N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL

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2008-06-13

le paludisme

La différence entre littérature et journalisme, c'est que le journalisme est illisible et que la littérature n'est pas lue.
(O.W.)

outre-temps

Soyons heureux en attendant la mort — elle aura peut-être un peu de retard.
(P.D. ?)

2008-06-12

à la H.

En tonnes, vous m'entendez, en tonnes je vous arracherai
Ce que vous m'avez refusé en grammes!
(...) Les dents du loup ne lâchent pas le loup,
C'est la chair du mouton qui lâche.
(H.M.)

H.T. était certain de construire quelque chose d’important et avait une grande confiance en l’avenir. (...) Il note d’ailleurs, âgé de 23 ans : Un jour ce que j’aurai connu de solitude deviendra ma force.
(L.A.)

cf. henri, tome A

...tique

Il y a un moment où la vie cesse d'être plastique. Je crois que c'est à l'instant où l'on cesse soi-même de l'être. Quand tu suis l'événement, tout va bien. Quand tu veux déranger le cours des choses, te dresser contre, imposer ta volonté, redresser, recommencer, retrouver, tout va mal.
(J.P.)

2008-06-11

devenir jeune

On a besoin de beaucoup de temps, pour devenir jeune.
(P.P.)
Jadis tu fus jeune, maintenant — tu es mieux que jeune !
(F.N. — PDBM postlude)

que ça continue

Alors qu'on demanda à picasso, déjà âgé, s'il préférait commencer ou finir une chose, il répondit « j'aime que ça continue ».
[O.k.]

apprendre à nager

La première condition pour un artiste est de savoir nager.
(A.C.)

C'est au bord des larmes / que tu t'es noyée / C'est au bord des larmes / que tu as abandonné / Te regardant couler / non, je n'ai pas bougé / Je me suis contenté / d'apprendre à nager.
(C.B.)

Il existe une convention peu tacite entre l’auteur et le lecteur, par laquelle le premier s’intitule malade, et accepte le second comme garde-malade. C’est le poète qui console l’humanité ! Les rôles sont intervertis arbitrairement. (...)
Mais, ils ne m’en imposeront plus. Souffrir est une faiblesse, lorsqu’on peut s’en empêcher et faire quelque chose de mieux. (...)
En son nom personnel, malgré elle, il le faut, je viens renier, avec une volonté indomptable, et une ténacité de fer, le passé hideux de l’humanité pleurarde. (...)
les douleurs invraisemblables que ce siècle s'est créées à lui-même, dans leur voulu monotone et dégoûtant, l'ont rendu poitrinaire. Larves absorbantes dans leurs engourdissements insupportables !
Allez, la musique. (...)
Le désespoir, se nourrissant avec un parti pris, de ses fantasmagories, conduit imperturbablement le littérateur (...) à la méchanceté théorique et pratique. (...)
La mélancolie et la tristesse sont déjà le commencement du doute ; le doute est le commencement du désespoir ; le désespoir est le commencement cruel des différents degrés de la méchanceté. (...)
Voici un moyen de constater l'infériorité de Musset sous les deux poètes. Lisez, devant une jeune fille, Rolla ou [...] Elle tressaille, fronce les sourcils, lève et abaisse les mains, sans but déterminé, comme un homme qui se noie ; les yeux jetteront des lueurs verdâtres. Lisez-lui la [...] de Victor Hugo. Les effets sont diamétralement opposés. Le genre d'électricité n'est plus le même. Elle rit aux éclats, elle en demande davantage. (...)
Paul et Virginie choque nos aspirations les plus profondes au bonheur. (...) La description de la douleur est un contre-sens. (...) l'homme ne doit pas créer le malheur dans ses livres. C'est ne vouloir, à toutes forces, considérer qu'un seul côté des choses. O hurleurs maniaques que vous êtes ! (...)
Ne transmettez à ceux qui vous lisent que l'expérience qui se dégage de la douleur, et qui n'est plus la douleur elle-même. Ne pleurez pas en public. (...)
Si vous êtes malheureux, il ne faut pas le dire au lecteur. Gardez cela pour vous. (...)
Les sentiments sont la forme de raisonnement la plus incomplète qui se puisse imaginer.
(I.D.)
cf. lettres mortes

2008-06-10

concentré

Exige beaucoup de toi-même et attends peu des autres.
(C.)

deDAns

Quand je marche, je marche.
Quand je dors, je dors.
Quand je chante, je chante.
Je m'abandonne.
(...)
Je suis ici.
Je suis dedans.
Je suis debout.
Je ne me moquerai plus de tout.

