N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL

> page d'accueil

2008-05-15

pleins & déliés

Nous vivons dans un monde plein où l´on a l´impression qu´il n´y a plus de jeu, que l´élimination des possibles est radicale. Si nous nous en tenons à une vision globale, il semble qu´il n´y ait plus de place pour la moindre intervention singulière, pour une existence marginale. Mais, paradoxalement, plus nous nous approchons de nous-mêmes, plus nous sommes passionnés par notre mode d´existence, moins ce plein agit. Lorsque nous adpotons une vision microscopique et ce rythme difficile à tenir qui est celui propre à chacun, l´espace, le vide et toutes leurs réserves de loisir réapparaissent. C´est à nouveau un espace libre où s´engager (...) Le tout étant de ne pas laisser les tâches, les soucis, s´interposer entre le monde et nous — faire ombre.
(C.T.)

2008-05-06

2008-05-05

heiterkeit

... s'il n'est pas soutenu par une force intérieure, tout élan retombe nécessairement. Rien ne nous sauve ou ne vient s'ajouter à ce qui nous fait intimement défaut. Si quelque chose ou quelqu'un nous arrive et métamorphose notre vie, c'est par inattendu, et de surcroît.
Il faut d'abord éprouver le « sans pourquoi » de la joie, ensuite c'est aux événements de s'adapter.
(C.T.)

journal de m...




J'ai pas trouvé en moi la connexion avec l'évidence. Et puis, comme j'ai des débuts qui sont pas "parfaits" (...)... je me suis rendu compte que pour avancer il faut que tout soit parfait, et du coup je vais vers un truc idéal, absolu. Et quand c'est approximatif, du coup « à quoi bon continuer, vu que déjà c'est pas "parfait"».
(M.B.)



> remué(s)

2008-05-04

au-dessous du volcan

Elles vivaient, dans l'ensemble, au-dessous de leur talent. Ce que M.d.D. exprime si bien dans cette lettre à H.W. : « (...) Je crois que ce qui fait ma mauvaise santé, c'est que mon âme a trop de mouvement pour l'étui qui la renferme. »
(C.T.)

2008-05-02

I'm monde

Ce n'est point ma façon de penser, qui a fait mon malheur, c'est celle des autres.
(D.A.F. S.)

2008-05-01

li(vR)AISON

Seuls les livres [les oeuvres] qui nous éclairent nous-mêmes ont de la valeur. Ce sont les livres [les oeuvres] qu'il faut rechercher, auxquels il faut consacrer du temps — des livres qu'il faut lire et relire, méditer. En matière de livres la quantité est tout à fait indifférente. Et ceci est aussi vrai dans le registre de la lecture que de l'écriture.
(C.T.)
cf. compilation
cf. partenaires particuliers

2008-04-27

j'airme

Les premières heures face à l'inconnue qui partagera notre vie portent déjà en elles les qualités et les défauts de la passion qui s'annonce. (...) l'instant de la première rencontre contient, sous une forme infiniment condensée, la nature et la configuration de l'amour à venir. Quand rien n'ira plus, après six mois, deux ans, dix peut-être, c'est du côté de ces heures préliminaires, pour peu qu'on retourne s'y pencher, qu'on trouvera les preuves rétrospectives, mais tellement évidentes, de l'impossibilité de la relation. (...)
Par une opération de la mémoire, nous faisons une lecture téléologique, déterministe, du passé, et nous découvrons, comme par enchantement, tous les indices de la déroute, en germes évidents, aux contours infimes, mais nets. On viendra lire la débâcle, si prévisible à présent, dans le brouillon des premiers mots, des premiers réflexes, des premières promesses. L'évidence de l'échec dormait là, dans ce regard d'un être que nous n'avions pas voulu ne pas aimer, à travers son discours ridicule, mais dans lequel nous étions allé désespérément, malhonnêtement puiser de l'esprit, dans telle attitude qui, un autre jour, nous aurait découragé de le revoir.
Lors de cette première rencontre, l'agaçant, le rédhibitoire et le dissuasif nous avaient exceptionnellement semblés licites, excusables, attendrissants. Ces infiltrations d'eau, nous refusions d'entrevoir qu'elles deviendraient trombes, fleuves, Nil, et nous engloutiraient. Il en va des défauts microscopiques de l'autre, quand nous faisons sa connaissance, comme des bruits d'un appartement lorsque nous le visitons pour la première fois : c'est seulement une fois installé que les rumeurs nous deviennent vacarme et les évanescences de la rue, semblables aux pires tumultes de l'enfer.
(Y.M.)

2008-04-26

nous vivons en...


Nous vivons en enfants perdus nos aventures incomplètes.
(G.D.)

... privée de vie


Propriété Privée / Passage Interdit / Vélo, Ballons, / Chiens Interdits

diAMANT

Pourquoi si dur ? demandait un jour le charbon de cuisine au diamant. Ne sommes-nous pas proches parents ?
Pourquoi si mous ? Ô mes frères, c'est à moi de vous interroger, n'êtes-vous pas... mes frères?
Pourquoi si mous, si lâchement amollis, si accommodants ? Pourquoi tant de négation, d'abnégation et de reniement dans votre coeur ? Si peu de fatalité dans votre regard ?
Si vous ne voulez pas être destins, inexorablement, comment, avec moi, pourriez-vous jamais... triompher ?
Et si votre dureté se refuse à jeter des éclairs, à trancher, à tailler dans le vif, comment, avec moi, pourriez-vous jamais... créer ?
Car tous ceux qui créent sont durs. Et ce doit être votre félicité que d'imprimer votre main sur les millénaires comme dans la cire...
Félicité, que graver vos caractères sur la volonté des millénaires comme dans l'airain — plus durs que l'airain, plus noble que l'airain. Ce qui est le plus noble est seul tout à fait dur.
Cette nouvelle loi, ô mes frères, je vous l'impose: Faites-vous durs !
(F.N.)

cf. saphir mais...

2008-04-25

insutisfaction

L'injustice sociale est une évidence si familière, elle est d'une constitution si robuste, qu'elle paraît facilement naturelle à ceux mêmes qui en sont victimes.
(M.A.)

2008-04-24

célibatair

Le malheur du célibataire, qu'il soit apparent ou réel, est si facile à deviner pour son entourage (...) chacun sait où il en est, chacun peut lui énumérer ce qu'il souffre.
(F.K.)

2008-04-21

à partir de là

Ici, quand tu as le pouvoir tu as l'argent, et quand tu as l'argent, eh bien tu gardes le pouvoir. À partir de là, rien ne change.
(I.F.)