N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL

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2009-04-21

libération personnelle


(R.B.)(O.K.)

cf. meilleur monde
cf. prendre le taureau, pas les cornes

réhauteur

Dispensez-vous, de grâce, de songer sans cesse à punir, à blâmer, à corriger ! Il est rare que nous arrivions à changer un individu isolé : et quand nous y réussirions, peut-être insensiblement sera-ce la réussite de quelque chose d'autre : nous aussi, nous aurons été changé par lui ! Veillons bien plutôt à ce que notre propre influence sur tout ce qui est à venir contrebalance la sienne et l'emporte sur elle ! Ne luttons pas en combat direct ! — ce à quoi se ramène tout blâme, toute punition, tout désir d'améliorer. Mais élevons-nous nous-mêmes d'autant plus haut ! Rehaussons l'image de notre exemple de couleurs toujours plus lumineuses ! Obscurcissons l'autre par notre lumière ! Non! nous ne voulons point, à cause de lui, devenir obscurs nous-mêmes à l'instar de tous les punisseurs, de tous les mécontents ! Mettons-nous plutôt à l'écart !...
(F.N. — GS§321)

d'mauvaise foi

Qui ne sait mettre sa volonté dans les choses, y met au moins un sens : cela revient à croire qu'une volonté s'y trouve déjà (principe de la « foi »).
(F.N. — CDI 0§18)
... ce mensonge (...) insignifiant [fut signifiant, au contraire, et] je n'aurais pas dû [cautionner si longtemps] une personne qui en était capable. Car ce que les gens ont fait, ils le recommencent indéfiniment (...) pour une même raison permanente à la place de laquelle il[s] croi[en]t voir des raisons variées, tirées des circonstances.
[M.P.](O.K.)

cf. le bovarysme (trop) humain
cf. concentré
cf. par la dissonance cognitive
cf. mauvaise foi de rigueur

notre chaosmos, illustré


(B.A.)(O.K.)

le style c'est l'homme

LE SILENCE ÉTERNEL DE CES ESPACES INFINIS M'EFFRAIE.

Célèbre formule de blaise pascal, où la subjectivité n’est représentée que par la seule lettre « m », apparaissant en outre comme décalée, intercalée dans cette phrase distendue, minérale, qui précisément représente cet espace... et son silence...
Sans parler du verbe — final.
(O.K.) (merci à aegidius)

cf. aide à la relativisation générale

consciance

Puis j'ai fait confiance à mon instinct (...) J'ai découvert ainsi que l'instinct est le guide le plus sûr pour sortir de soi sans vraiment se quitter. Qui le renie se condamne à perdre contact avec la réalité — crois-en l'expérience d'un obstiné candidat à l'enlisement.
Avec les embarras que je m'oppose, il y a largement de quoi empoisonner une vie d'homme.
(G.P.)

cf. c'est en le faisant qu'on le fait

(r)évolution de conscience

La conscience est la dernière et la plus tardive évolution de la vie organique, et par conséquent ce qu'il y a de moins accompli et de plus fragile en elle. C'est de la vie consciente que procèdent d'innombrables faux pas, qui font qu'un animal, un être périssent avant qu'il n'eût été nécessaire — « en dépit du destin », comme dit homère. (...) Avant qu'une fonction soit développée et mûre, elle constitue un danger pour l'organisme : tant mieux si pendant ce temps elle est rudement tyrannisée ! (...) On croit que c'est là le noyau de l'homme : ce qu'il a de permanent, d'éternel, d'ultime, de plus originel ! On tient la conscience pour une quantité stable donnée ! On nie sa croissance, ses intermittences ! On la conçoit comme « unité de l'organisme » ! — Cette surestimation et cette méconnaissance ridicules de la conscience ont eu pour heureuse conséquence d'empêcher son élaboration trop rapide. Parce que les hommes croyaient déjà posséder la conscience ils se sont donné d'autant moins de mal pour l'acquérir — et, aujourd'hui encore, il n'en est guère autrement ! S'assimiler [s'incorporer] le savoir, se le rendre instinctif, voilà qui constitue une tâche absolument nouvelle, à peine discernable, dont le regard humain devine tout juste la lueur — une tâche ne peut être aperçue que par ceux qui ont compris que, jusqu'à présent, seules nos erreurs ont été incorporées et que toute notre conscience ne se rapporte qu'à des erreurs !
(F.N. — GS§11)

cf. les grandes raisons (se rencontrent)

2009-04-20

aide à la relativisation générale


:: 2'35::


:: 3'37::

cf. l'espace du temps autour
cf. le style c'est l'homme

pour faire simple

La vie, les choses sont pourtant tellement simples! de surcomplexité.
(O.K.)

cf. le bon sens philosophe

un(e) proche s'éteint, un soleil...


