N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL
> page d'accueil
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Reprenons serré, de travers, à travers.
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2015-01-10
2015-01-09
post(doc)radio
Le numérique a amené une nouvelle vie au documentaire radio – mais il n’a pas renfloué les finances de ceux qui le produisent.
Le documentaire radio est aussi différent d’un reportage radio qu’un docu de Depardon l’est d’un sujet du journal télévisé. Il se raréfie sur les ondes hertziennes, mais Internet lui a redonné une nouvelle vie.
Silvain Gire, directeur d’Arte Radio (...), en est sûr, le numérique a ouvert un nouvel Eldorado pour la création radiophonique :
« On vit un nouvel âge d’or de la radio, c’est évident ! En 2002, quand on a créé Arte radio, la création radiophonique n’intéressait plus grand monde. Aujourd’hui, avec Internet et l’accessibilité du médium, quelque chose est vraiment en train de se passer avec l’audio. »
(...)
À la radio, les rares émissions qui passent du documentaire radio imposent des formats précis. Ce n’est pas le cas avec le numérique, comme l’expliquait en mai 2014 Silvain Gire :
« Ce qui est génial sur Internet, c’est l’absence de format. 52 ou 26 minutes, ce sont des formats TV, ridicules et non adaptés pour une web-radio. [...] La radio a le rôle précurseur de ce que devrait devenir la télévision, avec des films et des documentaires sans format. »
(...)La radio était traditionnellement un médium de l’éphémère : on était devant sa radio au bon moment ou pas et sinon on avait raté le coche et tant pis. Le numérique a bouleversé ça et donné une vie beaucoup plus longue aux sons. Avec le numérique, les objets sonores restent en ligne et l’écoute devient affaire de choix dans la durée
(...)
Bref, comme résume Catherine Pétillon, de l’Association pour le développement du documentaire radiophonique (Addor) :
« Le numérique, c’est LA chance du son. Avec les podcasts, les écoutes mobiles, et bientôt les voitures connectées. On n’a jamais vu autant de casques sur les oreilles ! »
Signe de la vitalité du genre, de plus en plus de festivals lui font une place dans leur programmation (...)
A quoi correspond ce regain d’intérêt ? Pour Silvain Gire, l’une des raisons de son succès est qu’il permet la longueur, l’exploration fouillée dans un temps autre que celui du flux de l’info :
« (...) Je pense que c’est similaire au succès de XXI ou des “mooks” [les magazines-livres, revues vendues en librairie, et à la périodicité beaucoup plus longue, ndlr] : il y a un renouvellement du récit documentaire, un autre rapport au réel, au personnage... »
Pour Delphine Saltel [France Culture], cela tient aussi à la forme de réception particulière qu’impose l’écoute – un moment de pause et de respiration qui n’implique aucun écran :
« L’écoute va à rebours de la course à l’information. C’est un refuge, ça élève, ça demande une certaine forme de concentration... C’est encore le seul truc, aujourd’hui, qu’on peut faire sans écran. Pour tout le reste, on doit être figé devant un écran. Mais l’écoute est ambulatoire et ça, c’est irremplaçable. »
(...)
[Néanmoins] malgré l’enthousiasme qu’il soulève, le documentaire radio reste un métier extrêmement précaire. Le numérique a certes ouvert de nouveaux débouchés, mais ceux-ci ne sont pas forcément viables.
(...)
Mais on n’a jamais vu la précarité décourager les passionnés. Alors pour ceux que l’aventure tente, l’Addor a produit un document pour orienter les pas des chasseurs de son débutants.
(...)
