N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL

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2009-05-01

partenaires particuliers

Seuls les livres qui nous éclairent nous-mêmes ont de la valeur. Ce sont les livres qu'il faut rechercher, auxquels il faut consacrer du temps — des livres qu'il faut lire et relire, méditer. En matière de livres la quantité est tout à fait indifférente. (C.T.)
Et, il en est de même des partenaires sexuel(le)s. (O.K.)

cf. même longue d'ondes entre les lignes

camar-de au tout-sexe

L'amour est à réinventer, on le sait.
(...) je vois des femmes, avec les signes du bonheur, dont, moi, j'aurais pu faire de bonnes camarades dévorées tout d'abord par des brutes sensibles comme des bûchers...
(A.R.)
cf. assortiment camarade
cf. se rencontre

panne d'ascendant sexuel

2009-04-30

au fond, liszt, c'est moi


(P.A.)(O.K.)

ottocrédit

... il me semble indispensable de dire qui je suis. On aurait bien de quoi le savoir, car je ne suis pas de ceux qui « n'ont pas laissé de témoignage ». Mais la grandeur de ma tâche et la petitesse de mes contemporains ont créé une disproportion qui les a empêchés de m'entendre et même de m'entrevoir. Je vis du seul crédit que je m'accorde. Peut-être même mon existence est-elle un préjugé ?... Je n'ai qu'à parler au premier « lettré » venu qui passe par [là] pour me convaincre que je n'existe pas...
(F.N. — EH 0§1)

cf. possibilité d'une île
cf. maudit? mais pas trop

2009-04-29

l'angle d'oreille

Pour être bon philosophe, il faut être sec, clair, sans illusion.
(S.)
Rien ne me paraît pouvoir résister à cette inclination à tout noircir. Néanmoins, au pessimisme près, c'est le bon angle. Je veux dire que le pessimisme est ici de trop. Il faut se discipliner à penser le pire calmement, sans en tirer d'aigreur ni de théorie. (...) l'enchaînement des causes et des conséquences humaines n'est que la plate expression d'un désir de s'éterniser dans l'illusion. (...) L'idée du pire est un puissant stimulant pour ceux qui sont capables de la supporter.
(G.P.)
Il est inévitable, il est même juste, que nos plus hautes intuitions apparaissent comme des folies, sinon comme des crimes, lorsqu'elles parviennent indûment aux oreilles de ceux qui ne sont ni faits pour elles ni prédestinées à les entendre. (...) Ce qui est nourriture ou rafraîchissement pour [certains] devient presque un poison pour une humanité très différente...
(F.N. — PDBM§30)
Un thèse pourrait être vraie même si elle était nuisible et dangereuse au suprême degré ; il se pourrait même que l'existence est ainsi faite qu'on ne pût que périr de la connaître entièrement, si bien que la force d'un [«]esprit[»] se mesurerait à la dose de « vérité » qu'il serait capable de supporter, au degré où il lui serait nécessaire de la diluer, dissimuler, édulcorer, estomper et fausser.
(F.N. — PDBM§39)

cf. philosophie d'altitude
cf. l'idée philosophe par excellence

l'idée philosophe de clément rosset

philosophie d'altitude

Qui sait respirer l'air de mes écrits sait que c'est un air des hauteurs, un air mordant. Il faut être fait pour y vivre, sans quoi le péril est grand d'y prendre froid. La glace est proche, la solitude effrayante — mais comme les choses y baignent paisiblement dans la lumière! Comme on y respire librement! Combien de choses on y sent au-dessous de soi! — La philosophie, telle que je l'ai toujours comprise et vécue, consiste à vivre volontairement dans les glaces et sur les cimes, — à rechercher tout ce qui dans l'existence dépayse et fait question, tout ce qui, jusqu'alors, a été mis au ban par la morale. Je dois à la longue expérience acquise au cours d'une telle incursion dans les contrées interdites, d'avoir appris à envisager, tout autrement qu'on ne le souhaiterait sans doute, les raisons pour lesquelles on a jusqu'ici « moralisé » et « idéalisé » : l'histoire cachée des philosophes, la psychologie de leurs plus grands noms, m’est apparue sous son vrai jour. — Quelle dose de vérité un esprit sait-il supporter, sait-il risquer ? Voilà qui, de plus en plus, devint pour moi le vrai critère des valeurs. L'erreur (la croyance en l'idéal) n'est pas aveuglement, l'erreur est lâcheté... Chaque acquisition, chaque pas en avant dans la connaissance est la conséquence du courage, de la dureté envers soi, même de la probité envers soi... Je ne réfute pas un « idéal », mais je ne le touche qu'avec des pincettes... Nitimur in vetitum [nous luttons pour l'interdit] : c'est par ce signe qu'un jour ma philosophie vaincra, car jusqu'ici on n'a jamais, par principe, interdit que la vérité. —
(F.N. — EH0§3)

cf. l'angle d'oreille

philosophe=grimpeur

Rappel : ascèse (philosophique) : discipline de vie, ensemble d’exercices physiques et moraux pratiqués en vue d’un perfectionnement « spirituel », autrement dit : éthique.

