N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL

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2013-12-06

introduction au monde (de / par robbe-grillet)


(A.R.-G.)(O.K.)

... nous attendons à tort une explication alors qu'une description constitue la solution de la difficulté, pour peu que nous lui donnions sa juste place, que nous nous arrêtions à elle, sans chercher à la dépasser. (L.W.)

> mys-tère
> alain robbe-grillet, introduction (au nouveau)
> la r liberté en bloc(s)

> D' alain robbe-grillet

2013-12-04

grâce à nous

. Des moments de paix, d'abandon, nous en avons eu aussi ensemble (...).
. On ne peut pas expliquer la complicité. (…) Je sais seulement qu'il existe des moments. Ils peuvent se produire avec une femme, un homme, une bouteille de vin. Ce sont des états de grâce partagés.
Ils me font penser à une prise réussie au cinéma. Il y a toujours une part d'irrationnel dans une prise réussie. On travaille des heures, on passe son temps à refaire, à reprendre, à modifier, puis soudain c'est la bonne. On ne comprend pas pourquoi, mais c'est l'éclaircie, c'est la bonne. (...)
(G.D. - merci à J.D.)

2013-11-30

Au fond, la forme ! Informez-vous.

... au lieu de vous nourrir de légendes, tirez la leçon des faits. Cela seul suffirait déjà à vous apporter un sérieux soulagement en vous rendant réceptif à la Réalité (…).
(...) Mais vous (…) vous n’avez même pas été capable de jamais sentir et expliquer à autrui le rôle énorme que la forme joue dans notre vie. Même en psychologie vous n’avez pas pu lui assigner la place qui lui revenait. Vous continuez à imaginer que notre conduite est régie par des sentiments, des instincts, des idées, et vous tendez à considérer la forme comme un ajout superficiel et un simple ornement. (…) Mais dans la Réalité voici ce qu’il en est : l’être humain ne s’exprime pas d’une façon directe et conforme à sa nature, il passe toujours à travers une forme définie. Cette forme, ce style, cette manière d’être ne viennent pas seulement de lui-même, mais lui sont aussi imposés de l’extérieur – et voilà pourquoi le même individu peut s’extérioriser sagement ou au contraire sottement, sanguinairement ou angéliquement, avec ou sans maturité, en fonction du style qui lui échoit et de sa dépendance à l’égard d’autrui. (…)
Ô puissance de la Forme ! (…) C’est elle qui commande nos plus infimes réactions. C’est elle qui se trouve à la base de la vie collective. Mais pour vous Forme et Style restent des concepts purement esthétiques (…)

Voyez maintenant combien serait différente l’attitude d’un homme qui (…) embrasserait l’univers d’un regard neuf en discernant l’importance capitale de la forme dans notre vie. (…)

(…) Cessez de vous identifier à ce qui vous limite. (…) Ne faites pas confiance à vos propres paroles. Méfiez-vous de votre foi et ne croyez pas à vos sentiments. Dégagez-vous de votre apparence et redoutez toute extériorisation (…)
(…) Nous nous mettrons bientôt à redouter notre personne et notre personnalité en discernant qu’elles ne sont pas pleinement nôtres. Et au lieu de meugler : « Voilà ce que je crois, voilà ce que je sens, voilà ce que je suis, voilà ce que je soutiens », nous dirons avec humilité : « Quelque chose en moi a parlé, agi, pensé… »

(…) Il faudra de grandes inventions, des coups puissants assenés sur la cuirasse de la Forme par des mains nues, il faudra une ruse inouïe et une réelle honnêteté de pensée, et un extrême affinement de l’intelligence, pour que l’homme, débarrassé de sa raideur, puisse concilier en lui la forme et l’absence de forme, la loi et l’anarchie, la maturité et [l'] immaturité.
(W.G.)(O.K.)


> libéra/tten/tion
> pour le sens de la forme
> chapitres ci-dessous :

2013-11-28

déplorer en passant ? explorer en dépassant

« J’écris pour être relu » et de là « pour aider celui ou celle qui me lit à passer outre. »
(O.K.)(A.G.)

