On essaie de vivre cent jours en un, de faire plaisir à tant de monde (...) avoir toutes les sensations, tout dévorer, tout en un seul jour… On n’y arrivera pas, et c’est pour ça que la mort vient nous chercher plus tôt que les autres.
(B.H. - merci à M.E.N.)
N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL
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L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL
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2008-03-30
2008-03-29
2008-03-23
sculpture sur modèle
Il n'existe pas d'être capable d'aimer un autre être tel qu'il est. On demande des modifications, car on n'aime jamais qu'un fantôme. Ce qui est réel ne peut [qu'] être désiré, car il est réel.
[P.V.](O.K)
[P.V.](O.K)
2008-03-21
(h)auteur
Tu commences à bien jouer quand tu vois tout le terrain depuis une certaine hauteur. C'est toi, là, en bas ? Pareil pour les paysages. Course du soleil intériorisée. Soleil, lune. Fermer les rideaux.
(P.S.)
cf. le dommage et l'entrouverture
(P.S.)
cf. le dommage et l'entrouverture
2008-03-19
amorce/-morse
Chaque fois, les phrases se sont mises à fonctionner avant que je sois là, ou plutôt leur espace, leur air. J'ai continué, ce qui veut dire : garder le commencement, sans cesse.
(P.S.)
cf. l'émouvement
(P.S.)
cf. l'émouvement
2008-03-18
qu'est-ce que le style (dans l'écriture)
Une éblouissante suite d'omissions d'idées intermédiaires — et vous ne pouvez pas singer une omission, car vous ne pouvez vous empêcher, dans votre esprit, de combler de quelque manière la lacune, donc de l'effacer.
(V.N. – merci à P.S.)
(V.N. – merci à P.S.)
2008-03-17
de poule, nue comme un oeuf
La nudité est antérieure au corps, et le corps quelquefois s'en souvient.
(R.J.)
(R.J.)
2008-03-16
fairplay
Je joue jour et nuit et rien ne m'intéresse dans le monde plus que de trouver le coup juste.
(M.D.)
(M.D.)
2008-03-15
il faux bien...
Il faut bien vivre, puisqu'on ne meurt pas.
(F.C.)
Si ça devait arriver, c'est que ça devait arriver / Tout dans la vie arrive à son heure / Il faut bien qu'on vive / Il faut bien qu'on boive / Il faut bien qu'on aime / Il faut bien qu'on meure.
((B.))
(F.C.)
Si ça devait arriver, c'est que ça devait arriver / Tout dans la vie arrive à son heure / Il faut bien qu'on vive / Il faut bien qu'on boive / Il faut bien qu'on aime / Il faut bien qu'on meure.
((B.))
2008-03-11
la loi de l'o... ffre
Qui donc baise pour la baise ? Je veux dire pour frotter son truc dans un machin, et cracher sa purée, et pousser son cri ? Qui ? Pourtant c’est ainsi qu’on en parle. Entre hommes. Dans le peuple. (…) « Au départ », le grand désir, la faim, c’est le contact. Des doigts, de la peau, joue contre ventre, main dans cuisses, ventre contre ventre, joue contre joue, odeurs, chaleurs, élasticités, intimités… Intimités. Recherche éperdue de l’intime, voilà.
(F.C.)
> chapitre POSTSEXUEL
(F.C.)
> chapitre POSTSEXUEL
2008-03-04
VIdéE
Le monde moderne (...) semble avoir réussi à accorder, dans une espèce d'harmonie encore peu troublée jusqu'ici, des puissants qui dictent ce que doit être la vie et des pauvres qui ont perdu l'idée de ce qu'elle pourrait être.
(pR)
(pR)
2008-02-27
2008-02-25
destin ou 2
Malgré tout, j’aspire au succès, car je sens que je saurais drôlement
m’en servir, et je trouverais amusant d’être célèbre ; mais comment
ferais-je pour me prendre au sérieux ? Dire que, tant que nous sommes,
nous ne rions pas sans discontinuer. Mais, nouvel embarras, je désire
aussi la vie merveilleuse du raté.
(A.C.)
(A.C.)
2008-02-24
2008-02-21
chant libre
Lorenzi peignait comme l'oiseau chante, sans souci du public.
(J.P.)
L'oiseau chante sans savoir s'il sera écouté.
[P.P.P.]
(J.P.)
L'oiseau chante sans savoir s'il sera écouté.
[P.P.P.]
2008-02-19
dire tu
Faut rien dire et tout est dit.
(A.A.M.)
Quelle chance d'avoir découvert une femme qui accepte de ne rien dire ! (...) Il y a un gâtisme du couple qu'il est si facile d'éviter en se taisant. (...) On parle toujours trop.
(J.P.)
cf. on par...
cf. paroles paroles paroles
(A.A.M.)
Quelle chance d'avoir découvert une femme qui accepte de ne rien dire ! (...) Il y a un gâtisme du couple qu'il est si facile d'éviter en se taisant. (...) On parle toujours trop.
(J.P.)
cf. on par...
cf. paroles paroles paroles
2008-02-17
2008-02-16
2008-02-11
(li)la femme sauvage
Les femmes qui tentent de dissimuler leurs sentiments profonds s’étouffent. Le feu s’éteint.(...)
Chaque femme porte en elle une force naturelle riche de dons créateurs, de bons instincts et d’un savoir immémorial. Chaque femme a en elle la Femme Sauvage. Mais la Femme Sauvage, comme la nature sauvage, est victime de la civilisation. La société, la culture la traquent, la capturent, la musellent, afin qu’elle entre dans le moule réducteur des rôles qui lui sont assignés et ne puisse entendre la voix généreuse issue de son âme profonde.
Pourtant, si éloignés que nous soyons de la Femme Sauvage, notre nature instinctuelle, nous sentons sa présence. Nous la rencontrons dans nos rêves, dans notre psyché. Nous entendons son appel. C’est à nous d’y répondre, de retourner vers elle dont nous avons, au fond de nous-mêmes, tant envie et tant besoin. (...) La femme qui récupère sa nature sauvage est comme les loups. Elle court, danse, hurle avec eux. Elle est débordante de vitalité, de créativité, bien dans son corps, vibrante d’âme, donneuse de vie.
Il ne tient qu’à nous d’être cette femme-là.
(C.P.E.)
Chaque femme porte en elle une force naturelle riche de dons créateurs, de bons instincts et d’un savoir immémorial. Chaque femme a en elle la Femme Sauvage. Mais la Femme Sauvage, comme la nature sauvage, est victime de la civilisation. La société, la culture la traquent, la capturent, la musellent, afin qu’elle entre dans le moule réducteur des rôles qui lui sont assignés et ne puisse entendre la voix généreuse issue de son âme profonde.
Pourtant, si éloignés que nous soyons de la Femme Sauvage, notre nature instinctuelle, nous sentons sa présence. Nous la rencontrons dans nos rêves, dans notre psyché. Nous entendons son appel. C’est à nous d’y répondre, de retourner vers elle dont nous avons, au fond de nous-mêmes, tant envie et tant besoin. (...) La femme qui récupère sa nature sauvage est comme les loups. Elle court, danse, hurle avec eux. Elle est débordante de vitalité, de créativité, bien dans son corps, vibrante d’âme, donneuse de vie.
Il ne tient qu’à nous d’être cette femme-là.
(C.P.E.)
2008-02-10
2008-02-09
2008-02-03
inaliénable
Leur haut niveau d'études et de culture générale induisent des personnalités extrêmement critiques, conduisant à une laïcité féroce empêchant un recrutement...
(n.-i.)
(n.-i.)
