Nietzsche veut dire que le bien et le mal c'est (...) une mystification. (...) Spinoza, avant Nietzsche, (...) dit que (...) la vraie différence passe entre le bon et le mauvais, et que la différence du bon et du mauvais ne coïncide pas avec celle du bien et du mal. Il y a une différence fondamentale. L'art (...) d'organiser ce couple bon-mauvais dans sa différence avec bien-mal, c'est ça que Spinoza appelle une éthique.
(G.D.)
N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL
> page d'accueil
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL
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2009-04-18
2009-04-17
fataliste =/= tragique
Ne pas confondre. En gros :
Le fataliste est celui (...) qui accepte les choses, le destin, passivement. Pour ainsi dire : mollement.
Le tragique (au sens nietzschéen) est celui qui accueille les choses, le destin, activement, en un mot : les affirme ! Et par là-même s'en rend plutôt maître, relativement. C'est d'un autre style, tonique, affirmateur, ja-sager, danseur, amant, bref, dionysiaque ; autrement classe. Le grand style, dirait nietzsche.
(O.K.)
cf. vademecum tragique
cf. « nietzschéen »
cf. les deux voies/voix de la conscience tragique
Le fataliste est celui (...) qui accepte les choses, le destin, passivement. Pour ainsi dire : mollement.
Le tragique (au sens nietzschéen) est celui qui accueille les choses, le destin, activement, en un mot : les affirme ! Et par là-même s'en rend plutôt maître, relativement. C'est d'un autre style, tonique, affirmateur, ja-sager, danseur, amant, bref, dionysiaque ; autrement classe. Le grand style, dirait nietzsche.
(O.K.)
cf. vademecum tragique
cf. « nietzschéen »
cf. les deux voies/voix de la conscience tragique
postmoderne ?
Si le modernisme se caractérise par la création de formes nouvelles, le postmodernisme réutilise des formes préexistantes. (...)
L'œuvre postmoderne se présente souvent comme un collage d'éléments hétéroclites (...) efface le temps et l'espace pour rendre toute la culture immédiatement présente, ainsi que la hiérarchie entre culture élitaire et culture populaire.
(...) là où le modernisme place l'auteur et la création au centre de son esthétique, le postmodernisme fait jouer ce rôle à l'interprétation. Le simple fait d'apporter un regard nouveau sur un texte ou une œuvre picturale amène à en faire une œuvre nouvelle. (...)
Ce regard ironique se pose aussi naturellement sur l'œuvre postmoderne elle-même, et aboutit à l'auto-commentaire.
(...) le modernisme cherche à construire une image fidèle du monde réel, en dépassant les limites de la perception humaine. Le postmodernisme s'interroge plutôt sur le statut du monde fictionnel créé par l'œuvre d'art et son rapport au monde réel...
(W.)
L'œuvre postmoderne se présente souvent comme un collage d'éléments hétéroclites (...) efface le temps et l'espace pour rendre toute la culture immédiatement présente, ainsi que la hiérarchie entre culture élitaire et culture populaire.
(...) là où le modernisme place l'auteur et la création au centre de son esthétique, le postmodernisme fait jouer ce rôle à l'interprétation. Le simple fait d'apporter un regard nouveau sur un texte ou une œuvre picturale amène à en faire une œuvre nouvelle. (...)
Ce regard ironique se pose aussi naturellement sur l'œuvre postmoderne elle-même, et aboutit à l'auto-commentaire.
(...) le modernisme cherche à construire une image fidèle du monde réel, en dépassant les limites de la perception humaine. Le postmodernisme s'interroge plutôt sur le statut du monde fictionnel créé par l'œuvre d'art et son rapport au monde réel...
(W.)
il boit eux
D'où vient qu'un boiteux ne nous irrite pas et qu'un esprit boiteux nous irrite ? A cause qu'un boiteux reconnaît que nous allons droit et qu'un esprit boiteux dit que c'est nous qui boitons. Sans cela nous en aurions pitié et non colère.
(B.P.)
(B.P.)
2009-04-16
au fond, bruce lee, c'est moi
(O.K.) :: 7'00""::
Note :
Qui a appris à mourir, il a désappris à servir.
(M.d.M.)
mail de motivation
Je crois, j'ai même le sentiment que ce blog va vraiment m'alléger et me permettre de me taire enfin, de finir par me taire — enfin. C'est tellement ce que je voudrais : me taire. Du moins, ne plus me répéter ! Auprès de l'un(e) puis de l'autre, et des autres... Ça sert à ça, d'écrire, je crois. Ou plutôt, c'est une des motivations de l'acte d'écrire. Parce que, pour ce qui est de servir à ne pas se répéter, l'écriture, c'est pas dit. Quant à se répéter d'un auteur à l'autre, ça, c'est dit ! Et redit. Voilà pourquoi, moi, je les compile ! Voilà pourquoi mon écriture à moi, ici, c'est de les compiler, avant tout. Après tout...
(O.K.)
cf. bavardage philosophe
cf. taire
(O.K.)
cf. bavardage philosophe
cf. taire
dévotion à la désacralisation des femmes
C'est l'homme qui a créé la femme. De quoi donc ? D'une cote de son dieu — de son « idéal »...
(F.N. — CDI 0§13)
Casanova aime les femmes : il les décrit comme il les aime, c'est-à-dire sans dévotion. Mais laforgue [premier traducteur-censeur de casanova, XIXe siècle], lui, est déjà féministe : ils les respecte, il les craint, il annonce déjà des légions de professeurs prudes, notamment philosophes, nouveau clergé qui va remplacer l'ancien.
(P.S.)
Sans parler ici des femmes romantiques, le problème des hommes malheureux de romantisme est, presque par définition, qu'ils idéalisent les femmes, c'est-à-dire en entretiennent une conception inadéquate à la réalité.