Les documentaristes en désir peuvent se mettre à le potasser, mais ça ne suffit pas, prévient Catherine Pétillon :
« Il faut plus écouter que lire ! Le mieux, c’est d’essayer des choses, de fabriquer des choses... Mais aussi de rencontrer des gens qui font ça aussi. Après, il faut savoir si on fait des choses pour s’amuser ou si on veut les vendre, c’est sûr. »
Les futurs Padawans du son devraient avoir compris le message : c’est un métier magnifique, mais il faudra prévoir un plan B pour payer les factures. Pour Silvain Gire, ce n’est pas une raison de se plaindre :
« C’est sûr, il y a peu d’espace et il y a peu d’argent. Mais c’est un champ qui se développe, et qui se développe en ligne. On reste dans une niche, mais la niche s’agrandit. »
(C.R.)(O.K.) – merci à D.S. –
> chapitre : POSTRADIO
Le documentaire radio est aussi différent d’un reportage radio qu’un docu de Depardon l’est d’un sujet du journal télévisé. Il se raréfie sur les ondes hertziennes, mais Internet lui a redonné une nouvelle vie.
Silvain Gire, directeur d’Arte Radio (...), en est sûr, le numérique a ouvert un nouvel Eldorado pour la création radiophonique :
« On vit un nouvel âge d’or de la radio, c’est évident ! En 2002, quand on a créé Arte radio, la création radiophonique n’intéressait plus grand monde. Aujourd’hui, avec Internet et l’accessibilité du médium, quelque chose est vraiment en train de se passer avec l’audio. »
(...)
À la radio, les rares émissions qui passent du documentaire radio imposent des formats précis. Ce n’est pas le cas avec le numérique, comme l’expliquait en mai 2014 Silvain Gire :
« Ce qui est génial sur Internet, c’est l’absence de format. 52 ou 26 minutes, ce sont des formats TV, ridicules et non adaptés pour une web-radio. [...] La radio a le rôle précurseur de ce que devrait devenir la télévision, avec des films et des documentaires sans format. »
(...)La radio était traditionnellement un médium de l’éphémère : on était devant sa radio au bon moment ou pas et sinon on avait raté le coche et tant pis. Le numérique a bouleversé ça et donné une vie beaucoup plus longue aux sons. Avec le numérique, les objets sonores restent en ligne et l’écoute devient affaire de choix dans la durée
(...)
Bref, comme résume Catherine Pétillon, de l’Association pour le développement du documentaire radiophonique (Addor) :
« Le numérique, c’est LA chance du son. Avec les podcasts, les écoutes mobiles, et bientôt les voitures connectées. On n’a jamais vu autant de casques sur les oreilles ! »
Signe de la vitalité du genre, de plus en plus de festivals lui font une place dans leur programmation (...)
A quoi correspond ce regain d’intérêt ? Pour Silvain Gire, l’une des raisons de son succès est qu’il permet la longueur, l’exploration fouillée dans un temps autre que celui du flux de l’info :
« (...) Je pense que c’est similaire au succès de XXI ou des “mooks” [les magazines-livres, revues vendues en librairie, et à la périodicité beaucoup plus longue, ndlr] : il y a un renouvellement du récit documentaire, un autre rapport au réel, au personnage... »
Pour Delphine Saltel [France Culture], cela tient aussi à la forme de réception particulière qu’impose l’écoute – un moment de pause et de respiration qui n’implique aucun écran :
« L’écoute va à rebours de la course à l’information. C’est un refuge, ça élève, ça demande une certaine forme de concentration... C’est encore le seul truc, aujourd’hui, qu’on peut faire sans écran. Pour tout le reste, on doit être figé devant un écran. Mais l’écoute est ambulatoire et ça, c’est irremplaçable. »
(...)
[Néanmoins] malgré l’enthousiasme qu’il soulève, le documentaire radio reste un métier extrêmement précaire. Le numérique a certes ouvert de nouveaux débouchés, mais ceux-ci ne sont pas forcément viables.
(...)
Mais on n’a jamais vu la précarité décourager les passionnés. Alors pour ceux que l’aventure tente, l’Addor a produit un document pour orienter les pas des chasseurs de son débutants.
(...)