2008-02-02
2008-01-28
d'une voi-x l'autr-e
Les femmes naissent et meurent dans un soprano qui paraît indestructible. Les hommes perdent leur voix d'enfant. À treize ans, ils s'enrouent, chevrotent, bêlent. Les hommes sont ces êtres dont la voix casse - des espèces de chants à deux voix. On peut les définir, à partir de la puberté : humains qu'une voix a quittés comme une mue. En eux l'enfance, le non-langage, le chant des émotions premières, c'est la robe d'un serpent.
Alors ou bien les hommes, comme ils tranchent les bourses testiculaires, tranchent la mue. C'est la voix à jamais infantile. Ce sont les castrats. Ou bien les hommes composent avec la voix perdue. On les appelle les compositeurs. Ils recomposent autant qu'ils le peuvent un territoire sonore qui ne mue pas, immuable. Ou encore ils suppléent à l'aide d'instruments les défaillances et l'abandon où l'aggravement de leur voix les a plongés. Ils regagnent de la sorte les registres aigus, à la fois puérils et maternels, de l'émotion naissante, de la patrie sonore. Ils s'en font virtuoses.
(P.Q.)
Alors ou bien les hommes, comme ils tranchent les bourses testiculaires, tranchent la mue. C'est la voix à jamais infantile. Ce sont les castrats. Ou bien les hommes composent avec la voix perdue. On les appelle les compositeurs. Ils recomposent autant qu'ils le peuvent un territoire sonore qui ne mue pas, immuable. Ou encore ils suppléent à l'aide d'instruments les défaillances et l'abandon où l'aggravement de leur voix les a plongés. Ils regagnent de la sorte les registres aigus, à la fois puérils et maternels, de l'émotion naissante, de la patrie sonore. Ils s'en font virtuoses.
(P.Q.)
2008-01-27
affinitéthique
En fait, nous trouvant amenés à prendre position sur à peu près tous les aspects de l'existence qui se propose à nous, nous tenons pour précieux l'accord avec quelques-uns sur l'ensemble de ces prises de position, comme sur certaines directions de recherche.
On a beau dire, assez rares sont les gens qui mettent leur vie, la petite partie de leur vie où quelques choix leur sont laissés, en accord avec leurs sentiments, et leurs jugements. Il est bon d'être fanatique, sur quelques points.
Loin de nous défendre de faire de ces hostilités des questions de personnes, nous déclarons au contraire que l'idée que nous avons des rapports humains nous oblige à en faire des questions de personnes, surdéterminées par des questions d'idées, mais définitives. Ceux qui se résignent se condamnent eux-mêmes : nous n'avons aucunement à sévir ; rien à excuser.
[G.-E. D. - G.J. W.]
On a beau dire, assez rares sont les gens qui mettent leur vie, la petite partie de leur vie où quelques choix leur sont laissés, en accord avec leurs sentiments, et leurs jugements. Il est bon d'être fanatique, sur quelques points.
Loin de nous défendre de faire de ces hostilités des questions de personnes, nous déclarons au contraire que l'idée que nous avons des rapports humains nous oblige à en faire des questions de personnes, surdéterminées par des questions d'idées, mais définitives. Ceux qui se résignent se condamnent eux-mêmes : nous n'avons aucunement à sévir ; rien à excuser.
[G.-E. D. - G.J. W.]
2008-01-24
futur présent de l'indicatif
En tant que micro-société provisoire, ils comptaient vivre le futur dans le présent — dans un futur présent où les outils de maîtrise déjà en place dans les sociétés les plus avancées rendraient tôt ou tard le travail superflu et les loisirs illimités.
(G.M.)
(G.M.)
2008-01-23
c'est comme l'oiseau
L’oiseau, presque tout sphérique, est certainement le sommet (...) de concentration vivante. On ne peut voir, ni imaginer même un plus haut degré d’unité. Excès de concentration qui fait la grande force personnelle de l’oiseau, mais qui implique son extrême individualité, son isolement, sa faiblesse sociale.
(J.M.)
(J.M.)
2008-01-13
roulez jeunesse
Donnez-vous des rendez-vous partout, / Dans les champs, dans les choux, / Faites-vous des baisers tout de suite, / Des serments sur le grand huit. / Le temps passe à toute vitesse, / Roulez jeunesse.
(L.C. — merci à adèle de lepostier.fr)
(L.C. — merci à adèle de lepostier.fr)
2008-01-11
le devenir ligne
On est devenu soi-même imperceptible et clandestin dans un voyage immobile. Plus rien ne peut se passer, ni s'être passé. Plus personne ne peut rien pour moi ni contre moi. Mes territoires sont hors de prise, et pas parce qu'ils sont imaginaires, au contraire : parce que je suis en train de les tracer. Finies les grandes ou les petites guerres, toujours à la traîne de quelque chose. Je n'ai plus aucun secret, à force d'avoir perdu le visage, forme et matière. Je ne suis plus qu'une ligne. Je suis devenu capable d'aimer, non pas d'un amour universel abstrait, mais celui que je vais choisir, et qui va me choisir, en aveugle, mon double, qui n'a pas plus de moi que moi. On s'est sauvé par amour et pour l'amour, en abandonnant l'amour et le moi. On n'est plus qu'une ligne abstraite, comme une flèche qui traverse le vide. Déterritorialisation absolue. On est devenu comme tout le monde, mais à la manière dont personne ne peut devenir comme tout le monde. On a peint le monde sur soi, et pas soi sur le monde.
(G.D.-F.G.)
cf. écran total
(G.D.-F.G.)
cf. écran total
2008-01-10
trouver le lieu et la formule
En fonction de ce que vous cherchez, choisissez une contrée, une ville de peuplement plus ou moins dense, une rue plus ou moins animée. Construisez une maison. Meublez-la. Tirez le meilleur parti de sa décoration et de ses alentours. Choisissez la saison et l’heure. Réunissez les personnes les plus aptes, les disques et les alcools qui conviennent. L’éclairage et la conversation devront être évidemment de circonstance, comme le climat extérieur ou vos souvenirs.
S’il n’y a pas eu d’erreur dans vos calculs, la réponse doit vous satisfaire.
(G.-E.D.)
S’il n’y a pas eu d’erreur dans vos calculs, la réponse doit vous satisfaire.
(G.-E.D.)
2007-12-17
sillage
Le poème entraîne à sa suite un long sillage de silences bavards, qui creuse une trace indélébile ; un appel d'être où s'engouffrent l'esprit et son destin.
(R.G.)
(R.G.)
2007-12-14
pour « cette clandestinité de la vie privée »
. Comment font-ils pour avoir une vie dite normale, observable, fixe, découpée, avouée ? Pour dire « ma femme et moi », par exemple ? Pour ne déclarer qu'une seule adresse, un seul amour, un seul vice, une seule tombe ? Pour se mépriser à ce point ? Contrôle, contrôle.
. C'est l'histoire d'un médecin d'une cinquantaine d'années, à l'existence apparemment normale. Tout le monde (collègues, femmes, enfants, maîtresses, patients) le croit arriviste et cynique, il s'arrange pour qu'on ait cette image de lui, alors que sa seule vraie préoccupation est d'organiser ce qu'il appelle des moments de disparition. Il a loué un studio près de chez lui, où il va s'enfermer de temps en temps en prétextant des voyages professionnels. Il dort, il va se promener dans un quartier éloigné, dîne seul, rentre, écoute de la musique, ne fait rien. Si : il lit.
(...) le personnage ne recherche aucun contact ni sexuel, ni affectif, ni même amical. Tout semble le combler, moment par moment, chaleur, pluie, trottoirs, bousculades, silences, sommeils. On dirait qu'il flotte dans un bonheur permanent sans cause. Pas d'ambition, aucune obsession, pas le moindre souci.
