(O/<.)
N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL
> page d'accueil
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
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2016-10-18
2016-10-12
2016-10-11
2016-10-10
2016-10-05
2016-10-04
2016-10-03
BD-pure
« (…) Ses personnages sont économes en mots. Une parcimonie qui va
au-delà de la pudeur ou de la timidité pour témoigner de la profondeur
de leur état de choc. Les mots ne suffisent plus. Le dessin prendra le
relais.
(…)
Plein d’assurance, son trait embrasse le blanc de la page et couronne un long travail d’épure. Chiisakobé n’est composé qu’à partir de lignes à haute tension.
Sortant (par mail) de son habituelle réserve, Minetarō Mochizuki nous explique ce changement : «J’aimerais que Chiisakobé soit un tournant dans ma carrière. Quand vous travaillez pendant longtemps, l’idée que les gens se font de vous finit par se fixer et je voulais la faire évoluer. En termes graphiques, j’ai commencé à faire des dessins plus épurés. Si l’on regarde le trait de près, on voit apparaître des lignes inutiles. En sélectionnant, en choisissant d’éliminer certaines choses, je me suis aperçu que le rendu était plus clair et qu’on pouvait dessiner des choses puissantes même sans utiliser de "kôkasen"», ces lignes d’effet souvent employées dans le manga pour figurer les émotions ou le mouvement.
(…)
Derrière les visages quasi impassibles, la position des bras, des mains (doigts recroquevillés, poings serrés, paume ouverte ou posée avec délicatesse) ouvre un panorama sur l’état psychologique des personnages.
(…)
«Je m’étais fixé une règle, dit l’auteur, je voulais, pour que les personnages semblent réellement vivre et pour transmettre aux mieux les émotions, m’attacher à rendre les moindres détails : les manières et les gestes triviaux du quotidien, les plis des vêtements, pourquoi le bentô est préparé avec tant de soin, quel était l’état d’esprit de celle qui l’a préparé, la représentation des travaux ménagers, quels sous-vêtements portent les personnages, comment ils portent leurs vêtements, quel genre de vie ils mènent… J’ai tenu à soigner la représentation de tous ces détails, qui n’ont pas de lien direct avec l’action mais qui permettent d’imaginer le style de vie ou les sentiments des personnages. C’est pourquoi de nombreuses cases ne montrent que ces détails.»
(…)
Mochizuki célèbre un manga contemplatif. «Dans ce manga où le récit chemine tranquillement et où il ne se passe rien d’extravagant, j’ai beaucoup réfléchi au déroulé, à l’enchaînement des cases et des doubles pages pleines pour que le lecteur prenne davantage plaisir à lire – et moi à dessiner –, et pour qu’il reprenne parfois son souffle avant de passer à la scène suivante.»
(…)
… l’auteur y cultive un humour étrange et poétique, qui joue sur les décalages. (...) »
(M.C.)
(…)
Plein d’assurance, son trait embrasse le blanc de la page et couronne un long travail d’épure. Chiisakobé n’est composé qu’à partir de lignes à haute tension.
Sortant (par mail) de son habituelle réserve, Minetarō Mochizuki nous explique ce changement : «J’aimerais que Chiisakobé soit un tournant dans ma carrière. Quand vous travaillez pendant longtemps, l’idée que les gens se font de vous finit par se fixer et je voulais la faire évoluer. En termes graphiques, j’ai commencé à faire des dessins plus épurés. Si l’on regarde le trait de près, on voit apparaître des lignes inutiles. En sélectionnant, en choisissant d’éliminer certaines choses, je me suis aperçu que le rendu était plus clair et qu’on pouvait dessiner des choses puissantes même sans utiliser de "kôkasen"», ces lignes d’effet souvent employées dans le manga pour figurer les émotions ou le mouvement.
(…)
Derrière les visages quasi impassibles, la position des bras, des mains (doigts recroquevillés, poings serrés, paume ouverte ou posée avec délicatesse) ouvre un panorama sur l’état psychologique des personnages.
(…)
«Je m’étais fixé une règle, dit l’auteur, je voulais, pour que les personnages semblent réellement vivre et pour transmettre aux mieux les émotions, m’attacher à rendre les moindres détails : les manières et les gestes triviaux du quotidien, les plis des vêtements, pourquoi le bentô est préparé avec tant de soin, quel était l’état d’esprit de celle qui l’a préparé, la représentation des travaux ménagers, quels sous-vêtements portent les personnages, comment ils portent leurs vêtements, quel genre de vie ils mènent… J’ai tenu à soigner la représentation de tous ces détails, qui n’ont pas de lien direct avec l’action mais qui permettent d’imaginer le style de vie ou les sentiments des personnages. C’est pourquoi de nombreuses cases ne montrent que ces détails.»
(…)
Mochizuki célèbre un manga contemplatif. «Dans ce manga où le récit chemine tranquillement et où il ne se passe rien d’extravagant, j’ai beaucoup réfléchi au déroulé, à l’enchaînement des cases et des doubles pages pleines pour que le lecteur prenne davantage plaisir à lire – et moi à dessiner –, et pour qu’il reprenne parfois son souffle avant de passer à la scène suivante.»
