N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL

> page d'accueil

2016-01-19

(se) débattre

Veiller à moins se débattre dans le débat – qu'à s'ébattre.
(O.K.)

Nous n'aimons pas la rectification de nos opinions ; il faudrait au contraire s'y prêter et s'y offrir, notamment quand elle vient sous forme de conversation, non de leçon magistrale. À chaque opposition on ne regarde pas [assez] si elle est juste ; mais à tort ou à raison comment on s'en débarrassera. Au lieu de lui tendre les bras, nous lui tendons les griffes. (...)  La cause de la vérité devrait être la cause commune de l’un et de l’autre. Ainsi le débat nous instruit et le débat nous construit. Débattre nous confronte à l’autre ainsi qu’à nous-même. L’échange révèle nos idées et nos limites au gré de la conversation.
(M.d.M.)

> devrions être ensemble philosophe(s) 
> de l'auberge « philosophie » / philosavis  
> de la con-versation
Cela dit :
> objection ou votre honneur

2016-01-12

conscientifique de la mort

O.K. — J'ai moi-même bien longtemps et fermement défendu l'idée de la mort radicale après la vie, mais... (...) En dernière instance, on n'a pas plus de preuves de la mort après la vie que d'une vie après la mort. (...) Tout compte fait, on n'a des preuves de rien ; mais juste des croyances à opposer à d'autres croyances.

D.J. — Ça dépend de comment tu définis la mort... matérielle ? cérébrale ? consciente ? etc.

O.K. — (...) Disons (...) : « spirituelle » (sic) ? Ou : subjective ? Ou encore : « psychologique » ?

— (...) est-ce que ça implique l'idée d'une partie non-matérielle à la vie (esprit, conscience...) ? quelque chose qui serait une propriété immatérielle émergente du substrat corps ? et qui pourrait s'en détacher tout en existant indépendamment (pour faire bouger des verres par exemple) ?

O.K. — Non pas immatérielle ni indépendante, non.
(Eh oui, pour le concevoir, il faut ouvrir une voie dans sa « tête », un angle (mort)... déplier cette intelligence entendue de la chose... Comme souvent, pour avoir quelque chance de capter un peu otto karl ; )

— Mais quand les arrangements se défont (le corps et le cerveau pourrissent puis sont recyclés)... Comment la propriété qui était une émergence de ces arrangements pourrait poursuivre son existence ? À moins de théorie sur des dimensions supérieures, je sèche...

 O.K. — Déjà : « Non pas immatérielle ni indépendante », donc (cette hypothétique forme de survivance),  donc, dans la mesure où, selon moi, rien ne l'est dans le réel, par définition. Rien n'est proprement immatériel, même ledit « immatériel », ni absolument indépendant, évidemment. Déjà. Un. Hein ? Cette éventuelle survivance, si elle y est liée, dépendrait évidemment de la mort du corps.
Ensuite, dans ce que tu dis là, et même pré-tends, est-ce qu'il y aurait pas une grosse part d'impensé, et qui te ferait... sécher ? (...) Exemple, ici : « la propriété qui était une émergence de ces arrangements » ? Ah bon ? Et qui s'y réduit, c'est bien ça ? Mais qui nous le dit, ça ? Sinon le bon sens bien actuel, la bonne et (trop) évidente doxa du jour – scientifique/scientificoïde, y compris, sinon avant tout. Mais... est-ce qu'on sait seulement d'où on vient ? et si ladite conscience, de nature encore bien mystérieuse, au fond, ne dépasse pas l'activité strictement cérébrale ? qui semble pourtant bien y avoir sa part : donc, effectivement dépendance (...) ! Mais sans s'y réduire ? Sans se réduire à cette dépendance, à cette association ? En quel honneur, sinon ? Sinon en celui d'un matérialisme réductionniste somme toute bien prétentieux, au lieu d'être scientifiquement modeste ? Comme je le suis, au contraire. Eh oui eh oui, haha...
Tant de choses nous échappent encore... Et on serait assuré de ça ? de cette Vérité (de bon sens) ? Alors qu'au fond, on ne comprend rien... de ce qu'on fout là, etc. Non mais, quelle arrogance, n'est-ce pas, de croire que le Matériel se réduit bien sagement à ce qu'on en conçoit aujourd'hui, en  2016 après Jésus Machin. Alors que dans l'ensemble on a vraiment pas de quoi faire les fanfarons sur ce qu'on comprend... des tenants et aboutissants du réel. De ses dimensions, oui, et donc ses éventuelles sinon très probables « dimensions supérieures », comme tu dis, ou dimensions autres, en tout cas. Oui.
Enfin. Est-ce qu'on sait vraiment, avec certitude et vérité, d'où (nous) vient notre conscience, et si les êtres vivants ou pas n'en ont pas ? Même ces êtres qui n'ont pas de cerveau, à nos yeux à nous – yeux officiels, excusez du peu –, et qui pourtant se meuvent, ou éprouvent manifestement des choses ou palpitent, comme nous. Est-ce qu'on est bien sûr, bien assuré, et pas un peu trop, à propos de notre conscience (bien mystérieuse, d'origine, et délirante, de fait) de n'en avoir pas eue avant ni plus du tout après la naissance et le fonctionnement bien « normal » de notre cerveau ? Et justement tellement dépendante du cerveau peut-être, que... on en est là aujourd'hui, à penser que non, que le cerveau fait tout, que tout ça vient de lui, relève de lui et de lui seul.
Entre ceux qui pensent ça aujourd'hui, bien comme il faut, en toute suffisance, et moi (qui m'interroge, interroge et élargis tout ça...), quel est le plus « scientifique », après tout ? Ha. Je me demande...

2016-01-08

la vie postmort(m)em ?

... ce que nous prenons pour une certitude scientifique “il n’y a rien après la mort”, ne repose sur aucune preuve.
(...)
Des milliers de gens racontent avoir vécu un état de conscience éveillé alors qu’ils étaient en état de mort cérébrale.
(...)
Est-ce une activité résiduelle dans le cerveau ? La persistance d’un esprit, d’une âme indépendante capable de lui survivre ? Aujourd’hui, cette hypothèse est prise très au sérieux par une partie du monde médical.
(...)
Je savais qu[e mon père] aurait aimé participer à une telle expérience. J’ai caché des objets dans son cercueil. Je n’en ai parlé à personne, pas même à ma femme. Mon hypothèse était la suivante : mon père est vivant quelque part, aussi je lui demande de dire à des médiums que je vais aller interroger quels sont ces objets. (...) Mon père y est parvenu. C’est stupéfiant, incroyable, extraordinaire ! Les résultats de mon test [semblent] accrédite[r] l’hypothèse que la vie se poursuit après la mort [et communique avec la nôtre].
(...)
Fraude, mentalisme, autosuggestions [?] Seul dans une pièce, coupé de tout, [le médium] obtient la même communication claire et précise avec des défunts. (S.A.)[O.K.]

