N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL

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2009-07-02

ottomanifeste (première partie)


(o.K.) :: 12'47''::

cf. comment la télé fait marcher : marché
cf. contribution à (de) la nouvelle intelligence collective

mineur de jeu

On se rend compte qu'on ne sera pas le meneur de jeu de l'époque, ni même l'un des trois ou quatre meneurs de jeu — parce qu'il n'y a plus de jeu. Tout est confus et diminué, par l'apparition des médias, où les meneurs de jeu se multiplient, qui ne mènent pas grand-chose, et s'effacent l'un l'autre. (...) Il y aura un autre jeu, plus caché, plus difficile...
(H.T.)

2009-07-01

le moyenhomme ®

(...) ... D'incompréhension tous azimuts (...) Mais c'est l'Homme! que veux-tu. L'Homme encore immature, malgré tout ce que certains d'entre Lui de tout temps Lui enseigne en tout temps. L'Homme, qu'on rêverait toujours (conce)voir à la hauteur de ses meilleures exceptions mais qui, dans les faits, n'en est guère qu'à son moyen-âge, au moyen-âge de sa maturité (anthropologique) : bref, l'Homme (moyen) d'aujourd'hui, c'est le moyenhomme ®.
(o.K.)

cf. dépeuplé

N(ième) le maudit


(M.-E.N.)(o.K.) :: 9'57''::

C’est même pas que les médiocres conspirent, c’est qu’ils sont médiocres, tout simplement. Le journal de N., ça ne les éblouit pas. Ça ne les fait pas rire. Ça ne les émeut pas. Ça ne leur apprend rien sur eux et sur les autres...
(D.d.T.)

cf. apprendre à nager
cf. maudit? mais pas trop
cf. l'art règle l'exception

les certitudes, ça, (g)rands fous

— « Ce n'est pas le doute, c'est la certitude qui rend fou. (F.N.) »
— Oui oui, on connaît. Mais soyons fous !
Et pour en revenir plus sérieusement (hélas) à ton « j'ai bien peur qu'au moment où on devient trop sûr de soi, on ne commence en fait qu'à se tromper (mon côté pyrrhonien ?)... » : ne serait-ce pas là l'objection instinctive et bateau de qui ne se trouve précisément sûr de rien (encore), cherchant à en faire une force, d'appoint, et même une arme ? Bref, classique : on défend sa chapelle (même pyrrhonienne, qui est en soi une posture dogmatique), on défend l'heure qu'il y a à sa porte, on a la philosophie de son corps, comme dirait nietzsche, onfray, otto karl... Et je souhaite que le tien finisse par comprendre (avec la maturité ou cette réponse, qui sait) que tous ceux que tu cites volontiers (...), si l'histoire les a retenus c'est précisément en vertu de leurs certitudes, qui ont fondé la force et l'originalité de leur pensée, de leur génie, de leur oeuvre, dont tu te nourris aujourd'hui à petit feu. Ils ont osé! eux, les (relatives) certitudes, figure-toi. Justement. (...) Par définition. Et en continuant de réfléchir, de persévérer dans la pensée, comme tu sembles vouloir le faire (à mes quelques dépens), tu y arriveras toi aussi, j'espère, je te le souhaite, et même, je le pense. Car la certitude qu'il faille systématiquement douter pour être certain d'être sûr est elle-même, en elle-même, oui, une forme de folie, et qui rend fou, en effet ; à commencer par ceux qui l'entendent se le faire rétorquer une fois de plus, bien que partageant le fond(s) de certitudes des grands noms admis et admirés par celui qui rétorque. Bref, paradoxe ; et ras-le-bol. Ras-le-bol qu'on refuse pavloviennement aux grands vivants ce qu'on accepte (voire admire) des grands morts, anciennement grands vivants, et pour certains devenus radicalement fous, oui, mais radicalement fous d'être à ce point niés de leur vivant, sur place. Merde ! Merde, pour eux ! Ras-le-bol de cette règle-réflexe de petits vivants. Je renvoie encore à plusieurs chapitres d'otto karl à ce propos, concernant ce travers humain, trop humain (« moyenhumain », comme dirait ce dernier). Moi, j'éponge, ras le bol.
(K.)

cf. déni de reconnaissance anthume
cf. [u] en étais-je ?
cf. N(ième) le maudit

les philosoph(i)es clandesti-né(e)s

les philosoph(i)es clandesti-né(e)s

(K.A.)(O.K.) :: 2'18''::
Je sens venir (...) l’âge proche d’une clandestinité moitié volontaire et moitié contrainte, qui sera le plus jeune désir, y compris politique.
(G.D. — PP20)


cf. maudit ? mais pas trop
cf. autophilosophe

2009-06-29

la technique (de la mort de la mort)


(S.M.)(o.K.) :: 7'24''::
cf. l'autre temps : pas perdu

tant la vie


(o.K.) :: 3'00''::
La vie triomphe toujours, mais ce ne sont jamais les mêmes êtres qui incarnent son triomphe.
(H.T.)
C'est cette capacité que nous résumons par le mot « vie ». Mais lorsque nous parlons des humains, la vie embrasse de [tout] autres comportements.
(A.J.)
Tant la vie demande à mourir / Tant la vie demande à aimer / Je ne peux aimer mourir.
(J.-L.M.)

