... Le
progrès technique, qui a permis de réduire les risques liés à
l'accouchement, de réduire la mortalité infantile, d'augmenter
l'espérance de vie, de contrôler la natalité, permettra-t-il [bien sûr] de
dissocier définitivement sexualité et reproduction biologique ?
L'avènement du virtuel comme mode de communication, de la génétique
comme mode de reproduction, et des neurosciences comme mode de
transmission, conduira-t-il à des formes d'amour et de sexualité plus
abstraites, plus intenses, ou, au contraire, à leur disparition dans
l'obéissance résignée à une solitude programmée ?
(...) considérera-t-on
bientôt l'amour comme un concept (aussi) dépassé (...) ?
L'obligation
d'être « transparent » (...) cela incitera à remettre en cause
l'hypocrisie des relations clandestines, à accepter la réalité des vies
multiples (...)
L'indissolubilité de la
famille monogame sera dénoncée comme un anachronisme (...)
La fidélité
sera moquée comme une imposture, une convention artificielle et quasi
barbare (...)
Les hommes revendiqueront le droit de refuser aux femmes
la liberté d'avoir des enfants d'eux sans leur accord.
La
multiparentalité se généralisera (...)
On
assistera ainsi progressivement à l'émergence et à la légalisation
d'une nouvelle forme de relations multiples. Elle n'aura rien à voir
avec la polygamie, de quelque forme qu'elle soit – car personne
n'appartiendra à personne – (...)
Les hommes et les femmes pourront avoir des relations sentimentales
et/ou sexuelles simultanées, transparentes et contractuelles, avec
plusieurs partenaires, qui auront eux-mêmes plusieurs partenaires...
(...)
polyamour (...) polyfamille (...) polyfidélité (...)
L'homme
aspirera à vivre toutes les sexualités, à passer d'un sexe à l'autre
par un travestissement mental, physique, psychique, (...) génétique...
(...)
« Ne cherchons en un mot que l'amour dans l'amour... »
(J.A.)(L.T. + O.K. – sur proposition et présélection de L.T., donc merci à L.)