N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL

> page d'accueil

2014-05-22

cet secondaire objet du désirt

Le désir est premier et le désert est pour ainsi dire partout.
Donc l'objet (du désir) est « très » second... (O.K.)

On accroche à celui-ci ou on s'accroche à celui-déjà-là plutôt qu'à aucun, et pour un rien plutôt que rien. Tant pis, allez, on en fera notre affaire, même misérable mais faute de quelque autre et plutôt qu'aucune. (Cela dit pour la plupart...)
(O.K.)
(H.M.)
> contre l'amorosité passive
> pour (l'illusion de) ne pas vivre seul
 

2014-05-16

le coûp des gens


(merci à L.C.)

La connaissance, l’affirmation de la réalité est pour [certains] une nécessité du même ordre que, pour [les autres], la lâcheté et la fuite devant la réalité (...). [Ils] ont besoin du mensonge, il fait partie de leurs conditions de conservation.
(F.N. – EH, préface§3)(O.K.)

Je dois à la longue expérience acquise au cours d'une telle incursion dans les contrées interdites, d'avoir appris à envisager, tout autrement qu'on ne le souhaiterait sans doute, les raisons pour lesquelles on a jusqu'ici « moralisé » et « idéalisé » : (...) Quelle dose de vérité un esprit sait-il supporter, sait-il risquer ? Voilà qui, de plus en plus, devint pour moi le vrai critère des valeurs.
(F.N. – EH, préface§3)(O.K.)

Qui sait respirer [mon] air (...) sait que c'est un air des hauteurs, un air mordant. (...) La glace est proche, la solitude effrayante — mais comme les choses y baignent paisiblement dans la lumière ! Comme on y respire librement !
(O.K.)

> (pour un) psychologue-né
> pas sage philosophe parmi les gens
> par la dissonance cognitive
> philosophie d'altitude
> chapitre : R.

2014-05-10

les ailes du désir, vers une chienne de vi...

Lorsque ses jeunes glandes eurent sonné les trompettes éclatantes de la puberté, les effluves affolants de chiennes en chaleur périodiquement cueillis par le vent au-dessus de la toute voisine ferme (...) et poussés par lui jusqu'aux sensibles narines de Nicolas incitaient ce dernier à ces actes excessifs (...). Et donc le bouillant bâtard prenait son élan, je l'ai vu de mes yeux vu, et, mi-sautant à la manière des chevaux de concours, mi se cramponnant des griffes à la manière des chats de gouttière, d'un seul coup ridiculisait les deux mètres de barrière en pieux de châtaigner refendu que, très fier de moi, j'avais tendu entre lui et la route meurtrière. Et puis il filait vers la ferme, et essayez donc de l'en empêcher !
Et il rejoignait, dans l'immensité des champs, l'élue du jour, (...) et ensemble ils faisaient ce qu'ils avaient à faire, et ensemble ils goûtaient à la vie de jeune ménage, (...) en une entente admirable, (...) cela durait huit jours, un peu plus, un peu moins, l'amour ça va ça vient, la chienne, peut-être, une fois pleine, chassait à coups de crocs le mâle désormais superflu, et donc Nicolas venait se poser sur son cul devant la barrière close, il n'avait plus les ailes de l'amour, pour la franchir d'un bond, crotteux, fourbu, mordu, attendant qu'on veuille bien lui en ouvrir la porte.
(F.C.)

> l'infini hors de portée des caniches
> crap(r)auds sexuels
> ça se voit trop (-rogramme)


2014-05-06

crap(r)auds sexuels

À la saison des amours, les crapauds prennent tous les risques pour se reproduire. Y compris celui de se faire écraser...
Pour les crapauds, le printemps est la saison de tous les dangers. Dès la fin février, les amphibiens quittent leur vie terrestre, dans les forêts, pour rejoindre leur vie aquatique dans les mares et les étangs, où ils pondent leurs œufs. Si entre les deux passe une route, c’est le carnage. Plusieurs associations se mobilisent pour aider les crapauds à vivre leurs amours sans risque.
(...) « On a limité la casse depuis deux ans, avant on voyait plein de crapauds écrasés » (...) « Au-delà d’une voiture par minute, les crapauds n’ont aucune chance. » (...)
« Les crapauds sont utiles (...) », explique Marc Giraud. Malheureusement, leur population diminue malgré [sic] une libido très développée : « Les crapauds sont totalement obsédés, au printemps ils s’accrochent à tout ce qui bouge, poursuit Marc Giraud. Dans les mares, les femelles ont parfois six ou sept mâles en même temps sur le dos. Mais quand ils se font écraser avant de s’être reproduits, on estime qu’on perd un tiers des effectifs chaque année. »
(A.C.)

> encore un mot postsexuel

2014-05-02

a-ttente

Par delà tout ce qu'on raconte et ce qu'on aime à (se) croire, on se trouve véritablement (et donc rarement) adulte, selon moi, quand on n'attend finalement plus rien de personne. Et véritablement Sage, quand on n'attend positivement plus rien de rien.
(O.K.)

Il n'y a de déception qu'autant qu'il y eut attente. La déception est toujours fonction et (la) mesure des attentes. Telle et tant de déception, c'est (la preuve) qu'il y eut telles et (au)tant d'attentes. Ni plus ni moins, ni autre chose.
(O.K.)

Si j’attends, je suis sûr d’être triste. Oh, tiens, l’attente, est-ce que ce n’est pas un ressort de la tristesse fondamentale ? Chaque fois que j’attends, je suis fait déjà, je m’attriste, quoi. (...) Faut rien attendre, parce que... Spinoza, il dit aussi les choses... N'ayez pas d’espoir ! Et en même temps, Spinoza, c’est le contraire d’un monde désespéré. Mais (...) vous trouverez toujours dans l’espoir un noyau de tristesse, la conjuration de la tristesse. La joie de l’espoir, c’est la conjuration de la tristesse, c’est-à-dire c’est de la mauvaise joie.
(G.D.)

Je me sens toujours heureux, savez-vous pourquoi ?
Parce que je n'attends rien de personne.
Les attentes font toujours mal, la vie est courte.
(W.S.) - merci à L.C. -

>> déception en attente
> entre les sages et les autres : le philosophe

2014-04-30

ça se voit trop (-rogramme)

L'algo-rythme bio-logique du Programme, se révélant ici – exceptionnellement de bonne foi, lui qui l'a mauvaise par principe.


