N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL

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2009-04-21

(r)évolution de conscience

La conscience est la dernière et la plus tardive évolution de la vie organique, et par conséquent ce qu'il y a de moins accompli et de plus fragile en elle. C'est de la vie consciente que procèdent d'innombrables faux pas, qui font qu'un animal, un être périssent avant qu'il n'eût été nécessaire — « en dépit du destin », comme dit homère. (...) Avant qu'une fonction soit développée et mûre, elle constitue un danger pour l'organisme : tant mieux si pendant ce temps elle est rudement tyrannisée ! (...) On croit que c'est là le noyau de l'homme : ce qu'il a de permanent, d'éternel, d'ultime, de plus originel ! On tient la conscience pour une quantité stable donnée ! On nie sa croissance, ses intermittences ! On la conçoit comme « unité de l'organisme » ! — Cette surestimation et cette méconnaissance ridicules de la conscience ont eu pour heureuse conséquence d'empêcher son élaboration trop rapide. Parce que les hommes croyaient déjà posséder la conscience ils se sont donné d'autant moins de mal pour l'acquérir — et, aujourd'hui encore, il n'en est guère autrement ! S'assimiler [s'incorporer] le savoir, se le rendre instinctif, voilà qui constitue une tâche absolument nouvelle, à peine discernable, dont le regard humain devine tout juste la lueur — une tâche ne peut être aperçue que par ceux qui ont compris que, jusqu'à présent, seules nos erreurs ont été incorporées et que toute notre conscience ne se rapporte qu'à des erreurs !
(F.N. — GS§11)

cf. les grandes raisons (se rencontrent)

2009-04-20

aide à la relativisation générale


:: 2'35::


:: 3'37::

cf. l'espace du temps autour
cf. le style c'est l'homme

pour faire simple

La vie, les choses sont pourtant tellement simples! de surcomplexité.
(O.K.)

cf. le bon sens philosophe

un(e) proche s'éteint, un soleil...


(A.J.)(S.P.)(O.K.) :: 1'31''::


(A.J.) :: 1'31''::

cf. notre besoin de représentation

métacréation performative


(B.)

c'est miné

[Si la vérité se trouve dans les livres, c'est] disséminée. Ici et là, au détour d'une phrase, entre deux mots, minuscule et tranchante comme du verre cassé. Beaucoup lire pour ramasser si peu, beaucoup vivre pour ne retenir dans le creux de sa paume qu'un éclat dérisoire qui s'éteindra avec le soleil.
(G.P.)

cf. au café crème
cf. un(e) proche s'éteint, un soleil...

animal on est mal

... irrité de voir l'animal-machine qui est en nous prendre le meilleur sur le reste. (...) Ce qui pèse, ce qui répète, ce qui simplifie et fonctionnalise marginalise la vraie vitalité. Chez certains, la morbidification est incroyablement avancée. Quatre-vingt-dix pour cent de la population. Autant dire l'Homme.
(G.P.)

cf. après nous les robots

-pect

— Je te prends comme tu es alors accepte-moi comme je suis.
— Non : je fais comme je le sens, tu fais comme tu le sens, ainsi que moi, et ainsi de suite.
(O.K.)

médioeuvre

En outre, toute cette musique romantique manquait d'aristocratie, elle n'était pas assez musique pour se justifier ailleurs qu'au théâtre et devant la foule ; elle fut d'emblée une musique de second ordre, peu appréciée de musiciens authentiques.
(F.N. — PDBM§245)

2009-04-18

esthéthique ®

Toute esthétique relève d'une éthique, et la révèle.
(O.k.(2009))
Non, plus. Plutôt : Toute esthétique dégage une éthique, mais elle est cette éthique : toute esthétique est une éthique en soi.
(O.k.(2012))

cf. une esthéthique ®

de là le bon et le mauvais

Nietzsche veut dire que le bien et le mal c'est (...) une mystification. (...) Spinoza, avant Nietzsche, (...) dit que (...) la vraie différence passe entre le bon et le mauvais, et que la différence du bon et du mauvais ne coïncide pas avec celle du bien et du mal. Il y a une différence fondamentale. L'art (...) d'organiser ce couple bon-mauvais dans sa différence avec bien-mal, c'est ça que Spinoza appelle une éthique.
(G.D.)

