N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL

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2008-12-11

ventard

Je peux d'autant plus me permettre d'être « vantard » que je crois infiniment peu à la notion de mérite.
(O.K.)

cf. la liberté ta soeur

2008-12-10

le vacancierozier

« Pour lui, le temps n’a pas d’importance, dans la vie comme dans les films. Plus que prendre son temps, il lui donne toute sa valeur. Avec cette méthode, si c’en est une, vous n’avez pas le temps de faire votre cinéma, avec vos petits tics d’acteur, puisque vous ne savez ce qui va se passer. En plus, Jacques finissait toujours les magasins de pellicule et, à la fin de chaque prise, n’entendant pas « coupez », on devait meubler les silences, gérer la gêne du moment. Rozier se sert de tout ça. Ce n’est pas la ligne qui l’intéresse, c’est ce qu’il y a entre les lignes, les creux. Tout ce qui nous échappe, qu’on ne contrôle pas. Faire ressentir à quelqu’un quelque chose qu’il n’a pas l’habitude de ressentir, le voir s’en étonner ou ne pas s’en apercevoir. Il aime les points de suspension. C’est peut-être pour ça qu’il tourne avec des amateurs, parce qu’il a peur que les acteurs confirmés lui donnent la musique qu’ils savent jouer. Les acteurs, il les prend pour ce qu’ils savent faire, mais surtout pour en donner une relecture. »
Ce n’est donc pas surprenant si le cinéma de Rozier ne ressemble à rien de connu. Jacques Mandelbaum en donne une belle définition : « Le goût du voyage et de la vacance, la récurrence de l'eau et des îles, le sens aigu de la durée, l'inclination pour les genres et les acteurs populaires, l'hybridation du documentaire et de la fiction, l'improvisation et les changements de cap élevés au rang des beaux-arts marquent de façon indélébile ce cinéma, qui procure comme aucun autre la sensation, simultanément joyeuse et mélancolique, de la grâce de l'existence et de la fragilité de l'instant. »
Pour Pascal Thomas, « Rozier est un singulier dans le siècle. On croit qu'il s'empêche lui-même, mais c'est faux. Il vit dans l'instant, et cette manière de vivre ne coïncide plus du tout avec les exigences de ce métier, où la dictature du scénario, qui détermine seule le financement du film, est devenue terriblement néfaste. »
(W.)

vers ce temps pris à le perdre, perdu à le prendre

Cette fois-ci, pourtant, je viens en tant que Dionysos victorieux, qui va mettre le monde en vacances... Mais je n’ai pas beaucoup de temps.
(F.N.)

cf. la vie de révélations que je vais mener...

2008-12-09

somme...

Prenez un peu de repos, afin de finir plus vite.
(G.H.)
Mais comment faites-vous pour faire autant de choses ?
— Je dors beaucoup.
(R.T.)
cf. « délasse ta tête »
cf. sommeilleur

2008-12-08

la vie en une leçon

La vie comme moyen de connaissance — avec ce principe au cœur, on peut non seulement vivre avec bravoure, mais encore vivre gaiement, et rire joyeusement !
(F.N. — GS§324)

cf. in media vita

no made's land

La vraie culture ne peut s'apprendre que dans l'espace...
(A.A.)
Nous, qui avons tellement d'espace et si peu de temps, nous nous ferons nomades.
(A.L.)

cf.
la vie en une leçon

2008-12-06

aux aurores

Combien d'aurores n'ont pas encore lui.
(R.-V.)(F.N.)

les Otto

Son but n’était pas de faire de la littérature, mais de transformer ce qu’il vivait en matière littéraire. (...) Et il accumule matériaux publics et privés pour son livret de littérature-épargne. En effet, de 1893 à 1956, il enfante les 7 000 pages de son Journal littéraire (1954-1966).

2008-12-04

m'ême pas dans la cour...

Moi qui ai si peu de chance avec les femmes à cause de ma timidité et de mon horreur du sentiment (...) Donner tant d'importance à cette chose si simple et nullement romanesque : faire l'amour ! Nous y avons perdu, elles et moi, sans doute, et je n'ai pas acquis pour cela la patience de faire ce qu'on appelle la cour aux femmes.
(P.L.)

2008-12-03

perle harbor

Celui-là a eu du courage, qui a été le premier à manger une huître.
(J.S.)

2008-12-01

intervalles : le coup d'être vécu

Il faut vivre dans les intervalles. (...) je pars du constat que tout est invivable... sauf les intervalles que je décris. (...) les [sympathies] aussi sont des intervalles... qui ne demandent qu'à éclore.
(P.S.)[O.K.]

2008-11-30

règle hoptique

L'irrésolution est le pire des maux.
(R.D.)
Pour décider il y a pas besoin de savoir quoi faire.
(O.P.)
Règle d'optique : tout semble plus grand de loin.
(S.J.L.)

associé à :
envolée
that isn't the question
c'est en le faisant qu'on le fait
des coincés
le bon génie de l'audace
(du culminant)
se (dé)jouer
...

2008-11-27

nechangerien

Ne change rien pour que tout change.
(R.B.)


(G.B.) :: 0'35''::

> perd ou... sévère
> envivre aujourd'hui

le change

Il faut que tout change pour que rien ne change.
(G.T.d.A)

t.emps t.

Il ne faut pas dire que le temps passe, mais qu'il surgit.(...)
Ce qui « a été » ne passe pas. (...)
Mozart n'est pas un musicien du passé. (...) Il faut bien comprendre cela sans quoi on est dans l'historiographie et pas dans le coeur des choses.
(P.S.)