2009-06-28

à l'insu

Savoir agir parfois « à l'insu de son plein gré ». Autrement dit, de son plein gré savoir agir parfois à l'insu.
(o.K.)

cf. t'as du feu, s'te plaît ?
cf. l'impossible : un possible
cf. (incon...) nu
cf. le ... : action

2009-06-27

manquement de poids

Ne sommes-nous pas trahis par toute chose que nous prenons avec gravité ? Elle montre où gisent nos lourdeurs et en quoi nous manquons de poids.
(F.N. — GS§88)

l'en jeu


(O.K.) :: 3'24''::

 (...) le jeu est-il effectivement superficiel au regard de l’importance et du sérieux de la vie ? C'est ce que Nietzsche mettait en question : qu’il faille penser une pesanteur en soi des événements, que viendrait offenser l’impudence de la légèreté.
Le philosophe pensait exactement l’inverse : qu’il y a une forme de sérieux pris à la vie qui est grossière, mensongère et presque calomnieuse. L’homme grave est celui qui donne de la gravité à la vie, laquelle se moque bien en réalité de tous ces sens que nous lui donnons.
L’important est de comprendre au contraire cette « légèreté » de la vie : la profondeur revient à celui qui en comprend la comédie et le jeu, si bien que cesse l’opposition du sérieux et du jeu et qu’en effet l’important c’est de jouer, c’est-à-dire de parvenir à cette légèreté...
(-?-)

> la voie du jeu
> (incon...) nu
> tous! grands interprètes
> tous cosmologiciens

2009-06-25

encore un effort si vous voulez être... de vraies salopes

(merci) à Iris


(O.K.) :: 7'10''::

la “majorité” estime que les femmes devraient se “tenir” ! Eh oui, il s’agirait de rester dans sa petite case, bien sage, à attendre que le désir masculin les désigne et, surtout, ne pas faire montre d’initiative dans une relation amoureuse, ou sexuelle. À croire que le désir féminin est secondaire. Les femmes doivent être passives, sinon elles sont qualifiées — injure (...) — de « filles faciles ».

Bref, « l’égalité sexuelle et la libération des femmes » n’est pas pour demain. La liberté sexuelle pour tous — et encore moins pour toutes ! — est un de ces mensonges utilisés régulièrement, histoire de vendre quelque chose, une mode, un style, un string... Mais attention : le style sexy doit être dans les « normes ».

Nous vivons dans une société (...) hypocritement sexiste... Où l’on se rince l’œil devant une pub suggestive de sous-vêtement, mais où l’on s’indigne de l’attitude d’une femme [libérée] qui exprime son désir, où l’on se gausse et l’on rit grassement à des blagues sexistes et salaces, mais où l’on est choqué par un langage « cru » dans la bouche d’une fille ou d’une femme ! Ça ne se fait pas, voyons ! Alors rentrez dans le rang, dans vos strings et vos minijupes, mais là où il faut et quand il faut.
(...)
Cela va évidemment de pair avec une vision totalement archaïque de la place des femmes dans la société. Et la “cible“ privilégiée des attaques misogynes, c’est évidemment la « fille facile », celle qui couche le premier soir, celle qui provoque, la “tasspé”, la marie-couche-toi-là, [(ou) simplement la fille libérée qui assume ce qu'elle veut, ce qu'elle aime]... La fille ou la femme désignée à la vindicte des beaufs et aussi des gardiennes du temple.

Pour réagir, reprenons à notre compte ce qui se disait déjà au début des années 1970, il faut « Oser lutter contre l’oppression d’où qu’elle vienne. Oser vaincre le robot ou le flic que le capitalisme a voulu faire de chacun ou chacune de nous. Réapprendre à aimer, à jouir, à être ensemble, à créer notre vie, à faire la révolution par tous les moyens. »
(N.H.)
cf. extension du domaine de l'amour

2009-06-23

se déc(o)upler

[L'autre jour, (...) je me suis rendu compte qu'en tenant mon chien en laisse j'étais moi-même tenu en laisse.]
[N.F.]

découpler
. Détacher des chiens courants, qu’on mène habituellement attachés deux à deux, pour qu’ils courent (après le gibier).
. Rendre indépendantes des parties d'un système mécanique.
(W.)