(O.K.)(R.E.)(I.B.) :: 7'06''::

cf. l'éthique philosophique
cf. au fond, bruce lee, c'est moi
cf. l'espace du temps autour

2009-04-28

pas d'amitié qui tienne non plus

Non : rien ne dure fixement, même pas l'amitié. Et précisément, que rien ne dure fixement, c'est la vie même, par définition. Fixer les choses est anti-nature, ça va contre la vie, contre la santé. (Entre parenthèse : une cellule qui refuse de mourir, par exemple, s'appelle une cellule cancéreuse, et propage la maladie au reste du corps. Tout un symbole.) Mais, le malheur, c'est qu'en effet depuis toujours les hommes s'arrangent pour fuir cette réalité, par tous les moyens, toutes sortes d'expédients, d'échappatoires (illusions, religions... IDÉALISME en général — qui consiste à se mentir sur la réalité, à donner plus de voix à l'idée qu'on se fait des choses qu'à la réalité même, le réel, les lois du réel, c'est-à-dire, en ce qui nous concerne : les lois de la vie : dures, certes, à peu près insupportables même — à peu près —, mais qui n'en sont pas moins les nôtres, jusqu'à nouvel ordre ! — un nouvel ordre qui pointe son nez, d'ailleurs : par la technique.)
Enfin, pour moi, il y a pas vraiment d'amitié qui tienne, comme dit jules renard : « il n'y a pas d'ami, il n'y a que des moments d'amitié », qui vont, qui viennent, donc, qui passent... comme nous...
(O.K.)

tout à l'éscargaux

La nature nous écrase un jour par la même intention (de nuire) qu'on écrase en aveugle un escargot en marchant dans l'herbe, une nuit.
(O.K.)

cf. huître et demi

... szt


(P.A.)(O.K.)

2009-04-27

le méconnu du nord-express

L’imitation virgilienne obéit toujours à une intention précise et poursuit un projet qu’il appartient au lecteur de découvrir à travers l’écart, parfois minime, qui la sépare de son modèle, Homère ou l’un des nombreux autres écrivains (...) auxquels Virgile se mesure tout en leur rendant hommage.
(W.)
La correction des maximes (...) qui se succèdent à un rythme de plus en plus soutenu dans Poésies II [d'isidore ducasse], ne sont pas de simples retournements ; elles opèrent de véritables détournements de sens, quelquefois à la faveur d'anodins changements de temps ou de ponctuation. Nous nous trouvons ici dans l'espace ténu de ce que marcel duchamp appellera « l'inframince ». La subversion provoquée n'est pas spectaculaire, car elle s'insinue par l'intermédiaire de légères inflexions lexicales ou linguistiques aux limites de la banalité. (...) Ces infimes variations instillées au sein des maximes de ses illustres prédécesseurs sont de véritables [détonations]...
(B.M.)
cf. cf. au fond, virgile, c'est moi
cf. au fond, isidore ducasse, c'est moi

au fond, virgile, c'est moi

Offrir (...) une épopée (...) capable de rivaliser en prestige avec l'Iliade et l’Odyssée, tel est le premier défi que Virgile avait à relever en entreprenant l’Enéide au cours des 11 dernières années de sa vie. (...) Virgile ne cache d’ailleurs nullement son ambition. Au niveau architectural le plus visible (...)
Mais l’émulation avec Homère se manifeste surtout par le nombre considérable des imitations textuelles, dont les critiques s’employèrent très tôt à dresser la liste, cela quelquefois dans une intention maligne, et pour accuser Virgile de plagiat. (...) [Or], loin qu’elle soit servile ou arbitraire, l’imitation virgilienne obéit toujours à une intention précise et poursuit un projet qu’il appartient au lecteur de découvrir à travers l’écart, parfois minime, qui la sépare de son modèle, Homère ou l’un des nombreux autres écrivains, tant grecs que latins, auxquels Virgile se mesure tout en leur rendant hommage. Ce jeu intertextuel presque illimité n’est pas la moindre source de la fascination qu’exerça toujours l’Enéide sur les lettrés.

Le second défi consistait à filtrer l’actualité (...) à travers le prisme de la légende.
(W.)

On faisait ce reproche (...) dans l'antiquité à Virgile, de couper dans la littérature alexandrine tous les passages qui le passionnaient, et ensuite de les coller de façon... faisant un peu sauter l'attention, et créant en effet une difficulté à faire se suivre les phrases qu'on lisait. Cette difficulté c'est une sorte de blanc (...), c'est une coupure (...) où le chiffre permet un peu comme dans les textes sacrés (...) d'avoir une sorte, comme ça, de ponctuation, comme le verset...
(P.Q.)

2009-04-24

postsexuel

Nous avons voulu libérer le sexe, mais c'est peut-être du sexe que nous aurions dû nous libérer. Devenez postsexuel.
(M.I.)(P.M.)

Ce que j'entends par postsexuel ce n'est pas « ne plus avoir envie » de sexe (la mutation humaine n'est pas avancée à ce point), mais (dans l'état actuel des choses) réussir à ne plus en être aussi dépendant(e) : s'être dépris(e), dégagé(e) autant que possible de « la loi de l'oeuf », impérieuse, « reptilienne », toute bête, trop bête. Dont on mésestime tellement les dégâts.
(O.K.)

cf. chapitre : POSTSEXUEL