. La vie clandestine (...) ouvre (...) sur un pays parallèle, fuyant par-dessous. Si les [les agents secrets] pouvaient écrire leur Mémoires, on verrait sans doute que toute une existence précise, minutieuse, libère, en retrait, des hémorragies de souvenirs gratuits, à côté desquels l'imagination de la plupart des écrivains paraîtrait étroite, mesquine.
. Il faut voler du temps, une heure par-ci, une heure par-là, et parfois un quart d'heure, trente secondes, cinq minutes. On peut méditer dans les toilettes, les escaliers, les cours. S'arrêter sans motif entre deux immeubles. Marcher très lentement au troisième sous-sol d'un parking. Regarder les toits, les fenêtres, les silhouettes. Sentir à quel point on est là pour rien. Boire trois verres d'eau après un rêve. Se lever très tôt, laisser aller. S'abstenir sexuellement, ou l'inverse. Se taire ou beaucoup parler. S'allonger ou courir. Descendre dans le premier hôtel venu, écouter les bruits, repartir. Conduire une voiture au hasard, le long d'une côte. Accepter des invitations absurdes, s'amuser d'être pris pour un autre. Disparaître pendant trois mois ou un an (comme François, en ce moment, en Chine). Dire qu'on est en voyage, et rester chez soi. Se plaindre quand tout va bien (ça leur fait tellement plaisir), ne surtout rien dire quand tout va mal (ça leur ferait trop plaisir). Dérouter les Léjean, qu'ils s'appellent Fojean ou Vréjean. (...) S'entraîner sans cesse en ayant l'air désoeuvré (...). Gagner, perdre, et de nouveau gagner, perdre, gagner. Mentir, en disant la vérité. Fixer sa montre jusqu'à l'hypnose. Nager, dormir. Être aux aguets sans but, bouger sans raison. Être très sérieux, très frivole. Se reposer à fond. Tout lâcher.
. Société, famille, c'est pareil. Il faut les habituer très tôt à vos décalages, désertions, absences.
(P.S.)
. C'est l'histoire d'un médecin d'une cinquantaine d'années, à l'existence apparemment normale. Tout le monde (collègues, femmes, enfants, maîtresses, patients) le croit arriviste et cynique, il s'arrange pour qu'on ait cette image de lui, alors que sa seule vraie préoccupation est d'organiser ce qu'il appelle des moments de disparition. Il a loué un studio près de chez lui, où il va s'enfermer de temps en temps en prétextant des voyages professionnels. Il dort, il va se promener dans un quartier éloigné, dîne seul, rentre, écoute de la musique, ne fait rien. Si : il lit.
(...) le personnage ne recherche aucun contact ni sexuel, ni affectif, ni même amical. Tout semble le combler, moment par moment, chaleur, pluie, trottoirs, bousculades, silences, sommeils. On dirait qu'il flotte dans un bonheur permanent sans cause. Pas d'ambition, aucune obsession, pas le moindre souci.
. La vie clandestine (...) ouvre (...) sur un pays parallèle, fuyant par-dessous. Si les [les agents secrets] pouvaient écrire leur Mémoires, on verrait sans doute que toute une existence précise, minutieuse, libère, en retrait, des hémorragies de souvenirs gratuits, à côté desquels l'imagination de la plupart des écrivains paraîtrait étroite, mesquine.
. Il faut voler du temps, une heure par-ci, une heure par-là, et parfois un quart d'heure, trente secondes, cinq minutes. On peut méditer dans les toilettes, les escaliers, les cours. S'arrêter sans motif entre deux immeubles. Marcher très lentement au troisième sous-sol d'un parking. Regarder les toits, les fenêtres, les silhouettes. Sentir à quel point on est là pour rien. Boire trois verres d'eau après un rêve. Se lever très tôt, laisser aller. S'abstenir sexuellement, ou l'inverse. Se taire ou beaucoup parler. S'allonger ou courir. Descendre dans le premier hôtel venu, écouter les bruits, repartir. Conduire une voiture au hasard, le long d'une côte. Accepter des invitations absurdes, s'amuser d'être pris pour un autre. Disparaître pendant trois mois ou un an (comme François, en ce moment, en Chine). Dire qu'on est en voyage, et rester chez soi. Se plaindre quand tout va bien (ça leur fait tellement plaisir), ne surtout rien dire quand tout va mal (ça leur ferait trop plaisir). Dérouter les Léjean, qu'ils s'appellent Fojean ou Vréjean. (...) S'entraîner sans cesse en ayant l'air désoeuvré (...). Gagner, perdre, et de nouveau gagner, perdre, gagner. Mentir, en disant la vérité. Fixer sa montre jusqu'à l'hypnose. Nager, dormir. Être aux aguets sans but, bouger sans raison. Être très sérieux, très frivole. Se reposer à fond. Tout lâcher.
. Société, famille, c'est pareil. Il faut les habituer très tôt à vos décalages, désertions, absences.
(P.S.)
2007-12-12
conpréhensiom
« Celui qui ne comprend rien, dit Maistre par provocation, comprend mieux que celui qui comprend mal. » Vérification facile, et raison pour laquelle, sans doute, ma jolie petite concierge catholique portugaise me comprend beaucoup mieux que mes connaissances, mes proches et la plupart de mes amis.
(P.S.)
cf. l'ascésure
(P.S.)
cf. l'ascésure
2007-12-07
2007-12-02
bibliothéquologie
Un vieillard qui meurt, c'est une bibliothèque qui brûle.
Une bibliothèque est une chambre d'amis.
Étrange révélateur qu'une bibliothèque! certaines absences en disent long et toutes les présences ne sont pas significatives.
Les fonctionnaires sont comme les livres d'une bibliothèque: ce sont les plus haut placés qui servent le moins.
Que de gens sur la bibliothèque desquels on pourrait écrire: «usage externe», comme sur les fioles de pharmacie!
Il y a des gens qui ont une bibliothèque comme les eunuques ont un harem.
Paul Valéry avait lu tous les livres, et quand il mourut, il désigna du regard sa vaste bibliothèque et murmura: «Décidément, tout cela ne vaut pas un beau cul.»
Avec tout ce que je sais, on pourrait faire un livre... il est vrai qu'avec tout ce que je ne sais pas, on pourrait faire une bibliothèque.
Les bibliothèques sont particulièrement utiles pour les livres médiocres qui, sans elles, se perdraient.
Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entre dans une bibliothèque même quand il ne pleut pas.
J'en suis réduite à écrire des notes interminables dans les marges de livres qui ne sont même pas à moi mais à la bibliothèque. Un jour ou l'autre ils s'apercevront que c'est moi qui ai fait le coup et me retireront ma carte.
([A.H.A.], T.B.J., P.B, G.C., A.D., V.H., M.G., S.G., S., A.R., H.H.)
Une bibliothèque est une chambre d'amis.
Étrange révélateur qu'une bibliothèque! certaines absences en disent long et toutes les présences ne sont pas significatives.
Les fonctionnaires sont comme les livres d'une bibliothèque: ce sont les plus haut placés qui servent le moins.
Que de gens sur la bibliothèque desquels on pourrait écrire: «usage externe», comme sur les fioles de pharmacie!
Il y a des gens qui ont une bibliothèque comme les eunuques ont un harem.
Paul Valéry avait lu tous les livres, et quand il mourut, il désigna du regard sa vaste bibliothèque et murmura: «Décidément, tout cela ne vaut pas un beau cul.»
Avec tout ce que je sais, on pourrait faire un livre... il est vrai qu'avec tout ce que je ne sais pas, on pourrait faire une bibliothèque.
Les bibliothèques sont particulièrement utiles pour les livres médiocres qui, sans elles, se perdraient.
Un intellectuel, c'est quelqu'un qui entre dans une bibliothèque même quand il ne pleut pas.
