N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL

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2013-02-09

ce que je nomme « postréalisation »

... donc, pour [vous] répondre, la postréalisation (comme je l'entends aujourd'hui) est une post-réalisation littéralement parlant, c'est-à-dire une réalisation après coup, autrement dit à partir de matériaux dont on est pas exclusivement et même majoritairement pas l'auteur, qu'on récupère, recycle, détourne, qu'on réécrit, pour en faire une réalisation à part entière, mais dont le matériau est au moins partiellement de seconde main, d'emprunt, matériau déjà culturel et non brut.
http://nordexpress.blogspot.fr/2012/01/les-found-footeux.html
Mais, mieux encore que cet article, je renvoie tout simplement à la définition de base que je garde du postmoderne (eh oui, post-réalisation et post-moderne, comme par hasard), je cite : postmoderne ?

Si le modernisme se caractérise par la création de formes nouvelles, le postmodernisme réutilise des formes préexistantes. (...)
L'œuvre postmoderne se présente souvent comme un collage d'éléments hétéroclites (...) efface le temps et l'espace pour rendre toute la culture immédiatement présente, ainsi que la hiérarchie entre culture élitaire et culture populaire.
(...) là où le modernisme place l'auteur et la création au centre de son esthétique, le postmodernisme fait jouer ce rôle à l'interprétation. Le simple fait d'apporter un regard nouveau sur un texte ou une œuvre picturale amène à en faire une œuvre nouvelle. (...)
Ce regard ironique se pose aussi naturellement sur l'œuvre postmoderne elle-même, et aboutit à l'auto-commentaire.
(...) le modernisme cherche à construire une image fidèle du monde réel, en dépassant les limites de la perception humaine. Le postmodernisme s'interroge plutôt sur le statut du monde fictionnel créé par l'œuvre d'art et son rapport au monde réel...
(W.)


Ensuite, réserver de préférence le terme « postréalisation » à des oeuvres d'esprit (autrement dit d'esthétHique) assez nettement postmodernes. [Par exemple, pour ce petit film,] mélange de culture noble, pour la musique, et populaire, bas de gamme, pour la vidéo, et réinterprétation de l'une par l'autre, d'un matériau par l'autre, donc oui : postmoderne, et donc aussi postréalisation.

(O.K.)

cf. chapitre : COMPOS(T)ER


2013-02-07

au fond, jean-françois billeter, c'est moi

[Jean-François Billeter, (auto)philosophe.]

   Souvent mes idées sont plutôt des observations. J'observe ce qui se passe. Au lieu d'essayer de comprendre les problèmes dont discutent les philosophes, j'ai pris le parti de m'intéresser aux phénomènes que je puis observer moi-même, les plus familiers (...)
Je prends soin de ne pas me laisser imposer des idées toute faites par les mots que j'emploie. Aussi ne serai-je sans doute bien compris que de [ceux] qui sont aussi méfiants que moi à l'égard du langage (...)
    Mais arriverai-je à montrer ce que je vois ? J'en doute parfois. À force de tout reconsidérer, j'ai développé une vision des choses qui m'est propre et qui constitue désormais ma pensée. Cette pensée est-elle transmissible ? Est-elle susceptible d'être comprise par ceux qui n'ont pas [«] tout [»] réexaminé comme je l'ai fait, au fil des années ? Ou n'est-elle à la fin qu'une sorte de folie dans laquelle je me suis enfermé ?
    Je fais le pari que non, et je vais donc tenter d'en communiquer l'essentiel. C'est une tâche ardue. (J.-F.B.)[O.K.]

    Mais quel intérêt cette vision des choses peut-elle avoir pour d'autres que moi ? (...) À [certains] moments, j'ai eu le sentiment qu'elle résout des problèmes fondamentaux, de portée générale, et qu'elle est donc susceptible de retenir l'attention d'autres... (J.-F.B.)[O.K.]
 
    Je m'y attaque parce qu'il me semble que cette vision des choses résout un certain nombre de problèmes philosophiques sur lesquels d'autres ont buté et pourrait donc les intéresser.

    [Si seulement c'était possible, je prendrais] soin d'indiquer en quoi mes idées me paraissent répondre à des besoins qui me [sont] propres, afin que chacun fasse la part des choses et juge dans quelle mesure elles peuvent valoir pour lui. (J.-F.B.)[O.K.]


cf. la philosophie pour quoi faire ?

2013-02-05

et tout est gris

— Quand on dit blanc, tu dis noir, quand on dit noir, tu dis blanc.
— Essayez directement le gris, pour voir...
(O.K.)

2013-02-02

2013-01-29

inégalités (utiles)

... inégaux parce que les uns [se] réalisent (...), à un moment de leur vie, tandis que d'autres sont arrêtés en chemin par des difficultés qu'ils ne parviennent pas à surmonter. Ils se résignent à vivre à moitié. Si une crise salutaire ne vient pas les remettre en mouvement, ils dépérissent. Quand l'angoisse ou la souffrance qui les tient devient trop forte, il n'est pas rare qu'ils essaient d'y échapper en se détruisant ou en faisant du mal aux autres.
À l'inégalité des destins s'ajoutent les inégalités de circonstance, quand se rencontrent deux êtres humains diversement avancés chacun dans sa voie. Celui qui a fait le plus de chemin impressionne l'autre par sa plus forte présence, sa plus grande puissance d'agir, sa façon d'obéir à son propre mouvement.
Ces inégalités-là sont au coeur de notre sensibilité morale. Celui qui se sent inférieur éprouve souvent de la gêne, de la honte ou de la crainte, voire un désir de soumission, lequel peut susciter chez l'autre la tentation de dominer.
Mais le sentiment de son infériorité peut aussi éveiller en lui le désir d'accéder à une forme de vie plus élevée et plus libre. C'est en cela que « l'homme est utile à l'homme », selon Spinoza : ils seront « d'autant plus utiles les uns aux autres, écrit-il, que chacun recherchera le plus utile qui lui est propre ».
(J.-F.B.)

cf. antifuite
cf. de ceux qui rendent content
cf. reître


2013-01-27

K. lit : graphie (T.) (pour Toutes)



(O.K.)

À K.T., pour toutes,
J'ai recouvert ton dos / d'écriture et de mots / pour tenter de chasser / toutes les phrases infligées. / J'ai recouvert ton dos / de promesses de « baiser » / pour tenter d'effacer / toutes ces heures « athées ».


2012-03-29

détestament

Si je mourais prématurément, qu'importe mon oeuvre vertigineusement inachevée. Car ce serait que la vie ne vaudrait décidément pas cet honneur, ne vaudrait pas le coup, il n'y aurait rien à regretter, car plus rien, rien de plus à désirer lui offrir – à cette saleté sans nom, de mon temps définitive.
(O.K.)

cf. déjeuner sur de l'herbe sous le pied dans la tombe
cf. mon épitaphe