècle s'est créées à lui-même, dans leur voulu monotone et dégoûtant, l'ont rendu poitrinaire. Larves absorbantes dans leurs engourdissements insupportables !
Allez, la musique. (...)
Le désespoir, se nourrissant avec un parti pris, de ses fantasmagories, conduit imperturbablement le littérateur (...) à la méchanceté théorique et pratique. (...)
La mélancolie et la tristesse sont déjà le commencement du doute ; le doute est le commencement du désespoir ; le désespoir est le commencement cruel des différents degrés de la méchanceté. (...)
Voici un moyen de constater l'infériorité de Musset sous les deux poètes. Lisez, devant une jeune fille, Rolla ou [...] Elle tressaille, fronce les sourcils, lève et abaisse les mains, sans but déterminé, comme un homme qui se noie ; les yeux jetteront des lueurs verdâtres. Lisez-lui la [...] de Victor Hugo. Les effets sont diamétralement opposés. Le genre d'électricité n'est plus le même. Elle rit aux éclats, elle en demande davantage. (...)
Paul et Virginie choque nos aspirations les plus profondes au bonheur. (...) La description de la douleur est un contre-sens. (...) l'homme ne doit pas créer le malheur dans ses livres. C'est ne vouloir, à toutes forces, considérer qu'un seul côté des choses. O hurleurs maniaques que vous êtes ! (...)
Ne transmettez à ceux qui vous lisent que l'expérience qui se dégage de la douleur, et qui n'est plus la douleur elle-même. Ne pleurez pas en public. (...)
Si vous êtes malheureux, il ne faut pas le dire au lecteur. Gardez cela pour vous. (...)
Les sentiments sont la forme de raisonnement la plus incomplète qui se puisse imaginer.
(I.D.)
cf. lettres mortes
(A.C.)
C'est au bord des larmes / que tu t'es noyée / C'est au bord des larmes / que tu as abandonné / Te regardant couler / non, je n'ai pas bougé / Je me suis contenté / d'apprendre à nager.
(C.B.)
Il existe une convention peu tacite entre l’auteur et le lecteur, par laquelle le premier s’intitule malade, et accepte le second comme garde-malade. C’est le poète qui console l’humanité ! Les rôles sont intervertis arbitrairement. (...)
Mais, ils ne m’en imposeront plus. Souffrir est une faiblesse, lorsqu’on peut s’en empêcher et faire quelque chose de mieux. (...)
En son nom personnel, malgré elle, il le faut, je viens renier, avec une volonté indomptable, et une ténacité de fer, le passé hideux de l’humanité pleurarde. (...)
les douleurs invraisemblables que ce siècle s'est créées à lui-même, dans leur voulu monotone et dégoûtant, l'ont rendu poitrinaire. Larves absorbantes dans leurs engourdissements insupportables !
Allez, la musique. (...)
Le désespoir, se nourrissant avec un parti pris, de ses fantasmagories, conduit imperturbablement le littérateur (...) à la méchanceté théorique et pratique. (...)
La mélancolie et la tristesse sont déjà le commencement du doute ; le doute est le commencement du désespoir ; le désespoir est le commencement cruel des différents degrés de la méchanceté. (...)
Voici un moyen de constater l'infériorité de Musset sous les deux poètes. Lisez, devant une jeune fille, Rolla ou [...] Elle tressaille, fronce les sourcils, lève et abaisse les mains, sans but déterminé, comme un homme qui se noie ; les yeux jetteront des lueurs verdâtres. Lisez-lui la [...] de Victor Hugo. Les effets sont diamétralement opposés. Le genre d'électricité n'est plus le même. Elle rit aux éclats, elle en demande davantage. (...)
Paul et Virginie choque nos aspirations les plus profondes au bonheur. (...) La description de la douleur est un contre-sens. (...) l'homme ne doit pas créer le malheur dans ses livres. C'est ne vouloir, à toutes forces, considérer qu'un seul côté des choses. O hurleurs maniaques que vous êtes ! (...)
Ne transmettez à ceux qui vous lisent que l'expérience qui se dégage de la douleur, et qui n'est plus la douleur elle-même. Ne pleurez pas en public. (...)
Si vous êtes malheureux, il ne faut pas le dire au lecteur. Gardez cela pour vous. (...)
Les sentiments sont la forme de raisonnement la plus incomplète qui se puisse imaginer.
