N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL

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2016-03-18

un otteur : compositeur

... entre chiffonnier et scribe, je me vois plutôt comme ça. Là, je parle de choses matérielles, d'avoir les poches pleines de papiers, de petits papiers, de choses que j'ai trouvées, un côté « bout de ficelle », de devoir en faire un livre...
(J.-J.S.)

Je vous dis, je me vois à moitié comme scribe, à moitié comme chiffonnier et un tout petit peu commentateur.
(J.-J.S.)

Leur ordre a été un casse-tête. Qu’est-ce qui doit être avant ou après (...). Ces questions de composition m’intéressent davantage que l’écriture, qui est un processus qui ne me passionne pas : le montage, la citation, l’emprunt d’objets ou de textes trouvés, les intégrer ensemble, voilà ce qui me plaît. Ce que je préfère, c’est quand je prends deux textes qui ne sont pas de moi, un article de journal ou un extrait de livre, et que je les confronte. Là, j’ai l’impression de jouer une partition. Il y a le plaisir de travailler des choses extérieures à soi.
(...) Je n’ai pas de grille préétablie. J’ai quelques points forts (...) et j’essaie de faire tenir tout cela ensemble, en gardant un argument. (...)
L’écriture n’est pas une partie de plaisir, la composition ça peut l’être. (...)
Je recherche deux choses à la fois : la fluidité, le flux qui traverse les phrases, (...) et d’autre part, le rythme obtenu par le montage : deux choses antithétiques. Le flux hypnotique s’accommode très mal du coup de ciseau clinique du montage. J’aime faire rejoindre ces deux pôles très lointains.
(J.-J.S.)

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au fond, jean-jacques schuhl, c'est moi
Chapitre : Compos(t)age
Chapitre : otteur

2016-03-15

téléchat sont gris

R.G. — Quel public visiez-vous ?

Éric Van Beuren — On n'y réfléchissait pas trop. Ce qu'on souhaitait, c'était créer une émission comportant plusieurs niveaux de lecture. Le premier niveau était celui des enfants, le comique de situation. Mais Téléchat était remplie de références politiques ou sexuelles. Dans l’un des épisodes, Groucha interviewe le gluon du galet, qui se plaint d'être sec, mouillé, sec, mouillé, etc. Tous les adultes voyaient la référence au coït. Mais nous n'avons jamais été attaqués, ce niveau de lecture n'étant absolument pas discernable pour des enfants.

(ne pas) réfléchir, that is the question



2016-03-14

déclaration d'impôt

Denis [Diderot] se sait léger, papillonnant, curieux de tout. Il se plaît en éternel étudiant, mais il n'ignore pas que son goût insatiable d'apprendre, de rencontrer, d'échanger, de jouer sur les idées et sur les mots ne peut faire de lui qu'un superbe dilettante qui deviendra au fil des années un vieux jeune homme à la tête folle et aux mains vides. [La situation qu'il s'impose alors] lui impose (...) de produire, de cesser de butiner pour le seul plaisir, de fabriquer enfin du miel. S'obliger à gagner de l'argent, c'est s'obliger à écrire, à donner une consistance matérielle à ces pensées volatiles qui s'évaporaient dans les discussions de café et les discours de trottoir. Comme souvent dans sa vie, Diderot s'est fabriqué un joug pour se forcer à aller là où il doit.
(P.L.)

2016-03-10

« chevalier » moi

Cependant, les [chevaliers] qui cherchaient ce Graal, nous voulons croire qu’ils n’étaient pas dupes. Comme leur DÉRIVE nous ressemble, il nous faut voir leurs promenades arbitraires, et leur passion sans fins dernières. Le maquillage [spirituel] ne tient pas. Ces cavaliers d’un western mythique ont tout pour plaire : une grande faculté de s’égarer par jeu ; le voyage émerveillé ; l’amour de la vitesse ; une géographie relative.
(P.)

2016-03-07

en pointillés, mikhaël hers, c'est moi

C’est un format très granuleux, il y a de la matière, presque une épaisseur dans l’image, on pourrait avoir prise sur elle. Elle est imparfaite, très différente des images lisses, totalement définies, “sur-définies” du numérique [> le génie du primitivisme...]. Je pense que c’est un format qui se prête assez bien à la thématique du passage du temps, à l’enchevêtrement des époques.
 (...)
... en tout cas c’est un cinéaste [Éric Rohmer] qui compte énormément pour moi. La psychologie de ses personnages, leurs sentiments, la façon de filmer, de s’emparer d’un lieu, la topographie, l’économie de moyens avec laquelle il faisait ses films sont pour moi des références majeures. (...)
Je vois des films mais je n’ai pas un rapport obsessionnel avec le cinéma. Je peux m’en passer très bien alors que je ne peux pas me passer de musique, j’en écoute tous les jours. En revanche, je peux rester des semaines sans voir un film.
(...)
J’essaie de faire en sorte qu’on puisse voir mes films d’une manière assez primaire, assez sensorielle. Ce sont des films d’atmosphère, d’impression donc ça se rapproche du rapport assez direct qu’on peut avoir avec la musique. Cela ne passe pas par l’intellect. On est touché par une mélodie ou on ne l’est pas. J’aimerais que mes films soient musicaux, pas uniquement parce qu’il y a de la musique à l’intérieur. Je cherche un rythme dans lequel on puisse se sentir bien 
 (...)
... je connais assez peu de monde dans le milieu, je fais mes films et je prends plaisir à voir ceux des autres mais je ne pense pas appartenir à une famille, mais ça va venir…
(M.H.)

2016-03-04

perd ou... sévère

Je suis... merde...

Je suis dans la merde, voilà ce que je suis.
(C.S.)

J'aurais pu être millionnaire / Avec piscine et vue sur la mer / Mais je suis dans la merde / Et je vous emmerde.
Sentimentalement démissionnaire / Professionnellement suicidaire / Tu vois, moi je suis dans la merde / Et je vous emmerde.
(P.K.)