[Les médiums] ont une hyper-intuition stupéfiante. La qualité d’un médium se juge à sa façon d’être à la fois présent avec nous tout en parvenant à faire le vide pour se connecter à ce monde invisible. La plupart des gens ne sont pas capables de discerner ce qui provient de leur intuition de ce qui constitue leur imagination. (S.A.)

[Les différents médiums sollicités] ont tous capté plusieurs défunts de ma famille en plus de mon père. Voilà un autre point stupéfiant : les médiums ont décrit les mêmes personnes, parfois en donnant leurs noms. Croire que ces résultats sont dus à un heureux hasard est irrationnel. (S.A.)

Des éléments rationnels m’ont convaincu que la vie n’est pas réductible à notre existence [«] physique [»]. Ensuite, ce que les médiums m’ont expliqué de la mort a fait naître en moi l’intuition que la façon dont mon père a vécu son existence colore sa vie après la mort. Ce n’est pas une vision religieuse ni morale de l’existence, c’est un fait observé par des médiums : ce que l’on réalise de notre vivant a un impact sur notre vie d’après. (S.A.)

Un lama tibétain m’avait dit : “Si vous voulez savoir à quoi ressemblera votre mort, regardez vos rêves.”  (S.A.)

La mort ne nous délivre pas, comme par magie, de nos défauts, de nos blessures non soignées. Mais (...) les êtres vivants comme les morts peuvent s’apaiser et guérir.

D’où l’intérêt de travailler sur soi quand on est [dans cette vie]. (S.A.)

Dans notre société où la spiritualité a disparu, une majorité de gens meurent sans savoir ce qu’il y a après ; il semble qu’ils soient un peu perdus une fois de l’autre côté… (S.A.)

Si vous êtes mort et que vous voyez vos proches inconsolables, vous aurez probablement envie de rester près d’eux pour essayer de leur dire que tout va bien. (...) En cas de décès brutal ou accidentel, certains défunts ne savent pas qu’ils sont morts. C’est une constante quand la mort est subite : ils ont plus de difficulté(s) à la réaliser. (S.A.)

Cela peut-il avoir un lien avec la physique quantique ? 
Pourquoi pas ! Que nous dit-elle ? Que la réalité, ce que l’on perçoit comme un monde de matière, n’est pas constituée de matière [au sens étroit] mais de vibrations qui échappent au temps et à l’espace. Existerait-il dans notre cerveau des zones capables de percevoir ce monde quantique et, par là même, les esprits immatériels des défunts ? (S.A.)

Même les médecins et les infirmiers qui travaillent en soins palliatifs le décrivent. C’est, par exemple, une vieille dame en parfaite santé mentale qui dit : “Vous voyez mon mari assis dans le fauteuil ? Il m’attend.” Elle seule le voit. C’est comme si, à l’approche de la mort, les deux mondes se rapprochaient. (S.A.)

2016-01-01

du cercle mort/vie/cieux

En dernière instance, on n'a pas plus de preuves de la mort après la vie que d'une vie après la mort.
(O.K.)

On oppose
qu'après
la mort
la vie
ce serait
fini
ou l'infini

Mais tout ça
n'est guère
qu'une foi
contre une autre
deux fois
rien d'autre
(O.K. – Mes Quantiques)

Et si, en matière de conscience individuelle, la mort n'était que pareille au jour après la nuit, ou la nuit après le jour, que la veille après le sommeil ou le sommeil après la veille, que l'hiver après l'automne ou le printemps après l'hiver... Après tout, pourquoi ferait-elle, parce que c'est elle, exception aux lois des cercles de la grande boucle ?
(O.K.)

Est-ce que le jour ou la nuit donne plus de réponses que la nuit ou le jour ? Et de réalité ? Du jour à la nuit, de la nuit au jour, et ainsi de suite, du sommeil à la veille, de la veille au sommeil, l'un l'autre hantés de rêves, de délires... et l'un par l'autre, l'autre par l'un, et ainsi de suite... Pourquoi la mort ferait-elle exception à ce régime général… de cercle... vicieux… éteindrait ou éclairerait absolument une conscience individuelle ? Qui nous le dit, ça, ou ci, sinon rien d'autre que des croyances ? Binaires, même binaristes.
Encore une fois, le réel est plus réêl qu'on le croit ; plus réêl que (le) réel.
(O.K.)

> CHAPITRE : « laviétairéêl »

2015-12-28

en pointillés, mathieu boogaerts, c'est moi

J'aime les choses brutes, basiques, universelles, intemporelles. Les vêtements de travail, les stylos bic, les couleurs primaires, les carottes crues, ma Doudou au réveil...
(M. B.)

