N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL

> page d'accueil

2007-06-17

à la Ponson du Terrail

D'une main il leva son poignard, et de l'autre il lui dit : « tes mains à toi sont aussi froides que celles d'un serpent. »
((A.P.d.T.))

2007-06-16

déclaration

Moi je veux continuer à vivre. Et continuer ça veut dire aimer. Ça ne peut vouloir dire que ça. Alors j'ai décidé que j'allais vous aimer. D'ailleurs je t'aime déjà.
Vous allez me gifler ?
(C.G.)

cf. des pieds poétHiques dans le (calme) plat poétHique
cf. CHAPITRE : pour l'art rencontre 

2007-06-15

l'art règle l'exception

Car il y a la règle et il y a l'exception. Il y a la culture qui est la règle, et il y a l'exception, qui est de l'art. Tous disent la règle, ordinateur, T-shirts, télévision, personne ne dit l'exception, cela ne se dit pas. Cela s'écrit, cela se compose, cela se peint, cela s'enregistre. Ou cela se vit, et c'est alors l'art de vivre. Il est de la règle de vouloir la mort de l'exception, il sera donc de la règle de l'Europe de la culture d'organiser la mort de l'art de vivre qui fleurit encore à nos pieds. Quand il faudra fermer le livre, ce sera sans regretter rien. J'ai vu tant de gens si mal vivre, et tant de gens mourir si bien.
(J.-L.G.)

cf. de sous la terre
cf. N(ième) le maudit

sang d'encre chinois

(M.E.N.)





Ce qu'il nous faut, c'est un état d'esprit enthousiaste mais calme, et une activité intense mais bien ordonnée.

2007-06-14

antifuite

Nous avons aussi besoin de relations qui « décoiffent », nous transforment. Elles correspondent à des attentes — souvent inconscientes —, à des possibilités en nous inexploitées jusque-là. Certaines personnes — agressives, provocatrices — peuvent nous agacer ou nous déplaire, mais elles nous permettent d'avancer, de grandir. Ces relations inconfortables sont parfois le meilleur moyen de renouveler notre énergie.
(Psychologies magazine, n°230)


cf. des pieds poéthiques dans le (calme) plat poéthique
cf. inégalités (utiles)

vademecum !


(R.T.?)

> à la truffe

EN PHrASE

Je fais certainement de la peinture et de la sculpture et cela depuis toujours, depuis la première fois que j'ai dessiné ou peint, pour mordre sur la réalité, pour me défendre, pour me nourrir, pour grossir ; grossir pour mieux me défendre, pour mieux attaquer, pour accrocher, pour avancer le plus possible sur tous les plans, dans toutes les directions, pour me défendre contre la faim, contre le froid, contre la mort, pour être le plus libre possible ; le plus libre possible pour tâcher — avec les moyens qui me sont aujourd'hui les plus propres — de mieux voir, de mieux comprendre ce qui m'entoure, de mieux comprendre pour être le plus libre, le plus gros possible, pour dépenser, pour me dépenser le plus possible dans ce que je fais, pour courir mon aventure, pour découvrir de nouveaux mondes, pour faire ma guerre, pour le plaisir ? pour la joie ? de la guerre, pour le plaisir de gagner et de perdre.
(A.G.)

> henri, tome A
> pourquoi écrire quand même

2007-06-13

écriture automatique

Même si la vie ne vaut le coup / lorsqu'on y pense qu'après coup / même si la vie ne vaut la peine / que lorsqu'on roule à perdre haleine.
(B.B.)

> l'imprudence

une vie, une phrase

Il y a cette idée d'une phrase unique, qui s'étirerait tout au long de notre existence, une phrase qui durerait aussi longtemps que nous durons, et parlons.
(C.T.)

2007-06-12

objection passée goût

Désormais ce ne sont plus nos arguments, c'est notre goût qui décide contre le christianisme.
(F.N.)

> point g.

2007-06-09

sur le mur d'une église

(et pour un peu, rue auguste blanqui)


(-)(J.P.?)

sur le champ...

Nous sommes venus, nous autres, trop tôt ou trop tard. Nous aurons fait ce qu’il y a de plus difficile et de moins glorieux : la transition.
(G.F.)