(I.D.)
cf. lettres mortes
2007-04-17
point g
Le goût est la qualité fondamentale qui résume toutes les autres qualités. C'est le nec plus ultra de l'intelligence. Ce n'est que par lui seul que le génie est la santé suprême et l'équilibre de toutes les facultés.
(I.D.)
(I.D.)
2012-01-26
vocabul'aire du progrès
... le vocabulaire en philosophie (...) implique tantôt l'invocation de
mots nouveaux, tantôt la valorisation insolite de mots ordinaires...
(G.D.)
ou leur redéfinition légère. (O.K.)
Les idées s'améliorent. Le sens des mots y participe. (I.D.)
ou leur redéfinition légère. (O.K.)
Les idées s'améliorent. Le sens des mots y participe. (I.D.)
cf. filtre (témoignage sur ma redéfinition de la notion d'intelligence)
cf. philosophie artiste
2009-03-10
la page aux romantiques
Toi, lucide ? Non : romantique, donc plutôt le contraire.
Passer d'un excès à l'autre, du tout blanc (aveuglement) au tout noir (aveuglement) ; en l'occurrence, de la passion (douloureuse) à l'oubli forc(en)é (douloureux), de l'auto-illusion à l'auto-torture : d'une mystification l'autre : on ne s'en sort pas ! Un peu plus de mesure, non ? C'est le Plein (absolu), ou le Vide (absolu), c'est ça ? Le contraire de la mesure, de la raison, du flair et de la nuance. J'insiste sur cet ensemble de notions, à défaut de le développer ici. Ils sont parmi les composants de l'antidote au romantisme.
Car romantique tu l'es « terriblement », et donc candidat(e) à la souffrance. Qu'on peut éviter !
Mais non, toi, tu sembles re-signer pour un tour ! Et jusqu'où comme ça ?
Moi, n'étant pas romantique, c'est-à-dire à peu près guéri, ce n'est pas Tout ou Rien, mais plutôt la vérité de la vie, autant que possible, donc la complexité, le devenir (et non la fixation), l'existence (et non l'essence), la variété, la nuance... bref l'authentique, l'âpre et difficile richesse ; et non la vérité de notre esprit ! divaguant, aliéné par notre culture idéaliste, dont le romantisme est un des sommets (et qui dit sommet dit impasse, et pas n'importe où : au-dessus du gouffre), sa cristallisation la plus séduisante peut-être, hélas : son meilleur fleuron. D'où son succès, pour notre malheur plus grand — plus abouti.
Et ce congé soudain, en prétendant avoir agrandi ? Je pense, permets-moi de penser que tu te trompes. Et violemment. « Terriblement ». C'est précisément là, maintenant, que tu fais erreur — et non pas dans la rencontre elle-même. Je crois justement que c'est en réagissant comme tu le fais (par réflexe romantique, comme n'importe quel(le) adolescent(e), en quelque sorte) que tu ne grandis pas.
Je pense que c'est un cercle dans ta vie ; dans lequel tu t'enfermes, et ce serait le moment, l'occasion d'en sortir, justement.
Les meilleurs moyen et façon de grandir, d'apprendre, et une des plus grandes satisfactions qui soient, c'est peut-être bien d'arriver à infléchir non pas sa pensée, abstraite, mais son comportement, concret, habituel, réflexe, ses réflexes de comportement, qui nous enferment dans un schéma — existentiel, même. C'est là! qu'on a vraiment le sentiment de grandir, de s'affiner, de s'affirmer... autant dire de monter en puissance !
Et la définition du bonheur, pour nietzsche : le sentiment que ma puissance augmente.
Pour sortir de ce binarisme sentimental (propre à notre culture occidentale idéaliste romantique délétère morbide étriquée), et pressentir ce que je pourrais t'expliquer en 10 minutes, oralement, je te recommande à ce manifeste (intitulé contre l'amour). Au moins les deux trois premiers articles.
Et il y aurait plein d'autres choses (notamment le blog nordexpress) si tu cherches vraiment à grandir pour de bon, selon moi, à sortir de ce cercle que je te suppose, à « changer, ne plus [te] voir venir ». Et à ne pas te « méfier », comme tu dis, [de ce genre de rencontre], au contraire ! C'est le chemin contraire, qu'il faut prendre! tu penses bien. Naturellement. Mais pour ça il faut être équipé, au point. Certes.