J'ai parfois le sentiment que je cherche non pas à inventer quelque chose, mais plutôt à découvrir des formes parfaites, simples, qui existeraient déjà mais qu'il faudrait révéler...
(...)
... j'improvise des accords et des rythmes qui me plaisent, mais la plupart du temps, je ne sais pas comment ils s'appellent.
(...)
    Certains jours (...), une suite d'accords, un riff ou une mélodie, le plus souvent trouvés au hasard de la position de mes doigts sur les cordes, va soudainement m'émouvoir. Je n'ai rien cherché, c'est venu. Je suis excité, stimulé, alors je m'abandonne à cette musique qui vient : (...) c'est très spontané, instinctif. Puis des mots aussi me viennent, ils épousent la mélodie qui est en train de se dessiner. Ils sont (...) en yaourt (...).
(...)
    À ce moment, grisé par l'inspiration, j'ai la sensation que tout est facile et que des centaines d'autres idées me viendront encore. Mais ma conscience [«] professionnelle [»] me dit que celle que je viens de trouver est peut-être bien plus rare qu'elle n'en a l'air et que je me dois de la capturer.
    Alors, comme je suis très organisé (et je suis convaincu qu'il fait l'être pour exploiter sa créativité), j'ai toujours à moins d'un mètre [de quoi enregistrer].
    Je commence mon enregistrement en précisant (...) le placement du capodastre sur le manche. (...) des accords bizarres dont je ne connais pas le nom, je les décompose corde par corde. (...) Enfin bref, toutes les informations pour pouvoir rejouer le morceau à la réécoute (...).
(...)
    La Phase 1 (qu'on peut comparer à une esquisse, un étalon) a conditionné tout ce qui suit : le ton, la couleur (...). Tout ce qui est ajouté [comme travail, Phase 2] doit dès lors vibrer avec le premier son tombé du ciel (...).
(...)
    Je suis perfectionniste. Une chanson n'a pour moi de sens que si elle est « parfaite ». (...) Je ne trouve d'ailleurs l'énergie et la motivation d'approfondir une idée que si j'ai la conviction d'un début solide. À quoi bon bâtir sur des fondations fragiles ?
(...)
    Quand le mot est juste, quand la note est bonne, je le sais, la question ne se pose plus, je ne doute pas. Un peu comme quand j'essaie un nouveau pull devant un miroir, je sais dès le premier coup d'oeil s'il me va ou non (...).
(...)
... je n'ai retenu que ce qui me faisait vraiment de l'effet, à défaut de ce que j'aurais pu trouver « intéressant », « intelligent ».
(...)
    L'ordre des chansons. [En concert] J'y attache énormément d'importance et j'y consacre toujours beaucoup de temps. Chaque morceau résonne différemment en fonction de sa place dans le set. (...) Je m'efforce donc de considérer le concert dans son ensemble, comme une seule et unique longue chanson qui doit capter l'attention du public (et la mienne) pendant une heure et demie. Le but étant qu'à la fin de chaque morceau, je sois enthousiaste et excité à l'idée de chanter celui qui suit.
(...)
    Je ne sais pas, c'est vrai, mais je crois tout de même pouvoir donner quelques conseils.
    Le premier auquel je pense, et qui est à mon avis le plus difficile à suivre, est de ne se fier qu'à son oreille : on a trop souvent tendance à choisir une option plutôt qu'une autre sous prétexte qu'elle a nécessité plus de temps ou parce qu'elle est plus sophistiquée. Ou encore, à penser qu'un microphone est plus approprié parce qu'il coûte plus cher. Évacuer le plus possible les a-priori, ce n'est pas facile.
    Le deuxième conseil est de considérer l'ensemble, et ce, à toutes les étapes de la création : attention ! ce vers est fort en soi, mais lorsqu'il jouxte tel autre, il perd toute sa puissance ; ce son de piano est très original, mais il perd tout son caractère lorsqu'il est mélangé avec la batterie ; ce solo de guitare est grisant, mais il rend le refrain qui suit ennuyeux ; cette typographie est séduisante mais, associée au thème de la chanson, elle perd toute sa pertinence ; ce morceau est super, mais il ne trouve pas sa place dans l'album.
(...)
    Autodidacte moi-même, je m'aperçois encore aujourd'hui, en côtoyant des musiciens qui ont appris de manière académique, à quel point le fait d'apprendre par soi-même, et donc de ne pas trop savoir ce que l'on joue, stimule l'imagination et rend tout possible.

    Moi je dis ça, je dis rien.
 (M.B.)

 

2015-12-10

prolétaires de toute espèce...


(merci à J.D.)

Rappel du sens premier :
Prolétaire : Du latin proletarius (« citoyen romain pauvre qui ne compte aux yeux de l'État que par ses enfants ») dérivé de proles (« descendance », « portée (pour les animaux) ») de pro- et alere (« nourrir »).
Ceux qui, dans l'Antiquité romaine, formaient la sixième et dernière classe du peuple, et qui, étant fort pauvres et exempts d’impôts, n’étaient utiles à la république que par les enfants qu’ils engendraient.
(source : wiktionnaire)

chapitre : PROGRAMME
 

2015-09-15

(otto)GiedRéCéDaire

En avant-première (sur la date de sortie officielle et anniversaire du 23 octobre 2015) :

GiedRéCéDaire [1/3] : A-C

GiedRéCéDaire [2/3] : C-P


GiedRéCéDaire [3/3]: P-Z

(G.)(O.K.)

> dans le giedrÉ mil...
> (méth)ode nokidding
(> (otto)GiedRécédaire : nokidding)

2015-06-30

cool, l'existence, coule

Vraiment on a peine à croire à quel point est insignifiante, vide de sens aux yeux du spectateur étranger, à quel point est stupide et irréfléchie de la part de l'acteur lui-même, l'existence que coulent la plupart des hommes : une attente sotte, des souffrances ineptes, une marche titubante, à travers les quatre âges de la vie, jusqu'à ce terme, la mort, en compagnie d'une procession d'idées triviales. Voilà les hommes : des horloges; une fois monté, cela marche sans savoir pourquoi; à chaque conception, à chaque engendrement, c'est l'horloge de la vie humaine qui se remonte, pour reprendre sa petite ritournelle, déjà répétée une infinité de fois, phrase par phrase, mesure par mesure, avec des variations insignifiantes.
(A.S.) 

> le coûp des gens
> ...

2015-06-25

quadra recherche la bonne mama

C’est donc bien loin de toute forme d’agitation que Thomas Dutronc se relaxe, mais pas seulement. Car, celui qui a fêté son 42e anniversaire le 16 juin dernier, commence à penser sérieusement à fonder une famille.
Récemment interrogé par nos confrères de Femina, Thomas Dutronc aborde sans langue de bois ses envies de paternité. « Je commence à y penser. Je suis mûr, enfin, je serai[s] mûr ! Ne reste plus qu’à trouver la bonne personne ! »
Il faut dire que les années passent, et à un moment il faut savoir se ranger. D’autant plus que les folies de jeunesse semblent déjà bien loin pour Thomas Dutronc. (...)
Un équilibre que Thomas Dutronc trouvera peut-être encore plus facilement, lorsque ce dernier goûtera aux joies de la paternité.
(source)

> cet secondaire objet du désirt
 > ça se voit trop (-rogramme)

2015-06-10

l'esprit boit ? euh...

Il est difficile de donner de l'entendement à qui n'a pas la volonté d'en avoir...
(B.G.)

2015-06-06

géniambition

... si l'ambition précède et fomente le génie, à force de labeur l'engendre, ou si au contraire le génie déployant par pur miracle ses ailes s'avise après coup de l'ombre qu'elles font…
(P.M.)(O.K.)

2015-06-01

perds du temps perdu

Temps perdu faute d'être pris.
(O.K.)
Le temps nous échappe parce qu'on ne se donne pas la peine de le prendre.
(Y.M.)

2015-05-03

cailloux, bijoux... joujoux !...

   Un jour, un vieux professeur (...) fut engagé pour donner une formation sur la planification efficace de son temps (...). [Pour ça, il ne disposait que d'une heure.]
   Debout, devant ce groupe d'étudiants, le vieux prof les regarda un par un, lentement, puis (...) sortit de sous la table un immense pot (...) qu'il posa délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux à peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu'au bord et qu'il fut impossible d'y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda :
 "Est-ce que ce pot est plein ?".
 Tous répondirent "oui." 
Il attendit quelques secondes et ajouta : "Vraiment ?".
   Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s'infiltrèrent entre les cailloux, jusqu'au fond du pot. Le vieux prof leva de nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda :
 "Est-ce que ce pot est plein ?". Cette fois, ses (...) élèves commençaient à comprendre son manège.
 L'un d'eux répondit : "Probablement pas !".
 "Bien !" répondit le vieux prof.
   Il se pencha de nouveau et, cette fois, sorti de sous la table une chaudière de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier. Encore une fois, il demanda : 
"Est-ce que ce pot est plein ?".
 Cette fois, sans hésiter et en choeur, les élèves répondirent : "Non !".
 "Bien !" répondit le vieux prof.
   Et comme s'y attendaient ses (...) élèves, il prit le pichet d'eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu'à ras bord. Le vieux prof leva les yeux vers son groupe et demanda : "
Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ?".
  (...) "La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : Si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite".
   Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l'évidence de ces propos. Le vieux prof leur dit alors :
"Quels sont les gros cailloux dans votre vie ?" (...) Ce qu'il faut retenir, c'est l'importance de mettre ses gros cailloux en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir sa vie. Si on donne priorité aux peccadilles, on remplira sa vie de peccadilles et on n'aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie. Alors, n'oubliez pas de vous poser à vous-même la question : quels sont les gros cailloux dans ma vie ? Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot".
D'un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et lentement quitta la salle.
– merci à G.D. –