Un couple réel se vérifie en ceci qu'il peut aller librement à travers la vie, et toutes ses circonstances, en se renforçant comme accord effectif qui ne mutile les virtualités ni de l'un ni de l'autre...
(G.D.)

cf. vaginalisme ®
cf. saine de ménage
cf. (de) l'économie (à) de la relation
cf. assortiment camarade
cf. l'amour inventé, à réinventer... : réinventé
cf. extension du domaine de l'amour
cf. à la trois
cf. pas de lieu, sans formule

dyspaartition

cf. les trop chères tyrans chéries
Mais on sait bien que pour être plus « fort » qu'elle, pour ne plus t'en laisser imposer — ou moins, du moins —, on sait bien ce qu'il faudrait... Ce qu'il faudrait changer. On le sait exactement. Ou toi, peut-être seulement intuitivement ? Refoulé, sans doute. Mais on le sait !
Que tu deviennes moins attaché qu'elle à votre relation.
Car elle, se comportant comme elle se comporte, elle prend le risque à chaque fois de te perdre, de tout casser... ET ELLE LE PREND ; tandis que toi, la plupart des fois, et dans le fond, et jusqu'ici, tu fais à peu près tout, au contraire, pour éviter ça, pallier à ça ; tu t'appliques, t'inclines s'il le faut, à sauver l'affaire, le navire, autant que tu le peux. Et elle le sait bien. C'est votre jeu. Et elle en abuse. Car elle a une force de plus que toi, un avantage : elle est celle de vous deux qui tient le moins à votre relation. Ce qui ne veut pas dire qu'elle n'y tient pas, ça va sans dire, j'espère !, mais voilà : l'équilibre parfait n'existe pas dans un couple, ou pas que je sache : il y en a toujours un qui tient plus à la relation que l'autre. Et ça le rend plus faible, plus vulnérable, et plus soumis. Naturellement la répartition, le rapport de force peut s'inverser selon les moments, s'intervertir. Mais voilà, quoi. Et chacun le ressent, ressent (au moins subconsciemment, instinctivement) cette répartition. Répartition, comme je te dis, à peu près inhérente à toute relation, mais simplement plus ou moins équilibrée selon les cas ou les périodes.
Il y a toujours une des parties qui, tenant à la relation légèrement moins que l'autre, à un moment donné ou en général (mais quel que soit le cas, ça peut toujours basculer à tout instant), dispose d'un plus grand pouvoir, d'une certaine souveraineté sur le couple. Plus ou moins importante en fonction de l'équilibre. Et c'est là qu'intervient le profil de ceux qui abusent de ce pouvoir, sur l'autre, de cette relative souveraineté sur la relation ; et quand c'est une fille, j'appelle ça une princesse. C'est-à-dire qu'elle teste son pouvoir, voire en joue, cruellement, comme un tyran ou un enfant. Car d'autres, plus mûrs, filles ou garçons, et que j'appelle rois ou reines, s'en retiennent, au contraire — aussi dans ce cas où la répartition est oscillante, c'est clair. Mais dans ton cas, j'ai l'impression qu'elle est plutôt fixe. Et que ça penche toujours plus ou moins du même côté : que c'est elle qui domine de façon générale. Pourquoi ? je le répète : parce qu'elle sent, intuitivement, instinctivement, que, pour des motifs intimes, tu tiens plus à la relation qu'elle, et que tu te saignes à la défendre (la relation), à la sauvegarder. (Elle sait que c'est un ressort qui peut casser, mais elle joue avec, pour tester, se mettre en danger, ou plutôt en élan vers autre chose. Parce que quelqu'un qui tient plus à nous qu'on ne tient à lui, même si la différence est infime, relève toujours un peu du poids mort, même infime.) Bref, tu as pris ce rôle ; ou plutôt, la relation, cette relation-là, singulière, t'a attribué ce rôle. Et le dilemme, si tu en venais à taper du poing sur la table, le dilemme, comme je te le disais une autre fois, il y a quelques mois, c'est que, en ce qui vous concerne à présent, elle risque de ne pas tolérer (facilement) une brutale inversion du rapport de forces, et ce, précisément en vertu de sa dominance tacite (entérinée), et de ce qui la fonde ! (À savoir, un moindre attachement de son côté — dans l'état actuel des choses.) Et ça, bien sûr, tu le sens, tu le sens tellement bien que tu veux pas le risquer, le poing sur la table, le vrai, le ferme, le profond. Et elle le sent autant que toi, et ainsi de suite... Voilà le cercle vicieux. Selon moi. Tu ne veux pas la perdre, elle sent bien ça, et elle s'engouffre là-dedans, et en profite... pour exercer un petit pouvoir, non pas méchamment, mais pour elle-même, son intérêt naturel, égoïste (au sens neutre, ici, animal, vital), mais immaturément égoïste... pour... bref, s'éprouver, se prouver... blabla etc.
(O.K.)
cf. se déc(o)upler
cf. l'art de rencontrer d'aimer