2009-04-17

fataliste =/= tragique

Ne pas confondre. En gros :
Le fataliste est celui (...) qui accepte les choses, le destin, passivement. Pour ainsi dire : mollement.
Le tragique (au sens nietzschéen) est celui qui accueille les choses, le destin, activement, en un mot : les affirme ! Et par là-même s'en rend plutôt maître, relativement. C'est d'un autre style, tonique, affirmateur, ja-sager, danseur, amant, bref, dionysiaque ; autrement classe. Le grand style, dirait nietzsche.
(O.K.)
cf. vademecum tragique
cf. « nietzschéen »
cf. les deux voies/voix de la conscience tragique

postmoderne ?

Si le modernisme se caractérise par la création de formes nouvelles, le postmodernisme réutilise des formes préexistantes. (...)
L'œuvre postmoderne se présente souvent comme un collage d'éléments hétéroclites (...) efface le temps et l'espace pour rendre toute la culture immédiatement présente, ainsi que la hiérarchie entre culture élitaire et culture populaire.
(...) là où le modernisme place l'auteur et la création au centre de son esthétique, le postmodernisme fait jouer ce rôle à l'interprétation. Le simple fait d'apporter un regard nouveau sur un texte ou une œuvre picturale amène à en faire une œuvre nouvelle. (...)
Ce regard ironique se pose aussi naturellement sur l'œuvre postmoderne elle-même, et aboutit à l'auto-commentaire.
(...) le modernisme cherche à construire une image fidèle du monde réel, en dépassant les limites de la perception humaine. Le postmodernisme s'interroge plutôt sur le statut du monde fictionnel créé par l'œuvre d'art et son rapport au monde réel...
(W.)

il boit eux

D'où vient qu'un boiteux ne nous irrite pas et qu'un esprit boiteux nous irrite ? A cause qu'un boiteux reconnaît que nous allons droit et qu'un esprit boiteux dit que c'est nous qui boitons. Sans cela nous en aurions pitié et non colère.
(B.P.)

2009-04-16

au fond, bruce lee, c'est moi


(O.K.) :: 7'00""::

Note :
Qui a appris à mourir, il a désappris à servir.
(M.d.M.)

mail de motivation

Je crois, j'ai même le sentiment que ce blog va vraiment m'alléger et me permettre de me taire enfin, de finir par me taire — enfin. C'est tellement ce que je voudrais : me taire. Du moins, ne plus me répéter ! Auprès de l'un(e) puis de l'autre, et des autres... Ça sert à ça, d'écrire, je crois. Ou plutôt, c'est une des motivations de l'acte d'écrire. Parce que, pour ce qui est de servir à ne pas se répéter, l'écriture, c'est pas dit. Quant à se répéter d'un auteur à l'autre, ça, c'est dit ! Et redit. Voilà pourquoi, moi, je les compile ! Voilà pourquoi mon écriture à moi, ici, c'est de les compiler, avant tout. Après tout...
(O.K.)

cf. bavardage philosophe
cf. taire

dévotion à la désacralisation des femmes

C'est l'homme qui a créé la femme. De quoi donc ? D'une cote de son dieu — de son « idéal »...
(F.N. — CDI 0§13)

Casanova aime les femmes : il les décrit comme il les aime, c'est-à-dire sans dévotion. Mais laforgue [premier traducteur-censeur de casanova, XIXe siècle], lui, est déjà féministe : ils les respecte, il les craint, il annonce déjà des légions de professeurs prudes, notamment philosophes, nouveau clergé qui va remplacer l'ancien.
(P.S.)