Cela dit, entre autres critiques possibles de cette leçon, on pourrait aussi faire remarquer, par exemple, que sans les gros cailloux, le pot peut accueillir plus grande quantité de sable et d'eau. Et si ces petites choses fluides et légères se trouvent avoir notre préférence dans la vie... ? Pourquoi ne pas l'en remplir en effet, sans les gros cailloux ? Autre option.
Moins le voyage (organisé) que l'errance, moins la chasse (organisée) que la cueillette, moins les enjeux que les jeux... Etc.
(O.K.)

2015-04-22

le cas où Vera nique...

Camille, passionné(e) par cette injonction à la maternité, enquête depuis des années sur la question, demandant aux mères pourquoi elles ont eu, voulu un enfant. Cela fera l’objet d’un prochain article mauvais esprit – il paraît que certaines mères ont répondu : « Par hasard » ou « par naïveté. »
En attendant, entretien avec la [scénariste de la BD « Et toi, quand est-ce que tu t’y mets ? » (éd. Fluide Glacial)] Véronique Cazot.

C. : À quel âge avez-vous réalisé que vous vouliez/ne vouliez pas d’enfants – et avez-vous réalisé que vous n’en vouliez pas alors que vous pensiez en vouloir... ou l’inverse ?
V.C. : Un peu avant 30 ans. Jusqu’à cet âge-là, je ne me posais pas vraiment la question, mais je pensais que je voulais des enfants, comme tout le monde. Je ne pensais même pas qu’une alternative soit possible.
J’imaginais un grand pique-nique au soleil avec mon beau mari et notre flopée d’enfants, comme lorsque je m’inventais des histoires, petite fille.

C. : À quelle occasion ? Une rencontre, une discussion, un bouquin, une remarque ?
V.C. : Bizarrement, c’est lorsque j’ai rencontré le premier homme avec lequel je me suis sentie vraiment bien et avec lequel j’ai pu être moi-même. La question de l’enfant s’est posée naturellement, et cette question m’a fait prendre conscience que j’avais le choix. Cela semble logique, mais ce n’est pas si évident lorsqu’il s’agit des questions qui impliquent les lois de mère nature.
J’ai su alors intimement et immédiatement que je ne voulais pas être mère. Par bonheur, mon compagnon a respecté ce choix, qui lui convient aussi.

C. : Trouvez-vous qu’il y a une forte pression sociale pour avoir des enfants ?
V.C. : La pression est énorme ! Surtout entre 30 et 40 ans, l’âge où tout le monde se lance dans la grande aventure familiale et vous encourage à plonger avec eux ! Toute la société est construite sur ce modèle unique. C’est le seul qu’elle reconnaît et qu’elle avantage moralement et socialement. Une femme normale veut FORCÉMENT des enfants. Sinon, c’est qu’elle a FORCÉMENT un problème.
Un couple équilibré qui s’aime veut FORCÉMENT des enfants. Si ce n’est pas le cas, c’est qu’il y a FORCÉMENT quelque chose qui cloche ou que le couple ne s’aime pas assez. Or, des tas de couples déséquilibrés ou qui ne s’aiment plus font des enfants et ont leur place dans la société.
Les filles sont conditionnées dès le plus jeune âge à devenir mère. C’est la fin heureuse de tous les contes de fée. Une promesse de bonheur qui me semble pourtant loin d’être évidente.
J’imagine à quel point les femmes qui voulaient, mais ne peuvent pas avoir d’enfant doivent se sentir inutiles et désespérées, car la société oublie de les rassurer sur le fait qu’on peut s’épanouir sans être mère et qu’un enfant ne garantit pas non plus une vie heureuse.

C. : Et vous, comment vivez-vous cette pression sociale ?
Je l’ai mal vécue les premières années car j’avais du mal à assumer mon choix. Je me sentais harcelée par la société et par mon entourage. Je souffrais de ne pas être comprise et me sentais de plus en plus anormale. Je m’indignais que l’on puisse juger ou imposer un choix aussi intime et important.
Je me sentais vraiment rejetée par la société. Depuis, ce rejet n’est plus du tout subi. Il incarne ma liberté et me protège de ce conformisme qui me semble enfermer tout le monde dans une illusion collective. Je trouve que la norme imposée par la société nous fait tous nous sentir anormaux à un moment ou à un autre et nous pousse à gommer nos différences jusqu’à ce que nous ne soyons plus nous-mêmes et ne réfléchissions plus par nous-mêmes. La norme me semble être la plus dangereuse des illusions.
Elle met la pression dans tous les domaines et pousse de nombreuses personnes à faire semblant. Se libérer de cette pression ne simplifie pas forcément la vie mais permet de vivre en accord avec soi. C’est déjà énorme !

C. : Pensez-vous que cette norme vous influence dans un sens ou dans l’autre ?
Elle a pu m’influencer quand j’étais plus jeune, lorsque je pensais encore qu’elle agissait pour mon bien et celui de tous, à l’image d’un parent responsable et aimant. Aujourd’hui, je sais beaucoup mieux que la société ce qui est bon pour moi et ce qui me convient.
Elle ne m’influence ni dans un sens ni dans un autre, car agir contre elle par simple esprit de contradiction ne me permettrait pas non plus d’être juste et bienveillante envers moi.
Mais je n’ignore pas son pouvoir et je le crains, car la pression sociale a de nombreux supers pouvoirs comme faire plier les plus faibles, rassurer les bons élèves, culpabiliser les brebis galeuses, frustrer les impuissants et radicaliser les rebelles (du pain bénit pour elle).

C. : Quel est votre genre ? Votre âge ? Où vivez-vous/avez-vous grandi ? Quelle est en gros votre profession/milieu social ?
J’ai 37 ans. Je suis auteur dans le milieu de l’audiovisuel et de l’édition et je partage ma vie entre la campagne normande et Paris. Je suis issue d’un milieu modeste, élevée par une mère au foyer et un père ouvrier.
Je pense évidemment que mon métier et mon mode de vie me facilitent la tâche. Une passion qui permet de trouver sa place et de s’épanouir peut donner la force de ne pas céder à la pression et de faire ses propres choix.

