N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL

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2009-04-13

l'éthique philosophique

qu'est-ce qu'un philosophe


d'un philosophe, c'est-à-dire d'un [H]omme qui pense par lui-même, consulte avant tout sa propre expérience, médite aussi ce que disent les autres et fait un usage réfléchi du langage. Il fallait poser cela au départ parce que nous ne savons presque rien... (J.-F.B.)


(M.O.)(O.K.) :: 0'37''::

cf. les espèces de « philosophes », et : le philosophe
cf. anti(quitter la) philosophie moderne

devenez postmoderne

Il faut être relativement postmoderne.
(O.K.)
Devenez à votre tour un sauvage postmoderne.
(F.C.)

cf. a spi r an t sauvage (moderne)

de nouvellxs voies

Chaque jour se fraient sous nos yeux de nouvelles voies de passage entre les domaines autrefois cloisonnés de l'art, de la technique, de l'éthique, de la politique, etc. Des objets inclassables, des “attracteurs étranges” – pour paraphraser une fois de plus les physiciens – nous incitent à brûler les vieilles langues de bois, à accélérer des particules de sens à haute énergie, pour débusquer d'autres vérités.
(F.G.)

cf. postmédiation
cf. félix ottoguattari
cf. devenez postmoderne

bruce lee, maître d'art général


(B.L.) :: 0'52''::

cf. « sylvie aymard, c'est moi »

l'artistisant dénatureur de ruines

Depuis le début des années 80, Georges Rousse (...) transforme puis photographie des lieux abandonnés. L’artiste a toujours aimé ces lieux de solitude, hors du temps, suspendus entre la vie et la mort, propices à la méditation. Voyageur infatigable, il parcourt le monde en quête d’usines désaffectées, de maisons oubliées, de bâtiments voués à la destruction.

Pour quelques jours, pour quelques semaines, il prend possession de ces lieux vides, et transforme l’espace au gré de son imagination. De son intervention naît une image virtuelle, visible en un point unique, et dont l’artiste garde la trace par une photographie.

Georges Rousse est l'auteur d'une oeuvre décousue, fondée sur des emprunts (notamment à l'in situ), recyclés à des formats qui permettent d'être très fortement représentés dans nombre de galeries européennes.
(W.)

cf. l'exploration urbaine

2009-04-10

pour le détournement


(G.D.) :: 1'30''::
Les idées s'améliorent. Le sens des mots y participe. Le plagiat est nécessaire. Le progrès l'implique. Il serre de près la phrase d'un auteur, se sert de ses expressions, efface une idée fausse, la remplace par l'idée juste.

Le détournement est le langage fluide de l'anti-idéologie. Il apparaît dans la communication qui sait qu'elle ne peut prétendre détenir aucune garantie en elle-même et définitivement. Il est, au point le plus haut, le langage qu'aucune référence ancienne et supra-critique ne peut confirmer. C'est au contraire sa propre cohérence, en lui-même et avec les faits praticables, qui peut confirmer l'ancien noyau de vérité qu'il ramène. Le détournement n'a fondé sa cause sur rien d'extérieur à sa propre vérité comme critique présente.

Ce qui, dans la formulation théorique, se présente ouvertement comme détourné, en démentant toute autonomie durable de la sphère du théorique exprimé, en y faisant intervenir par cette violence l'action qui dérange et emporte tout ordre existant, rappelle que cette existence du théorique n'est rien en elle-même, et n'a à se connaître qu'avec l'action historique, et la correction historique qui est sa véritable fidélité.
(G.D.)

cf. au fond, isidore ducasse, c'est moi
cf. le progrès l'implique, et le plaisir aussi !
cf. citétranse

2009-04-09

lu

lucille
de l'originale... — signée Michel Jonasz —

:: 5'36''::

à la reprise épurée fulgurante — signée Mathieu Boogaerts —

:: 1'02''::

cf. la naissance du lecteur
cf. citétranse

cf. journal de m...
cf. où le blues continue

2009-04-08

s'impliquer

Le vrai est [apparemment] trop simple, il faut y arriver toujours par le compliqué.
(G.S.)

cf. k.o.