Sans parler ici des femmes romantiques, le problème des hommes malheureux de romantisme est, presque par définition, qu'ils idéalisent les femmes, c'est-à-dire en entretiennent une conception inadéquate à la réalité.
Leur romantisme les rend d'ailleurs piètres baiseurs, et du coup d'autant plus romantiques... suite à la fuite (crac!) de leurs adorées. C'est l'un des cercles du romantisme. À la base, il faudrait leur apprendre ; les guérir de cet idéalisme qui les maintient dans une sacralisation (issue de l'interdit symbolique) des femmes.
S'intimider devant les filles, pour les avoir sacralisées à la base, c'est encore bafouer d'une certaine manière leur égalité effective avec les hommes. Or, ce que les filles « attendent », il me semble, et qui manque par conséquent rarement de les séduire, c'est qu'on les traite justement en égales, en véritables égales, c'est-à-dire qu'on les traite — du moins celles qui nous plaisent, humainement —, qu'on les aborde à peu près de la même façon qu'on le ferait avec un type qui nous plairait également [désolé pour l'affreux style]. C'est ceux qui ont compris ça, c'est-à-dire intégré le féminisme, soit, mais sans s'y arrêter, qui n'ont pas pris ce combat légitime pour une vérité établie mais bien pour ce qu'il est — un combat, avec l'excès que ça suppose pour atteindre son but ; et sachant, en outre, que l'évolution des sensibilités, en l'occurrence celles de la majorité des femmes, accuse toujours un retard sur celle des idées —, c'est ceux-là, donc, ceux qui ont compris ça, mais aussi, c'est vrai, ceux qui en donnent bêtement l'impression (auprès de certaines filles crédules ou au moins aussi aliénées qu'eux) pour n'avoir jamais rien intégré du féminisme, c'est en tout cas ceux-là qui « raflent » presque tout (le succès). Après quoi les malheureux romantiques (pléonasme !), hyperpolicés, cérébraux, s'étonnent, se désolent et s'enragent le plus souvent contre ladite légèreté des femmes, leur cruauté, leur inconstance, leur inconséquence, ou je ne sais quoi.
Pourtant le vice est dans leur pré-jugé à eux, qui leur fait voir et vivre les femmes comme trop étrangères, trop essentiellement différentes. Ce qui les dissuade d'un effort sérieux d'identification même relative, grâce auquel, par exemple, ils reconnaîtraient qu'être idéalisé par un tiers ne peut qu'intimider et inhiber et donc faire fuir quiconque attend au contraire qu'on l'aime, réellement, pour ce qu'il est, de plain-pied, le plus terre-à-terrement possible, le plus humainement qui soit.
Je terminais à l'instant par « ou je ne sais quoi », alors que je sais très bien! quand moi-même je me re-trouve en peine, par un re-flux de mon incorporée culture moderno-judéo-islamo-chrétienne, de les aborder effectivement d'égal à égale, sans la moindre sacralité parasite, sur le même pied, le même ton camarade, décontracté, terre-à-terre, que n'importe qui.
(O.K.)

Il n'était jamais à l'aise, quoi. Et quelqu'un qui n'est pas à l'aise vous met mal à l'aise aussi.
(M.N.)

cf. king/kang
cf. apprendre à savoir danser

2009-04-15

l'art de rencontrer d'aimer

La culture c'est la règle, l'art c'est l'exception. (J.-L. G.)

(P.S.)(D.R.)(O.K.) :: 7'57''::


SAVOIR FLAIRER
cf. flair play


ÉCOUTER DE LA MUSIQUE ENSEMBLE
Pour savoir où on en est avec quelqu'un, il suffit d'écouter de la musique ensemble. Le moindre désaccord nerveux vient faire tache dans les intervalles, mais si le son passe sans rencontrer personne, c'est le signe que tout va bien. Et tout allait bien, il faut que je le dise, au risque de faire convulser (...) la marché constant du pathétique obligatoire. « Jusqu'à présent, dit Lautréamont (...), on a décrit le malheur pour inspirer la terreur, la pitié. je décrirai le bonheur pour inspirer leurs contraires. » (...) Qui vante la pitié vante la terreur. Et réciproquement. C'est usant. Personne ne veut jamais admettre la complicité entre le goût du malheur, la plainte romantique, le sentimentalisme apitoyé et la vraie brutalité sanglante. (...)
Les terroristes sont de grands sentimentaux ; les apologistes de la pitié sont des terroristes.
(P.S.)