J'en suis réduite à écrire des notes interminables dans les marges de livres qui ne sont même pas à moi mais à la bibliothèque. Un jour ou l'autre ils s'apercevront que c'est moi qui ai fait le coup et me retireront ma carte.
([A.H.A.], T.B.J., P.B, G.C., A.D., V.H., M.G., S.G., S., A.R., H.H.)
2007-11-27
ô gué, au guet, matelot !
Que faire quand on est au milieu du guet ? Regarder en arrière ? regarder en avant ? Être trop avancé pour revenir en arrière et retrouver la compassion de ceux qu'on a quittés. Pas assez loin pour savoir qu'en allant de l'avant on finira par s'en sortir. Nous en sommes là ; à mi-chemin de cette traversée du marais de la solitude.
(R.E.?)
>/ nechangerien
(R.E.?)
>/ nechangerien
2007-11-25
2007-11-20
2007-11-19
à la jean renoir
La force de leur plan est que, comme tous les bons plans, ils ne réglaient pas à l’avance tous les détails. Ils se sont bornés à esquisser des lignes directrices simples, et pour le reste, ils ont laissé une grande liberté d’improvisation...
([L.D.])
([L.D.])
2007-11-09
palpite
Enfant, pas de phrases !... (...) Le Jazz a renversé la valse, l’Impressionnisme a tué le « faux-jour », vous écrirez télégraphique ou vous écrirez plus du tout ! (...) Trouvez la palpite nom de foutre ! La fête est là ! Enfin ! Quelque chose ! Réveil ! Allez salut ! Robots la crotte ! Merde ! Transposez ou c’est la mort !
(L.-F.C.)
(L.-F.C.)
2007-11-05
la mesure et le vertige du travail
Jamais je n'irai conseiller à un enfant de ne rien faire. C'est extrêmement dangereux. On en vient à perdre la mesure du travail. On ne sait plus ce que c'est. Quand il vous arrive plus tard, bien plus tard, de vous mettre à travailler, on travaille comme un dératé. J'en ai vu de tristes exemples : un grand journaliste, un directeur de musée qui étaient restés dix à quinze ans sans rien faire du tout et puis s'étaient mis au travail. Ils se tuaient à la tâche. C'était un spectacle triste, à donner le vertige.
(J.P.)
(J.P.)
2007-11-04
pour une aristodémocratie
Quand j'ai appris à l'école que nous avions fait la Révolution en 1789, j'ai aussitôt pensé que ç'avait été pour donner à chaque homme tout ce dont les aristocrates avaient été seuls à profiter jusque-là (...) Pas du tout. J'ai appris très vite que les révolutionnaires s'étaient trompés sur la Révolution. Ce n'était pas faute de bons conseils. En particulier les gens de ma province avaient dit très précisément ce qu'ils en pensaient. Le cahier de doléances des habitants de Caillan, en 1789, demande que tous les Français soient anoblis (...) Mais la Révolution n'a pas du tout suivi Caillan. Elle s'est contentée de supprimer les titres : de désennoblir tous ceux qui étaient déjà nobles. [Or], est-ce qu'il revient au même de mettre en liberté tous les prisonniers d'un village, ou de mettre en prison tous les habitants ? Il me semble que c'est tout le contraire. Eh bien les Français de 91 ont plutôt été portés à mettre les gens en prison. Ils n'ont pas décidé (comme il eût été naturel) que tous les Français méritaient d'être nommés ducs. Ils ont décidé que les ducs ne valaient pas mieux que les autres Français. Ils avaient pourtant des mérites...
(J.P.)
(J.P.)
2007-11-02
lentement sûrement devenir qui on est
Que l'on devienne ce que l'on est suppose que l'on ne soupçonne pas le moins du monde de ce qu'on est. De ce point de vue, les méprises mêmes de l'existence ont leur sens et leur valeur propres tout comme les chemins détournés et les écarts du chemin épisodiques, les hésitations, les « pudeurs », le sérieux dépensé à des tâches qui se trouvent au-delà de la tâche. (...) [Car] Entre-temps ne cesse de croître en profondeur l' « idée » organisatrice, appelée à la maîtrise, — elle commence à ordonner, lentement elle ramène hors des chemins détournés et écartés, elle prépare des qualités et des capacités séparées qui, un jour, se révéleront indispensables comme moyens du tout, — elle façonne tour à tour toutes les facultés servantes, avant même de laisser transpirer quoi que ce soit de la tâche dominante, du « but », de la « fin », du « sens ». — Envisagée sous cet aspect, ma vie est tout simplement une merveille.(F.N. — EH 2§9)
La culture trace des chemins droits, mais les chemins tortueux sans profit sont ceux-là même du génie.
(W.B.)
La culture trace des chemins droits, mais les chemins tortueux sans profit sont ceux-là même du génie.
(W.B.)
2007-11-01
forêtre
J'errais, dans une décevante forêt, sur d'impossibles chemins ; voici la route : elle était toute proche. Quelques buissons, quelques arbres, et le silence intact me la dissimulaient.
(R.G.)
(R.G.)
2007-10-26
nous autres chinoises
Baudelaire pense que la fin du monde a eu lieu mais que nous ne nous en sommes pas aperçu. C'est peut-être vrai. Qu'est-ce que c'est, exister ? Nous sommes des ombres et parfois des ombres chinoises.
(H.T.)
> ex-exister
(H.T.)
> ex-exister
2007-10-24
ô netteté !
Il est certain aussi que je suis plus honnête que la moyenne. Ce qui est parfois pris pour de la provocation.
(M.H.)
Ses apparitions se veulent souvent teintées d'une « transparence radicale et assumée », signe pour ses détracteurs d'un stade ultime de snobisme, voire d'arrogance.
(W.)
(M.H.)
Ses apparitions se veulent souvent teintées d'une « transparence radicale et assumée », signe pour ses détracteurs d'un stade ultime de snobisme, voire d'arrogance.
(W.)
2007-10-21
carmen
L'amour est un oiseau rebelle / que nul ne peut apprivoiser, / et c'est bien en vain qu'on l'appelle, / s'il lui convient de refuser! / Rien n'y fait, menace ou prière, / l'un parle bien, l'autre se tait; / et c'est l'autre que je préfère, / il n'a rien dit, mais il me plaît. / L'amour! l'amour! l'amour! l'amour! / L'amour est enfant de Bohême, / il n'a jamais, jamais connu de loi, / si tu ne m'aimes pas, je t'aime, / si je t'aime, prends garde à toi!
L'oiseau que tu croyais surprendre / battit de l'aile et s'envola; / l'amour est loin, tu peux l'attendre, / tu ne l'attends plus, il est là. / Tout autour de toi, vite, vite, / il vient, s'en va, puis il revient; / tu crois le tenir, il t'évite, / tu crois l'éviter, il te tient!
(H.M. L.H.)
L'oiseau que tu croyais surprendre / battit de l'aile et s'envola; / l'amour est loin, tu peux l'attendre, / tu ne l'attends plus, il est là. / Tout autour de toi, vite, vite, / il vient, s'en va, puis il revient; / tu crois le tenir, il t'évite, / tu crois l'éviter, il te tient!
(H.M. L.H.)
2007-10-13
in media vita
Non, la vie ne m’a pas déçu ! d’année en année je l'ai trouvée au contraire plus vraie, plus désirable et plus mystérieuse — depuis le jour où m’est venue la grande libératrice, la pensée qu'il nous était permis de voir dans la vie une expérimentation de la connaissance — et non pas un devoir, non pas une fatalité, non pas une duperie ! — Et quant à la connaissance elle-même : pour autrui elle aura beau être quelque chose d'autre, quelque chose d'autre comme un lit de repos, ou bien le chemin qui mène au lit de repos, ou un divertissement ou une flânerie — pour moi elle est un monde de dangers et de victoires, où les sentiments héroïques eux aussi ont leur place de danses et de jeux. La vie comme moyen de connaissance — avec ce principe au cœur, on peut non seulement vivre avec bravoure, mais encore vivre gaiement, et rire joyeusement !
