N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL

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2016-01-08

la vie postmort(m)em ?

... ce que nous prenons pour une certitude scientifique “il n’y a rien après la mort”, ne repose sur aucune preuve.
(...)
Des milliers de gens racontent avoir vécu un état de conscience éveillé alors qu’ils étaient en état de mort cérébrale.
(...)
Est-ce une activité résiduelle dans le cerveau ? La persistance d’un esprit, d’une âme indépendante capable de lui survivre ? Aujourd’hui, cette hypothèse est prise très au sérieux par une partie du monde médical.
(...)
Je savais qu[e mon père] aurait aimé participer à une telle expérience. J’ai caché des objets dans son cercueil. Je n’en ai parlé à personne, pas même à ma femme. Mon hypothèse était la suivante : mon père est vivant quelque part, aussi je lui demande de dire à des médiums que je vais aller interroger quels sont ces objets. (...) Mon père y est parvenu. C’est stupéfiant, incroyable, extraordinaire ! Les résultats de mon test [semblent] accrédite[r] l’hypothèse que la vie se poursuit après la mort [et communique avec la nôtre].
(...)
Fraude, mentalisme, autosuggestions [?] Seul dans une pièce, coupé de tout, [le médium] obtient la même communication claire et précise avec des défunts. (S.A.)[O.K.]

[Les médiums] ont une hyper-intuition stupéfiante. La qualité d’un médium se juge à sa façon d’être à la fois présent avec nous tout en parvenant à faire le vide pour se connecter à ce monde invisible. La plupart des gens ne sont pas capables de discerner ce qui provient de leur intuition de ce qui constitue leur imagination. (S.A.)

[Les différents médiums sollicités] ont tous capté plusieurs défunts de ma famille en plus de mon père. Voilà un autre point stupéfiant : les médiums ont décrit les mêmes personnes, parfois en donnant leurs noms. Croire que ces résultats sont dus à un heureux hasard est irrationnel. (S.A.)

Des éléments rationnels m’ont convaincu que la vie n’est pas réductible à notre existence [«] physique [»]. Ensuite, ce que les médiums m’ont expliqué de la mort a fait naître en moi l’intuition que la façon dont mon père a vécu son existence colore sa vie après la mort. Ce n’est pas une vision religieuse ni morale de l’existence, c’est un fait observé par des médiums : ce que l’on réalise de notre vivant a un impact sur notre vie d’après. (S.A.)

Un lama tibétain m’avait dit : “Si vous voulez savoir à quoi ressemblera votre mort, regardez vos rêves.”  (S.A.)

La mort ne nous délivre pas, comme par magie, de nos défauts, de nos blessures non soignées. Mais (...) les êtres vivants comme les morts peuvent s’apaiser et guérir.

D’où l’intérêt de travailler sur soi quand on est [dans cette vie]. (S.A.)

Dans notre société où la spiritualité a disparu, une majorité de gens meurent sans savoir ce qu’il y a après ; il semble qu’ils soient un peu perdus une fois de l’autre côté… (S.A.)

Si vous êtes mort et que vous voyez vos proches inconsolables, vous aurez probablement envie de rester près d’eux pour essayer de leur dire que tout va bien. (...) En cas de décès brutal ou accidentel, certains défunts ne savent pas qu’ils sont morts. C’est une constante quand la mort est subite : ils ont plus de difficulté(s) à la réaliser. (S.A.)

Cela peut-il avoir un lien avec la physique quantique ? 
Pourquoi pas ! Que nous dit-elle ? Que la réalité, ce que l’on perçoit comme un monde de matière, n’est pas constituée de matière [au sens étroit] mais de vibrations qui échappent au temps et à l’espace. Existerait-il dans notre cerveau des zones capables de percevoir ce monde quantique et, par là même, les esprits immatériels des défunts ? (S.A.)

Même les médecins et les infirmiers qui travaillent en soins palliatifs le décrivent. C’est, par exemple, une vieille dame en parfaite santé mentale qui dit : “Vous voyez mon mari assis dans le fauteuil ? Il m’attend.” Elle seule le voit. C’est comme si, à l’approche de la mort, les deux mondes se rapprochaient. (S.A.)

2016-01-01

du cercle mort/vie/cieux

En dernière instance, on n'a pas plus de preuves de la mort après la vie que d'une vie après la mort.
(O.K.)

On oppose
qu'après
la mort
la vie
ce serait
fini
ou l'infini

Mais tout ça
n'est guère
qu'une foi
contre une autre
deux fois
rien d'autre
(O.K. – Mes Quantiques)

Et si, en matière de conscience individuelle, la mort n'était que pareille au jour après la nuit, ou la nuit après le jour, que la veille après le sommeil ou le sommeil après la veille, que l'hiver après l'automne ou le printemps après l'hiver... Après tout, pourquoi ferait-elle, parce que c'est elle, exception aux lois des cercles de la grande boucle ?
(O.K.)

Est-ce que le jour ou la nuit donne plus de réponses que la nuit ou le jour ? Et de réalité ? Du jour à la nuit, de la nuit au jour, et ainsi de suite, du sommeil à la veille, de la veille au sommeil, l'un l'autre hantés de rêves, de délires... et l'un par l'autre, l'autre par l'un, et ainsi de suite... Pourquoi la mort ferait-elle exception à ce régime général… de cercle... vicieux… éteindrait ou éclairerait absolument une conscience individuelle ? Qui nous le dit, ça, ou ci, sinon rien d'autre que des croyances ? Binaires, même binaristes.
Encore une fois, le réel est plus réêl qu'on le croit ; plus réêl que (le) réel.
(O.K.)