2015-04-20

Bruce Coolidge, même programme

En biologie et psychologie, l'effet Coolidge est le phénomène de performances sexuelles répétées d'un mâle lorsque de nouvelles partenaires sont disponibles, phénomène décrit expérimentalement en 1974.
Il a été constaté chez quasiment tous les mammifères et est attribué à une augmentation du niveau de dopamine, qui agit sur le système limbique.
Bien que l'effet Coolidge touche principalement les mâles, il a également été constaté, dans une moindre mesure, chez certaines femelles.

Protocole expérimental
Un rat mâle est placé dans une grande boîte avec environ 5 femelles en chaleur. Il commence alors à s'accoupler avec toutes les femelles, jusqu'à l'épuisement. Bien que les femelles continuent à se frotter à lui et à le lécher, il ne répond plus.
Toutefois, lorsqu'une nouvelle femelle entre dans la boîte, les sens du mâle se réveillent et il parvient à s'accoupler avec elle.

Chez les hommes
Après une relation sexuelle, les hommes connaissent une période post-éjaculatoire réfractaire. Ils ne peuvent recommencer immédiatement avec la même femme et ont besoin de temps pour retrouver toute leur vigueur. La période réfractaire est réduite ou inexistante si une nouvelle femme devient disponible.
Des biologistes évolutionnistes expliquent par l'effet Coolidge le fait que, plus que les femmes, les hommes désirent souvent avoir des relations avec des partenaires nombreuses et variées.

Origine de l'expression
L'anecdote voudrait que le président américain Calvin Coolidge et sa femme fussent en visite d'un élevage de volaille. Pendant la visite, Mme Coolidge demanda à l'agriculteur comment il arrivait à obtenir autant d'œufs fécondés avec aussi peu de coqs. L'agriculteur répondit fièrement que chaque coq accomplissait son devoir des dizaines de fois par jour.
« Expliquez cela à M. Coolidge ! » dit alors la première dame.
Le président demanda à l'agriculteur si chaque coq côchait la même poule à chaque fois.
« Non », répondit-il, « chaque coq dispose de nombreuses poules ».
« Expliquez cela à Mme Coolidge ! », répondit le président.



L'effet Bruce est une forme d'avortement chez les mammifères, lorsque l'exposition d'une femelle enceinte à un mâle inconnu provoque l'échec de la préimplantation ou de la postimplantation.
Cette interruption de grossesse a été constatée en laboratoire chez au moins 12 espèces de rongeurs. Les expériences menées consistent à mettre une femelle récemment fécondée en contact avec un nouveau mâle, ou son urine, ou son lit souillé. La femelle bloque alors l'implantation de ses embryons, ou les avorte, ou les réabsorbe. En fonction de l'espèce et des conditions expérimentales, l'interruption peut avoir lieu entre le moment de la conception et jusqu'à 17 jours ensuite.
L'effet Bruce a également été mis en évidence en conditions naturelles chez des primates, au sein de communautés de Gélada vivant dans le Parc national du Simien en Éthiopie.

Plusieurs hypothèses pourraient expliquer le phénomène :
    •    La femelle estime que le nouveau mâle est supérieur au précédent. En avortant, elle décide alors d'investir son temps et son énergie en s'accouplant avec le nouveau mâle, de façon à pourvoir sa progéniture des meilleurs gènes disponibles ;
    •    La femelle estime que le nouveau mâle risque de tuer la portée à venir. Elle a donc intérêt à avorter plutôt que d'investir son temps et son énergie en pure perte ;
    •    L'avortement profiterait uniquement au nouveau mâle, qui pourrait alors s'accoupler avec une femelle redevenue disponible après 1 à 4 jours. Richard Dawkins estime même que l'effet Bruce est entièrement une manipulation du mâle qui va à l'encontre de l'intérêt de la femelle, et que le comportement d'auto-avortement de la femelle fait partie du phénotype étendu des gènes du mâle.

> chapitre : PROGRAMME

2015-04-15

sans enfant : stars

Béatrice Dalle :
« Je n'ai jamais voulu d'enfant. Je ne voulais pas assumer la responsabilité de quelqu'un d'autre. Et puis tu prends perpète quand tu fais un enfant ! »



Arielle Dombasle :

« Je n'explique pas forcément ce choix, c'est une décision inconsciente. Je l'ai prise très tôt. Je voulais être éternelle petite fille, puis une éternelle jeune fille et j'ai toujours su que je serai une femme qui n'aurait pas d'enfants. »

Catherine Robbe-Grillet :
« Avoir l'impression d'avoir quelque chose qui grossit dans le ventre, ça m'épouvantait. Alors je suis pas une femme normale, je dois pas être une femme normale, puisque la plupart des femmes désirent avoir des enfants… Et d'ailleurs je dois avouer qu'en présence d'une femme très grosse, prête à accoucher, je suis pas à l'aise...  Alors, j'ai tort de le dire, hein, ça se dit pas, ce genre de choses, mais enfin, bon…
Et je sais pas pourquoi, je pourrais pas l'expliquer. J'ai des soeurs qui ont eu des enfants tout à fait normalement…
— Et vous, vous regrettez pas du tout de pas avoir eu d'enfant ?
— Non. Non, je regrette pas. Parce que… quand je vois autour de moi la façon dont ça se passe… C'est presque toujours difficile… Alors, il y a une conséquence chez moi : Comme j'ai pas eu d'enfant, j'ai pas eu de petits-enfants ni d'arrière-petits-enfants… je flotte dans l'âge. Je ne suis pas une arrière-grand-mère, j'ai jamais été une grand-mère, j'ai jamais été une mère… Donc, dans un certain sens, je n'ai pas d'âge. Je me sens comme « pas d'âge ». Parce que je n'ai pas suivi les étapes, normales. »


Liane Foly :

Elle raconte également qu'aujourd'hui, âgée de 51 ans, elle n'est pas triste de ne pas avoir d'enfants : « Mes copines disaient : "On va se marier, on va faire des mômes". Et elles en ont eu. Aujourd’hui, je suis célibataire, sans enfants. Le jour où j’ai découvert comme toutes les petites filles qu’on allait avoir mal tous les mois, ça m’a emm… Je disais à ma mère : "Pour quoi faire ? Moi, je m’en fous, je ne veux pas d’enfants !" J’ai mes neveux et mes nièces que j’adore et ça suffit. »

Valérie Lemercier :
— Vous avez été tentée par l’adoption dans votre vie?

V.L. : Jamais. Je ne me suis jamais sentie d’être une «vraie» mère, alors une «fausse»…  Si un enfant m’arrivait dans un petit panier, je le prendrais bien sûr et je m’en occuperais. Mais cela ne m’a jamais paru être vital.