(F.N. — GS§324)
(F.N. — GS§324)
2007-10-03
la malédiction d'edgar
Edgar aimait le pouvoir mais il en détestait les aléas. Il aurait trouvé humiliant de devoir le remettre en jeu à intervalles réguliers devant des électeurs qui n'avaient pas le millième de sa capacité à raisonner. Et il n'admettait pas non plus que les hommes élus par ce troupeau sans éducation ni classe puissent menacer sa position qui devait être stable dans l'intérêt même du pays. Il était devenu à sa façon consul à vie. Il avait su créer le lien direct avec le Président qui le rendait incontournable. Aucun ministre de la Justice ne pourrait désormais se comporter à son endroit en supérieur hiérarchique direct. Il devenait l'unique mesure de la pertinence morale et politique.
(M.D.)
Je n'aurais pas dû m'accorder le droit de dire publiquement ce que je pensais. Ça me rend fou que les hommes aient le droit de me juger, alors qu'ils n'ont pas la moindre qualité d'amour, de compréhension et d'intelligence pour le faire. Je m'occuperai donc de ça moi-même. Et je me passerai de leur pardon et du mien.
(L.-F.C.)
(M.D.)
Je n'aurais pas dû m'accorder le droit de dire publiquement ce que je pensais. Ça me rend fou que les hommes aient le droit de me juger, alors qu'ils n'ont pas la moindre qualité d'amour, de compréhension et d'intelligence pour le faire. Je m'occuperai donc de ça moi-même. Et je me passerai de leur pardon et du mien.
(L.-F.C.)
2007-10-01
le progrès l'implique, et le plaisir aussi !
Les mots, les couleurs, la lumière, les sons, la pierre, le bois, le bronze appartiennent à l'artiste vivant. Ils appartiennent à qui veut les utiliser. Pillez le Louvre ! À bas l'originalité, le moi servile et stérile qui emprisonne autant qu'il crée. Vive le vol, pur, éhonté, total. Nous ne sommes pas responsables. Volez tout ce qui se présente.
(W.B.-B.G. / J.-L. H.)
(J.-L.H.) :: 0'27''::
cf. pour le détournement
(W.B.-B.G. / J.-L. H.)
(J.-L.H.) :: 0'27''::
cf. pour le détournement
2007-09-26
contre la misère misérable
Sans révolte, le miséreux reste misérable.
Absent.
Et peureux.
Vivant d'expédients existentiels.
De morale cultivée par des maîtres à penser.
À rêver.
À patienter en rond.
Et en marche — au pas.
Vers le repos de la fosse commune.
(J.-M.R.)
>/ les autres suivaient sans y penser...
>/ statistuquo
Absent.
Et peureux.
Vivant d'expédients existentiels.
De morale cultivée par des maîtres à penser.
À rêver.
À patienter en rond.
Et en marche — au pas.
Vers le repos de la fosse commune.
(J.-M.R.)
>/ les autres suivaient sans y penser...
>/ statistuquo
2007-09-24
l'impossible : un possible
Tout ce qui est fort extraordinaire ne paraît possible, à ceux qui ne sont capables que de l’ordinaire, qu’après qu’il est arrivé.
(C.d.R.)
Ils ne savaient pas que ce qu'ils désiraient faire était impossible... alors ils l'ont fait !
(M.T.)
>/ à l'insu
(C.d.R.)
Ils ne savaient pas que ce qu'ils désiraient faire était impossible... alors ils l'ont fait !
(M.T.)
>/ à l'insu
2007-09-23
vilains petits anars
L'effort des adultes est de briser toutes les habitudes des enfants, parce qu'ils soupçonnent en celles-ci un noeud de résistance et d'anarchisme.
(C.P.)
(C.P.)
2007-09-22
coquillage & rocher
C'est souvent une phrase naïve et presque sotte, dite par la femme, qui donne à l'homme l'invincible envie de baiser cette bouche enfantine, tandis que pour la femme souvent c'est au moment où l'homme est le plus grave et le plus durement logique qu'elle l'aime, elle, le plus fort.
(?)

les femmes préfèrent les monstres.
>/ king/kang
(?)

les femmes préfèrent les monstres.
>/ king/kang
2007-09-21
joseph joseph
Lass Dich fallen.
Lerne Schlangen zu beobachten.
Pflanze unmögliche Gärten.
Lade jemand Gefährlichen zum Tee ein.
Mache kleine Zeichen die "ja" sagen
und verteile sie überall im Haus.
Werde ein Freund von Freiheit und Unsicherheit.
Freue Dich auf Träume. (...)
Schaukel so hoch Du kannst mit einer Schaukel bei Mondlicht.
Pflege verschiedene Stimmungen.
Verweigere Dich verantwortlich zu sein. (...)
Mach eine Menge Nickerchen.
Gib Geld weiter. Mach es jetzt.
Das Geld wird folgen.
Lache eine Menge. Bade (...)
Träume wilde, phantasievolle Träume.
Zeichne auf die Wände. Lies jeden Tag.
Stell Dir vor, Du wärst verzaubert.
Kicher mit Kindern. Höre alten Leuten zu.
Öffne Dich. Tauche ein. Sei frei.
Preise Dich selbst. Lass die Angst fallen.
Spiele mit allem. Unterhalte das Kind in Dir.
Du bist nicht schuldig.
Baue eine Burg aus Decken.
Werde nass. Umarme Bäume.
Schreibe Liebesbriefe.
((J.B.))
Lerne Schlangen zu beobachten.
Pflanze unmögliche Gärten.
Lade jemand Gefährlichen zum Tee ein.
Mache kleine Zeichen die "ja" sagen
und verteile sie überall im Haus.
Werde ein Freund von Freiheit und Unsicherheit.
Freue Dich auf Träume. (...)
Schaukel so hoch Du kannst mit einer Schaukel bei Mondlicht.
Pflege verschiedene Stimmungen.
Verweigere Dich verantwortlich zu sein. (...)
Mach eine Menge Nickerchen.
Gib Geld weiter. Mach es jetzt.
Das Geld wird folgen.
Lache eine Menge. Bade (...)
Träume wilde, phantasievolle Träume.
Zeichne auf die Wände. Lies jeden Tag.
Stell Dir vor, Du wärst verzaubert.
Kicher mit Kindern. Höre alten Leuten zu.
Öffne Dich. Tauche ein. Sei frei.
Preise Dich selbst. Lass die Angst fallen.
Spiele mit allem. Unterhalte das Kind in Dir.
Du bist nicht schuldig.
Baue eine Burg aus Decken.
Werde nass. Umarme Bäume.
Schreibe Liebesbriefe.
((J.B.))
2007-09-19
bavardage philosophe
Le philosophe parle, mais c'est une faiblesse en lui, et une faiblesse inexplicable ; il devrait se taire, coïncider en silence, et rejoindre dans l'être une philosophie qui y est déjà faite. Tout se passe au contraire comme s'il voulait mettre en mots un certain silence en lui qu'il écoute. Son oeuvre entière [orale ou écrite] est cet effort absurde.
(M. M.-P.)
cf. mail de motivation
cf. carré noir sur carré blanc sur fond blanc
(M. M.-P.)
cf. mail de motivation
cf. carré noir sur carré blanc sur fond blanc
2007-09-17
2007-09-16
hypothèse sur le bonheur
Le caractère ensoleillé de tes plus anciens souvenirs est lié au soleil de Heidi, un soleil de montagne sur un alpage et un troupeau. Un soleil de dimanche matin avec fleurs et cloches. Le bonheur est peut-être simplement la réalisation pleine et effective d'un cliché. Tu as eu la chance de vivre des années Heidi.