2009-04-06

oeuvrécriture

. Dans notre société mercantile, il faut (...) arriver à une « oeuvre » : il faut construire, c'est-à-dire terminer une marchandise. Pendant que j'écris, l'écriture est de la sorte à tout instant aplatie, banalisée, culpabilisée par l'oeuvre à laquelle il lui [faudrait] concourir. Comment écrire, à travers tous les pièges que me tend l'image collective de l'oeuvre ?

. Piège de l'infatuation : donner à croire qu'il accepte de considérer ce qu'il a écrit comme une « oeuvre », passer d'une contingence d'écrits à la transcendance d'un produit unitaire, sacré.

. Je jouis continûment, sans fin, sans terme, de l'écriture comme d'une production perpétuelle, d'une dispersion inconditionnelle, d'une énergie de séduction...

. Et pourtant : plus je me dirige vers l'oeuvre, et plus je descends dans l'écriture ; j'en approche le fond insoutenable ; un désert se découvre ; il se produit, fatale, déchirante, une sorte de perte de sympathie : je ne me sens plus sympathique (aux autres, à moi-même). C'est à ce point de contact entre l'écriture et l'oeuvre que la dure vérité m'apparaît : je ne suis plus un enfant. Ou bien, est-ce l'ascèse de la jouissance que je découvre ?
(R.B.)

à peine perdue

Ce qu'il y a de vécu dans ce livre, je n'ai pas l'intention de le rendre sensible à des lecteurs qui ne s'apprêtent en toute conscience à le revivre.
(R.V.)
En réalité, chaque lecteur est, quand il lit, le propre lecteur de soi-même.
(M.P.)
Ce qu'il y a de manqué dans l'écriture reflète aussi le manque chez le lecteur, en tant que lecteur et plus encore en tant qu'homme. Si la part d'ennui à l'écrire transparaît dans une certaine part d'ennui à le lire, ce ne sera là qu'un argument de plus pour dénoncer le manque à vivre.
(R.V.)

cf. savoir lire

k.o.

. Le meilleur ordre d'un livre, c'est de n'en avoir pas, afin que le lecteur y découvre le sien.

. De ce chaos sortiront quelque jour des formules qui tireront à bout portant sur nos ennemis.


Entre-temps, que la phrase à relire fasse son chemin. La voie vers la simplicité est la plus complexe...
(R.V.)

cf. la naissance du lecteur
cf. savoir lire
cf. b.-a. banalités
cf. citétranse

2009-04-05

b.-a. banalités

La banalité, c'est le discours sans le corps.
En somme, ce qu[e j']écris procéderait d'une banalité corrigée.
(R.B.)

Jamais je n'ai prétendu révéler du neuf, lancer de l'inédit sur le marché de la culture. Une infime correction de l'essentiel importe plus que cent innovations accessoires. Seul est nouveau le sens du courant qui charrie les banalités.

Depuis le temps qu'il y a des hommes, et qui lisent Lautréamont [isidore ducasse], tout est dit et peu sont venus pour en tirer profit. Parce que nos connaissances sont en soi banales, elles ne peuvent profiter qu'aux esprits qui ne le sont pas.

Le monde moderne doit apprendre ce qu'il sait déjà, devenir ce qu'il est, à travers une immense conjuration d'obstacles, par la pratique. (...)
On n'échappe à la banalité qu'en la manipulant, en la dominant, en la plongeant dans le rêve, en la livrant au bon plaisir de la subjectivité.
(R.V.)

cf. pour le détournement
cf. B.A.nal
cf. bah, l'existence

2009-04-02

bah, l'existence.


Retrouver le b.a.-ba de l'existence.
(J.L.-G.)(O.K.) :: 0'10''::

c'est con mais dition

Ce que je lui demandais était beaucoup plus important qu'elle ne le croyait car pour arriver à penser, il faut faire des choses très simples qui vous mettent en bonne condition.
(J.-L.G.)