Mes derniers mots, si tu veux, tu les trouveras sur ce blog d'otto (nord-express), à cette page. Tout ce que je voudrais te suggérer pour que tu sortes de ce qui te fait souffrir et te fera souffrir encore encore, sans doute. Sauf si :
http://nordexpress.blogspot.com/search?q=I.D.
En espérant que tu reviennes sur tes réflexes, et qu'ainsi tu enrichisses ta vie, comme la mienne — parce qu'on est là pour ça !
(O.k.)
cf. extension du domaine de l'amour
Passer d'un excès à l'autre, du tout blanc (aveuglement) au tout noir (aveuglement) ; en l'occurrence, de la passion (douloureuse) à l'oubli forc(en)é (douloureux), de l'auto-illusion à l'auto-torture : d'une mystification l'autre : on ne s'en sort pas ! Un peu plus de mesure, non ? C'est le Plein (absolu), ou le Vide (absolu), c'est ça ? Le contraire de la mesure, de la raison, du flair et de la nuance. J'insiste sur cet ensemble de notions, à défaut de le développer ici. Ils sont parmi les composants de l'antidote au romantisme.
Car romantique tu l'es « terriblement », et donc candidat(e) à la souffrance. Qu'on peut éviter !
Mais non, toi, tu sembles re-signer pour un tour ! Et jusqu'où comme ça ?
Moi, n'étant pas romantique, c'est-à-dire à peu près guéri, ce n'est pas Tout ou Rien, mais plutôt la vérité de la vie, autant que possible, donc la complexité, le devenir (et non la fixation), l'existence (et non l'essence), la variété, la nuance... bref l'authentique, l'âpre et difficile richesse ; et non la vérité de notre esprit ! divaguant, aliéné par notre culture idéaliste, dont le romantisme est un des sommets (et qui dit sommet dit impasse, et pas n'importe où : au-dessus du gouffre), sa cristallisation la plus séduisante peut-être, hélas : son meilleur fleuron. D'où son succès, pour notre malheur plus grand — plus abouti.
Et ce congé soudain, en prétendant avoir agrandi ? Je pense, permets-moi de penser que tu te trompes. Et violemment. « Terriblement ». C'est précisément là, maintenant, que tu fais erreur — et non pas dans la rencontre elle-même. Je crois justement que c'est en réagissant comme tu le fais (par réflexe romantique, comme n'importe quel(le) adolescent(e), en quelque sorte) que tu ne grandis pas.
Je pense que c'est un cercle dans ta vie ; dans lequel tu t'enfermes, et ce serait le moment, l'occasion d'en sortir, justement.
Les meilleurs moyen et façon de grandir, d'apprendre, et une des plus grandes satisfactions qui soient, c'est peut-être bien d'arriver à infléchir non pas sa pensée, abstraite, mais son comportement, concret, habituel, réflexe, ses réflexes de comportement, qui nous enferment dans un schéma — existentiel, même. C'est là! qu'on a vraiment le sentiment de grandir, de s'affiner, de s'affirmer... autant dire de monter en puissance !
Et la définition du bonheur, pour nietzsche : le sentiment que ma puissance augmente.
Pour sortir de ce binarisme sentimental (propre à notre culture occidentale idéaliste romantique délétère morbide étriquée), et pressentir ce que je pourrais t'expliquer en 10 minutes, oralement, je te recommande à ce manifeste (intitulé contre l'amour). Au moins les deux trois premiers articles.
Et il y aurait plein d'autres choses (notamment le blog nordexpress) si tu cherches vraiment à grandir pour de bon, selon moi, à sortir de ce cercle que je te suppose, à « changer, ne plus [te] voir venir ». Et à ne pas te « méfier », comme tu dis, [de ce genre de rencontre], au contraire ! C'est le chemin contraire, qu'il faut prendre! tu penses bien. Naturellement. Mais pour ça il faut être équipé, au point. Certes.
Mes derniers mots, si tu veux, tu les trouveras sur ce blog d'otto (nord-express), à cette page. Tout ce que je voudrais te suggérer pour que tu sortes de ce qui te fait souffrir et te fera souffrir encore encore, sans doute. Sauf si :
http://nordexpress.blogspot.com/search?q=I.D.
En espérant que tu reviennes sur tes réflexes, et qu'ainsi tu enrichisses ta vie, comme la mienne — parce qu'on est là pour ça !
(O.k.)
cf. extension du domaine de l'amour
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