(M.B.)
(M.B.)
2007-09-14
homlet
Être ou ne pas être / Telle est toujours la question / Et y a toujours jamais person / Qui y répond.
(N.F.)
(N.F.)
même longueur d'ondes entre les lignes
Seuls les livres qui nous éclairent nous-mêmes ont de la valeur. Ce sont les livres qu'ils faut rechercher, auxquels il faut consacrer du temps — des livres qu'il faut lire et relire, méditer. En matière de livres la quantité est tout à fait indifférente. Et ceci est aussi vrai dans le registre de la lecture que de l'écriture.
(C.T.)
Peu de lectures, mais simples, fortes, qui laissent traces.
(J.M.)
... je cherche presque toujours refuge auprès des mêmes livres, en petit nombre au fond, les livres qui pour moi ont fait leurs preuves. Il n'est peut-être pas dans ma manière de lire beaucoup et dans tous les genres : une salle de lecture me rend malade. (...)
(F.N. - EH2§3)
cf. re-li-re
cf. partenaires particuliers
(C.T.)
Peu de lectures, mais simples, fortes, qui laissent traces.
(J.M.)
... je cherche presque toujours refuge auprès des mêmes livres, en petit nombre au fond, les livres qui pour moi ont fait leurs preuves. Il n'est peut-être pas dans ma manière de lire beaucoup et dans tous les genres : une salle de lecture me rend malade. (...)
(F.N. - EH2§3)
cf. re-li-re
cf. partenaires particuliers
2007-09-13
« On ne part pas. »
Parmi l'énumération nombreuse des droits de l'homme que la sagesse du XIXe siècle recommence si souvent et si complaisamment, deux assez importants ont été oubliés, qui sont le droit de se contredire et le droit de s'en aller.
(C.B.)
cf. le droit
cf. le droit s'en aller
(C.B.)
cf. le droit
cf. le droit s'en aller
2007-09-12
sortie de sous-terrain
Penser sa vie et vivre sa pensée. (A.C.-S.)
Agir en homme de pensée et penser en homme d'action. (H.B.)
Agir en homme de pensée et penser en homme d'action. (H.B.)
2007-09-10
de sous la terre
L'underground, c'est (...) savoir faire un pas de côté, se risquer à faire ce que l'époque ne prend pas en compte.
(J.-F. B.)
cf. the great artist of to(day)morrow
cf. l'art règle l'exception
(J.-F. B.)
cf. the great artist of to(day)morrow
cf. l'art règle l'exception
2007-09-07
la place (pas nette) des grands hommes
Les nations n'ont de grands hommes que malgré elles, comme les familles. Elles font tous leurs efforts pour n'en pas avoir. Et ainsi, le grand homme a besoin, pour exister, de posséder une force d'attaque plus grande que la force de résistance développée par des millions d'individus.
(C.B.)
>/ le grand homme (philosophe)
(C.B.)
>/ le grand homme (philosophe)
2007-09-05
la raison des fourmis...
Pourtant c'est bien normal, y faut qu' les fourmis bouffent / Mais c'est plus fort que moi, y faut qu' je voie le mal partout /
Je suis in, inadaptée.
(B.F.)
Je suis in, inadaptée.
(B.F.)
2007-08-07
« la routine ça n'arrive qu'aux autres »
Les autres suivaient sans y penser les chemins appris une fois pour toutes, vers leur travail et leur maison, vers leur avenir prévisible. Pour eux déjà le devoir était devenu une habitude, et l'habitude un devoir. Ils ne voyaient pas l'insuffisance de leur ville. Il croyaient naturelle l'insuffisance de leur vie. Nous voulions sortir de ce conditionnement, à la recherche d'un autre emploi du paysage urbain, de passions nouvelles.
(G.D.)
cf. (version audio) les autres sans y penser...
(G.D.)
cf. (version audio) les autres sans y penser...
2007-07-14
la france buissonnière
...et poursuivit sa route qui n'était autre que celle que voulait sa monture. Car il était persuadé qu'en cela consistait l'essence des aventures.
(M.d.C)
(M.d.C)
2007-07-12
désir n
Je n'ai pas peur de la route / Faudrait voir, faut qu'on y goûte / Des méandres au creux des reins / Et tout ira bien / (...) Le vent nous portera.
(B.C.)
(B.C.)
2007-07-10
acte 1, scène 0
Je dédie cette aventure (...) aux jeunes gens d'aujourd'hui fatigués de la littérature pour leur prouver qu'un [«] roman [»] peut aussi être un acte.
(B.C.)
(B.C.)
2007-07-09
l'aire de la trentaine
C'est à trente ans que nous comprenons que, pour la première fois de notre vie, l'espoir n'est plus exclusivement situé dans l'avenir, mais aussi dans le passé. C'est à trente ans que nous apprenons à espérer à l'envers, à attendre autant d'hier que de demain, aussi heureux d'avoir encore à vivre longtemps que d'avoir un peu vécu déjà. Il existe, à cet âge, une sorte de futur à rebours qui, loin de se confondre avec le chagrin, contient non seulement ce que nous sommes, mais ce que nous n'avons pas encore achevé d'être. Il est trop tard pour le rêve, mais trop tôt pour le remords, et c'est cet espace intermédiaire, cette interface entre le monde des morts et celui des mortels qu'explore l'âge de trente ans. Nous visitons plus souvent les jours enfouis, nous partons en voyage dans les années abolies. Nous n'avons plus pour seule obsession celle du temps à remplir, et nous nous tournons volontiers vers le temps rempli.
Il m'avait fallu atteindre l'âge de trente ans, aussi distant du début de la vie que du début de la mort pour admettre, dans ce monde sans cesse parcouru par les mouvements convulsifs des êtres qui se cherchent l'un l'autre, que l'amour est la seule réalité possible. Toujours précaire, puisque tel est le destin d'une flamme, il était plus simple qu'à vingt ans parce que j'avais la force, enfin, de le préférer au reste. (...)
Je n'avais plus, à trente ans, à ce moment de l'existence où les certitudes deviennent des hypothèses, le souci de la fonction ni le goût de la carrière. La réussite est la forme la plus subtile de l'échec.(...)
Grâce à l'amour, la politique n'existait pas, ni les salaires, ni les cours de la Bourse. La mondialisation ne venait pas jusque dans mon lit. Autiste, irresponsable, imbécile et buté, j'acceptais enfin, à trente ans, d'éprouver une réalité parallèle à la réalité sociale du monde.
J'avais appris à ne plus vouloir être riche (...) Ce que j'avais appelé autrefois la survie n'était finalement que la vie, et l'avenir, qui m'avait semblé infini, je commençais à comprendre qu'il ne serait que la succession de journées minuscules que j'aurais à remplir sans mourir.
Notre corps est là, livré à ce qui lui reste à vivre, attendant sa fin quand nous rions, pleurons, discutons, relisons un chef-d'oeuvre. À vingt ans, nous n'imaginons jamais que nous aurons trente ans un jour. Mais à trente, nous savons que nous en avons déjà presque quarante, que ce presque, de proche en proche, s'appelle la mort.
La mort n'est pas soudaine ; elle est millimétrique. (...)