(A.J.)(S.P.)(O.K.) :: 1'31''::


(A.J.) :: 1'31''::

cf. notre besoin de représentation

métacréation performative


(B.)

c'est miné

[Si la vérité se trouve dans les livres, c'est] disséminée. Ici et là, au détour d'une phrase, entre deux mots, minuscule et tranchante comme du verre cassé. Beaucoup lire pour ramasser si peu, beaucoup vivre pour ne retenir dans le creux de sa paume qu'un éclat dérisoire qui s'éteindra avec le soleil.
(G.P.)

cf. au café crème
cf. un(e) proche s'éteint, un soleil...

animal on est mal

... irrité de voir l'animal-machine qui est en nous prendre le meilleur sur le reste. (...) Ce qui pèse, ce qui répète, ce qui simplifie et fonctionnalise marginalise la vraie vitalité. Chez certains, la morbidification est incroyablement avancée. Quatre-vingt-dix pour cent de la population. Autant dire l'Homme.
(G.P.)

cf. après nous les robots

-pect

— Je te prends comme tu es alors accepte-moi comme je suis.
— Non : je fais comme je le sens, tu fais comme tu le sens, ainsi que moi, et ainsi de suite.
(O.K.)

médioeuvre

En outre, toute cette musique romantique manquait d'aristocratie, elle n'était pas assez musique pour se justifier ailleurs qu'au théâtre et devant la foule ; elle fut d'emblée une musique de second ordre, peu appréciée de musiciens authentiques.
(F.N. — PDBM§245)

2009-04-18

esthéthique ®

Toute esthétique relève d'une éthique, et la révèle.
(O.k.(2009))
Non, plus. Plutôt : Toute esthétique dégage une éthique, mais elle est cette éthique : toute esthétique est une éthique en soi.
(O.k.(2012))

cf. une esthéthique ®

de là le bon et le mauvais

Nietzsche veut dire que le bien et le mal c'est (...) une mystification. (...) Spinoza, avant Nietzsche, (...) dit que (...) la vraie différence passe entre le bon et le mauvais, et que la différence du bon et du mauvais ne coïncide pas avec celle du bien et du mal. Il y a une différence fondamentale. L'art (...) d'organiser ce couple bon-mauvais dans sa différence avec bien-mal, c'est ça que Spinoza appelle une éthique.
(G.D.)

2009-04-17

fataliste =/= tragique

Ne pas confondre. En gros :
Le fataliste est celui (...) qui accepte les choses, le destin, passivement. Pour ainsi dire : mollement.
Le tragique (au sens nietzschéen) est celui qui accueille les choses, le destin, activement, en un mot : les affirme ! Et par là-même s'en rend plutôt maître, relativement. C'est d'un autre style, tonique, affirmateur, ja-sager, danseur, amant, bref, dionysiaque ; autrement classe. Le grand style, dirait nietzsche.
(O.K.)
cf. vademecum tragique
cf. « nietzschéen »
cf. les deux voies/voix de la conscience tragique

postmoderne ?

Si le modernisme se caractérise par la création de formes nouvelles, le postmodernisme réutilise des formes préexistantes. (...)
L'œuvre postmoderne se présente souvent comme un collage d'éléments hétéroclites (...) efface le temps et l'espace pour rendre toute la culture immédiatement présente, ainsi que la hiérarchie entre culture élitaire et culture populaire.
(...) là où le modernisme place l'auteur et la création au centre de son esthétique, le postmodernisme fait jouer ce rôle à l'interprétation. Le simple fait d'apporter un regard nouveau sur un texte ou une œuvre picturale amène à en faire une œuvre nouvelle. (...)
Ce regard ironique se pose aussi naturellement sur l'œuvre postmoderne elle-même, et aboutit à l'auto-commentaire.
(...) le modernisme cherche à construire une image fidèle du monde réel, en dépassant les limites de la perception humaine. Le postmodernisme s'interroge plutôt sur le statut du monde fictionnel créé par l'œuvre d'art et son rapport au monde réel...
(W.)

il boit eux

D'où vient qu'un boiteux ne nous irrite pas et qu'un esprit boiteux nous irrite ? A cause qu'un boiteux reconnaît que nous allons droit et qu'un esprit boiteux dit que c'est nous qui boitons. Sans cela nous en aurions pitié et non colère.
(B.P.)