N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL
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L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
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2009-01-15
2009-01-14
comment prosscéder
Je m'appelle... et je sens mauvais je suis une brute et je désire vous posséder. Je t'aime.
cf. apprendre à savoir danser
cf. je bande : allonge-toi
cf. O+
cf. coquillage & rocher
qu'elle soit
On sait pas où elle est, on sait pas avec qui elle est, mais tant qu'il y a pas de preuve, pour nous elle est encore là ; et justement c'est ça qui doit nous motiver tous les jours à continuer. Je pense que, elle, où qu'elle soit, dans un coin de sa tête elle doit garder espoir aussi et... elle sait peut-être pas toute la mobilisation qu'il y a ici. Mais rien que parce que, elle, je suis persuadé qu'elle garde espoir là où elle est, on doit continuer à se battre, quoi qu'il arrive.
2009-01-13
2009-01-12
partant ? yes, man !
Je connais des tas de gens qui fuient la vie. (...) Parfois, dire non revient à dire oui à quelque chose de mieux. Mais, parfois, cela revient à un simple rejet, qui vous éloigne des autres. À vous de choisir ce qui vous convient le mieux, mais dites-vous bien qu'on regrette rarement les choses auxquelles on a dit oui. Alors qu'on regrette le plus souvent celles qu'on aura laissées passer.
(J.C.)
(J.C.)
2009-01-11
je suis entremêlés tous les noms de l'histoire
De nature bohème, Franz Schubert n'aura pendant toute sa courte vie que peu d'argent, mais il ne s'en souciera guère (...) Influencé par Haydn et Mozart, son art est cependant très différent. Il ne fut pas reconnu de son vivant, de nombreuses œuvres n'ayant été jouées pour la première fois que bien après sa mort. Pourtant, son sort eut pu être différent.
(W.)
On peut raisonnablement lier la composition des Impromptus au cadre des vacances que Schubert a passées avec son ami Jenger, en septembre 1827, à Graz. Ils y sont accueillis par Karl et Marie Pachler, un grand mélomane et une excellente pianiste.
(W.)
Beethoven, quelques semaines avant sa mort, aurait reçu la visite de Franz Schubert, qu’il ne connaissait pas et qu’il regrettait d’avoir découvert si tardivement. (...)
Schubert, en 1827, à propos de Beethoven (enterré le 29 mars) : « Il sait tout, mais nous ne pouvons pas tout comprendre encore, et il coulera beaucoup d’eau dans le Danube avant que tout ce que cet homme a créé soit généralement compris. »
(W.)
cf. lui aussi je suis tous les noms de l'histoire
cf. ces ânes
cf. forêtre
cf. God.Arl
(W.)
On peut raisonnablement lier la composition des Impromptus au cadre des vacances que Schubert a passées avec son ami Jenger, en septembre 1827, à Graz. Ils y sont accueillis par Karl et Marie Pachler, un grand mélomane et une excellente pianiste.
(W.)
Beethoven, quelques semaines avant sa mort, aurait reçu la visite de Franz Schubert, qu’il ne connaissait pas et qu’il regrettait d’avoir découvert si tardivement. (...)
Schubert, en 1827, à propos de Beethoven (enterré le 29 mars) : « Il sait tout, mais nous ne pouvons pas tout comprendre encore, et il coulera beaucoup d’eau dans le Danube avant que tout ce que cet homme a créé soit généralement compris. »
(W.)
cf. lui aussi je suis tous les noms de l'histoire
cf. ces ânes
cf. forêtre
cf. God.Arl
2009-01-10
2009-01-09
se prédominer
Nous sommes en relation avec toutes les parties de l'univers, ainsi qu'avec l'avenir et le passé. Il dépend de la direction et de la durée de notre attention que nous établissions le rapport prédominant qui nous paraît particulièrement déterminant et efficace.
(N.)
(N.)
2009-01-07
chercheur de temps, mineur
J'ai traqué les toujours, désossé les déesses / Goûté aux alentours, souvent changé d'adresse / Ce qui nous entoure, l'extension de nos corps / Quand nous sommes à l'écart, mineurs, chercheurs d'or.
[A.B.]
Je cherche l'or du temps.
(A.B.)
cf. au charbon !
cf. à l'écar
[A.B.]
Je cherche l'or du temps.