Les documentaristes en désir peuvent se mettre à le potasser, mais ça ne suffit pas, prévient Catherine Pétillon :
« Il faut plus écouter que lire ! Le mieux, c’est d’essayer des choses, de fabriquer des choses... Mais aussi de rencontrer des gens qui font ça aussi. Après, il faut savoir si on fait des choses pour s’amuser ou si on veut les vendre, c’est sûr. »
Les futurs Padawans du son devraient avoir compris le message : c’est un métier magnifique, mais il faudra prévoir un plan B pour payer les factures. Pour Silvain Gire, ce n’est pas une raison de se plaindre :
« C’est sûr, il y a peu d’espace et il y a peu d’argent. Mais c’est un champ qui se développe, et qui se développe en ligne. On reste dans une niche, mais la niche s’agrandit. »
(C.R.)(O.K.) – merci à D.S. –
> chapitre : POSTRADIO
2015-01-08
2015-01-07
2015-01-06
2015-01-05
2015-01-04
2015-01-03
2015-01-02
l'éco-logique de l'oeuvre otto karl
Brouillon :
Mes intuitions, mes images et mes réflexions – que karl formule lui-même par ailleurs – otto les formule exclusivement à partir de celles des autres. En poussant notre éco-logique à sa radicalité. Oeuvrant à tirer le meilleur parti de ce qui nous rencontre, des seuls moyens du bord – comme on dit –, par ce goût passionné pour le glanage, la trouvaille et le détournement, en d'autres termes : pour la rencontre et l'ingéniosité, et sans doute la joie d'un certain génie en la matière.
Même tendance chez karl. À filmer seulement ce qui l'environne, le rencontre, le déjà-là du monde, ou de son propre monde, sans rien y ajouter, cueillant la poésie là où elle est c'est-à-dire partout, mais oeuvrant à en tirer son propre parti, poétique, par réécriture – principalement de montage, par quoi « l'art corrige ce qui est mauvais, et perfectionne ce qui est bon » (B.G). Bref, ici et là profondément éco-logiques nous sommes, otto karl.
(O.K.)
Mes intuitions, mes images et mes réflexions – que karl formule lui-même par ailleurs – otto les formule exclusivement à partir de celles des autres. En poussant notre éco-logique à sa radicalité. Oeuvrant à tirer le meilleur parti de ce qui nous rencontre, des seuls moyens du bord – comme on dit –, par ce goût passionné pour le glanage, la trouvaille et le détournement, en d'autres termes : pour la rencontre et l'ingéniosité, et sans doute la joie d'un certain génie en la matière.
Même tendance chez karl. À filmer seulement ce qui l'environne, le rencontre, le déjà-là du monde, ou de son propre monde, sans rien y ajouter, cueillant la poésie là où elle est c'est-à-dire partout, mais oeuvrant à en tirer son propre parti, poétique, par réécriture – principalement de montage, par quoi « l'art corrige ce qui est mauvais, et perfectionne ce qui est bon » (B.G). Bref, ici et là profondément éco-logiques nous sommes, otto karl.
(O.K.)
2015-01-01
2014-12-31
2014-12-28
mérit... temps
Les gens d'éminent mérite dépendent des temps. Il ne leur est pas venu à tous celui qu'ils méritaient ; et, de ceux qui l'ont eu, plusieurs n'ont pas eu le bonheur d'en profiter. D'autres ont été dignes d'un meilleur siècle. Témoignage que tout ce qui est bon ne triomphe pas toujours. Les choses du monde ont leurs saisons, et ce qu'il y a de plus éminent est sujet à la bizarrerie de l'usage.
Mais le sage a toujours cette consolation qu'il est éternel ; car, si son siècle lui est ingrat, les siècles suivants lui font justice.
(B.G.)
Mais le sage a toujours cette consolation qu'il est éternel ; car, si son siècle lui est ingrat, les siècles suivants lui font justice.
(B.G.)
2014-12-24
2014-12-23
flair to play
Du flair il lui en faudra pour détecter le tempérament prometteur (…), deviner les dons en friche alors qu'il n'y a guère de corrélations entre, par exemple, un caractère flamboyant et une prédisposition à la domination sexuelle, pas de continuité obligée entre un comportement en société et un imaginaire [et tempérament] érotique : toute maîtresse femme ne fait pas une « maîtresse » ; telle femme hautaine et sûre d'elle-même peut, je le sais d'expérience, se rêver fillette docile et, a contrario…
(J.d.B.)