— Pas vital, mais naturel quand même?

V.L. : Bien sûr. La situation normale est qu’une femme ait des enfants. Nous sommes nées pour perpétuer l’espèce et je serais mal placée pour dire le contraire : je viens d’une famille nombreuse, où du côté de mon père, comme du côté de ma mère ils étaient neuf. Et j’ai trois sœurs qui toutes ont eu des enfants.
— Mais pas vous...

V.L. : Je n’ai pas non plus tout fait pour. Et arrive un jour où c’est trop tard. Mais je ne considère pas ça comme un drame.

Eva Mendes :
« Je ne fais pas partie de ces filles qui rêvent de fonder une famille. »
« Je n’ai jamais eu le désir d’avoir des enfants. »

Elisabetta Canalis (32 ans) :
« Ça n’a jamais été un objectif pour moi. Mon instinct maternel est totalement satisfait par mes chiens. »

Jessica Biel :
« J'ai tellement d'amies qui se marient et font des bébés qui veulent m'entraîner avec elles. Elles veulent juste pouvoir m'embarquer avec elles à la crèche et tout le reste. Mais moi je crie "Nooooon !". Je résiste... »

Jacqueline Bisset :

« Je ne regrette pas de ne pas avoir eu d'enfant. Je me sens tout à fait en paix avec ça. (…) On ne peut pas tout avoir. »

Cameron Diaz (38 ans) :
« J’ai une vie géniale parce que je n’ai pas d’enfants. Avoir des enfants, ça change radicalement votre vie, et moi, j’adore la mienne telle qu’elle est. »
    (+ « Je crois que les femmes ont peur de dire qu’elles ne veulent pas d’enfants (…) J’ai plus d’amis qui n’ont pas que d’amis qui en ont. Et honnêtement ? On n’a pas besoin de plus d’enfants. Il y en a déjà beaucoup sur cette planète. »)

Lara Flynn Boyle (40 ans) :
« J'adore les enfants et les hommes mais je ne peux pas m'engager pour l'un ou l'autre pour le reste de ma vie. »

Véronique Cazot (39 ans) :
« J'aime bien les enfants, mais j'aime aussi cuisiner et c'est pas pour ça que j'ai envie d'ouvrir un resto. »

Renée Zellweger (42 ans) :
« Je veux simplement être indépendante et capable de prendre soin de moi. »
                   + Renée Zellweger, 44 ans, n'a pas d'enfants dans sa vie. Ou plutôt si, elle a ses neveux, qui lui suffisent amplement. (...) L'avantage, c'est qu'elle a la possibilité de les fuir quand bon lui semble ! Les enfants, « ce sont de mini-dictateurs », et être parent, « c'est être esclave », résume l'actrice.

George Clooney :
Ce n'est pas un scoop, George Clooney est allergique aux enfants,  « je ne serai jamais candidat au titre du père de l'année », jure-t-il. Le jour où les Jolie-Pitt sont venus lui rendre une petite visite avec leur smala dans sa villa italienne, il a cru devenir dingue au point, paraît-il, de les avoir bannis à jamais de remettre les pieds dans sa maison.

Georges Brassens :
— Ça ne vous manque pas de ne pas avoir de famille ? D'enfants qui grandissent autour ?
G.B. — Des enfants, non, mais j'ai une famille quand même ! Et j'ai beaucoup d'amis. Mais les enfants ne me manquent pas, non. Je pense que si j'avais eu des enfants, j'aurais été un peu gâteux, bien sûr, mais n'en ayant pas eu je n'en manque pas. Mais je préfère ne pas me continuer, je préfère que la dynastie s'arrête avec moi, parce que… je n'ai pas tellement confiance en l'avenir, voyez, je préfère ne pas me reproduire.

> au fond, brassens, c'est moi (1)

2015-04-11

n'être ou naître pas

[Amis, ils avaient] des terrains d’entente très profonds. (…) Il y a la même chose chez Beckett [que chez Cioran], ce refus de la naissance : il aurait mieux valu ne pas être né, c’est tout.
(S.B.)

san vou jecerè / néan / néan
mê jesuiné / voila / é enfan
(...)
é je suiné / néan / trevou
en vous appelant / papa / maman
comm' cèttanfan / êné / entrenou
(...)
devotrintérêt / jesui / jecê
javê riendemandé / jesui / céfê
(O.K.)

Maintenant que je suis là, au Programme... : faire avec, en jouer autant que se peut. Mais « être ou ne pas être » ne fait absolument pas question pour moi : n'être pas : n'avoir pas été.
(O.K.)

Le bien suprême, il t'est absolument inaccessible : c'est de ne pas être né, de ne pas être, de n'être rien.
(F.N.)


> de l'inconvénient-né

2015-04-08

non-père : non-coupable

On a connu plusieurs filles
Certaines voulaient faire de nous le père de leurs enfants
Mais nous on ne voulait pas
Ni s'accrocher à elles
Même quand elles étaient belles. (…)
On n'aura pas de descendance
On n' ira jamais promener nos familles le dimanche…
(A.M.)

N.D. : Vous n'avez jamais souhaité avoir un enfant, essayé de le convaincre ?
S.B. : Vous imaginez, un enfant avec Cioran !

… tous les crimes hormis celui d'être père.
(C.)

La procréation est un crime.
(L.L.)

Toi l'enfant que je n'ai pas eu
Au moins tu n'es pas mort
Tu n'auras pas vécu
Je n'aurai pas ce tort
(O.K.)

Mon fils, reste dans le néant
Je t'évite un aller-retour.
(F.)

2015-04-04

Others ; puis mother : baisée...

Florence Foresti, femme sans enfants, que ceux des autres :



Florence Foresti, sa grossesse, son accouchement :



Florence Foresti nouvellement mère (extrait de Mother Fucker) :



Florence Foresti, Mother Fucker (spectacle complet) :
>>>

2015-04-01

du surmenage maternel, honnêtement

... notre société actuelle véhicule l'image d'une parentalité remplie d'amour et de moments inoubliables, en laissant de côté l'absence de sommeil – qui peut s'apparenter à de la torture – ainsi que le poids des nouvelles responsabilités. Personnellement, je me souviens que la fatigue accumulée me laissait dans un état d'apathie extrême.
(J.R.)