(A.B.)
cf. au charbon !
cf. à l'écar
2009-01-06
décorps
L’urbanisme prétendu moderne (...) nous le tenons pour passager et rétrograde.
(I.L.)
Nous avons toujours avoué qu’une certaine pratique de l’architecture (...) ne représentait pour nous qu'[un moyen] d’approche d’une forme de vie à construire.
(I.L.)
Ce que l’on veut faire d’une architecture est une ordonnance assez proche de ce que l’on voudrait faire de sa vie.
(I.L.)
L’architecture est le dernier point de réalisation de toute tentative artistique parce que créer une architecture signifie construire une ambiance et fixer un mode de vie.
(I.L.)
Le décor détermine les gestes : nous construirons des maisons passionnantes.
(I.L.)
Les chances de nouveaux comportements sont en jeu.
(I.L.)
Les dernières variations artistiques ne nous intéressent que pour la puissance influentielle que l’on peut y mettre ou y découvrir. La poésie pour nous ne signifie rien d’autre que l’élaboration de conduites [passablement] neuves, et les moyens de s’y passionner.
(I.L.)
Les belles aventures, comme on dit, ne peuvent avoir pour cadre, et origines, que les beaux quartiers. La notion de beaux quartiers changera.
Actuellement déjà on peut goûter l’ambiance de quelques zones désolées, aussi propres à la dérive que scandaleusement impropres à l’habitat, où le régime enferme cependant des masses laborieuses.
(I.L.)
Notre époque est parvenue à un niveau de connaissances et de moyens techniques qui rend possible une construction intégrale des styles de vie. Seules les contradictions de l’économie régnante en retardent l’utilisation.
(I.L.)
L'économie politique, l'amour et l'urbanisme sont des moyens qu'il nous faut commander pour la résolution d'un problème qui est avant tout d'ordre éthique.
Rien ne peut dispenser la vie d'être absolument passionnante. Nous savons comment faire.
(I.L.)
cf. chapitre : autoconditionnement
cf. sur l'urbanisation moderniste
(I.L.)
Nous avons toujours avoué qu’une certaine pratique de l’architecture (...) ne représentait pour nous qu'[un moyen] d’approche d’une forme de vie à construire.
(I.L.)
Ce que l’on veut faire d’une architecture est une ordonnance assez proche de ce que l’on voudrait faire de sa vie.
(I.L.)
L’architecture est le dernier point de réalisation de toute tentative artistique parce que créer une architecture signifie construire une ambiance et fixer un mode de vie.
(I.L.)
Le décor détermine les gestes : nous construirons des maisons passionnantes.
(I.L.)
Les chances de nouveaux comportements sont en jeu.
(I.L.)
Les dernières variations artistiques ne nous intéressent que pour la puissance influentielle que l’on peut y mettre ou y découvrir. La poésie pour nous ne signifie rien d’autre que l’élaboration de conduites [passablement] neuves, et les moyens de s’y passionner.
(I.L.)
Les belles aventures, comme on dit, ne peuvent avoir pour cadre, et origines, que les beaux quartiers. La notion de beaux quartiers changera.
Actuellement déjà on peut goûter l’ambiance de quelques zones désolées, aussi propres à la dérive que scandaleusement impropres à l’habitat, où le régime enferme cependant des masses laborieuses.
(I.L.)
Notre époque est parvenue à un niveau de connaissances et de moyens techniques qui rend possible une construction intégrale des styles de vie. Seules les contradictions de l’économie régnante en retardent l’utilisation.
(I.L.)
L'économie politique, l'amour et l'urbanisme sont des moyens qu'il nous faut commander pour la résolution d'un problème qui est avant tout d'ordre éthique.
Rien ne peut dispenser la vie d'être absolument passionnante. Nous savons comment faire.
(I.L.)
cf. chapitre : autoconditionnement
cf. sur l'urbanisation moderniste
2009-01-05
2009-01-04
au charbon !
Oui, à cette œuvre, cette idée du temps, que je venais de former, disait qu’il était temps de me mettre. Il était grand temps, cela justifiait l’anxiété qui s’était emparée de moi (...)