(O.K.)("P.S.")

> lov... ation (physio-logique)
> quadra recherche la bonne mama

 > chapitre :
Programme

2014-04-13

picar/esque

Ce genre d’œuvres trouvaient leur raison d’être, profonde et durable, dans un effort de l’art littéraire pour s’égaler à la diversité de la vie, diversité qu’aucun des autres genres n’était à même d’embrasser.
(…) la structure très libre [du roman picaresque] permet à l’auteur d’introduire à chaque instant de nouveaux épisodes, sans les faire sortir de ce qui précède. (…)
À la différence des autres genres littéraires (...) qui s’astreignaient tous à des lois précises de développement, de construction, et parfois même n’hésitaient pas à faire violence à la réalité pour la soumettre à l’harmonie de l’art, le roman [picaresque] fonctionnait sans règles (...), devait échapper aux règles habituelles, et trop étroites, de la composition afin de pouvoir représenter l’infinie diversité de la vie et du monde social. Le roman picaresque a su contourner l’écueil qui menaçait le roman psychologique dont les personnages peu nombreux, l’action simple et rectiligne, le milieu uniforme ou à peine caractérisé, les réalités quotidiennes estompées, sinon pudiquement oubliées risquait de l’appauvrir (…).
(w.)

J'ai un attachement particulier pour les romans picaresques – Barry Lyndon, de William Thackeray, Gil Blas de Santillane, de Lesage, Jacques le Fataliste et son maître, de Diderot, L'Histoire de ma vie de Giacomo Casanova,  (qui peut aussi se lire comme un roman picaresque). Ces narrations avancent au hasard (en tout cas elles savent en donner l'impression), au gré des rencontres, dans un espace ouvert. Elles nous mettent en rapport avec des univers profondément joyeux. Finalement, seule la clôture est triste alors qu'évoluer dans un espace ouvert, sans limite a priori quoi qu'il arrive, recèle une joie. Rien de plus perceptible chez Samuel Beckett, en particulier dans ses romans Molloy, ou Malone meurt (…). Premier amour
(C.T.)

2014-03-31

de Funes, louis

Faire de ma vie une oeuvre d'art philosophique, dont une deuxième autant que possible – pour mémoire et outil de la première. (O.K.)

Extrait : « Voilà. Comme je filme ma vie, j'essaie de la rendre un peu plus passionnante, plus poétique... »

(O.K.)(C.S.)

Note : Funes ou la mémoire, J.L. Borges
 

2014-03-10

monta... ffff...


... Quand on déplace un morceau, c'est tout le reste qu'il faut souvent réagencer, et là, c'est généralement des semaines... de casse-tête... dans tous les sens... (...) Or je sens que ça fatigue, côté otto, du moins celui des premières années – ou un peu après, où il a commencé à introduire des renvois visuels à son blog [nordexpress] –, c'est-à-dire plutôt les détournements (de sources) audio. Presque chaque chantier est un gouffre de travail, pour une reconnaissance proportionnellement inverse. Car le travail est précisément, par ses tours de force d'ingéniosité et d'orfèvrerie, complètement imperceptible et donc largement insoupçonné [cf. (l'art) de l'inframince]. (...) Si bien qu'au final tout le monde, ou presque, prend ça pour un simple extrait audio. En plus, ces montages-là ont pris l'habitude, depuis quelques années donc, de s'épaissir, de se ramifier de visuels. Et là comme l'otteur y travaille aussi beaucoup, à ces visuels, pour effets de sens et poétique(s), par les moindres détails, de sélection, de disposition, d'enchaînement, de transition, de durée, de rythme, à la fraction de seconde, etc., (...) c'est une travail de ouf, au total, mais alors... inimaginable.
Comparé à ça, quand le détournement se fait à partir de vidéo(s), ce qu'otto privilégie donc de plus en plus, c'est presque de la rigolade, (...) et, ironie du sort, les « lecteurs » semblent apprécier davantage et le travail effectué et l'article lui-même. Donc c'est affreusement décourageant pour le reste. (...) Et on se décourage en effet. Alors qu'il y a peu de temps encore, otto abattait des montagnes en la matière, invisibles, pour accoucher de ce que tout le monde prend si facilement pour des souris (de travail, d'auteurisation). Alors...
Et avec toujours ces inlassables : ah, c'est de qui ? qui est-ce qui parle dans cet article ?
Et ma réponse lassée : l'otteur !
(O.K.)

2014-03-01

(r)émission - avec patrick boucheron

Patrick Boucheron, professeur d’histoire du Moyen Âge (à l’université de Paris 1).
Apporte un éclairage et une confirmation réjouissants sur l'otteurisme postmoderne, d'otto...

(merci à L.W. !)

2014-02-22

(r)émission - avec peter bürger

Olivier Quintyn pour le livre de Peter Bürger, Théorie de l’avant-garde.


Parue en 1974 en Allemagne, la Théorie de l’avant-garde de Peter Bürger a suscité d’importants débats. Elle n’avait pourtant pas été traduite en France jusqu’à présent. (...) Peter Bürger construit un concept d’avant-garde caractérisé par une remise en cause durable de l’idéologie de l’autonomie esthétique et par une attaque massive contre l’institution art en tant que domaine social détaché de la pratique de la vie. (...) S’appuyant sur l’esthétique d’Adorno et, plus largement , sur la théorie de l’école de Francfort, son livre s’inscrit dans une herméneutique critique de la culture, qui prend la mesure des bouleversements introduits par les avant-gardes, tant dans la déconstruction de la « totalité organique » des oeuvres d’art (par le montage, le collage ou le rôle dévolu au hasard) que dans la redéfinition de leur rôle politique – réconcilier utopiquement technique et esthétique, art et praxis. (...)

2014-02-21

untro postartiste

Tout ce milieu administrativo-culturo-artistico-artistique…
Où il faut tellement montrer patte blanche... alors que moi, de cette « couleur » j'aime tellement les cartes, au contraire, c'est à ça que je marche, le mieux, sur mes pattes... grises (comme la zone), de « postartiste » ; donc comment faire ?
(O.K.)

