Non : rien ne dure fixement, même pas l'amitié. Et précisément, que rien ne dure fixement, c'est la vie même, par définition. Fixer les choses est anti-nature, ça va contre la vie, contre la santé. (Entre parenthèse : une cellule qui refuse de mourir, par exemple, s'appelle une cellule cancéreuse, et propage la maladie au reste du corps. Tout un symbole.) Mais, le malheur, c'est qu'en effet depuis toujours les hommes s'arrangent pour fuir cette réalité, par tous les moyens, toutes sortes d'expédients, d'échappatoires (illusions, religions... IDÉALISME en général — qui consiste à se mentir sur la réalité, à donner plus de voix à l'idée qu'on se fait des choses qu'à la réalité même, le réel, les lois du réel, c'est-à-dire, en ce qui nous concerne : les lois de la vie : dures, certes, à peu près insupportables même — à peu près —, mais qui n'en sont pas moins les nôtres, jusqu'à nouvel ordre ! — un nouvel ordre qui pointe son nez, d'ailleurs : par la technique.)
Enfin, pour moi, il y a pas vraiment d'amitié qui tienne, comme dit jules renard : « il n'y a pas d'ami, il n'y a que des moments d'amitié », qui vont, qui viennent, donc, qui passent... comme nous...
(O.K.)
N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL
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L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL
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2009-04-28
tout à l'éscargaux
La nature nous écrase un jour par la même intention (de nuire) qu'on écrase en aveugle un escargot en marchant dans l'herbe, une nuit.
(O.K.)
cf. huître et demi
(O.K.)
cf. huître et demi
2009-04-27
le méconnu du nord-express
L’imitation virgilienne obéit toujours à une intention précise et poursuit un projet qu’il appartient au lecteur de découvrir à travers l’écart, parfois minime, qui la sépare de son modèle, Homère ou l’un des nombreux autres écrivains (...) auxquels Virgile se mesure tout en leur rendant hommage.
(W.)
La correction des maximes (...) qui se succèdent à un rythme de plus en plus soutenu dans Poésies II [d'isidore ducasse], ne sont pas de simples retournements ; elles opèrent de véritables détournements de sens, quelquefois à la faveur d'anodins changements de temps ou de ponctuation. Nous nous trouvons ici dans l'espace ténu de ce que marcel duchamp appellera « l'inframince ». La subversion provoquée n'est pas spectaculaire, car elle s'insinue par l'intermédiaire de légères inflexions lexicales ou linguistiques aux limites de la banalité. (...) Ces infimes variations instillées au sein des maximes de ses illustres prédécesseurs sont de véritables [détonations]...
(B.M.)
cf. cf. au fond, virgile, c'est moi
cf. au fond, isidore ducasse, c'est moi
(W.)
La correction des maximes (...) qui se succèdent à un rythme de plus en plus soutenu dans Poésies II [d'isidore ducasse], ne sont pas de simples retournements ; elles opèrent de véritables détournements de sens, quelquefois à la faveur d'anodins changements de temps ou de ponctuation. Nous nous trouvons ici dans l'espace ténu de ce que marcel duchamp appellera « l'inframince ». La subversion provoquée n'est pas spectaculaire, car elle s'insinue par l'intermédiaire de légères inflexions lexicales ou linguistiques aux limites de la banalité. (...) Ces infimes variations instillées au sein des maximes de ses illustres prédécesseurs sont de véritables [détonations]...
(B.M.)
cf. cf. au fond, virgile, c'est moi
cf. au fond, isidore ducasse, c'est moi
au fond, virgile, c'est moi
Offrir (...) une épopée (...) capable de rivaliser en prestige avec l'Iliade et l’Odyssée, tel est le premier défi que Virgile avait à relever en entreprenant l’Enéide au cours des 11 dernières années de sa vie. (...) Virgile ne cache d’ailleurs nullement son ambition. Au niveau architectural le plus visible (...)