C'est la dernière fois, à trente ans, que ce corps marche aussi bien, qu'il sait si bien faire l'amour aux femmes ; plus instruit qu'à vingt ans, nous sommes plus vigoureux qu'à quarante. Nous savons la fragilité d'un instant, et c'est pourquoi chaque caresse pèse davantage, ployant sous le poids de l'approche de cette fin qui ne vient jamais, mais qui pourtant est déjà là, sur nos épaules. À trente ans, nous pouvons faire l'amour à des filles de vingt ans et à des femmes de quarante. Nous sommes les meilleurs observateurs de l'amour, situés à la meilleure place. Au centre géométrique de l'amour. Nous sommes le barycentre de la vie sexuelle. Le temps, à trente ans, se gaspille encore un peu, mais nous savons reconnaître qu'il s'agit d'un gâchis. Tout devient plus grave — et par conséquent plus précieux.
Les années passent vite, mais les secondes sont dilatables à l'infini dès lors que nous les chargeons d'étreintes, de souvenirs d'étreintes, de perspectives d'étreintes. Entre avenir et passé, le moment présent balance, hésite, et se prolonge sous un drap, mêlé de peau, de sueur et de griffes, la nuit, à l'aube, le jour, viens, tu es belle, je suis jeune et je suis vieux, j'ai trente ans : le meilleur âge pour aimer.
(Y.M.)
2007-07-08
à la truffe
Tout est en mouvement. Il suffit d'avancer pour vivre, d'aller droit devant soi, vers [tout ce] que l'on aime.
(P.E.)[O.K.]
> vademecum !
(P.E.)[O.K.]
> vademecum !
la réalisé
Au moment des Renaissances italienne et française, l'avènement de la bourgeoisie a valorisé l'art comme activité séparée de l'ensemble des productions humaines...
On reprochera aux dadaïstes d'avoir voulu supprimer l'art sans le réaliser, et aux surréalistes d'avoir cru pouvoir réaliser l'art sans le supprimer.
((A.C.))
> untro postartiste
On reprochera aux dadaïstes d'avoir voulu supprimer l'art sans le réaliser, et aux surréalistes d'avoir cru pouvoir réaliser l'art sans le supprimer.
((A.C.))
> untro postartiste
2007-07-07
du vagabondage (2)
... parce qu’au lendemain il faut être en forme, la ville est à nous : on taille les rues, les places, les squares, à la dure, à l’arrache, la poche en bandoulière. C’est par les pieds, qu’on se fait une idée de la ville ; avant de filer sur un coup de tête. Mais tant qu’on y est on trace ou déambule, on cueille les fruits des branches qui dépassent... du privé : pommes, poires, figues... et le reste en sandwichs. Toujours on se contente d’assez peu à vivre beaucoup ; et les besoins qu’on a, eh ben... on les fait un peu partout ! — par jeu, et en attendant le rétablissement des toilettes publics, et dignes de ce nom. Sinon alors on rentre dans les mairies et les IUT pour se laver la chatte et regorger nos bouteilles d’eau... publique, grâce « à quoi » on se mijote un peu de pastis local, qu’on rafraîchit comme on peut à la flotte des fontaines... publiques, où trempent nos pieds ; ou alors dans l’eau méditerranée, qu’ici à marseille on ira trouver au large de la ville, et non moins en plein arrondissement, pour se retrouver direct à siester sur d’espèce de pavés en se disant que décidément la plage n’est sûrement pas très loin — dessous.
(o.K.)
(o.K.)
du vagabondage (1)
Je traînai des mois en france, évitant les gendarmes et les hôtels, traversant Nivernais, Bourbonnais, Auvergne, Cévennes, Provence, tout à pied. C'était le début de l'été. Je dormais n'importe où, vivais de pain et de fromage, de fraises ou de cerises cueillies dans la campagne. Il faut si peu d'argent. Je ne comprends pas qu'il y ait si peu de vagabonds. J'invite ceux qui aiment la liberté à la grande promenade. (...) Les fruits sont gratuits. Le vin ? Se le faire offrir. Méthodes ? Nombreuses. (...) L'important c'est d'être gai et d'avoir l'air jeune. On n'aime pas les vieux qui traînent sur les routes. Ne comptez pas sur les filles. Un garçon qui passe et qui vit de rien, ça ne les attire pas du tout. Quelques femmes mûres peut-être — si ça vous dit — mais je ne le conseille pas. Ça amollit pour pas grand-chose. Le meilleur, c'est de garder l'oeil et le jarret vifs. Enfin, inutile de partir si vous êtes angoissé. Le vagabondage demande une âme légère dans un corps dur.
(J.P.)
(J.P.)
2007-07-05
zombies
Ne les réveillez pas / Ils sont dans leur sommeil / Comme de petits soldats / Raisins sur une treille / Qu’on ne cueillera pas /Au milieu des vallons / Et des vallées sans nombre / Regardez-les dans l’ombre / De jouets insignifiants
(G.M.)
> objection du vivant
(G.M.)
> objection du vivant
2007-07-01
pas à pas
Ceux qui envisagent le but dès les premiers pas, ceux qui veulent la certitude d'y atteindre avant de marcher n'y arrivent [pas].
(A.L.)
(A.L.)
2007-06-29
d'avant-garde « on dirait... »
S'il m'arrivait de mourir prématurément, pour ainsi dire... là, cette année, ou juste après. Je dois filmer ce qui me plaît, pas ce qui est moche, ou qui m’intéresse simplement, non : filmer ce qui me plaît — de vivre !
(K.)
(K.)
on dirait « on dirait... »
(Pendant toutes les années précédentes (époque de l'Académie), il y avait eu pour moi un contraste désagréable entre la vie et le travail, l'un empêchait l'autre, je ne trouvais pas de solution. Le fait de vouloir copier un corps à heures fixes, et un corps qui m'était par ailleurs indifférent, me semblait une activité fausse à sa base, et qui me faisait perdre des heures de vie).
Il ne s'agissait plus de présenter une figure extérieurement ressemblante, mais de vivre et de ne réaliser que ce qui m'avait affecté, ou que je désirais.
(A.G.)
Il ne s'agissait plus de présenter une figure extérieurement ressemblante, mais de vivre et de ne réaliser que ce qui m'avait affecté, ou que je désirais.
(A.G.)
2007-06-24
copierCOPIERcopierCOPIERcopier
Depuis que j'ai vu des reproductions d'oeuvres d'art, et cela remonte à ma plus lointaine enfance, cela se mêle à mes plus anciens souvenirs, j'ai eu l'envie immédiate de copier toutes celles qui m'attiraient le plus et ce plaisir de copier ne m'a plus jamais quitté.
(A.G.)
(A.G.)
2007-06-22
On ira
On partira de nuit, l'heure où l'on doute/ Que demain revienne encore / Loin des villes soumises, on suivra l'autoroute / Ensuite on perdra tous les nord / On laissera nos clés, nos cartes et nos codes / Prisons pour nous retenir / Tous ces gens que l'on voit vivre comme s'ils ignoraient / Qu'un jour il faudra mourir / Et qui se font surprendre au soir / Oh belle, on ira / On partira toi et moi, où?, je sais pas/ Y a que les routes qui sont belles / Et peu importe où elles nous mènent / Oh belle, on ira / On suivra les étoiles et les chercheurs d'or / Si on en trouve, on cherchera encore.
On n'échappe à rien pas même à ses fuites / Quand on se pose on est mort / Oh j'ai tant obéi, si peu choisi, petite / Et le temps perdu me dévore / On prendra les froids, les brûlures en face / On interdira les tiédeurs / Des fumées, des alcools et des calmants cuirasses / Qui nous a volé nos douleurs / La vérité nous fera plus peur / Oh belle, on ira / On partira toi et moi, où?, je sais pas / Y a que des routes qui tremblent / Les destinations se ressemblent / Oh belle, tu verras / On suivra les étoiles et les chercheurs d'or / On s'arrêtera jamais dans les ports.