Je reste ouvert ( :
Je précise en passant que je suis pas (spécialement philo-fi ;) fétichiste dogmatique du lo-fi, comme on pourrait le croire ; simplement je (disons philosophe postartiste) privilégie la vie, le vécu, et ensuite leur éventuelle réécriture, mais alors par les moyens qui se trouvent à bord, sans s'embarrasser ni s'empêtrer ni (se) défraîchir à s'aligner sur (feu !) le canon. C'est tout.
(O.K.)

> la réalisé
 

2014-02-20

(r)émission - avec jean-claude pinson

Jean-Claude Pinson pour Poéthique : une autothéorie

La poésie (...) est devenue, dans l'ordre du livre, socialement invisible. C'est ailleurs qu'elle est aujourd'hui admissible, ailleurs qu'elle prospère (...). Cependant, sa grande idée (changer la vie) demeure, à l'âge du « poétariat », plus actuelle que jamais. Je l'appelle poéthique. Loin d'être seulement programmatique, utopique, elle s'incarne en de multiples tentatives pour inventer, ici et maintenant, de nouvelles formes de vie, de nouvelles façons d'être au monde et de l'habiter quand il devient de plus en plus inhabitable. Cette expérimentation d'un ethos dissident (dépris de la logique impériale du profit et de la marchandise) a besoin néanmoins de la poésie, au sens large comme au sens restreint. Elle passe par des livres de poésie (de littérature, de philosophie...).
(J.-C.P.)

> envivre aujourd'hui

2014-02-18

dressing portrait

à catherine [Robbe-G.],

(...)
S’il fallait me présenter d'un mot, je dirais philosophe, mais d’un genre nouveau – car d'expression multimédia – et à la fois le plus ancien  – car avant tout de terrain.
Pourrais-je vous rencontrer ?
(...)
Vous n'êtes pas sans rapport direct avec l'un de mes projets (...) ; mais ne serait-ce alors que pour la rencontre... dans ma vie, que je m'emploie à rendre un minimum passionnante ou poétique, pour elle-même et puisque, comme vous, mais seulement depuis 10 ans (...), je la « consigne » dans une autre sorte d' « agendas », ceux-là audio/-visuels, pour en faire l'une des matières premières de mes propres « petits travaux ».
Voilà donc, en quelques mots...

(O.K.)

2014-01-01

calendrier de l'avent « fête étrange »

à Caroline

Merci à I.K., J.D., D.J., D.S.,

J'ai depuis quelque temps le projet d'envoyer une ottosélection de
Potlatch à Caroline [...], mais jour après jour, numéro après numéro, jusqu'à noël ou le 31 décembre [2013]. Les plus initiés d'entre vous savent que Potlatch était une publication sauvage, envoyée régulièrement à des gens (soi-disant) au hasard. Cette fois, le principe est inversé. Comme Caroline a le désir d'organiser un jour une « fête étrange » (référence au Grand Meaulnes) et qu'à ce propos je lui ai évidemment parlé des situationnistes, le principe pour cette fois (...) serait de lui envoyer ça, une ottosélection (d'un numéro de la revue) par jour, dans l'ordre chronologique de publication originale, mais par des correspondants différents. (...) si vous voulez jouer le jeu... Une série cohérente (...) parlant justement – non seulement de détournements aussi, mais – de situations créées (telles les fêtes), de psychogéographie, de dérive, de dépaysement, d'architecture, de décoration... égrainée par divers correspondants inconnus d'elle. Fait étrange, non ? (...)
Bien sûr, j'en enverrai moi-même, donc elle comprendra d'où ça vient. Peut-être même assez vite. Mais d'abord lui faire cadeau de cette expérience... un peu étrange, et raccord au contenu. Songez aussi que dans une fête, on est plusieurs, et pas toujours connus des services. Surtout pour une « fête étrange », n'est-ce pas ? Et comme dans celle du
Grand Meaulnes. Donc, qui est partant ? Et qui en premier ? Et qui en deuxième, demain ? Etc.
(O.K.)


 ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
1er décembre 2013

Vous le recevrez souvent.
(...)
Le 1er décembre...
(...)
LE JEU PSYCHOGÉOGRAPHIQUE DE LA SEMAINE

En fonction de ce que vous cherchez, choisissez une contrée, une ville de peuplement plus ou moins dense, une rue plus ou moins animée. Construisez une maison. Meublez-la. Tirez le meilleur parti de sa décoration et de ses alentours. Choisissez la saison et l’heure. Réunissez les personnes les plus aptes, les disques et les alcools qui conviennent. L’éclairage et la conversation devront être évidemment de circonstance, comme le climat extérieur ou vos souvenirs. S’il n’y a pas eu d’erreur dans vos calculs, la réponse doit vous satisfaire. (Communiquer les résultats à la rédaction.)

––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

2 décembre 2013

L’économie politique, l’amour et l’urbanisme sont des moyens qu’il nous faut commander pour la résolution d’un problème qui est avant tout d’ordre éthique.
Rien ne peut dispenser la vie d’être absolument passionnante. Nous savons comment faire.

(...)





2013-12-27

à propos, vivre

En dépit de l’invitation des poètes : « Cueille le jour ! », nous ne concevons toujours pas ce que peut être de vivre au présent… [Pour ma part] j’ai tenté (...) de (...) vivre, non pas au présent, mais « à propos » (...) : l’opportunité du moment et la disponibilité opposée au devancement. (...) [Et] si vivre était à penser selon l’occurrence du moment, autrement que comme intervalle, et par conséquent (...) sortir du grand drame « existentiel » (...) si puissamment organisé ?
(F. J.)(O.K.)


> confchance dans le réel
> pour l'art rencontre – l'art de vivre

2013-12-25

le poids de la plume

Réaction mieux que rédaction, oui, je déteste rédiger. Réagir, je peux, ça m'inspire, sans effort, mais rédiger à partir de rien, de la feuille blanche, c'est un gouffre pour moi. Pas l'intelligence architecte, mais bricoleuse – je renvoie à la dichotomie de Levi-Strauss –, même archi-bricoleuse ; hyper-ingénieux plus qu'ingénieur, moi. Enfant, on me surnommait Mac Gyver ou Karl Gyver, à la maison comme à l'école.
(O.K.)

Comme pour moi c'est une galère de rédiger ex nihilo et que pour lui c'est fastoche, et que pour moi en revanche c'est fastoche de corriger et détourner, d'optimiser du déjà-là, on a fait comme ça. Ha.
(O.K.)