(…)
… l’auteur y cultive un humour étrange et poétique, qui joue sur les décalages. (...) »
(M.C.)
2016-09-29
2016-09-28
2016-09-22
2016-09-21
2016-09-11
(im)propre (r)écriture
J'aimerais écrire dans une langue qui ne me soit pas propre.
(E.L.)
... découpés tout simplement dans le discours de la société où je vis. [Mais] (...) cela constitue seulement ma langue, c'est-à-dire le matériau dont je me sers pour parler. Et ma parole, [elle] (...) c'est à la fois moins et beaucoup plus : sa mise en jeu, son détournement, son retournement, sa subversion.
(A.R.-G.)(O/<.)
… on ne peut pas faire autrement qu'avancer au gré des découvertes qui se présentent à nous, par hasard (…). On compose avec ces trouvailles (…). (…) c'est aussi une manière de déjouer les intentions. On ne sait pas ce que l'on cherche, on examine ce que l'on trouve. Il suffit de déplacer une expression, de la découper et de l'extraire de son contexte (…). Les mots sont les pièces d'un meccano à portée de main.
(F.V.)(O/<.)
Mais je récupère ma [«] liberté [»] dans les manipulations que j'opère à partir de ces éléments « obligés ». Je ne m'en sers que comme d'un matériau afin de produire un tout autre discours.
(A.R.-G.)
(E.L.)
... découpés tout simplement dans le discours de la société où je vis. [Mais] (...) cela constitue seulement ma langue, c'est-à-dire le matériau dont je me sers pour parler. Et ma parole, [elle] (...) c'est à la fois moins et beaucoup plus : sa mise en jeu, son détournement, son retournement, sa subversion.
(A.R.-G.)(O/<.)
… on ne peut pas faire autrement qu'avancer au gré des découvertes qui se présentent à nous, par hasard (…). On compose avec ces trouvailles (…). (…) c'est aussi une manière de déjouer les intentions. On ne sait pas ce que l'on cherche, on examine ce que l'on trouve. Il suffit de déplacer une expression, de la découper et de l'extraire de son contexte (…). Les mots sont les pièces d'un meccano à portée de main.
(F.V.)(O/<.)
Mais je récupère ma [«] liberté [»] dans les manipulations que j'opère à partir de ces éléments « obligés ». Je ne m'en sers que comme d'un matériau afin de produire un tout autre discours.
(A.R.-G.)
2016-08-01
2016-07-23
un nemours charmant
... les rues, les places et les maisons de Nemours (...) ont conservé la disposition, l'irrégularité et la gaîté du moyen-âge. Le Loing, qui passe à Nemours, a le sommeil d'un étang et la vie d'une rivière (...)
C'est un groupe de choses modestes et paisibles, vieillies et riantes, dont aucune ne vous émerveille, dont aucune ne vous ennuie. Rien n'y est sublime, tout y est charmant.
(Victor Hugo)
... enfin je vois des rues s'ouvrir juste assez larges pour qu'un chariot y croise une chaise à porteurs, et des maisons ne point cacher tous les nuages. Élevées sagement pour la hauteur humaine, que j'aime tes maisons, ville vraiment hautaine !
(Paul Fort)
... on admire comme un rêve dans le rêve quelque beau paysage qui devient pour le voyageur ce qu'est pour un lecteur le passage remarquable d'un livre, une brillante pensée de la nature.
Telle est la sensation que cause la vue soudaine de Nemours en y venant de la Bourgogne. On la voit de là cerclée par des roches pelées, grises, blanches, noires, de formes bizarres, comme il s'en trouve tant dans la forêt de Fontainebleau, et d'où s'élancent des arbres épars qui se détachent nettement sur le ciel et donnent à cette espèce de muraille écroulée une physionomie agreste. Là se termine la longue colline forestière qui rampe de Nemours à Bouron en côtoyant la route. Au bas de ce cirque informe s'étale une prairie où court le Loing en formant des nappes à cascades. Ce délicieux paysage, que longe la route de Montargis, ressemble à une décoration d'opéra, tant les effets y sont étudiés. (…)
En entrant à Nemours du côté de Paris, on passe sur le canal du Loing, dont les berges forment à la fois de champêtres remparts et de pittoresques promenades à cette jolie petite ville. Depuis 1830, on a malheureusement bâti plusieurs maisons en deçà du pont. (…)
Le Loing traverse onduleusement la ville, bordé de jardins à terrasses et de maisons proprettes dont l'aspect fait croire que le bonheur doit habiter là plutôt qu'ailleurs. (…)
Qui connaît Nemours sait que la nature y est aussi belle que l'art, dont la mission est de la spiritualiser ; là le paysage a des idées et fait penser.
(Honoré de Balzac)
C'est un groupe de choses modestes et paisibles, vieillies et riantes, dont aucune ne vous émerveille, dont aucune ne vous ennuie. Rien n'y est sublime, tout y est charmant.