(C.)

klar

L'eau était claire, nous étions dans l'eau.
(L.)

2008-06-07

les grandes raisons (se rencontrent)

Ce n'est pas du tout ma faute. C'est faux de dire : Je pense : on devrait dire : On me pense. — Pardon du jeu de mots —
Je est un autre. Tant pis pour le bois qui se trouve violon, et Nargue aux inconscients, qui ergotent sur ce qu'ils ignorent tout à fait.
(...)
Si les vieux imbéciles n’avaient pas trouvé du Moi que la signification fausse, nous n’aurions pas à balayer ces millions de squelettes qui, depuis un temps infini, ont accumulé les produits de leur intelligence borgnesse, en s’en clamant les auteurs !
(A.R.)

... celui qui est éveillé et conscient dit : Je suis un corps tout entier et rien d’autre chose. (...) Le corps est un grand système de raison, une multiplicité avec un seul sens, une guerre et une paix, un troupeau et un berger.
Instrument de ton corps, telle est ta petite raison que tu appelles esprit, (...), petit instrument et petit jouet de ta grande raison.
Tu dis « moi » et tu es fier de ce mot. Mais ce qui est plus grand, c’est — ce à quoi tu ne veux pas croire — ton corps et son grand système de raison : il ne dit pas moi mais il est moi.
Ce que les sens éprouvent, ce que reconnaît l’esprit, n’a jamais de fin en soi. Mais les sens et l’esprit voudraient te convaincre qu’ils sont la fin de toute chose : tellement il sont vains.
Les sens et l’esprit ne sont qu’instruments et jouets : derrière eux se trouve encore le soi. (...)
Derrière tes sentiments et tes pensées, (...), se tient un maître plus puissant, un sage inconnu — il s’appelle soi. Il habite ton corps, il est ton corps.
Il y a plus de raison dans ton corps que dans ta meilleure sagesse.
(F.N.)

> (r)évolution de conscience
> je pense, dont je suis
> la liberté ta soeur

cf. CHAPITRE : physio-logique

animeaux

Tout animal est dans le monde comme l'eau à l'intérieur de l'eau.
(G.B.)

j'a... t... tends

Ma technique dans la vie, c'est... j'attends. J' attends que les choses se passent, j'attends d'avoir une nouvelle idée, j'attends qu'on me contacte... (...) C'est vrai que le fait d'attendre, c'est bien. C'est comme : on réfléchit mieux quand on pense pas. C'est ce genre de trucs...
(S.T.)

2008-06-06

au café crème


(merci à adèle de lepostier.fr)

Les cafés (...) c'était l'ouverture (...) à des possibilités d'imprévisible, à la douceur et au danger du temps perdu. Les cafés offrent des surprises analogues à celles des livres : vous parviennent les bouts de récits de vie, des remarques, des commentaires adressés à vous et aux autres, qui produisent sur vous un effet de vérité venue du dehors. Ouvrez un livre, entrez dans un café [nord-express !] et une parole se fait entendre qui n'est pas la vôtre, mais qui vous procure pareillement un ébranlement, une excitation mentale...
(C.T.)

cf. du nord-express

2008-06-05

bon art

Il ne s'agit pas de peindre la vie, mais de rendre vivante la peinture.
(P.B.)

cf. l'émouvement

2008-06-04

(dé)collage

Ordre de ne décacheter et de ne lire qu'au moment du décollage de l'avion, seul...

(M.H.)

cf. pour toi karl ce renard corsac

2008-06-02

philosophie tout terrain

Sade ne change pas de registre et situe l'orgie et la dissertation au même niveau d'urgence philosophique.
(C.T.)

2008-06-01

o. karl

Il s'agit, bien entendu, d'intervenir directement dans la réalité plutôt que de faire des livres. Cela dit, il n'est pas interdit de publier ses résultats. (P.S.)

Il faut défendre la vie qu'on mène du moment qu'on est vivant. (P.S.)

Faire de ma vie une oeuvre d'art, dont une deuxième autant que possible. (O.K.)

L'art est ce qui rend la vie plus intéressante que l'art. (R.F.)

Le poète (...) donnerait plus — (que la formule de sa pensée, que la notation de sa marche au Progrès !) (...) il serait vraiment un multiplicateur de progrès ! (A.R.)

cf. maudit ? mais pas trop.
cf. autodocumentaire du moment qu'on est vivant

dictatumanité

Je me trompais : la plupart haïssaient la liberté libre, et rêvaient en fait d'une dictature fondée sur leur propre ressentiment.
(P.S.)