Oui, heureusement, vu le nombre que j'en écris par jour, les mails je peux les écrire vite, oui, d'un jet (...). Mais c'est quand on me demande un texte plus sérieux, indirect, abstrait ou public, et en partant de « rien »... alors là... Mais ça dépend aussi des jours, car mon aisance de plume varie*, alors que mon exigence non, et c'est là que ça coince.
(O.K.)

*   Certains jours [d'écriture romanesque], tout allait si bien que vous pouviez décrire un paysage avec assez de précision pour vous promener à travers la forêt, déboucher dans un clairière, grimper sur le plateau et voir les collines derrière le bras du lac. (E.H.)

> ottodéfense
> au fond, jean-jacques schuhl, c'est moi

2013-12-23

« les films de ma vie »

Faire de ma vie une oeuvre d'art (post)philosophique, dont une deuxième autant que possible – pour mémoire et outil de la première. (O.K.)

Oui, je me flatte de faire [des] film[s] avec n'importe quoi ; et je trouve plaisant que s'en plaignent ceux qui ont laissé faire de leur vie n'importe quoi.
(G.D.)[O.K.]

> otto : ottoréalisateur
> karl (temperdu) : autodocumentaire du moment qu'on est vivant

2013-12-21

vers la mégérance

Embellie (...) / elle rêve de lui / d'y poser son bémol / donc elle danse danse danse...
(O.)

On tombe amoureuse d'un type et puis on s'obstine à vouloir le changer ; quand il est devenu un autre on dit : tiens, il ne me plaît plus.
([P.M.] – sur postradio)

> pour de l'alter-aimé

2013-12-19

visions d'(amour)àvenir

... Le progrès technique, qui a permis de réduire les risques liés à l'accouchement, de réduire la mortalité infantile, d'augmenter l'espérance de vie, de contrôler la natalité, permettra-t-il [bien sûr] de dissocier définitivement sexualité et reproduction biologique ?
L'avènement du virtuel comme mode de communication, de la génétique comme mode de reproduction, et des neurosciences comme mode de transmission, conduira-t-il à des formes d'amour et de sexualité plus abstraites, plus intenses, ou, au contraire, à leur disparition dans l'obéissance résignée à une solitude programmée ?
(...) considérera-t-on bientôt l'amour comme un concept (aussi) dépassé (...) ?
L'obligation d'être « transparent » (...) cela incitera à remettre en cause l'hypocrisie des relations clandestines, à accepter la réalité des vies multiples (...)
L'indissolubilité de la famille monogame sera dénoncée comme un anachronisme (...)
La fidélité sera moquée comme une imposture, une convention artificielle et quasi barbare (...)
Les hommes revendiqueront le droit de refuser aux femmes la liberté d'avoir des enfants d'eux sans leur accord.
La multiparentalité se généralisera (...)
On assistera ainsi progressivement à l'émergence et à la légalisation d'une nouvelle forme de relations multiples. Elle n'aura rien à voir avec la polygamie, de quelque forme qu'elle soit – car personne n'appartiendra à personne – (...)
Les hommes et les femmes pourront avoir des relations sentimentales et/ou sexuelles simultanées, transparentes et contractuelles, avec plusieurs partenaires, qui auront eux-mêmes plusieurs partenaires... (...)
polyamour (...) polyfamille (...) polyfidélité (...)
L'homme aspirera à vivre toutes les sexualités, à passer d'un sexe à l'autre par un travestissement mental, physique, psychique, (...) génétique...
(...)
« Ne cherchons en un mot que l'amour dans l'amour... »

(J.A.)(L.T. + O.K. – sur proposition et présélection de L.T., donc merci à L.)

2013-12-17

(blonde) collective mon amour



(elephant)

De ma fenêtre je vois / Des cages autour de moi
Allongé pour mieux voir / On se sent mieux dans le noir
J'ai pas de compte à rendre à / Ces gens qui passent commande(nt) /

Je vais peindre ta vie en blonde / La lumière m'apparaît trop sombre
Je pense à l'hiver sans toi / Collective mon amour / Sentir glisser les heures...

Je sais que c'est toi c'est pas ton ombre / Qui rêve de vivre un autre monde
Croire en toi qui n'es
[/qu'il n'est] pas si sombre / Je sais que c'est toi c'est pas ton ombre...

De ma fenêtre je vois / Tes yeux bleus posés là

Te penser dans le noir / Me rêver autre part
Frôler le bout du monde sans / Voir passer les gens qui s'effondrent

Je vais peindre ma vie en blonde / La lumière m'apparaît trop sombre
Je pense à l'hiver sans toi / Collective mon amour / Sentir glisser les heures...

 

Je sais que c'est toi c'est pas ton ombre / Qui rêve de vivre un autre monde
Croire en toi qui n'es [/qu'il n'est] pas si sombre / Je sais que c'est toi c'est pas ton ombre...


> ottoportrait en devenir
> mes saints-valentins, voeu d'un nouveau genre de groupe

2013-12-14

o(tto)stracisme

Je sens venir (...) l’âge proche d’une clandestinité moitié volontaire et moitié contrainte, qui sera le plus jeune désir, y compris politique.
(Gilles Deleuze, 1973)

> chapitre : o(tto)stracisme

2013-12-12

du(r) dur volontarisme esthétique

… les diktats de la consommation et de la communication à tout crin allait rendre de plus en plus difficile, pour des jeunes, de « consentir » à aimer des films [et les oeuvres et les pensées, etc.] qui leur résisteraient un tant soit peu. Cela ne s'est pas arrangé depuis, et a même trouvé ses expressions éphémères mais significatives en « langage jeune » : « ça me saoule » et « ça me prend la tête » pour parler de tout ce qui n'est pas immédiatement consommable sans reste et sans effort, et « je suis resté scotché » pour ce qui capte instantanément l'attention et procure une adhésion sans recul.