Je savais très bien que mon cerveau était un riche bassin minier, où il y avait une étendue immense et fort diverse de gisements précieux. Mais aurais-je le temps de les exploiter ? J’étais la seule personne capable de le faire. Pour deux raisons : avec ma mort eût disparu non seulement le seul ouvrier mineur capable d’extraire les minerais, mais encore le gisement lui-même ; or, tout à l’heure, quand je rentrerais chez moi, il suffirait de la rencontre de l’auto que je prendrais avec une autre pour que mon corps fût détruit et que mon esprit fût forcé d’abandonner à tout jamais mes idées nouvelles. Or, par une bizarre coïncidence, cette crainte raisonnée du danger naissait en moi à un moment où, depuis peu, l’idée de la mort m’était devenue indifférente.(...)
Ces morts successives, si redoutées du moi qu’elles devaient anéantir, si indifférentes, si douces une fois accomplies, et quand celui qui les craignait n’était plus là pour les sentir, m’avaient fait, depuis quelque temps, comprendre combien il serait peu sage de m’effrayer de la mort.
Or c’était maintenant qu’elle m’était devenue depuis peu indifférente que je recommençais de nouveau à la craindre, sous une autre forme il est vrai, non pas pour moi, mais pour mon livre, à l’éclosion duquel était, au moins pendant quelque temps, indispensable cette vie que tant de dangers menaçaient. Victor Hugo dit : « Il faut que l’herbe pousse et que les enfants meurent. » Moi je dis que la loi cruelle de l’art est que les êtres meurent et que nous-mêmes mourions en épuisant toutes les souffrances pour que pousse l’herbe non de l’oubli mais de la vie éternelle, l’herbe drue des œuvres fécondes, sur laquelle les générations viendront faire gaiement, sans souci de ceux qui dorment en dessous, leur « déjeuner sur l’herbe ».
(M.P.)
cf. grand temps
cf. déjeuner sur de l'herbe sous le pied dans la tombe
Je savais très bien que mon cerveau était un riche bassin minier, où il y avait une étendue immense et fort diverse de gisements précieux. Mais aurais-je le temps de les exploiter ? J’étais la seule personne capable de le faire. Pour deux raisons : avec ma mort eût disparu non seulement le seul ouvrier mineur capable d’extraire les minerais, mais encore le gisement lui-même ; or, tout à l’heure, quand je rentrerais chez moi, il suffirait de la rencontre de l’auto que je prendrais avec une autre pour que mon corps fût détruit et que mon esprit fût forcé d’abandonner à tout jamais mes idées nouvelles. Or, par une bizarre coïncidence, cette crainte raisonnée du danger naissait en moi à un moment où, depuis peu, l’idée de la mort m’était devenue indifférente.(...)
Ces morts successives, si redoutées du moi qu’elles devaient anéantir, si indifférentes, si douces une fois accomplies, et quand celui qui les craignait n’était plus là pour les sentir, m’avaient fait, depuis quelque temps, comprendre combien il serait peu sage de m’effrayer de la mort.
Or c’était maintenant qu’elle m’était devenue depuis peu indifférente que je recommençais de nouveau à la craindre, sous une autre forme il est vrai, non pas pour moi, mais pour mon livre, à l’éclosion duquel était, au moins pendant quelque temps, indispensable cette vie que tant de dangers menaçaient. Victor Hugo dit : « Il faut que l’herbe pousse et que les enfants meurent. » Moi je dis que la loi cruelle de l’art est que les êtres meurent et que nous-mêmes mourions en épuisant toutes les souffrances pour que pousse l’herbe non de l’oubli mais de la vie éternelle, l’herbe drue des œuvres fécondes, sur laquelle les générations viendront faire gaiement, sans souci de ceux qui dorment en dessous, leur « déjeuner sur l’herbe ».
(M.P.)
cf. grand temps
cf. déjeuner sur de l'herbe sous le pied dans la tombe
otto karl, tem(ps)perdu...
Nous ne sommes qu'au commencement de l'art d'écrire... Chaque vie a un thème, un titre, un éditeur, une préface, une introduction, un texte, des notes, etc. — ou peut les avoir.
(N.)
cf. o. karl
cf. une vie, une phrase
cf. God.Arl
(N.)
cf. o. karl
cf. une vie, une phrase
cf. God.Arl
poker existentiel
De la même façon, et à l'inverse, dans la vie, si j'avais « gagné vite » où que ce soit, j'aurais immédiatement su que c'était, du fait même, un dangereux signal d'alarme.
(...)
Il est facile de ne perdre que peu, si l'on garde toujours dominante la pensée que l'unité n'est jamais le coup, mais la partie.