> CHAPITRE : « laviétairéêl »

2015-12-28

en pointillés, mathieu boogaerts, c'est moi

J'aime les choses brutes, basiques, universelles, intemporelles. Les vêtements de travail, les stylos bic, les couleurs primaires, les carottes crues, ma Doudou au réveil...
(M. B.)

J'ai parfois le sentiment que je cherche non pas à inventer quelque chose, mais plutôt à découvrir des formes parfaites, simples, qui existeraient déjà mais qu'il faudrait révéler...
(...)
... j'improvise des accords et des rythmes qui me plaisent, mais la plupart du temps, je ne sais pas comment ils s'appellent.
(...)
    Certains jours (...), une suite d'accords, un riff ou une mélodie, le plus souvent trouvés au hasard de la position de mes doigts sur les cordes, va soudainement m'émouvoir. Je n'ai rien cherché, c'est venu. Je suis excité, stimulé, alors je m'abandonne à cette musique qui vient : (...) c'est très spontané, instinctif. Puis des mots aussi me viennent, ils épousent la mélodie qui est en train de se dessiner. Ils sont (...) en yaourt (...).
(...)
    À ce moment, grisé par l'inspiration, j'ai la sensation que tout est facile et que des centaines d'autres idées me viendront encore. Mais ma conscience [«] professionnelle [»] me dit que celle que je viens de trouver est peut-être bien plus rare qu'elle n'en a l'air et que je me dois de la capturer.
    Alors, comme je suis très organisé (et je suis convaincu qu'il fait l'être pour exploiter sa créativité), j'ai toujours à moins d'un mètre [de quoi enregistrer].
    Je commence mon enregistrement en précisant (...) le placement du capodastre sur le manche. (...) des accords bizarres dont je ne connais pas le nom, je les décompose corde par corde. (...) Enfin bref, toutes les informations pour pouvoir rejouer le morceau à la réécoute (...).
(...)
    La Phase 1 (qu'on peut comparer à une esquisse, un étalon) a conditionné tout ce qui suit : le ton, la couleur (...). Tout ce qui est ajouté [comme travail, Phase 2] doit dès lors vibrer avec le premier son tombé du ciel (...).
(...)
    Je suis perfectionniste. Une chanson n'a pour moi de sens que si elle est « parfaite ». (...) Je ne trouve d'ailleurs l'énergie et la motivation d'approfondir une idée que si j'ai la conviction d'un début solide. À quoi bon bâtir sur des fondations fragiles ?
(...)
    Quand le mot est juste, quand la note est bonne, je le sais, la question ne se pose plus, je ne doute pas. Un peu comme quand j'essaie un nouveau pull devant un miroir, je sais dès le premier coup d'oeil s'il me va ou non (...).
(...)
... je n'ai retenu que ce qui me faisait vraiment de l'effet, à défaut de ce que j'aurais pu trouver « intéressant », « intelligent ».
(...)
    L'ordre des chansons. [En concert] J'y attache énormément d'importance et j'y consacre toujours beaucoup de temps. Chaque morceau résonne différemment en fonction de sa place dans le set. (...) Je m'efforce donc de considérer le concert dans son ensemble, comme une seule et unique longue chanson qui doit capter l'attention du public (et la mienne) pendant une heure et demie. Le but étant qu'à la fin de chaque morceau, je sois enthousiaste et excité à l'idée de chanter celui qui suit.
(...)
    Je ne sais pas, c'est vrai, mais je crois tout de même pouvoir donner quelques conseils.
    Le premier auquel je pense, et qui est à mon avis le plus difficile à suivre, est de ne se fier qu'à son oreille : on a trop souvent tendance à choisir une option plutôt qu'une autre sous prétexte qu'elle a nécessité plus de temps ou parce qu'elle est plus sophistiquée. Ou encore, à penser qu'un microphone est plus approprié parce qu'il coûte plus cher. Évacuer le plus possible les a-priori, ce n'est pas facile.
    Le deuxième conseil est de considérer l'ensemble, et ce, à toutes les étapes de la création : attention ! ce vers est fort en soi, mais lorsqu'il jouxte tel autre, il perd toute sa puissance ; ce son de piano est très original, mais il perd tout son caractère lorsqu'il est mélangé avec la batterie ; ce solo de guitare est grisant, mais il rend le refrain qui suit ennuyeux ; cette typographie est séduisante mais, associée au thème de la chanson, elle perd toute sa pertinence ; ce morceau est super, mais il ne trouve pas sa place dans l'album.
(...)
    Autodidacte moi-même, je m'aperçois encore aujourd'hui, en côtoyant des musiciens qui ont appris de manière académique, à quel point le fait d'apprendre par soi-même, et donc de ne pas trop savoir ce que l'on joue, stimule l'imagination et rend tout possible.

    Moi je dis ça, je dis rien.
 (M.B.)

 

2015-12-10

prolétaires de toute espèce...


(merci à J.D.)

Rappel du sens premier :
Prolétaire : Du latin proletarius (« citoyen romain pauvre qui ne compte aux yeux de l'État que par ses enfants ») dérivé de proles (« descendance », « portée (pour les animaux) ») de pro- et alere (« nourrir »).
Ceux qui, dans l'Antiquité romaine, formaient la sixième et dernière classe du peuple, et qui, étant fort pauvres et exempts d’impôts, n’étaient utiles à la république que par les enfants qu’ils engendraient.
(source : wiktionnaire)

chapitre : PROGRAMME