Simone Weil emploie le mot étrange de « consentement ». Il s'agirait, en définitive, de « consentir » à l'oeuvre d'art, ce qui induit l'idée de faire céder en soi une résistance, voire une hostilité première. L'attention que le sujet finira par donner, à laquelle il consentira, n'était pas forcément acquise au premier abord de l'oeuvre. (…)

Nietzsche parle dans Le Gai Savoir de cette nécessaire « étrangeté » de la véritable oeuvre d'art, qui n'est pas immédiatement identifiable, qui demande un effort pour se révéler à nous lentement, qui est souvent un peu rebutante au moment de la première rencontre, avant que cette étrangeté ne devienne objet de tendresse.
L'équivalent de l'expression « consentement à l'oeuvre » dont parle Simone Weil, c'est chez Nietzsche « l'effort et la bonne volonté » qu'il nous faut, au début de notre rencontre avec elle, « pour la supporter, en dépit de son étrangeté, user de patience pour son regard et pour son expression, de tendresse pour ce qu'elle a de singulier. » (…) « Nous finissons toujours par être récompensés pour notre bonne volonté, notre patience, notre équité, notre tendresse envers l'étrangeté, du fait que l'étrangeté peu à peu se dévoile et vient s'offrir à nous en tant que nouvelle et indicible beauté : – c'est là sa gratitude pour notre hospitalité. (...) L'amour aussi doit s'apprendre. »
(A.B.)

> le-devenez-vous-autre
 > comprendre un peu / beaucoup / passionnément, sans comprendre

2013-12-08

forer

... imitant en ceci les voyageurs, qui, se trouvant égarés en quelque forêt, ne doivent pas errer en tournoyant tantôt d’un côté tantôt d’un autre, ni encore moins s’arrêter en une place, mais marcher toujours le plus droit qu’ils peuvent vers un même côté, et ne le changer point pour de faibles raisons (...) ; car, par ce moyen, (...) ils arriveront au moins à la fin quelque part où vraisemblablement ils seront mieux que dans le milieu d’une forêt.
(R.D.)(O.K.)


> ô gué, au guet, matelot !
> nechangerien
> forêtre

2013-12-06

introduction au monde (de / par robbe-grillet)


(A.R.-G.)(O.K.)

... nous attendons à tort une explication alors qu'une description constitue la solution de la difficulté, pour peu que nous lui donnions sa juste place, que nous nous arrêtions à elle, sans chercher à la dépasser. (L.W.)

> mys-tère
> alain robbe-grillet, introduction (au nouveau)
> la r liberté en bloc(s)

> D' alain robbe-grillet

2013-12-04

grâce à nous

. Des moments de paix, d'abandon, nous en avons eu aussi ensemble (...).
. On ne peut pas expliquer la complicité. (…) Je sais seulement qu'il existe des moments. Ils peuvent se produire avec une femme, un homme, une bouteille de vin. Ce sont des états de grâce partagés.
Ils me font penser à une prise réussie au cinéma. Il y a toujours une part d'irrationnel dans une prise réussie. On travaille des heures, on passe son temps à refaire, à reprendre, à modifier, puis soudain c'est la bonne. On ne comprend pas pourquoi, mais c'est l'éclaircie, c'est la bonne. (...)
(G.D. - merci à J.D.)

2013-11-30

Au fond, la forme ! Informez-vous.

... au lieu de vous nourrir de légendes, tirez la leçon des faits. Cela seul suffirait déjà à vous apporter un sérieux soulagement en vous rendant réceptif à la Réalité (…).
(...) Mais vous (…) vous n’avez même pas été capable de jamais sentir et expliquer à autrui le rôle énorme que la forme joue dans notre vie. Même en psychologie vous n’avez pas pu lui assigner la place qui lui revenait. Vous continuez à imaginer que notre conduite est régie par des sentiments, des instincts, des idées, et vous tendez à considérer la forme comme un ajout superficiel et un simple ornement. (…) Mais dans la Réalité voici ce qu’il en est : l’être humain ne s’exprime pas d’une façon directe et conforme à sa nature, il passe toujours à travers une forme définie. Cette forme, ce style, cette manière d’être ne viennent pas seulement de lui-même, mais lui sont aussi imposés de l’extérieur – et voilà pourquoi le même individu peut s’extérioriser sagement ou au contraire sottement, sanguinairement ou angéliquement, avec ou sans maturité, en fonction du style qui lui échoit et de sa dépendance à l’égard d’autrui. (…)
Ô puissance de la Forme ! (…) C’est elle qui commande nos plus infimes réactions. C’est elle qui se trouve à la base de la vie collective. Mais pour vous Forme et Style restent des concepts purement esthétiques (…)

Voyez maintenant combien serait différente l’attitude d’un homme qui (…) embrasserait l’univers d’un regard neuf en discernant l’importance capitale de la forme dans notre vie. (…)

(…) Cessez de vous identifier à ce qui vous limite. (…) Ne faites pas confiance à vos propres paroles. Méfiez-vous de votre foi et ne croyez pas à vos sentiments. Dégagez-vous de votre apparence et redoutez toute extériorisation (…)
(…) Nous nous mettrons bientôt à redouter notre personne et notre personnalité en discernant qu’elles ne sont pas pleinement nôtres. Et au lieu de meugler : « Voilà ce que je crois, voilà ce que je sens, voilà ce que je suis, voilà ce que je soutiens », nous dirons avec humilité : « Quelque chose en moi a parlé, agi, pensé… »

(…) Il faudra de grandes inventions, des coups puissants assenés sur la cuirasse de la Forme par des mains nues, il faudra une ruse inouïe et une réelle honnêteté de pensée, et un extrême affinement de l’intelligence, pour que l’homme, débarrassé de sa raideur, puisse concilier en lui la forme et l’absence de forme, la loi et l’anarchie, la maturité et [l'] immaturité.
(W.G.)(O.K.)


> libéra/tten/tion
> pour le sens de la forme
> chapitres ci-dessous :

2013-11-28

déplorer en passant ? explorer en dépassant

« J’écris pour être relu » et de là « pour aider celui ou celle qui me lit à passer outre. »
(O.K.)(A.G.)

