N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL

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2013-12-14

o(tto)stracisme

Je sens venir (...) l’âge proche d’une clandestinité moitié volontaire et moitié contrainte, qui sera le plus jeune désir, y compris politique.
(Gilles Deleuze, 1973)

> chapitre : o(tto)stracisme

2011-12-11

d'une génération frustrée



(trad. O.K.)

Je sens venir (...) l’âge proche d’une clandestinité moitié volontaire et moitié contrainte, qui sera le plus jeune désir, y compris politique.
(G.D.)

> génération solo forcé
> qu'il vient autre chose

2010-02-09

ottoprésentation

J - Avant ton [éventuel] livre actuellement en chantier, as-tu déjà publié quelque chose ?

— Tu veux dire : à l'ancienne ? Symboles noirs sur papier relié ? Non. Tout sur internet. Quelques exemples de films, les premiers seulement. Et mon blog, alors ? Les gens ne considèrent pas, n'honorent pas encore assez ce support. C'est vrai qu'on y trouve le tout-va. Et plutôt que de faire le tri... Bref. On y viendra, j'espère. Pour ma part, j'écris plein de choses (en grande partie audiovisuellement) dont, malgré mon impatience et mon envie de partage, je me réserve la publication. C'est con, mais peut-être pas tant que ça. J'attends le bon moment, le kaïros... au risque de le rater, par définition. Enfin, plus modestement, et orgueilleusement, je veux pas mélanger ce que je fais à tout ce flot culturel abruti. Donc j'attends de trouver une voie de publication un peu plus noble, ou qu'elle s'invente, tout simplement — et ça viendra. J'attends, et j'y concours un peu, à mon humble niveau. Mais pour l'instant je travaille surtout dans mon coin, en secret, ou en publication très confidentielle, mais (...) depuis des années. Deleuze : « Je sens venir (...) l’âge proche d’une clandestinité moitié volontaire et moitié contrainte, qui sera le plus jeune désir, y compris politique. »

G — et alors, c'est quoi ce blog ?

— [Eh bien,] c'est un blog que je tiens depuis trois ans. Et d'arrache-pied depuis un an et demi. C'est un travail colossal, et même trop pour les lecteurs — surtout retardataires. (...) En tout cas, c'est un blog qui formule ma pensée, par touches, fragments, audiovisuels ou textuels. Les premiers me demandant 100 fois plus de travail que les seconds. Mais pour quelle révolution d'expression !... Encore tout à fait méconnue, d'avant-garde. Comme moi. Sauf que... un jour... ou l'autre... comme toujours, quoi !...
(...)
Et si tu t'y intéresses complètement, il y a 3 années d'autopublication à écumer !... (Ha !...) où l'expression de ma pensée s'y déploie indéfiniment, et avec quelque retard, depuis toujours, mais s'aggravant depuis ce projet de livre éventuel (...). (...) Car j'y ai encore une tonne de choses à formuler. Dont une bien chère part est d'ailleurs concrètement en chantier, parfois depuis des mois, un an, sinon plus ! Et que j'aimerais tellement « terminer ».

P — (...) Ces derniers temps, je convainc de plus en plus de gens de se mettre à la contre-histoire philo de Onfray et quand ils ont mordu je les oriente vers d'autres sources, Deleuze, Otto karl, Bergson, etc.
C'est assez rigolo de voir les retours du genre: j'ai écouté une morale anarchique [P. Kropotkine]... ca devrait être enseigné... comment ne pas être d'accord, en tout cas c'est mon point de vue!!
ps: ne connais pas otto karl mais me rencarde

— Tout à ton honneur. Et au mien ! On peut se serrer la main. Ceci étant, je crois pas qu'ils iront très loin, hélas, car il faudrait être tellement passionné*... Aussi passionné que je le suis, peut-être. De tout ça. (...) Et malheureusement (pour nous tous!) je crois bien observer qu'une telle passion est... d'une telle rareté, dans les rues courantes. Je demanderais même pas à ce qu'ils m' « intel-lisent », si déjà ils com-prenaient, c'est-à-dire vivaient! en onfrayiens ou deleuziens, et si possible en synthèse des deux, comme j'y tends... et y travaille.
(O.k. - dialogues avec jactari, gilles, phdam's)

* cf. oeuvrécriture


cf. nordexpress.blog
cf. les philosoph(i)es clandesti-né(e)s
cf. sur/de mes postréalisations
cf. con sidération

2009-10-13

génération solo forcé

A la fin des années 1970, pour la première fois les médias venaient à Rennes flairer l’odeur de la nouveauté. Il s’est passé quelque chose de vraiment dingue entre 1978 et 1981. On avait l’impression d’être au coeur de tout, pleinement vivants, tout était excitant. J’étais heureux d’être dedans. (E.D.)
Dix ans plus tard, c’était déjà trop tard. Quand j’ai eu 20 ans, il n’y avait plus de collectif. (...) Pour nous, pas de révolution, pas d’événements historiques ni artistiques majeurs... Nous étions seuls et dans nos chambres. (...) Le point commun majeur entre D.A. et moi, c’est qu’on a fait nos premiers albums dans nos chambres. (P.K.)

cf. martyr ou groùpé ?