Mais l’émulation avec Homère se manifeste surtout par le nombre considérable des imitations textuelles, dont les critiques s’employèrent très tôt à dresser la liste, cela quelquefois dans une intention maligne, et pour accuser Virgile de plagiat. (...) [Or], loin qu’elle soit servile ou arbitraire, l’imitation virgilienne obéit toujours à une intention précise et poursuit un projet qu’il appartient au lecteur de découvrir à travers l’écart, parfois minime, qui la sépare de son modèle, Homère ou l’un des nombreux autres écrivains, tant grecs que latins, auxquels Virgile se mesure tout en leur rendant hommage. Ce jeu intertextuel presque illimité n’est pas la moindre source de la fascination qu’exerça toujours l’Enéide sur les lettrés.
Le second défi consistait à filtrer l’actualité (...) à travers le prisme de la légende.
(W.)
On faisait ce reproche (...) dans l'antiquité à Virgile, de couper dans la littérature alexandrine tous les passages qui le passionnaient, et ensuite de les coller de façon... faisant un peu sauter l'attention, et créant en effet une difficulté à faire se suivre les phrases qu'on lisait. Cette difficulté c'est une sorte de blanc (...), c'est une coupure (...) où le chiffre permet un peu comme dans les textes sacrés (...) d'avoir une sorte, comme ça, de ponctuation, comme le verset...
(P.Q.)
Mais l’émulation avec Homère se manifeste surtout par le nombre considérable des imitations textuelles, dont les critiques s’employèrent très tôt à dresser la liste, cela quelquefois dans une intention maligne, et pour accuser Virgile de plagiat. (...) [Or], loin qu’elle soit servile ou arbitraire, l’imitation virgilienne obéit toujours à une intention précise et poursuit un projet qu’il appartient au lecteur de découvrir à travers l’écart, parfois minime, qui la sépare de son modèle, Homère ou l’un des nombreux autres écrivains, tant grecs que latins, auxquels Virgile se mesure tout en leur rendant hommage. Ce jeu intertextuel presque illimité n’est pas la moindre source de la fascination qu’exerça toujours l’Enéide sur les lettrés.
Le second défi consistait à filtrer l’actualité (...) à travers le prisme de la légende.
(W.)
On faisait ce reproche (...) dans l'antiquité à Virgile, de couper dans la littérature alexandrine tous les passages qui le passionnaient, et ensuite de les coller de façon... faisant un peu sauter l'attention, et créant en effet une difficulté à faire se suivre les phrases qu'on lisait. Cette difficulté c'est une sorte de blanc (...), c'est une coupure (...) où le chiffre permet un peu comme dans les textes sacrés (...) d'avoir une sorte, comme ça, de ponctuation, comme le verset...
(P.Q.)
2009-04-26
théocratie générale
Donc vous appelez de vos voeux une civilisation, une société, qui serait postchrétienne...
(M.O.)(O.K.) :: 7'30''::
Dieu est mort.
(F.N.)
cf. le corps islamo-judéo-chrétien persistant
cf. le divin construit
cf. le divin déconstruit
cf. le goût du bonheur
Dieu est mort.
(F.N.)
cf. le corps islamo-judéo-chrétien persistant
cf. le divin construit
cf. le divin déconstruit
cf. le goût du bonheur
le corps judéo-islamo-chrétien persistant
(M.O.)(O.K.) :: 3'57''::
cf. théocratie généralisée
cf. chapitre : PHYSIO-LOGIQUE
cf. chapitre : AMOURÉINVENTÉ
2009-04-25
le divin déconstruit
(M.O.) :: 7'30''::
Que dire ? L'homme n'est-il qu'une méprise de Dieu ? Ou bien Dieu une méprise de l'homme ?
(F.N. — CDI 0§7)
cf. voeux pi(†)eux
2009-04-24
postsexuel
Nous avons voulu libérer le sexe, mais c'est peut-être du sexe que nous aurions dû nous libérer. Devenez postsexuel.
(M.I.)(P.M.)
Ce que j'entends par postsexuel ce n'est pas « ne plus avoir envie » de sexe (la mutation humaine n'est pas avancée à ce point), mais (dans l'état actuel des choses) réussir à ne plus en être aussi dépendant(e) : s'être dépris(e), dégagé(e) autant que possible de « la loi de l'oeuf », impérieuse, « reptilienne », toute bête, trop bête. Dont on mésestime tellement les dégâts.
(O.K.)
cf. chapitre : POSTSEXUEL
(M.I.)(P.M.)