Le burn-out maternel est le mal du siècle, nous disent les journaux. Les mères sont de plus en plus fatiguées, épuisées, au bout du rouleau. Tout le monde le sait. Ce sont vos amies, vos soeurs, vos cousines, vos mères, vos collègues de travail. Personne ne bouge. “Mais les hommes aussi sont touchés” me dit-on. Ah oui? Vraiment? Les 3% qui prennent un congé parental? Et le pire c’est qu’on est CONTENT que des hommes soient touchés, parce que ça veut dire qu’on AVANCE dans la répartition des tâches. Non mais vous vous rendez compte? On finit par SOUHAITER que des types soient mal, au bord de la dépression, à pleurer chaque jour de leur vie ou presque parce que ce serait signe de PROGRÈS SOCIAL. Miam le progrès.
Parmi ceux qui ne bougent pas, les pouvoirs publics tiennent le haut du pavé. Surme… quoi? Burn… quoi? D’abord la loi Toubon n’a-t-elle pas interdit les mots anglais? J’ai cherché sur le site de l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé je rappelle) si ce mal insidieux avait fait l’objet d’une préoccupation étatique: RIEN. Faut dire, déjà qu’ils s’en tamponnent pas mal du surmenage au travail tant qu’il n’y a pas trop de suicidés alors pensez donc, aller se préoccuper du surmenage de celles qui ne travaillent MÊME PAS TOUJOURS!! En cherchant bien, on finit par dégoter un truc sur les troubles émotionnels et psychiques du post-partum. Comme si la question du surmenage maternel se résumait tout entière au post-partum immédiat. Vous avez accouché depuis plus de 6 mois? Bonne nouvelle, vous ne risquez plus rien! A la rigueur, notre ami Google nous sort deux trois trucs sur le surmenage des parents dont les enfants sont atteints de pathologies graves, diabètes, cancer, parce que eux quand même, ils ont de bonnes raisons de ne plus en pouvoir (ce qu’on imagine aisément, mais qui laisse quand même pas mal de monde sur le carreau).
Bon mais alors, je leur dis quoi moi aux copines qui du matin au soir se disent qu’elles doivent vraiment être complètement NULLES de ne pas s’en sortir avec leur nouveau-né hurlant, leurs bambins fiévreux, et toutes les petites galères du quotidien? De ne pas réussir à être la mère souriante, heureuse, épanouie, qu’on voit sur les magazines, qu’on nous vend dans les films et série TV, comme semble réussir à être la voisine, l’ancienne copine de fac, la grand mère, qui s’en sort(ai)ent si bien ELLES.
Je leur dis “implique leur père, tu ne les as pas fait seule ces enfants!”. Parce c’est pas faux (même si les familles monoparentales sont aussi une réalité par trop niée), parce que c’est la seule issue et que ça marche, parfois. Je dis seulement “parfois” oui, parce que c’est pas facile de remettre en cause des siècles de patriarcat en quelques générations, parce que ça bouscule, parce que c’est pas naturel et que se battre, déconstruire les habitudes et en changer, c’est pas simple quand on n’a déjà plus l’énergie de se lever le matin. Parce que les habitudes reviennent au galop, parce qu’on peut pas dire à une jeune mère “ton mec ne veut pas se lever la nuit? T’as qu’à le quitter”. Alors on tricote, on négocie, on concilie et ça évolue, doucement. Trop doucement au regard de l’urgence de l’épuisement. D’autres leur disent “t’avais qu’à pas faire de mômes”, et c’est pas faux. Mais c’est un peu facile aussi. Pas besoin de réfléchir au problème, pas besoin de compassion, d’empathie, d’intelligence. Pas besoin de changer, pas besoin d’inventer. Le “tavékapa” est une panacée universelle en matière de politique: Tavékapa arrêter l’école, tavékapa fumer, tavékapa manger au fast food, tavékapa vivre en ville, je vous passe le reste. Je milite pour que chacune puisse faire ses choix et soit respectée quelqu’ils soient, pour qu’on fiche enfin la paix à celles qui ne veulent pas d’enfant et qu’on ouvre les yeux sur le quotidien de celles qui ont décidé d’en faire.
Car je vous le dis bien fort: nous sommes des menteuses, des menteuses de mères en filles même!
Ma mère m’a menti, toutes les années où elle prétendu se moquer d’avoir le talon trop cuit du rosbeef, les biscuits éternellement cassés, où elle nous a donné sa glace sans sourciller parce que, finalement, on préférait le chocolat à la fraise. Toutes les années où elle a fini les assiettes tout en débarrassant la table parce qu’elle n’avait pas le temps de s’asseoir, les centaines de cafés réchauffés qu’elle a finalement bu froid parce qu’il le fallait bien. Son sourire quand mon père annonçait qu’il partait à l’autre bout du monde pour le boulot deux jours après en la laissant avec les mômes et les miasmes était un mensonge, son tendre empressement à repasser ses chemises et à les disposer dans la valise de façon à le prémunir d’une faute de goût aussi. Elle m’a caché ses larmes, ses crises de nerf, ses ras-le-bol, ses frustrations quand “prendre soin d’elle” était réduit à “aller aux réunions Weight Watchers” pour substituer à la tyrannie de ses enfants la tyrannie sociale, quand nous ne la laissions même pas déféquer en paix. Elle m’a menti chaque fois que je suis rentrée de l’école et que j’ai trouvé la maison propre, le repas chaud et appétissant sur la table, chaque fois que trempée de sueur dans l’insouciance d’une après-midi passée au grand air, j’ai trouvé un gâteau tiède et du jus de fruit frais sur la table du jardin. Elle m’a menti quand, pour avancer sur ses projets, elle devait consentir à des nuits blanches. Elle m’a menti chaque fois que mon père nous emmenait à la plage et où elle se disait tellement heureuse de pouvoir “mettre la maison au clair” en shampouinant les moquettes et lessivant les volets.
Moi aussi je suis une menteuse. Chaque fois que je n’ai pas n’osé dire combien de fois je me lève la nuit, combien de temps cela fait que je n’ai pas dormi d’une traite, combien de temps cela fait que je n’ai pas mangé chez moi assise de l’entrée au dessert. Chaque fois que je n’ai pas osé dire à quel point la grossesse peut être un moment pourri, à quel point on peut se sentir malade, diminuée, impuissante, terrorisée aussi. Chaque fois que je n’ai pas osé dire que oui, un nouveau-né tète tout le temps, chie tout le temps, et grandit lentement. Très lentement. Qu’un petit enfant c’est tout le temps malade, et qu’on s’inquiète, et que ça tombe jamais au bon moment. Qu’un tout petit enfant, ça a tellement de choses à apprendre et d’idées dans la tête que chaque minute, ça réclame trois cent choses. Qu’un petit enfant, c’est une bombe émotionnelle, qui pleure puissance mille, se réjouit puissance mille et que, bon gré mal gré, c’est au parent d’encaisser. Chaque fois que je m’enferme dans ma chambre pour crier fort dans un coussin (parce qu’il ne faut déranger personne) d’épuisement, de rage, de désespoir, chaque fois où j’ai supplié mon nouveau-né d’arrêter de pleurer, mon enfant d’arrêter de me solliciter, mon ado d’arrêter de m’envoyer bouler. Chaque fois que je me suis réfugiée dans les toilettes parce que c’était la seule pièce de la maison avec un verrou fiable. Chaque fois que j’ai fait semblant d’avancer sur mes projets professionnels alors que je n’avais ni le temps ni la disponibilité pour le faire sereinement et efficacement. Chaque fois qu’après avoir amené mon bébé chez la nounou, je me suis assise sur les marches de la cage d’escalier pour pleurer un bon coup en entendant ses hurlements derrière la porte, avant de commencer ma deuxième journée.
J’aimerais vous dire que je suis une exception, mais ce n’est pas vrai. J’aimerais vous dire que c’était un mauvais moment à passer, mais ce n’est pas vrai. Grattez sous le vernis de celles qui vous disent qu’elles ne voient pas de quoi je parle, examinez les cernes, les mâchoires tendues, les colères ravalées, vous verrez les mères épuisées.
Pourquoi suis-je une menteuse? Pourquoi sommes-nous toutes des menteuses? Parce que nous avons HONTE. Et pourquoi avons-nous honte? Parce qu’on nous a menti.
On nous a fait croire que...