(Victor Hugo)
... enfin je vois des rues s'ouvrir juste assez larges pour qu'un chariot y croise une chaise à porteurs, et des maisons ne point cacher tous les nuages. Élevées sagement pour la hauteur humaine, que j'aime tes maisons, ville vraiment hautaine !
(Paul Fort)
... on admire comme un rêve dans le rêve quelque beau paysage qui devient pour le voyageur ce qu'est pour un lecteur le passage remarquable d'un livre, une brillante pensée de la nature.
Telle est la sensation que cause la vue soudaine de Nemours en y venant de la Bourgogne. On la voit de là cerclée par des roches pelées, grises, blanches, noires, de formes bizarres, comme il s'en trouve tant dans la forêt de Fontainebleau, et d'où s'élancent des arbres épars qui se détachent nettement sur le ciel et donnent à cette espèce de muraille écroulée une physionomie agreste. Là se termine la longue colline forestière qui rampe de Nemours à Bouron en côtoyant la route. Au bas de ce cirque informe s'étale une prairie où court le Loing en formant des nappes à cascades. Ce délicieux paysage, que longe la route de Montargis, ressemble à une décoration d'opéra, tant les effets y sont étudiés. (…)
En entrant à Nemours du côté de Paris, on passe sur le canal du Loing, dont les berges forment à la fois de champêtres remparts et de pittoresques promenades à cette jolie petite ville. Depuis 1830, on a malheureusement bâti plusieurs maisons en deçà du pont. (…)
Le Loing traverse onduleusement la ville, bordé de jardins à terrasses et de maisons proprettes dont l'aspect fait croire que le bonheur doit habiter là plutôt qu'ailleurs. (…)
Qui connaît Nemours sait que la nature y est aussi belle que l'art, dont la mission est de la spiritualiser ; là le paysage a des idées et fait penser.
(Honoré de Balzac)
2016-07-21
pop philosophie
... une philosophie vivante, virale, accessible, non-jargonneuse (...) : la pop philosophie...
(lfs)
La « pop’philosophie », pour Deleuze, c’était, plutôt qu’une question d’objet, une question d’intensité : est « pop » une philosophie qui peut prétendre à l’intensité de la « pop », à son électricité, à sa puissance de fascination. Le fait que cette intensité, aujourd’hui, naît avec plus de facilité de la prise en considération de la musique (...), du roman (...) et du cinéma (...) n’est qu’un hasard. Mais, un tel hasard est aussi celui d’une rencontre – et, pour Deleuze, une rencontre est quelque chose à cultiver en vue d’en tirer les plus belles, les plus riches et, oui, les plus intenses conséquences.
Telle est donc la « pop’philosophie » que nous défendons : l’art de tirer de la rencontre avec les objets les plus triviaux les conséquences les plus élevées – un art qui, s’il n’est pas excitant, n’est rien. (L.d.S.)
Il n’y a aucune question de difficulté ni de compréhension : les concepts sont exactement comme des sons, des couleurs ou des images, ce sont des intensités qui vous conviennent ou non, qui passent ou ne passent pas. Pop’philosophie.
(G.D.)
>
postphilosophie, ou : pour une philosophie artiste
(lfs)
La « pop’philosophie », pour Deleuze, c’était, plutôt qu’une question d’objet, une question d’intensité : est « pop » une philosophie qui peut prétendre à l’intensité de la « pop », à son électricité, à sa puissance de fascination. Le fait que cette intensité, aujourd’hui, naît avec plus de facilité de la prise en considération de la musique (...), du roman (...) et du cinéma (...) n’est qu’un hasard. Mais, un tel hasard est aussi celui d’une rencontre – et, pour Deleuze, une rencontre est quelque chose à cultiver en vue d’en tirer les plus belles, les plus riches et, oui, les plus intenses conséquences.
Telle est donc la « pop’philosophie » que nous défendons : l’art de tirer de la rencontre avec les objets les plus triviaux les conséquences les plus élevées – un art qui, s’il n’est pas excitant, n’est rien. (L.d.S.)
Il n’y a aucune question de difficulté ni de compréhension : les concepts sont exactement comme des sons, des couleurs ou des images, ce sont des intensités qui vous conviennent ou non, qui passent ou ne passent pas. Pop’philosophie.
(G.D.)
>
postphilosophie, ou : pour une philosophie artiste
2016-07-09
2016-07-03
2016-07-01
2016-06-28
2016-06-23
plus loin, selfilm(avant l'h)eur
(2014)
Certains sont prêts à tout pour réaliser des seflies d'anthologie et n'hésitent pas à mettre leur vie en danger. Trois jeunes Chinois se sont pris en photo au sommet d'un gratte-ciel de Hong Kong. Ils sont même allés plus loin en filmant leur prouesse.
(2016)
Ainsi, (Otto)Karl irait donc bien plus loin (que la mode récente du simple selfie) en... directement selfILMANT son quotidien, et ce depuis 2004, 12 ans...
(O/<.)
(O/<.)
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