Ce que j'entends par postsexuel ce n'est pas « ne plus avoir envie » de sexe (la mutation humaine n'est pas avancée à ce point), mais (dans l'état actuel des choses) réussir à ne plus en être aussi dépendant(e) : s'être dépris(e), dégagé(e) autant que possible de « la loi de l'oeuf », impérieuse, « reptilienne », toute bête, trop bête. Dont on mésestime tellement les dégâts.
(O.K.)
cf. chapitre : POSTSEXUEL
de ceux qui n'ont pas leur content
Une chose est nécessaire : que l'homme parvienne à être content de lui-même — que ce soit par tel ou tel genre d'art ou de poésie : ce n'est qu'alors que l'homme offre vraiment un aspect supportable ! Quiconque est mécontent de soi-même est prêt sans cesse à en tirer vengeance : nous autres en serons ses victimes, ne serait-ce que pour devoir supporter son aspect hideux ! Car la vue de la hideur rend mauvais et sombre.
(F.N. — GS§290)
Ce qui vous juge, c’est pas des valeurs qui vous seraient extérieures, c’est les affects qui viennent remplir votre mode d’existence. Vous existez de telle ou telle manière. Bien, ce mode d’existence, il est rempli, il est effectué par des affects. Ce qui vous juge c’est la nature de vos tristesses et de vos joies. Donc, vous vous jugez vous-même.
(...) Que le type qui remplit son existence d’affects tristes, eh bien, il se juge lui-même. En quel sens ? Au sens où il s’est fait le pire mode d’existence. Sans doute il a pas pu faire autrement, tout ça, ça compte pas, mais Spinoza va très loin, il nous dit, c’est des gens tellement contagieux et qui ne veulent que ça, répandre la tristesse, qu’il faut être sans pitié. Ils se jugent eux-mêmes. (...)
Vous savez, vous voyez les gens exister, les modes d’existence des gens, eh ben, il y a une certaine manière dont l’existence est juge d’elle-même.
C’est un peu ça aussi que Nietzsche (je dis pas que ça se résume à ça)... Lorsque Nietzsche dit : ne jugez pas la vie, n’osez pas juger la vie. Il dit : c’est affreux, qu’est-ce que c’est que tous ces types qui jugent la vie ? Qu’est-ce que ça veut dire ça, de quel droit vous osez juger la vie ? Donc, c’est comme Spinoza, il met en question la morale parce qu’il met en cause tout système de jugement, il met en cause tout tribunal. Mais, l’idée complémentaire de Nietzsche, c’est un tout autre sens du mot « jugement ». À savoir, s’il est impossible de juger la vie c’est parce que finalement la vie ne cesse pas de se juger elle-même, et en un tout autre sens de « jugement ». À savoir, c’est : vous avez la vie que vous méritez, n’allez pas vous plaindre, ne vous plaignez jamais, allez pas vous plaindre, ne vous plaignez jamais parce que finalement les affects que vous avez, qu’ils soient de malheur ou de joie, etc., vous les méritez ; pas du tout au sens où vous avez fait tout ce qu’il fallait pour les avoir, c’est même pas ça, mais c’est en un sens beaucoup plus malin, beaucoup plus subtil, à savoir : les affects que vous éprouvez renvoient et supposent un mode d’existence immanent. C’est là que le point de vue de l’immanence est complètement conservé. C’est un mode d’existence immanent, qui est supposé par les affects que vous éprouvez et finalement vous avez toujours les affects que vous méritez en vertu de votre mode d’existence.
(G.D.)
Comme on fait son lit, on se couche, personne ne viendra vous border. Trop de gens veulent être bordés, par une grosse maman identificatrice, ou par le médecin social des distances. Oui, que les fous, les névrosés, les alcooliques et les drogués, les contagieux, s’en tirent comme ils peuvent, notre sympathie même est que ce ne soit pas notre affaire. Il faut que chacun passe son chemin. Mais en être capable, c’est difficile.
(G.D.)
C'est au bord des larmes / que tu t'es noyée / C'est au bord des larmes / que tu as abandonné / Te regardant couler / non, je n'ai pas bougé / Je me suis contenté / d'apprendre à nager.