Belle, on ira / Et l'ombre de nous rattrapera peut-être pas / On ne changera pas le monde / Mais il nous changera pas /
Ma belle, tiens mon bras / On sera des milliers dans ce cas, tu verras / Et même si tout est joué d'avance, on ira, on ira / Même si tout est joué d'avance / A côté de moi / Tu sais y a que les routes qui sont belles / Et crois-moi, on partira, tu verras / Si tu me crois, belle / Si tu me crois, belle / Un jour on partira / Si tu me crois, belle / Un jour.
On n'échappe à rien pas même à ses fuites / Quand on se pose on est mort / Oh j'ai tant obéi, si peu choisi, petite / Et le temps perdu me dévore / On prendra les froids, les brûlures en face / On interdira les tiédeurs / Des fumées, des alcools et des calmants cuirasses / Qui nous a volé nos douleurs / La vérité nous fera plus peur / Oh belle, on ira / On partira toi et moi, où?, je sais pas / Y a que des routes qui tremblent / Les destinations se ressemblent / Oh belle, tu verras / On suivra les étoiles et les chercheurs d'or / On s'arrêtera jamais dans les ports.
Belle, on ira / Et l'ombre de nous rattrapera peut-être pas / On ne changera pas le monde / Mais il nous changera pas /
Ma belle, tiens mon bras / On sera des milliers dans ce cas, tu verras / Et même si tout est joué d'avance, on ira, on ira / Même si tout est joué d'avance / A côté de moi / Tu sais y a que les routes qui sont belles / Et crois-moi, on partira, tu verras / Si tu me crois, belle / Si tu me crois, belle / Un jour on partira / Si tu me crois, belle / Un jour.
2007-06-20
leçon de vie d'un post(hume?)
j'avais pourtant plein de choses à dire. je vais à l'essentiel. ce qui est certain c'est que l'expérience de la vie a été géniale. finalement, je m'en suis bien tiré. j'ai évité les contraintes et multiplié les situations intenses. quand je repense à tous les fous rires, à toutes les émulations intellectuelles collectives, à tous les plaisirs, à toutes les transgressions, à tous les mauvais coups, je suis vraiment très content. (...) ce que j'ai le plus aimé c'est les rues des villes que j'ai parcourues, sans arrêt, sans jamais m'en lasser (...). et abuser des choses jusqu'à m'en rendre malade, jusqu'à l'écoeurement. et puis surtout toutes ces ivresses avec ou sans drogue. putain ça fait tellement de souvenirs. (...) salut à tous, portez des coups à ce système de merde, soyez ingérables, amusez-vous bien, soyez malins. rien n'était vrai. tout était permis.
(D.S.)
(D.S.)
2007-06-18
sensibilité vs sentimentalisme
A-t-on remarqué que les individus hypersensibles ne sont pas sentimentaux ? Et que les individus sentimentaux sont très peu sensibles ? Le préjugé courant prétend le contraire. C'est le monde à l'envers.
(P.S.)
(P.S.)
2007-06-17
à la Ponson du Terrail
D'une main il leva son poignard, et de l'autre il lui dit : « tes mains à toi sont aussi froides que celles d'un serpent. »
((A.P.d.T.))
((A.P.d.T.))
2007-06-16
déclaration
Moi je veux continuer à vivre. Et continuer ça veut dire aimer. Ça ne peut vouloir dire que ça. Alors j'ai décidé que j'allais vous aimer. D'ailleurs je t'aime déjà.
Vous allez me gifler ?
(C.G.)
cf. des pieds poétHiques dans le (calme) plat poétHique
cf. CHAPITRE : pour l'art rencontre
Vous allez me gifler ?
(C.G.)
cf. des pieds poétHiques dans le (calme) plat poétHique
cf. CHAPITRE : pour l'art rencontre
2007-06-15
l'art règle l'exception
Car il y a la règle et il y a l'exception. Il y a la culture qui est la règle, et il y a l'exception, qui est de l'art. Tous disent la règle, ordinateur, T-shirts, télévision, personne ne dit l'exception, cela ne se dit pas. Cela s'écrit, cela se compose, cela se peint, cela s'enregistre. Ou cela se vit, et c'est alors l'art de vivre. Il est de la règle de vouloir la mort de l'exception, il sera donc de la règle de l'Europe de la culture d'organiser la mort de l'art de vivre qui fleurit encore à nos pieds. Quand il faudra fermer le livre, ce sera sans regretter rien. J'ai vu tant de gens si mal vivre, et tant de gens mourir si bien.
(J.-L.G.)
cf. de sous la terre
cf. N(ième) le maudit
(J.-L.G.)
cf. de sous la terre
cf. N(ième) le maudit
2007-06-14
antifuite
Nous avons aussi besoin de relations qui « décoiffent », nous transforment. Elles correspondent à des attentes — souvent inconscientes —, à des possibilités en nous inexploitées jusque-là. Certaines personnes — agressives, provocatrices — peuvent nous agacer ou nous déplaire, mais elles nous permettent d'avancer, de grandir. Ces relations inconfortables sont parfois le meilleur moyen de renouveler notre énergie.
(Psychologies magazine, n°230)
cf. des pieds poéthiques dans le (calme) plat poéthique
cf. inégalités (utiles)
(Psychologies magazine, n°230)
cf. des pieds poéthiques dans le (calme) plat poéthique
cf. inégalités (utiles)
EN PHrASE
Je fais certainement de la peinture et de la sculpture et cela depuis toujours, depuis la première fois que j'ai dessiné ou peint, pour mordre sur la réalité, pour me défendre, pour me nourrir, pour grossir ; grossir pour mieux me défendre, pour mieux attaquer, pour accrocher, pour avancer le plus possible sur tous les plans, dans toutes les directions, pour me défendre contre la faim, contre le froid, contre la mort, pour être le plus libre possible ; le plus libre possible pour tâcher — avec les moyens qui me sont aujourd'hui les plus propres — de mieux voir, de mieux comprendre ce qui m'entoure, de mieux comprendre pour être le plus libre, le plus gros possible, pour dépenser, pour me dépenser le plus possible dans ce que je fais, pour courir mon aventure, pour découvrir de nouveaux mondes, pour faire ma guerre, pour le plaisir ? pour la joie ? de la guerre, pour le plaisir de gagner et de perdre.
(A.G.)
> henri, tome A
> pourquoi écrire quand même
(A.G.)
> henri, tome A
> pourquoi écrire quand même
2007-06-13
écriture automatique
Même si la vie ne vaut le coup / lorsqu'on y pense qu'après coup / même si la vie ne vaut la peine / que lorsqu'on roule à perdre haleine.
(B.B.)
> l'imprudence
(B.B.)
> l'imprudence
une vie, une phrase
Il y a cette idée d'une phrase unique, qui s'étirerait tout au long de notre existence, une phrase qui durerait aussi longtemps que nous durons, et parlons.
(C.T.)
(C.T.)
2007-06-12
objection passée goût
Désormais ce ne sont plus nos arguments, c'est notre goût qui décide contre le christianisme.
(F.N.)
> point g.
(F.N.)
> point g.
2007-06-09
sur le champ...
Nous sommes venus, nous autres, trop tôt ou trop tard. Nous aurons fait ce qu’il y a de plus difficile et de moins glorieux : la transition.
(G.F.)
(G.F.)
2007-06-02
truffes
Le goût du public est tout faux, résolument faux, il va vers le faux, le truqué, aussi droit, aussi certainement que le cochon va vers la truffe, d'instinct inverti, infaillible, vers la fausse grandeur, la fausse force, la fausse grâce, la fausse vertu, la fausse pudeur, le faux bonhomme, le faux chef-d'oeuvre, le tout faux, sans se fatiguer.
(L.-F.C.)
(L.-F.C.)
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