2009-07-01

les philosoph(i)es clandesti-né(e)s

les philosoph(i)es clandesti-né(e)s

(K.A.)(O.K.) :: 2'18''::
Je sens venir (...) l’âge proche d’une clandestinité moitié volontaire et moitié contrainte, qui sera le plus jeune désir, y compris politique.
(G.D. — PP20)


cf. maudit ? mais pas trop
cf. autophilosophe

2008-11-25

que tout p(o)ète

Le poète est toujours en danger. La poésie, c'est la guerre. C'est la guerre physique.
(P.S.)
Oui, car la question est très physique. Vous savez, aujourd'hui il y a beaucoup de poésie, beaucoup de poèmes... Tout le problème est de savoir s'il y a stratégie de guerre ou pas. Les poètes se contentent de ce qu'on leur donne... C'est la servitude volontaire, il n'y a pas d'autres mots. Sans parler du masochisme, ce qui revient au même. (...) Les poètes ne se battent pas. Il faut se battre. Les poètes aujourd'hui sont paresseux. Avec pas grand-chose. Ils manquent d'ambition. Je répète : je parle de servitude volontaire. Le bon esclave d'aujourd'hui milite, d'une certaine façon, pour sa marginalisation. Le système est fortement organisé, il sait très bien ce dont l'esclave volontaire va se contenter... Alors on appelle ça des poètes. Moi j'appelle ça des esclaves de la marchandise...
(P.S.)

2008-05-31

the great artist of to(day)morrow

Pour M.D., l'artiste véritable ne peut que se réfugier dans la clandestinité, aller sous terre pour échapper à la frénésie de l'art commercialisé. Il fut un des premiers, sinon le premier, à utiliser le terme d'« underground »: « The great artist of tomorrow will go underground », déclara-t-il (...) en 1961...
(P.B.)

cf. de sous la terre
cf. l'art règle l'exception

2008-02-25

destin ou 2

Malgré tout, j’aspire au succès, car je sens que je saurais drôlement m’en servir, et je trouverais amusant d’être célèbre ; mais comment ferais-je pour me prendre au sérieux ? Dire que, tant que nous sommes, nous ne rions pas sans discontinuer. Mais, nouvel embarras, je désire aussi la vie merveilleuse du raté.
(A.C.)

2007-11-27

ô gué, au guet, matelot !

Que faire quand on est au milieu du guet ? Regarder en arrière ? regarder en avant ? Être trop avancé pour revenir en arrière et retrouver la compassion de ceux qu'on a quittés. Pas assez loin pour savoir qu'en allant de l'avant on finira par s'en sortir. Nous en sommes là ; à mi-chemin de cette traversée du marais de la solitude.
(R.E.?)

>/ nechangerien

2007-09-10

de sous la terre

L'underground, c'est (...) savoir faire un pas de côté, se risquer à faire ce que l'époque ne prend pas en compte.
(J.-F. B.)

cf. the great artist of to(day)morrow
cf. l'art règle l'exception


2007-09-07

la place (pas nette) des grands hommes

Les nations n'ont de grands hommes que malgré elles, comme les familles. Elles font tous leurs efforts pour n'en pas avoir. Et ainsi, le grand homme a besoin, pour exister, de posséder une force d'attaque plus grande que la force de résistance développée par des millions d'individus.
(C.B.)

>/ le grand homme (philosophe)

2007-06-15

l'art règle l'exception

Car il y a la règle et il y a l'exception. Il y a la culture qui est la règle, et il y a l'exception, qui est de l'art. Tous disent la règle, ordinateur, T-shirts, télévision, personne ne dit l'exception, cela ne se dit pas. Cela s'écrit, cela se compose, cela se peint, cela s'enregistre. Ou cela se vit, et c'est alors l'art de vivre. Il est de la règle de vouloir la mort de l'exception, il sera donc de la règle de l'Europe de la culture d'organiser la mort de l'art de vivre qui fleurit encore à nos pieds. Quand il faudra fermer le livre, ce sera sans regretter rien. J'ai vu tant de gens si mal vivre, et tant de gens mourir si bien.
(J.-L.G.)

cf. de sous la terre
cf. N(ième) le maudit

2007-06-01

possibilité d'une île

On ne peut pas travailler pour les autres. On travaille pour des frères mystérieux qu'on possède à travers le monde. Il y a une île qui est brisée, dispersée à travers le monde. Et, en somme, l'art est une espèce de signal, comme un mot d'ordre pour retrouver des compatriotes.
(J.C.)

> de génération sans génération