Une première lecture pourrait facilement nous déconcerter. Que dire de ce petit texte, qu'en est-il de sa cohérence, de son message, de sa conception du monde ? Ce qui résulte d'une première lecture semble n'être que fragments épars d'une énigme. On a l'impression que le texte veut dire quelque chose, mais que cette chose nous échappe. Il y a un regard, mais regard de qui, et qu'est-ce qu'on a fait de ce regard ? On lui a fait violence, il a été « dragué ». (...) La lecture ne nous a pas fourni une information cohérente, elle nous a laissés avec des détails irréalisables ou en suspens, nous sommes restés sur notre faim. C'est ici que la lecture ne peut constater qu'un échec. Il vaudrait mieux passer outre, lire autre chose, faire autre chose.
Mais voici que cet échec de la lecture se présente tout autrement, dès qu'on la regarde comme un seuil qu'il faut franchir pour découvrir, dans une deuxième lecture, des cohérences, des correspondances, que la première lecture linéaire ne saurait révéler. Désormais nous disposons à chaque point du texte d'un double contexte (...) ; nous sommes libres de choisir n'importe quel endroit du texte comme point de départ. C'est également cette liberté qui se pratique dans la mise en relief des citations, instrument constitutif de l'interprétation, pour diriger le regard vers les côtés inexplorés du texte, pour en dévoiler un nouvel aspect. Il y a des génies de la citation comme Walter Benjamin qui, par leurs citations, savent électriser même les textes apparemment trop connus. Lire dans l'horizon de la deuxième lecture veut dire surtout être libre d'inventer son propre parcours. En effet, il semble que notre texte ne permette pas seulement une deuxième lecture, mais qu'il y invite. Seuls les lecteurs, ayant franchi le seuil érigé lors de la première lecture, sont invités à tenter l'aventure d'une lecture en profondeur. Déjà le texte du Moyen-Age, qui se veut objet d'étude, du studium, vise la lecture au ralenti, la lecture réitérée. Aux Temps Modernes, l'on pourrait définir par littérature l'ensemble des textes — à l'exception de ceux immédiatement fonctionnels — qui ne se consument pas lors d'une première lecture, mais qui permettent ou requièrent une lecture plurielle. Dans ce vaste champ, la poésie lyrique joue un rôle paradigmatique. Ici une inventivité illimitée de structurations textuelles, pour organiser une complexité de sens activant tous les niveaux de la parole, ne requiert pas seulement une lecture plurielle, mais exige une pratique de lecture à réinventer, comme dira Mallarmé dans « Le mystère dans les lettres » : « Je préfère devant l'agression, rétorquer que des contemporains ne savent pas lire — sinon dans le journal ; il dispense, certes, l'avantage de n'interrompre le choeur de préoccupations. Lire — Cette pratique - ».
C'est au moment de la deuxième lecture que le texte acquiert une nouvelle dimension. Au lieu d'être un texte-ligne, voire un texte-surface, il devient un texte-volume à explorer sous une multitude de perspectives, comme on explore un paysage. Commençons donc...
(K.S.)

> A.b.C. D emande
> CHAPITRE : attention

2013-11-27

roi + reine en avance sur l'àmouréinventer, rencontre


(A.A.)(O.K.)

Com(plé)mentaire :

O.K. — Le plus important là-dedans, c'est le « en avance ». Les seulement-pas-chiant(e)s, j’en reviens un peu et je me dis aujourd'hui que... c'est encore incomplet, niveau progrès.
J. — En avance, tu trouves ? 
O.K. — Oui, puisque c'est dit. C'est pas que ce qu'ils font là manifeste une avance, c'est que d'entrée ils se déclarent tels : « en avance ». Dans un sens ottodétourné, bien sûr. Mais ici c'est comme un code de reconnaissance, de ralliement : Ah, vous aussi, vous êtes en avance (sur l'àmouréinventer) ? Super. On peut vraiment espérer s'entendre ! « Mais j'hésite... »
(...)
Par expérience il se méfie, (...). Avancée, dit-elle, mais comment s'y fier ? et est-ce qu'elle en viendra pas à quand même le faire chier ?
Or, dans l'àmouréinventer, en théorie, il y a pas à se faire chier, (ni) l'un (ni) l'autre.
Si l'un fait bien chier l'autre, c'est qu'on s'est trompé ou se trompe quelque part. C'est qu'on est pas au point. Ça peut être d'un côté ou de l'autre, ou des deux, plus ou moins. Certes, là, c'est lui qui se méfie – eh oui, otto fait au mieux avec ce qu'il trouve –, mais dans l'« esprit » ottokarlien ça marche dans les deux sens, cette réplique vaut pour les deux parti(e)s. D'où le titre, roi + reine..., qui implique qu'ils ne soient chiants (pour l'autre) ni l'un ni l'autre.