(C.B.)
cf. dictatumanité
cf. de ceux qui rendent content
(F.N. — GS§290)
Ce qui vous juge, c’est pas des valeurs qui vous seraient extérieures, c’est les affects qui viennent remplir votre mode d’existence. Vous existez de telle ou telle manière. Bien, ce mode d’existence, il est rempli, il est effectué par des affects. Ce qui vous juge c’est la nature de vos tristesses et de vos joies. Donc, vous vous jugez vous-même.
(...) Que le type qui remplit son existence d’affects tristes, eh bien, il se juge lui-même. En quel sens ? Au sens où il s’est fait le pire mode d’existence. Sans doute il a pas pu faire autrement, tout ça, ça compte pas, mais Spinoza va très loin, il nous dit, c’est des gens tellement contagieux et qui ne veulent que ça, répandre la tristesse, qu’il faut être sans pitié. Ils se jugent eux-mêmes. (...)
Vous savez, vous voyez les gens exister, les modes d’existence des gens, eh ben, il y a une certaine manière dont l’existence est juge d’elle-même.
C’est un peu ça aussi que Nietzsche (je dis pas que ça se résume à ça)... Lorsque Nietzsche dit : ne jugez pas la vie, n’osez pas juger la vie. Il dit : c’est affreux, qu’est-ce que c’est que tous ces types qui jugent la vie ? Qu’est-ce que ça veut dire ça, de quel droit vous osez juger la vie ? Donc, c’est comme Spinoza, il met en question la morale parce qu’il met en cause tout système de jugement, il met en cause tout tribunal. Mais, l’idée complémentaire de Nietzsche, c’est un tout autre sens du mot « jugement ». À savoir, s’il est impossible de juger la vie c’est parce que finalement la vie ne cesse pas de se juger elle-même, et en un tout autre sens de « jugement ». À savoir, c’est : vous avez la vie que vous méritez, n’allez pas vous plaindre, ne vous plaignez jamais, allez pas vous plaindre, ne vous plaignez jamais parce que finalement les affects que vous avez, qu’ils soient de malheur ou de joie, etc., vous les méritez ; pas du tout au sens où vous avez fait tout ce qu’il fallait pour les avoir, c’est même pas ça, mais c’est en un sens beaucoup plus malin, beaucoup plus subtil, à savoir : les affects que vous éprouvez renvoient et supposent un mode d’existence immanent. C’est là que le point de vue de l’immanence est complètement conservé. C’est un mode d’existence immanent, qui est supposé par les affects que vous éprouvez et finalement vous avez toujours les affects que vous méritez en vertu de votre mode d’existence.
(G.D.)
Comme on fait son lit, on se couche, personne ne viendra vous border. Trop de gens veulent être bordés, par une grosse maman identificatrice, ou par le médecin social des distances. Oui, que les fous, les névrosés, les alcooliques et les drogués, les contagieux, s’en tirent comme ils peuvent, notre sympathie même est que ce ne soit pas notre affaire. Il faut que chacun passe son chemin. Mais en être capable, c’est difficile.
(G.D.)
C'est au bord des larmes / que tu t'es noyée / C'est au bord des larmes / que tu as abandonné / Te regardant couler / non, je n'ai pas bougé / Je me suis contenté / d'apprendre à nager.
(C.B.)
cf. dictatumanité
cf. de ceux qui rendent content
2009-04-23
les autres suivaient sans y penser...