Une première lecture pourrait facilement nous déconcerter. Que dire de ce petit texte, qu'en est-il de sa cohérence, de son message, de sa conception du monde ? Ce qui résulte d'une première lecture semble n'être que fragments épars d'une énigme. On a l'impression que le texte veut dire quelque chose, mais que cette chose nous échappe. Il y a un regard, mais regard de qui, et qu'est-ce qu'on a fait de ce regard ? On lui a fait violence, il a été « dragué ». (...) La lecture ne nous a pas fourni une information cohérente, elle nous a laissés avec des détails irréalisables ou en suspens, nous sommes restés sur notre faim. C'est ici que la lecture ne peut constater qu'un échec. Il vaudrait mieux passer outre, lire autre chose, faire autre chose.
Mais voici que cet échec de la lecture se présente tout autrement, dès qu'on la regarde comme un seuil qu'il faut franchir pour découvrir, dans une deuxième lecture, des cohérences, des correspondances, que la première lecture linéaire ne saurait révéler. Désormais nous disposons à chaque point du texte d'un double contexte (...) ; nous sommes libres de choisir n'importe quel endroit du texte comme point de départ. C'est également cette liberté qui se pratique dans la mise en relief des citations, instrument constitutif de l'interprétation, pour diriger le regard vers les côtés inexplorés du texte, pour en dévoiler un nouvel aspect. Il y a des génies de la citation comme Walter Benjamin qui, par leurs citations, savent électriser même les textes apparemment trop connus. Lire dans l'horizon de la deuxième lecture veut dire surtout être libre d'inventer son propre parcours. En effet, il semble que notre texte ne permette pas seulement une deuxième lecture, mais qu'il y invite. Seuls les lecteurs, ayant franchi le seuil érigé lors de la première lecture, sont invités à tenter l'aventure d'une lecture en profondeur. Déjà le texte du Moyen-Age, qui se veut objet d'étude, du studium, vise la lecture au ralenti, la lecture réitérée. Aux Temps Modernes, l'on pourrait définir par littérature l'ensemble des textes — à l'exception de ceux immédiatement fonctionnels — qui ne se consument pas lors d'une première lecture, mais qui permettent ou requièrent une lecture plurielle. Dans ce vaste champ, la poésie lyrique joue un rôle paradigmatique. Ici une inventivité illimitée de structurations textuelles, pour organiser une complexité de sens activant tous les niveaux de la parole, ne requiert pas seulement une lecture plurielle, mais exige une pratique de lecture à réinventer, comme dira Mallarmé dans « Le mystère dans les lettres » : « Je préfère devant l'agression, rétorquer que des contemporains ne savent pas lire — sinon dans le journal ; il dispense, certes, l'avantage de n'interrompre le choeur de préoccupations. Lire — Cette pratique - ».
C'est au moment de la deuxième lecture que le texte acquiert une nouvelle dimension. Au lieu d'être un texte-ligne, voire un texte-surface, il devient un texte-volume à explorer sous une multitude de perspectives, comme on explore un paysage. Commençons donc...
(K.S.)

> A.b.C. D emande
> CHAPITRE : attention

2013-11-27

roi + reine en avance sur l'àmouréinventer, rencontre


(A.A.)(O.K.)

Com(plé)mentaire :

O.K. — Le plus important là-dedans, c'est le « en avance ». Les seulement-pas-chiant(e)s, j’en reviens un peu et je me dis aujourd'hui que... c'est encore incomplet, niveau progrès.
J. — En avance, tu trouves ? 
O.K. — Oui, puisque c'est dit. C'est pas que ce qu'ils font là manifeste une avance, c'est que d'entrée ils se déclarent tels : « en avance ». Dans un sens ottodétourné, bien sûr. Mais ici c'est comme un code de reconnaissance, de ralliement : Ah, vous aussi, vous êtes en avance (sur l'àmouréinventer) ? Super. On peut vraiment espérer s'entendre ! « Mais j'hésite... »
(...)
Par expérience il se méfie, (...). Avancée, dit-elle, mais comment s'y fier ? et est-ce qu'elle en viendra pas à quand même le faire chier ?
Or, dans l'àmouréinventer, en théorie, il y a pas à se faire chier, (ni) l'un (ni) l'autre.
Si l'un fait bien chier l'autre, c'est qu'on s'est trompé ou se trompe quelque part. C'est qu'on est pas au point. Ça peut être d'un côté ou de l'autre, ou des deux, plus ou moins. Certes, là, c'est lui qui se méfie – eh oui, otto fait au mieux avec ce qu'il trouve –, mais dans l'« esprit » ottokarlien ça marche dans les deux sens, cette réplique vaut pour les deux parti(e)s. D'où le titre, roi + reine..., qui implique qu'ils ne soient chiants (pour l'autre) ni l'un ni l'autre.



> pour des amours reines
> deux classes de filles : reine / princesse
> adopte(z) une philosophie, de quoi réactiver un philosophe

2013-11-26

canc.r.e à vie

... on est seul. (...) on sera toujours tout seul (...). Tout le reste est illusion (...).
(...) On parle à des gens, on est seul. On a des opinions, celles des autres, les siennes, on est seul. Quand on écrit un livre, ou quand on écrit des [travaux] comme moi, alors on est encore plus seul...
Se faire comprendre est impossible, ça n'existe pas. La solitude, l'isolement deviennent un isolement encore plus grand, une solitude encore plus grande. On finit par changer de cadre à intervalles toujours plus rapprochés. On croit que des villes... (...)
Et là on va partout et on est toujours seul avec soi-même et avec son travail (...). On revient à la campagne, on se retire dans une ferme, on verrouille les portes, comme moi – et c'est souvent pendant des jours – on reste enfermé et de l'autre côté la seule joie et le plaisir toujours plus grand est alors le travail. Ce sont les phrases, les [choses] que l'on construit. En fait, c'est comme un jouet, on met les cubes les uns sur les autres, c'est un processus musical. (...) Mais alors qu'on croit qu'on est débarrassé, il y a déjà une autre de ces tumeurs, que l'on reconnaît comme un nouveau travail, (...) qui vous pousse quelque part sur le corps et qui ne cesse de grossir. En fait, un de ces [travaux] n'est rien d'autre qu'une tumeur maligne, une tumeur cancéreuse ? On opère pour enlever et on sait naturellement très bien que les métastases ont déjà infesté le corps tout entier...
(T.B.)[O.K.]

> s.e.u.l.s.
> borne(s)
> l'ascésure
> bavardage philosophe
> pourquoi écrire quand même

2013-11-23

euh... pour devenir amoureuh...


(J.-L.G)(O.K.)

Quelle fille ? (...) — Allez, viens, viens ! — Non! ça m'emmerde. Avec les filles il faut toujours jacasser. (...)  — Je te parie que tu auras envie de la baiser. (...) — Non, moi je ne couche qu'avec des filles dont je suis amoureux.
— Dans ce cas, mon petit, je te parie que dans cinq minutes tu seras amoureux.