(...)
Le mauvais joueur voit partout du bluff, et en tient compte. Le bon joueur le considère comme négligeable et suit d'abord la connaissance qu'il a de ses moyens dans chaque instant.
(G.D.)
cf. grand temps
(...)
Il est facile de ne perdre que peu, si l'on garde toujours dominante la pensée que l'unité n'est jamais le coup, mais la partie.
(...)
Le mauvais joueur voit partout du bluff, et en tient compte. Le bon joueur le considère comme négligeable et suit d'abord la connaissance qu'il a de ses moyens dans chaque instant.
(G.D.)
cf. grand temps
2009-01-03
pochoir
Les poètes chinois mettaient une vie entière pour faire coïncider leur pochardise et leur art, et les faire chanter à l'unisson avec le moins de fausses notes possibles. Ou avec des fausses notes plus spirituelles que les vraies, ce qui signe le génie.
(G.P.)
(G.P.)
2008-12-31
uni vers de l'imbécile
De génération en génération, les imbéciles se sont habitués à comprendre de travers, ou à ne pas comprendre du tout. Les premiers s'étaient peut-être contentés de faire les imbéciles. Les premiers imbéciles faisaient peut-être semblant de croire tout ce que leur disaient les Puissants, les Probes, les Purs, puis les autres ont fini par le croire en effet.
Je parle des imbéciles (...) L'univers du crétin, de l'idiot ou du fou est une création hagarde, où la vérité peut se trouver par hasard. Elle ne se trouve jamais dans l'univers de l'imbécile qui, par contre, le premier principe posé, se déduit comme un théorème. L'univers de l'imbécile est logique, l'imbécile toujours logicien, le raisonnement de l'imbécile est l'un des plus coriaces qui soient. Personne n'est plus désarmé devant l'imbécile que le sage de ce monde ; la sagesse de ce monde (...) a été inventée pour exploiter l'imbécile, elle est tout à fait impuissante à le convaincre (...)
Pour comprendre la situation de l'imbécile dans la société qui l'exploite et le protège à la fois, lui assure plus que la sécurité elle-même, cette fidélité inflexible aux apparences, (...) il faut penser à celle du bigot parmi les chrétiens. (...) Le bigot, comme l'imbécile, préfère l'abêtissement au scandale. (...) Ces malheureux préfèrent tout accepter en bloc, ce qui est une manière de tout refuser. (...) ce sont des gens qui ne veulent plus rien savoir.
(G.B.)
Je parle des imbéciles (...) L'univers du crétin, de l'idiot ou du fou est une création hagarde, où la vérité peut se trouver par hasard. Elle ne se trouve jamais dans l'univers de l'imbécile qui, par contre, le premier principe posé, se déduit comme un théorème. L'univers de l'imbécile est logique, l'imbécile toujours logicien, le raisonnement de l'imbécile est l'un des plus coriaces qui soient. Personne n'est plus désarmé devant l'imbécile que le sage de ce monde ; la sagesse de ce monde (...) a été inventée pour exploiter l'imbécile, elle est tout à fait impuissante à le convaincre (...)
Pour comprendre la situation de l'imbécile dans la société qui l'exploite et le protège à la fois, lui assure plus que la sécurité elle-même, cette fidélité inflexible aux apparences, (...) il faut penser à celle du bigot parmi les chrétiens. (...) Le bigot, comme l'imbécile, préfère l'abêtissement au scandale. (...) Ces malheureux préfèrent tout accepter en bloc, ce qui est une manière de tout refuser. (...) ce sont des gens qui ne veulent plus rien savoir.
(G.B.)
2008-12-30
ami parcours
Mais nous sommes tous des voyageurs dans ce que J.B. nomme le désert de ce monde (...) et ce que nous trouvons de meilleur en route c'est un loyal ami. Bienheureux le voyageur qui en trouve plusieurs! Nous courons le monde, en fait, pour les rencontrer. Ils sont le but et le récompense de la vie. Ils nous gardent dignes de nous-mêmes[.]
(R.-L.S.)
(R.-L.S.)
2008-12-29
r/éception
Ce que j'aime ne m'a jamais déçu, mais je ne puis supporter que d'autres soient déçus par ce que j'aime. Je souffre amèrement de la déception des imbéciles, j'en souffre à ma manière...
(G.B.)
(G.B.)
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