(G.D.) :: 0'24''::
cf. (version texte) la routine ça n'arrive qu'aux autres
cf. contre la misère misérable
noous philosophes
Habitants ou tout au moins hôtes de nombreuses provinces de l’esprit, évadés sans cesse des obscurs et agréables refuges (...), pleins de méchanceté à l’égard de la dépendance et de ses appâts cachés dans les honneurs, l’argent, les fonctions ou les entraînements des sens, reconnaissants même envers la détresse et les vicissitudes de la maladie parce qu’elles [v]ous affranchirent toujours de quelque règle et de son " préjugé ", reconnaissants envers le dieu, le diable, le mouton et le ver qui [v]ous habit[ai]ent, curieux jusqu’au vice, chercheurs jusqu’à la cruauté, pourvus de doigts agiles pour saisir l’insaisissable, de dents et d’estomacs pour digérer les viandes les plus indigestes, prêts à toute tâche qui réclame un esprit perçant et des sens aiguisés, prêts à n’importe quel risque grâce à [v]otre surabondance de " libre volonté ", doués d’une âme qui se montre et d’une âme qui se cache et dont personne ne pénètre aisément les ultimes desseins, animés de mobiles qui s’avouent et de mobiles qui se taisent et que personne ne peut scruter jusqu’au bout, clandestins sous des manteaux de lumière, conquérants sous [v]os airs d’héritiers et de dissipateurs, classificateurs et collectionneurs du matin au soir, avares de [v]os richesses et de [v]os tiroirs pleins, ménagers de [v]otre savoir, qu’il s’ag[ît] d’apprendre ou d’oublier, inventeurs de schémas, quelquefois fiers de [v]os tables de catégories, quelquefois pédants, quelquefois hiboux laborieux en plein jour et même, s’il le faut, épouvantails — et [alors] il le fa[llait], car [vous étiez] les amis nés, jurés et jaloux de la solitude, de [v]otre propre et profonde solitude du plein midi et du plein minuit —, voilà l’espèce d’hommes que [vous étiez, vous], les esprits libres ! Et peut-être [ne sommes-nous] pas sans [v]ous ressembler un peu, [n]ous qui ven[ons], [n]ous les nouveaux philosophes ? —
(F.N. — PDBM§44)
(F.N. — PDBM§44)
braconnÂge
Pour De Certeau, les usagers (les consommateurs) des mass media ont un espace d'autonomie : leurs pratiques d'usages.
Les consommateurs/usagers sélectionnent des éléments d'un texte ou d'un discours médiatique, les interprètent à leur manière et les mettent en relation avec d'autres éléments extérieurs.
Le quotidien est parsemé de failles, d'inventivité. Il n'y a pas de conformité dans les comportements des récepteurs.
Les usagers utilisent des stratégies et des tactiques et s'approprient d'une manière invisible la technologie. C'est ce que De Certeau appelle le braconnage.
( - )
De Certeau assimile les producteurs de sens à des propriétaires terriens qui imposent le sens des biens culturels aux consommateurs, grâce à la règlementation des usages et accès. Il compare alors les consommateurs/usagers à des "braconniers" sur ces terres, au travers des mailles du réseau imposé, mais recomposant leur quotidien par leur marche propre. De même la lecture répond à l'acte d'évidement, de mort de l'auteur, par une sélection active du fait du lecteur.
Les propriétaires élaborent des stratégies, des actions de contrôle de l'espace pour piéger les dominés qui, eux, mènent des actes de résistance consistant en des micro-libertés face au pouvoir, à une réappropriation de ce réseau imposé au consommateur, par l'intermédiaire de "ruses" ou "procédures". M. de Certeau élabore ainsi, en parallèle à la théorisation du système panoptique de M. Foucault, surveillance et contrôle par "le haut" de la société, une théorie des tactiques de résistance au champ de l'autre, subversion mais de l'intérieur et de la base même du système. Si ceux qui écrivent semblent imposer leur pouvoir à ceux qui disent et font, de Certeau montre bien que les publics ne sont pas si dominés et restent actifs devant la réception des messages qu'on leur envoie, avec des paroxysmes critiques quand le "dire" s'écarte trop du "faire".
(W.)
cf. postmédiation
Les consommateurs/usagers sélectionnent des éléments d'un texte ou d'un discours médiatique, les interprètent à leur manière et les mettent en relation avec d'autres éléments extérieurs.
Le quotidien est parsemé de failles, d'inventivité. Il n'y a pas de conformité dans les comportements des récepteurs.
Les usagers utilisent des stratégies et des tactiques et s'approprient d'une manière invisible la technologie. C'est ce que De Certeau appelle le braconnage.
( - )
De Certeau assimile les producteurs de sens à des propriétaires terriens qui imposent le sens des biens culturels aux consommateurs, grâce à la règlementation des usages et accès. Il compare alors les consommateurs/usagers à des "braconniers" sur ces terres, au travers des mailles du réseau imposé, mais recomposant leur quotidien par leur marche propre. De même la lecture répond à l'acte d'évidement, de mort de l'auteur, par une sélection active du fait du lecteur.