> convainculecoeur
> [pour la suite de l'histoire :] ne dire rien, suis-moi toi

2013-11-22

convainculecoeur


Par derrière
les affaires de coeur
sont des histoires de...
convaincues
de péter plus haut.
(Mais les affaires sont les affaires
Demandez le Programme !)
 (O.K.)


L'amour, c'est le cul.
(J.-L.C.)



> l'infini hors de portée des caniches
> véri/thérapie de couple

2013-11-20

s.e.u.l.s.

On est toujours fondamentalement seul, en plus d'être emmerdé.
(O.K.)

On dort les uns contre les autres / On vit les uns avec les autres / On se caresse, on se cajole / On se comprend, on se console / Mais au bout du compte / On se rend compte / Qu'on est toujours tout seul au monde.
On danse les uns contre les autres / On court les uns après les autres / On se déteste, on se déchire / On se détruit, on se désire / Mais au bout du compte / On se rend compte / Qu'on est toujours tout seul au monde.
Mais au bout du compte / On se rend compte / Qu'on est toujours tout seul au monde / Toujours tout seul au monde. (L.P.)(M.B.)

Sauf que, puisqu'on me ramène à zéro, c'est de là qu'il faudra repartir.
(J.-L.G.)

> born(e)
> adopte(z) une philosophie, de quoi réactiver un philosophe

2013-11-18

sui...c...(urieux)...

A.M. — Est-ce que vous pensez toujours à vous suicider ?
T.B. — C’est une pensée qui est toujours là. Mais je n’en ai pas l’intention, en tout cas pas en ce moment.
— Pourquoi ?
— Par curiosité, je crois, par pure curiosité. Il n’y a que la curiosité, je crois, qui me maintienne en vie.

> su ici de sort...

2013-11-16

¿ d'aucune tance ? aucoune impor/tanz

[Un jour,] une dame sérieuse, cultivée, spécialiste de l'art moderne, dit à Picasso d'un air pincé : « Monsieur Picasso, je n'aime pas du tout vos derniers tableaux. » À quoi Picasso répond, sans chercher à améliorer son accent : « Madamm, ça n'a aucoune importanz ! »
(Ph.S.)

2013-11-14

en post(e) campagne

C’est dans la campagne sans lune, noir total, que j’ai vu pour la première fois le lapin fluo, vert intense dans son champ abandonné, menant sa vie, indifférent à l’idée de son étrangeté, dans un halo brûlant, comme on ferme les yeux sur le souvenir de quelqu’un, signal dans la nuit noire, petit point.

Sage comme une image.

Plus mangeable, ce lapin-là, le contraire du boeuf, ex-vache, viande sur pied dès sa naissance, placard de boucherie au ralenti dans les prés, le front bouclé trempé, les yeux noirs exorbités de peur quand on les fait grimper dans le camion.

Ajouter ici une histoire vraie à propos de gens qui aiment leur vache jusqu’à leur tisser des couvertures sur mesure.

C’est loin.

Un philosophe disait qu’il fallait faire exploser le passé dans le présent, il avait raison.

Construisons.

C’est flou.

Un coup de blanc mais pas trop, pas trop de peinture, attention, ou alors ne pas poncer ni enduire avant, pour garder visible le relief de ce qui s’est passé.

Il faudrait faire une étude.

Se documenter, comprendre, rattraper le temps perdu, consulter les bons traités techniques, trouver les bonnes sources, recouper, faire parler les témoins, bien recopier.

Le lapin fluo, c’est tout le contraire de vos vaches classiques.

Réalisé avec amour par un artiste de labo dans son atelier-hôpital, prototype vivant, oreilles clonées et douces, cible idéale dans campagne transparente, gibier 4D pour nouveau chasseur.

Boum.

Planqué dans les fossés aussi visible qu’un fugitif à l’infrarouge.

Chasseur écologique nouvelle génération.

Après chasseur, il fera artiste dans la post-campagne.

C’est dans très bientôt déjà.

Ajouter ici une traditionnelle vue de campagne avec immenses prairies ponctuées de très grands arbres au feuillage fin et dense.

Il faudrait faire une étude.

C’est compliqué, c’est parfait, on ne s’endort pas.

Imaginer les bons travaux pour une vie idéale, trouver le bon compromis entre le neuf et le vieux, il y a des solutions, il faudrait faire une étude, chauffage au charbon ? type de vêtements ? rester habillé toujours pareil dans toutes les circonstances, habillé en tous les jours, pas de panoplie spécialisée, c’est une première garantie de suspension du temps.

Ajoutez ici le début d’un livre qui attaque bille en tête : un baron dans la force de l’âge, appelons-le Édouard, etc. affinités électives, fraîcheur, belle histoire d’amour d’été, capacité à prendre quelqu’un dans les bras de manière éperdue, vita nova, rouler dans les champs, courir la nuit, sensation d’être ici et maintenant, brûlure, quelque chose de direct, un bon début, c’est simple, expéditif, franc du collier, c’est rare, est-ce que les gens à l’époque parlaient vraiment comme ça ?

C’est dans les livres qu’on parle vraiment.

Il suffit de lire un livre qui s’écarte des manières du moment.

C’est rare.

Je fais un effort énorme de compréhension, je devrais mieux me documenter, travailler sur des bases solides, c’est trop tard, j’aurais dû commencer avant.

Je perds un temps fantastique, je ne devrais pas, c’est une erreur, j’écoute trop...

... c’est pas comme ça que j’irais vendre un scénario, le bon pitch, eh oui comme au base-ball, absolument, le pitch, vous avez 5 minutes pour raconter l’histoire.

... alors qu’on est déjà un grand cinéaste encore jeune, un vrai film sur du vrai réel...

Il faut se lancer, il y a une méthode : savoir exactement ce qu’on fait et uniquement ce qu’on est en train de faire avant de le faire, sans interface mentale, et ensuite le faire tout simplement.

J’ajoute que, dans une autre partie de ma vie, je me suis trompé complètement, j’avoue, je regrette, je croyais que collectionner des choses suffisait, comme on dispose des souvenirs corporels dans une vitrine...

Je regrette.

Je suis Robinson, c’est moi...

À une époque précédente, j’avais une vie très proche de la nature, par nécessité, installé dans une cabane faite main, après avoir réglé l’essentiel, j’aurais dû m’arrêter, j’ai continué comme un canard sans tête.

J’aurais dû prendre des vacances.