2015-03-27

témoign-âge d'être non-mère par stérilisation

Avec le recul, je crois que je l'ai toujours su. Pendant que mes amies jouaient à la poupée, je préférais jouer à l'enseignante, ou alors j'habillais mes Barbies à la fine pointe de la mode et je prétendais qu'elles étaient les femmes les plus puissantes du monde.

À 24 ans, j'ai commencé à demander à mes médecins si je pouvais être stérilisée. Année après année, lors de mon examen médical annuel, je tentais de faire valoir mes arguments, les mêmes que lors des années précédentes. À chaque fois, le médecin me disait que j'étais trop jeune et que ferais-je si jamais je changeais d'idée? Non seulement n'ai-je jamais changé d'idée, mais ma détermination à ne pas avoir d'enfants était plus ferme après chacune de ces visites.

Il faut comprendre que cette décision ne m'est pas venue du jour au lendemain; déjà au lycée j'étais très franche quant à mon désintérêt en ce qui concerne la procréation. C'est aussi à cette époque que j'ai eu droit à mon premier "tu vas changer d'idée" paternaliste, ce qui était d'autant plus choquant que ce commentaire provenait immanquablement des mes amies. C'était comme si, soudainement, mes opinions n'avaient aucune importance, car elles ne correspondaient pas à la vie que toutes les femmes sont censées désirer.
>>>...

des non-parents des raisons

Qui sont ces hommes et ces femmes qui [de nos jours] refusent d'avoir un enfant? Selon une note de l'Institut national des études démographique (Ined) intitulée "Rester sans enfant: un choix de vie à contre-courant" publiée le 12 février [2014], 6,3% des hommes et 4,3% des femmes déclarent ne pas avoir d'enfant et ne pas en vouloir.
Très rare, l'infécondité volontaire n'est pas davantage en augmentation. Car comme le relèvent les chercheuses Charlotte Debest et Magaly Mazuy, le désir de fonder une famille demeure fort à tous les âges. Alors pourquoi ne pas vouloir d'enfants ?
(...)
« (...) je n'ai déjà pas assez de temps pour faire tout ce dont j'ai envie, alors si en plus faut s'occuper d'un gluant, non merci », plaisante à moitié Pascal.
 (...)
Première raison invoquée dans les enquêtes comme dans vos réponses: la liberté, mise en avant dans 80% des cas. Souci de profiter de la vie, de se conserver un espace...
(...)
Opter pour sa vie plutôt que de donner la vie, c'est le choix qu'a fait Queenie, 41 ans:

>>>...


2015-03-20

2015-03-18

dans le giedrÉ mil...




Je ne suis pas méchante
C'est le monde qui est pourri
Si la vie était moins violente
Je le serais aussi
(G., Je ne suis pas méchante)

Il faut regarder la vie
Avec le sourire
Sinon
On a envie de mourir
(…)
Non non non non, ne croyez pas
Que le monde ne soit qu'un gros caca
Regardez dessus on a planté des fleurs
C'est ce qu'on appelle le bonheur
(G., Avec le sourire)

Mais dans le fond tu le sais bien que ta vie c'est de la merde
Que tout ce que tu fais ne sert à rien
Parce que la vie c'est de la merde
Que tu auras beau essayer tant que tu veux
La vie sera toujours de la merde
Que tu ne seras jamais vraiment heureux
Parce que la vie c'est de la merde
La vie c'est de la merde
La vie c'est de la merde
La vie c'est de la merde
(…)
D'ailleurs toute ta vie t'emmerde
Mais maintenant tu fais comme tout le monde et tu te démerdes
Maintenant tu te démerdes, allez tu te démerdes
Maintenant tu te démerdes
(G., la vie c'est de la merde)

Et tu sais la vie c'est pas comme dans les romans, ça ne peut pas être romantique tout le temps.
Tu sais la vie c'est plutôt comme le disait ta mère, ferme ta gueule et apporte-moi une bière.
(G., ferme ta gueule et apporte-moi une bière)

>>>

2015-03-13

demande de par(ental)ité

D'une manière générale, on accorde désormais moins d'importance au père, qui semble devenu aléatoire et un brin maltraité. Aujourd'hui, un homme ne peut plus échapper à sa paternité, mais on peut, par ailleurs, la lui voler, en lui expliquant qu'il n'est pas le père, ou en lui laissant ignorer qu'il l'est.

R. F.: Il y a un seul domaine dans lequel on demande obligatoirement l'accord du père potentiel: c'est l'implantation d'embryon, dans le cadre de la PMA. Pour sortir du laboratoire un embryon congelé, il faut l'avis de l'homme autant que celui de sa femme.

M. I.: Pour le rapport sexuel, c'est pareil! Mais l'homme ne peut pas refuser ni exiger un avortement. Il ne peut pas accoucher sous X ni empêcher sa femme de le faire. Il y a une vraie dissymétrie.

R. F.: Moi, j'ai le sentiment que les hommes comme les femmes ont gagné en possibilités. L'homme, aujourd'hui, vit intensément la naissance de son enfant.

M. I.: C'est un double discours: d'une part, on exalte la paternité et, d'autre part, on la précarise. C'est facile de reconnaître un enfant pour un homme qui n'est pas le géniteur, mais c'est aussi facile de le déloger de sa position. Il y a, en France, des centaines d'actions en contestation de paternité par an!
 (...)
M. I.: En précarisant le lien paternel, on renforce encore et toujours la première place de la femme dans la procréation, au détriment des autres domaines dans lesquels elle pourrait s'investir. C'est une victoire à la Pyrrhus: on abandonne aux femmes l'empire de leur ventre. Mais cette puissance est le tombeau de leur liberté. Il faudrait désacraliser la grossesse pour vraiment égaliser les rôles paternels et maternels, modifier les textes pour faire en sorte que la venue au monde d'un enfant soit choisie de la même façon par l'homme et par la femme, en finir avec ces rôles distincts père-mère.

> pa(te)r(n)ité ? matern(inégal)ité