Les propriétaires élaborent des stratégies, des actions de contrôle de l'espace pour piéger les dominés qui, eux, mènent des actes de résistance consistant en des micro-libertés face au pouvoir, à une réappropriation de ce réseau imposé au consommateur, par l'intermédiaire de "ruses" ou "procédures". M. de Certeau élabore ainsi, en parallèle à la théorisation du système panoptique de M. Foucault, surveillance et contrôle par "le haut" de la société, une théorie des tactiques de résistance au champ de l'autre, subversion mais de l'intérieur et de la base même du système. Si ceux qui écrivent semblent imposer leur pouvoir à ceux qui disent et font, de Certeau montre bien que les publics ne sont pas si dominés et restent actifs devant la réception des messages qu'on leur envoie, avec des paroxysmes critiques quand le "dire" s'écarte trop du "faire".
(W.)
cf. postmédiation
2009-04-22
la joie-jauge
(H.B.) :: 0'46''::
Transcription et suite :
Les philosophes qui ont spéculé sur la signification de la vie et sur la destinée de l’homme n’ont pas assez remarqué que la nature a pris la peine de nous renseigner là-dessus elle-même. Elle nous avertit par un signe précis que notre destination est atteinte. Ce signe est la joie. Je dis la joie, je ne dis pas le plaisir. Le plaisir n’est qu’un artifice imaginé par la nature pour obtenir de l’être vivant la conservation de la vie ; il n’indique pas la direction où la vie est lancée. Mais la joie annonce toujours que la vie a réussi, qu’elle a gagné du terrain, qu’elle a remporté une victoire : toute grande joie a un accent triomphal.
Or, si nous tenons compte de cette indication et si nous suivons cette nouvelle ligne de faits, nous trouvons que partout où il y a joie, il y a création : plus riche est la création, plus profonde est la joie.
(H.B.)
en courant d'art
Bien qu’on dise avec raison qu’il n’y a pas de progrès, pas de découvertes en art, mais seulement dans les sciences, (...) il faut pourtant reconnaître, que dans la mesure où l’art met en lumière certaines lois, une fois qu’une industrie les a vulgarisées, l’art antérieur perd rétrospectivement un peu de son originalité.
(M.P.)
Le moyen d'expression que je développe en avant-garde me paraît aller de soi tellement, de nos jours, qu'il risque de devenir bien banal bien vite. C'est comme ça. Et toujours comme ça. Il y aura dans ce style soudain surabondance, dont découleront plein de merdes prévisibles qui lasseront les gens, naturellement, jusqu'à engendrer, selon les lois de toujours, les styles de rupture et d'opposition, histoire de rafraîchir, respirer, d'exister.
Espérons seulement, car rien n'est moins sûr dans pareille conjoncture, que d'ici-là ou un jour on aura reconnu les meilleurs et les précurseurs de ce courant d'art. Je veux dire : les bienfaiteurs.
(O.K.)
Cependant, je plains ceux qui s'étonnent naïvement d'être (...) dans un monde médiocre. Ils voudraient que la qualité soit reconnue, que la noblesse ne soit pas systématiquement marginalisée.
(G.P.)
cf. post... toujours tu m'intéresses !
cf. truffes
(M.P.)
Le moyen d'expression que je développe en avant-garde me paraît aller de soi tellement, de nos jours, qu'il risque de devenir bien banal bien vite. C'est comme ça. Et toujours comme ça. Il y aura dans ce style soudain surabondance, dont découleront plein de merdes prévisibles qui lasseront les gens, naturellement, jusqu'à engendrer, selon les lois de toujours, les styles de rupture et d'opposition, histoire de rafraîchir, respirer, d'exister.
Espérons seulement, car rien n'est moins sûr dans pareille conjoncture, que d'ici-là ou un jour on aura reconnu les meilleurs et les précurseurs de ce courant d'art. Je veux dire : les bienfaiteurs.
(O.K.)
Cependant, je plains ceux qui s'étonnent naïvement d'être (...) dans un monde médiocre. Ils voudraient que la qualité soit reconnue, que la noblesse ne soit pas systématiquement marginalisée.
(G.P.)
cf. post... toujours tu m'intéresses !
cf. truffes
le cynisme gagnant (mais pas avec tous)
(R.B.) :: 1'42''::
Note :
Un banquier qui a fait fortune a une partie du caractère requis pour faire des découvertes en philosophie, c'est-à-dire pour voir clair dans ce qui est.
(S.)
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