... beaucoup de travail pour pas grand-chose.

J’avais du temps à perdre.

Une série de projets à dormir debout.

Le sport, c’est mieux.

Elle m’a parlé.

Cheveux d’or.


Essayons de rassembler ces *** pour les enterrer, tout mettre en tas pour les annuler en vitesse, un résumé pour les détruire d’un coup, comme quand on revit en accéléré le film de sa vie juste avant de mourir.

Un millefeuille s’écrase dans mon cerveau.

On verra plus tard qu’il faudra faire l’équivalent avec les choses aimées, un monument qui grandira.

On s’en occupe à plein temps, on travaille, on ramène des tas de choses trouvées à l’extérieur, on les colle, il faudra acheter l’appartement du dessus et percer un trou dans le plafond pour continuer, ça augmente, musée sonore d’êtres aimés, catalogue de paroles dans l’air, c’est si loin qu’il faudrait un baobab.

Un monument au mort maison.

... je suis otage passé à l’ennemi, je suis conquis par les paroles des autres, ffft, je disparais, avalé, disparu, terminé, c’est problématique, tout devient affecté d’une puissance énorme, volonté de m’en sortir par de vraies lectures, crayon en main, d’auteurs importants, mon idéal de modification dans le bon sens de tout ce qui va se passer, mon algorithme de vie.

Je fais des études et ça ira mieux après, je suis un peu en perte de vitesse ces derniers temps, j’avoue, j’ai trop parlé ? vous trouvez que je me suis bizarrement comporté chez ces gens ? ils ont voulu me torturer, absolument, je peux le prouver, alors que je me suis mis en quatre toute ma vie.

Silence.

... il faut quand même qu’une reconnaissance soit possible...

Résumé.

Je suis enfermé dans un sale petit film concret, héros principal : le corps bouillant d’organes en décomposition.

... amis perdus, problèmes sous ciment, impossibilité retour immédiat, blocage en amour, difficulté recherche en général, frein et non-influence de bonnes choses et protection, manque elle.

Elle qui ?

Avec qui dois-je entrer en rapport ? qu’est-ce qui est bon pour moi ? qu’est-ce qui va se passer ? quel est le rapport de choses en moi qui va se mettre en rapport avec des choses elles-mêmes en rapports intenses et secrets ?

Je ne comprends pas tout, je devine, j’essaye.

Qui doit comprendre quoi ?

À la recherche de ?

Voilà ce que j’aurais pu faire si j’avais eu une formation, et un atelier assez grand pour construire mes essais taille réelle.

Je vais arranger tout ça, ça va bien se passer, les choses compliquées deviendront simples, je devrais construire un endroit approprié pour réfléchir à tout ça, je dois être aidé par le cadre, une table pratique, dépliante ? un toit, quelque chose de léger mais d’assez résistant quand même.

Au travail.

Finir par tout comprendre par analogie comme se révèle patiemment un ciel de puzzle.

Construire un meuble pour faire progresser ce travail, des heures penchées sur ces petits dessins noirs, un vrai bon petit Robinson qui fait au jour le jour le travail qu’il s’est fixé lui-même, une planche étroite bien poncée pour lire debout combinée à de petites étagères dessous, on y range des outils et les éléments essentiels pour bien accomplir la tâche fixée.

J’avance.

... il faudrait corriger à l’infini.

J’abandonne.

Bienvenue à la campagne.

Pommes dauphines surgelées.

Vue 360° sur la vallée.

Venez.

Bilan provisoire, il fait partout pareil, gris avec des gens dedans, post-campagne † in memoriam, ciel sale, réverbération maximum, comme si on avait installé une batterie de spots derrière une vitre opalescente de porte de clinique.

il faut faire exploser le passé dans le présent, oui, mais comment ? comment on sort ?

J’aurais dû être artiste.

Pause.

Il cherche un[e] assistant[e].





Il me faut un[e] spécialiste, on ne peut pas avoir toujours raison tout seul.


Comment s’en sortir ? sortir vers où et pourquoi ? quels sont les risques ? que faire ? pourquoi ? pour qui ? vers où ? avec quelle partie de qui relier les parties extérieures de moi ? rester seul ? combien de temps ? pourquoi ? quel intérêt ?

Et si j’arrêtais de parler tout seul, ça ne sert à rien, vous devriez vous laisser aller, pour changer, si j’arrêtais d’entendre des phrases…

Comment penser sans voix ?

Je progresse, sport de silence total, épouser ce qui se dit, technique camouflage, sage comme une image, pas un mot, on verra plus tard l’avantage de cette méthode.

Opération Perroquet Mort.

Une vie sans paroles avec juste des gestes, cure de signes, je me coule dans le mouvement des choses, je compose, je suis habile à présenter mon corps sous des rapports qui se composent directement avec les rapports qu’entretiennent les machines entre elles.

Vous devriez vous laisser aller, ils m’ont tous dit ça, pourquoi s’énerver comme ça ? vous êtes compliqué, vous n’êtes pas vivant, au sens nature, détendu, vous en faites trop, levant les yeux au ciel, alors que c’est le contraire, je ne suis pas assez compliqué pour être vivant, je suis un mécanisme pas assez artificiel pour ressembler à un vrai vivant.

Je ne le dis pas, c’est fini, maintenant Silence.
 






J’y suis, je suis déjà tout en haut, dans le vent, la terre est ronde, je suis un point saillant sur une surface courbe, me voilà sur l’extrême branche, ça va vite.


Bulles.




Je nage.
 

(O.C.)(O.K.)



> petite annonce
« sylvie aymard, c'est moi » 
« je voudrais... »
etc. etc.

>> EN POST(E) CAMPAGNE II, LE RETOUR (version audiovisuelle)

2013-11-10

la vraie vie est... veilleur

   Je ne vis pas le jour, je vis la nuit. J’aime tout dans la nuit : le silence, les lumières tamisées, les gens qui s’abandonnent. La nuit me réconcilie avec moi-même. C’est ma façon de fuir le quotidien[?]
 La journée, je vis un peu au ralenti. Je me réveille tard. (...) je suis en vrac.  (...) je cours partout, je suis toujours en retard. On dirait que la journée n’est pas faite pour moi. J’ai besoin de plus. De remplir ma vie à ras bord.  (...)
   Ma vraie vie commence vers 19 h.
(L.C.)[O.K.]