MARCHER ENSEMBLE
J'en reviens au fait de marcher dehors à côté de quelqu'un : tu peux faire une analyse morale et psychique exacte du quelqu'un en question rien qu'à sentir comment son corps réagit à distance au tien. S'il y a un infime désaccord harmonique, une résistance sourde presque imperceptible, la fausse note de la double allure, ton opinion est faite : il y a comme un défaut chez l'autre, plus qu'un défaut, la preuve d'un malentendu définitif qui sera révélé tôt ou tard. (...) Dans mon cas, l'estimation d'un individu ou d'une individue s'enracine en ce point très précis. D'où ma joie, le plus souvent, à marcher seule.
(P.S.)

SAVOIR SE PARLER
Le psychologue américain John Gottman de l'université de Washington aux Etats-Unis estime qu'il existe une sorte de modèle mathématique permettant de prévoir le succès d'une relation avec un taux de réussite de 94%.
C'est, selon lui, en étudiant les premières minutes d'une conversation menée par les deux partenaires d'un couple autour d'un sujet important pour celui-ci que l'on peut dire si oui ou non, ils vivront une longue aventure.
Ce sont des centaines de séances filmées qui ont constitué la base de travail de Gottman et de son équipe, assistés d'éminents mathématiciens recrutés pour cautionner l'aspect scientifique de l'étude.
Chacune d’entre elles se déroulait selon le même scénario : une discussion où l'homme et la femme s'affrontent sur un thème à propos duquel ils sont en désaccord. Ce n'est pas la dispute en soi qui a intéressé les chercheurs mais bien plus l'attitude des deux partenaires en train d'argumenter et de s'opposer.
Pour situer le moment où la discussion emprunte un chemin sans issue, les psy ont entrepris de mesurer les pulsations cardiaques et autres manifestations physiologiques symptomatiques de l'humeur des sujets étudiés. Même en se disputant, on peut réussir à produire des connections émotionnelles liées aux sentiments que l'on éprouve pour l'être aimé, parvenant ainsi à ne pas stagner dans une logique d'affrontement.
On peut rire pour se décrisper, mais on peut aussi se montrer incapable de produire ces connections. On se trouve alors sous la menace potentielle du divorce car on atteint très vite un état de saturation nerveuse où l'on n'accepte plus rien.
Le résultat mathématique de l'étude a permis d'établir que les couples qui conservent leur calme et se respectent mutuellement sur 80% du temps de discussion alors qu'ils sont en train d'argumenter, ont des chances d'aller longtemps ensemble.

ultime critère esthé..tique

La seule critique que l'on puisse faire de ces tableaux c'est qu'on n'a pas envie de sauter au cou d'aucun des artistes. (...) si j'avais connu Balzac, j'aurais essayé de lui voler un baiser.
(A.C.)

Je suis amoureux de Mozart comme une jeune fille.
(S.K.)

Il se ne doutait pas de l'exaltation où nous jetait l'idée de son talent. Sans doute qu'il ignorât notre admiration (...) mais, attardés à un âge où l'enthousiasme ne peut rester silencieux et transportés dans une vie où l'incognito semble étouffant, nous [lui] écrivîmes une lettre signée de nos noms...
(M.P.)

cf. l'art de la vie

l'a(rt) vie

... on était soudain devenu si amoureux, en voyant ce portrait magique, qu'on ne pensait plus qu'à courir le monde pour retrouver la journée enfuie, dans sa grâce instantanée et dormante.
(M.P.)