> pour des amours reines
> deux classes de filles : reine / princesse
> adopte(z) une philosophie, de quoi réactiver un philosophe

2013-11-26

canc.r.e à vie

... on est seul. (...) on sera toujours tout seul (...). Tout le reste est illusion (...).
(...) On parle à des gens, on est seul. On a des opinions, celles des autres, les siennes, on est seul. Quand on écrit un livre, ou quand on écrit des [travaux] comme moi, alors on est encore plus seul...
Se faire comprendre est impossible, ça n'existe pas. La solitude, l'isolement deviennent un isolement encore plus grand, une solitude encore plus grande. On finit par changer de cadre à intervalles toujours plus rapprochés. On croit que des villes... (...)
Et là on va partout et on est toujours seul avec soi-même et avec son travail (...). On revient à la campagne, on se retire dans une ferme, on verrouille les portes, comme moi – et c'est souvent pendant des jours – on reste enfermé et de l'autre côté la seule joie et le plaisir toujours plus grand est alors le travail. Ce sont les phrases, les [choses] que l'on construit. En fait, c'est comme un jouet, on met les cubes les uns sur les autres, c'est un processus musical. (...) Mais alors qu'on croit qu'on est débarrassé, il y a déjà une autre de ces tumeurs, que l'on reconnaît comme un nouveau travail, (...) qui vous pousse quelque part sur le corps et qui ne cesse de grossir. En fait, un de ces [travaux] n'est rien d'autre qu'une tumeur maligne, une tumeur cancéreuse ? On opère pour enlever et on sait naturellement très bien que les métastases ont déjà infesté le corps tout entier...
(T.B.)[O.K.]

> s.e.u.l.s.
> borne(s)
> l'ascésure
> bavardage philosophe
> pourquoi écrire quand même

2013-11-23

euh... pour devenir amoureuh...


(J.-L.G)(O.K.)

Quelle fille ? (...) — Allez, viens, viens ! — Non! ça m'emmerde. Avec les filles il faut toujours jacasser. (...)  — Je te parie que tu auras envie de la baiser. (...) — Non, moi je ne couche qu'avec des filles dont je suis amoureux.
— Dans ce cas, mon petit, je te parie que dans cinq minutes tu seras amoureux.

> convainculecoeur
> [pour la suite de l'histoire :] ne dire rien, suis-moi toi

2013-11-22

convainculecoeur


Par derrière
les affaires de coeur
sont des histoires de...
convaincues
de péter plus haut.
(Mais les affaires sont les affaires
Demandez le Programme !)
 (O.K.)


L'amour, c'est le cul.
(J.-L.C.)



> l'infini hors de portée des caniches
> véri/thérapie de couple

2013-11-20

s.e.u.l.s.

On est toujours fondamentalement seul, en plus d'être emmerdé.
(O.K.)

On dort les uns contre les autres / On vit les uns avec les autres / On se caresse, on se cajole / On se comprend, on se console / Mais au bout du compte / On se rend compte / Qu'on est toujours tout seul au monde.
On danse les uns contre les autres / On court les uns après les autres / On se déteste, on se déchire / On se détruit, on se désire / Mais au bout du compte / On se rend compte / Qu'on est toujours tout seul au monde.
Mais au bout du compte / On se rend compte / Qu'on est toujours tout seul au monde / Toujours tout seul au monde. (L.P.)(M.B.)

Sauf que, puisqu'on me ramène à zéro, c'est de là qu'il faudra repartir.
(J.-L.G.)

> born(e)
> adopte(z) une philosophie, de quoi réactiver un philosophe

2013-11-18

sui...c...(urieux)...

A.M. — Est-ce que vous pensez toujours à vous suicider ?
T.B. — C’est une pensée qui est toujours là. Mais je n’en ai pas l’intention, en tout cas pas en ce moment.
— Pourquoi ?
— Par curiosité, je crois, par pure curiosité. Il n’y a que la curiosité, je crois, qui me maintienne en vie.

> su ici de sort...