(J.d.B.)
2014-12-22
2014-12-20
irmaginattention
Modérer son imagination. Le vrai moyen de vivre heureux, et d'être toujours estimé sage, est, ou de la corriger, ou de la ménager. Autrement, elle prend un empire tyrannique sur nous, et, sortant des bornes de la spéculation, elle se rend si fort la maîtresse que la vie est heureuse ou malheureuse selon les différentes idées qu'elle nous imprime. Car il y en a à qui elle ne représente que des peines, et dont la folie la fait devenir leur bourreau domestique ; et d'autres à qui elle ne propose que des plaisirs et des grandeurs, se plaisant à les divertir en songe. Voilà tout ce que peut l'imagination, quand la raison ne la tient pas en bride.
(B.G.)
> le bon génie de l'audace
etc.
> chapitre : hoptique
(B.G.)
> le bon génie de l'audace
etc.
> chapitre : hoptique
2014-12-18
2014-12-16
2014-12-14
volon.taire
Parler me fait peur parce qu'en ne disant jamais assez, je dis aussi toujours trop.
(J.D.)(merci à I.K.)
Et puis souvent j'aime bien rien dire.
Je trouve ça plus trouble.
Et j'aime bien ça.
J'aime bien garder la possibilité de ne pas être sûre de ce que je vois.
Laisser des trucs non résolus ou sous silence. Ça me fait assez triper si je puis m'exprimer ainsi.
C'est pas de la fuite.
Je sais pas, ça me préserve un genre de tension bizarre.
Bon dans le pire des cas ça me rend complètement paranoïaque mais bon (et dans ces cas-là je parle)...
(A.B.)
Il est bien ici question de la forme à inventer pour ménager un espace de silence.
(J.S.)
Le silence détient cette force d’attraction qui nous pousse à penser ce qui nous dépasse, nous excède.
(J.S.)
Il faut trouver une parole qui garde le silence.
(J.D.)(merci à I.K.)
... dans une zone de recouvrement, de chevauchement tensionnel, de transition et de transaction, un espace de dialogue et de transfert entre le dedans et le dehors, appelé par Winnicott « aire intermédiaire d’expérience ». C’est sur ce terrain de jeu propice à la tension, que s’exerce une force de dissolution créatrice.
(J.S.)
L’arrêt fait donc apparaître le silence, en tant que garantie d’émergence de « l’extraordinaire ».
(J.S.)
> CHAPITRE : notalk/taisage
(J.D.)(merci à I.K.)
Et puis souvent j'aime bien rien dire.
Je trouve ça plus trouble.
Et j'aime bien ça.
J'aime bien garder la possibilité de ne pas être sûre de ce que je vois.
Laisser des trucs non résolus ou sous silence. Ça me fait assez triper si je puis m'exprimer ainsi.
C'est pas de la fuite.
Je sais pas, ça me préserve un genre de tension bizarre.
Bon dans le pire des cas ça me rend complètement paranoïaque mais bon (et dans ces cas-là je parle)...
(A.B.)
Il est bien ici question de la forme à inventer pour ménager un espace de silence.
(J.S.)
Le silence détient cette force d’attraction qui nous pousse à penser ce qui nous dépasse, nous excède.
(J.S.)
Il faut trouver une parole qui garde le silence.
(J.D.)(merci à I.K.)
... dans une zone de recouvrement, de chevauchement tensionnel, de transition et de transaction, un espace de dialogue et de transfert entre le dedans et le dehors, appelé par Winnicott « aire intermédiaire d’expérience ». C’est sur ce terrain de jeu propice à la tension, que s’exerce une force de dissolution créatrice.
(J.S.)
L’arrêt fait donc apparaître le silence, en tant que garantie d’émergence de « l’extraordinaire ».
(J.S.)
> CHAPITRE : notalk/taisage
2014-12-10
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