2007-06-02

truffes

Le goût du public est tout faux, résolument faux, il va vers le faux, le truqué, aussi droit, aussi certainement que le cochon va vers la truffe, d'instinct inverti, infaillible, vers la fausse grandeur, la fausse force, la fausse grâce, la fausse vertu, la fausse pudeur, le faux bonhomme, le faux chef-d'oeuvre, le tout faux, sans se fatiguer.
(L.-F.C.)

2007-06-01

possibilité d'une île

On ne peut pas travailler pour les autres. On travaille pour des frères mystérieux qu'on possède à travers le monde. Il y a une île qui est brisée, dispersée à travers le monde. Et, en somme, l'art est une espèce de signal, comme un mot d'ordre pour retrouver des compatriotes.
(J.C.)

> de génération sans génération

2007-05-31

rodeo

... les hommes qui semblent perdre leur temps dans la dispersion, l’attention aux histoires des autres, capables de s’expliquer comme avec des intimes avec des inconnus qu’ils ne verront pas deux fois dans leur vie, paraissent laisser filer leur existence au fil de l’eau ; En fait ce sont ceux-là qui ont un cap véritable et des balises : Le cap et les balises que confère une certaine humanité. Eux laisseront cette trace indélébile...
(Alain Carignon (!))

2007-05-30

comme ça vient

Au risque de s'y plaire / Au moment de s'y croire / Sonnez les courants d'air / Faites donner l'exutoire /
Il faudrait qu'on s'élève / Au fond il a d'la classe / Ou alors qu'on prenne la sève / Comme elle vient / encore et encore...
(B.C.)

2007-05-28

pas de caca au paradis

quand on est en société / faut savoir se comporter / faut se cacher aux cabinets / faire caca discret / sans faire de bruit / sans que ca pue / ni vu ni connu
et ensuite tirer la chasse pour chasser la chiasse / et s'essuyer au papier, pas de caca sur les doigts / puis ressortir des chiottes sans paraître avoir chié / bien fermer la braguette, bien placer la serviette
nous sommes des anges, nous sommes des esprits / y a pas de caca au paradis
(J.L.C.)

affinités instinctives

Il semblerait en effet qu'il existe dans certains hommes un véritable instinct bestial, pur et intègre comme tout instinct, qui crée les antipathies et les sympathies, qui sépare fatalement une nature d'une autre nature, qui n'hésite pas, qui ne se trouble, ne se tait, et ne se dément jamais, clair dans son obscurité, infaillible, impérieux, réfractaire à tous les conseils de l'intelligence et à tous les dissolvants de la raison, et qui, de quelque façon que les destinées soient faites, avertit secrètement l'homme-chien de la présence de l'homme-chat, et l'homme-renard de la présence de l'homme-lion.
(V.H.) (merci à L.W.)

cf. sympathie paradigmatique

2007-05-25

no stalgie

Ils me font rigoler avec leur nostalgie des paysages français ! Je n’ai pas revu ceux de ma jeunesse, j’en ai préféré d’autres, je tiens à la Provence par un sentiment mille fois plus fort et plus jaloux.  (...) Ici ou ailleurs, pourquoi aurais-je la nostalgie de ce que je possède malgré moi, que je ne puis trahir ? Pourquoi évoquerais-je avec mélancolie l’eau noire du chemin creux, la haie qui siffle sous l’averse, puisque je suis moi-même la haie et l’eau noire ?
(G.B.)

Il n'y a pas de manque dans l'absence ; l'absence est une présence en moi.
(F.G.)

2007-05-23

meilleur monde

Les utopies apparaissent comme bien plus réalisables qu'on ne le croyait autrefois. Et nous nous trouvons actuellement devant une question bien autrement angoissante : comment éviter leur réalisation définitive ? Les utopies sont réalisables. La vie marche vers les utopies. Et peut-être un siècle nouveau commence-t-il, un siècle où les intellectuels et la classe cultivée rêveront aux moyens d'éviter les utopies et de retourner à une société non utopique, moins « parfaite » et plus libre.
(N.B.)