N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL

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2015-01-02

l'éco-logique de l'oeuvre otto karl

Brouillon :
Mes intuitions, mes images et mes réflexions – que karl formule lui-même par ailleurs – otto les formule exclusivement à partir de celles des autres. En poussant notre éco-logique à sa radicalité. Oeuvrant à tirer le meilleur parti de ce qui nous rencontre, des seuls moyens du bord  – comme on dit –, par ce goût passionné pour le glanage, la trouvaille et le détournement, en d'autres termes : pour la rencontre et l'ingéniosité, et sans doute la joie d'un certain génie en la matière.
Même tendance chez karl. À filmer seulement ce qui l'environne, le rencontre, le déjà-là du monde, ou de son propre monde, sans rien y ajouter, cueillant la poésie là où elle est c'est-à-dire partout, mais oeuvrant à en tirer son propre parti, poétique, par réécriture – principalement de montage, par quoi « l'art corrige ce qui est mauvais, et perfectionne ce qui est bon » (B.G). Bref, ici et là profondément éco-logiques nous sommes, otto karl.
(O.K.)

2014-12-28

mérit... temps

Les gens d'éminent mérite dépendent des temps. Il ne leur est pas venu à tous celui qu'ils méritaient ; et, de ceux qui l'ont eu, plusieurs n'ont pas eu le bonheur d'en profiter. D'autres ont été dignes d'un meilleur siècle. Témoignage que tout ce qui est bon ne triomphe pas toujours. Les choses du monde ont leurs saisons, et ce qu'il y a de plus éminent est sujet à la bizarrerie de l'usage.
Mais le sage a toujours cette consolation qu'il est éternel ; car, si son siècle lui est ingrat, les siècles suivants lui font justice.
(B.G.)

2014-12-23

flair to play

Du flair il lui en faudra pour détecter le tempérament prometteur (…), deviner les dons en friche alors qu'il n'y a guère de corrélations entre, par exemple, un caractère flamboyant et une prédisposition à la domination sexuelle, pas de continuité obligée entre un comportement en société et un imaginaire [et tempérament] érotique : toute maîtresse femme ne fait pas une « maîtresse » ; telle femme hautaine et sûre d'elle-même peut, je le sais d'expérience, se rêver fillette docile et, a contrario…
(J.d.B.)

2014-12-20

irmaginattention

Modérer son imagination. Le vrai moyen de vivre heureux, et d'être toujours estimé sage, est, ou de la corriger, ou de la ménager. Autrement, elle prend un empire tyrannique sur nous, et, sortant des bornes de la spéculation, elle se rend si fort la maîtresse que la vie est heureuse ou malheureuse selon les différentes idées qu'elle nous imprime. Car il y en a à qui elle ne représente que des peines, et dont la folie la fait devenir leur bourreau domestique ; et d'autres à qui elle ne propose que des plaisirs et des grandeurs, se plaisant à les divertir en songe. Voilà tout ce que peut l'imagination, quand la raison ne la tient pas en bride.
(B.G.)

> le bon génie de l'audace
etc.
> chapitre : hoptique

2014-12-14

volon.taire

Parler me fait peur parce qu'en ne disant jamais assez, je dis aussi toujours trop.
(J.D.)(merci à I.K.)

Et puis souvent j'aime bien rien dire.
Je trouve ça plus trouble.
Et j'aime bien ça.
J'aime bien garder la possibilité de ne pas être sûre de ce que je vois.
Laisser des trucs non résolus ou sous silence. Ça me fait assez triper si je puis m'exprimer ainsi.
C'est pas de la fuite.
Je sais pas, ça me préserve un genre de tension bizarre.
Bon dans le pire des cas ça me rend complètement paranoïaque mais bon (et dans ces cas-là je parle)...
(A.B.)

Il est bien ici question de la forme à inventer pour ménager un espace de silence.
(J.S.)

Le silence détient cette force d’attraction qui nous pousse à penser ce qui nous dépasse, nous excède.
(J.S.)

Il faut trouver une parole qui garde le silence.
(J.D.)(merci à I.K.)

... dans une zone de recouvrement, de chevauchement tensionnel, de transition et de transaction, un espace de dialogue et de transfert entre le dedans et le dehors, appelé par Winnicott « aire intermédiaire d’expérience ». C’est sur ce terrain de jeu propice à la tension, que s’exerce une force de dissolution créatrice.
(J.S.)

L’arrêt fait donc apparaître le silence, en tant que garantie d’émergence de « l’extraordinaire ».
(J.S.)


> CHAPITRE : notalk/taisage

2014-12-01

W & ...orld

Personne dans le monde / Ne marche du même pas
Et même si la Terre est ronde / On ne se rencontre pas
Les apparences et les préférences / Ont trop d'importance
Acceptons les différences

C'est vrai, faut de tout, tu sais / Faut de tout, c'est vrai
Faut de [presque] tout pour faire un monde...

((A&W))
 

2014-11-30

inexpecteur gadget

Type de vêtements ? rester habillé toujours pareil dans toutes les circonstances, habillé en tous les jours, (...), c’est une première garantie de suspension du temps.
(O.C.)

Obama [ne portant en tant que président que des costumes bleus ou gris] et Zuckerberg [portant quotidiennement sweat à capuche et tee-shirt gris] s’appuient sur de nombreuses théories psychologiques expliquant que la prise de « petites » décisions (la façon dont on s’habille, ce qu’on prend au petit déjeuner, etc.) consomme de l’énergie, fatigue le cerveau et endommage notre capacité à nous prononcer sur des questions plus importantes.
Le terme médical, « decision fatigue », a été formulé par Roy Baumeister, chercheur en psychologie sociale à l’université d’Etat de Floride : « Les gens qui ont du ["]succès["] (...) développent des habitudes qui réduisent le nombre de décisions qu’ils doivent prendre et, donc, le stress. »
Déjà en 1887, le philosophe américain William James écrivait dans son livre Habit : « Plus nous serons capables de circonscrire les détails de notre vie quotidienne aux réflexes de l’automatisme, plus nos facultés d’esprit supérieures seront libérées pour faire correctement leur travail. »
(...)
Se libérer du temps de cerveau disponible, mais aussi se démarquer des autres. C’était l’intention assumée de Steve Jobs, adepte du col roulé noir Issey Miyake. (...) Après avoir rencontré le créateur japonais, Isaacson écrit que Steve Jobs « se mit à aimer l’idée d’avoir un uniforme pour lui-même, à la fois pour une question de commodité au quotidien (la raison, disait-il) et pour se créer un style ».
(...) L’uniforme, quelle que soit la forme qu’il prend, solidifie son image dans l’imaginaire populaire.
(J.N.)


Ne jamais changer de tenue et donner l’impression de ne pas y accorder d’importance, c’est reléguer au second plan son apparence physique, l’attention s’accroche donc au discours, aux actions, au travail.
(J.N.)