Leur romantisme les rend d'ailleurs piètres baiseurs, et du coup d'autant plus romantiques... suite à la fuite (crac!) de leurs adorées. C'est l'un des cercles du romantisme. À la base, il faudrait leur apprendre ; les guérir de cet idéalisme qui les maintient dans une sacralisation (issue de l'interdit symbolique) des femmes.
S'intimider devant les filles, pour les avoir sacralisées à la base, c'est encore bafouer d'une certaine manière leur égalité effective avec les hommes. Or, ce que les filles « attendent », il me semble, et qui manque par conséquent rarement de les séduire, c'est qu'on les traite justement en égales, en véritables égales, c'est-à-dire qu'on les traite — du moins celles qui nous plaisent, humainement —, qu'on les aborde à peu près de la même façon qu'on le ferait avec un type qui nous plairait également [désolé pour l'affreux style]. C'est ceux qui ont compris ça, c'est-à-dire intégré le féminisme, soit, mais sans s'y arrêter, qui n'ont pas pris ce combat légitime pour une vérité établie mais bien pour ce qu'il est — un combat, avec l'excès que ça suppose pour atteindre son but ; et sachant, en outre, que l'évolution des sensibilités, en l'occurrence celles de la majorité des femmes, accuse toujours un retard sur celle des idées —, c'est ceux-là, donc, ceux qui ont compris ça, mais aussi, c'est vrai, ceux qui en donnent bêtement l'impression (auprès de certaines filles crédules ou au moins aussi aliénées qu'eux) pour n'avoir jamais rien intégré du féminisme, c'est en tout cas ceux-là qui « raflent » presque tout (le succès). Après quoi les malheureux romantiques (pléonasme !), hyperpolicés, cérébraux, s'étonnent, se désolent et s'enragent le plus souvent contre ladite légèreté des femmes, leur cruauté, leur inconstance, leur inconséquence, ou je ne sais quoi.
Pourtant le vice est dans leur pré-jugé à eux, qui leur fait voir et vivre les femmes comme trop étrangères, trop essentiellement différentes. Ce qui les dissuade d'un effort sérieux d'identification même relative, grâce auquel, par exemple, ils reconnaîtraient qu'être idéalisé par un tiers ne peut qu'intimider et inhiber et donc faire fuir quiconque attend au contraire qu'on l'aime, réellement, pour ce qu'il est, de plain-pied, le plus terre-à-terrement possible, le plus humainement qui soit.
Je terminais à l'instant par « ou je ne sais quoi », alors que je sais très bien! quand moi-même je me re-trouve en peine, par un re-flux de mon incorporée culture moderno-judéo-islamo-chrétienne, de les aborder effectivement d'égal à égale, sans la moindre sacralité parasite, sur le même pied, le même ton camarade, décontracté, terre-à-terre, que n'importe qui.
(O.K.)
Il n'était jamais à l'aise, quoi. Et quelqu'un qui n'est pas à l'aise vous met mal à l'aise aussi.
(M.N.)
cf. king/kang
cf. apprendre à savoir danser
(F.N. — CDI 0§13)
Casanova aime les femmes : il les décrit comme il les aime, c'est-à-dire sans dévotion. Mais laforgue [premier traducteur-censeur de casanova, XIXe siècle], lui, est déjà féministe : ils les respecte, il les craint, il annonce déjà des légions de professeurs prudes, notamment philosophes, nouveau clergé qui va remplacer l'ancien.
(P.S.)
Sans parler ici des femmes romantiques, le problème des hommes malheureux de romantisme est, presque par définition, qu'ils idéalisent les femmes, c'est-à-dire en entretiennent une conception inadéquate à la réalité.
Leur romantisme les rend d'ailleurs piètres baiseurs, et du coup d'autant plus romantiques... suite à la fuite (crac!) de leurs adorées. C'est l'un des cercles du romantisme. À la base, il faudrait leur apprendre ; les guérir de cet idéalisme qui les maintient dans une sacralisation (issue de l'interdit symbolique) des femmes.
S'intimider devant les filles, pour les avoir sacralisées à la base, c'est encore bafouer d'une certaine manière leur égalité effective avec les hommes. Or, ce que les filles « attendent », il me semble, et qui manque par conséquent rarement de les séduire, c'est qu'on les traite justement en égales, en véritables égales, c'est-à-dire qu'on les traite — du moins celles qui nous plaisent, humainement —, qu'on les aborde à peu près de la même façon qu'on le ferait avec un type qui nous plairait également [désolé pour l'affreux style]. C'est ceux qui ont compris ça, c'est-à-dire intégré le féminisme, soit, mais sans s'y arrêter, qui n'ont pas pris ce combat légitime pour une vérité établie mais bien pour ce qu'il est — un combat, avec l'excès que ça suppose pour atteindre son but ; et sachant, en outre, que l'évolution des sensibilités, en l'occurrence celles de la majorité des femmes, accuse toujours un retard sur celle des idées —, c'est ceux-là, donc, ceux qui ont compris ça, mais aussi, c'est vrai, ceux qui en donnent bêtement l'impression (auprès de certaines filles crédules ou au moins aussi aliénées qu'eux) pour n'avoir jamais rien intégré du féminisme, c'est en tout cas ceux-là qui « raflent » presque tout (le succès). Après quoi les malheureux romantiques (pléonasme !), hyperpolicés, cérébraux, s'étonnent, se désolent et s'enragent le plus souvent contre ladite légèreté des femmes, leur cruauté, leur inconstance, leur inconséquence, ou je ne sais quoi.
Pourtant le vice est dans leur pré-jugé à eux, qui leur fait voir et vivre les femmes comme trop étrangères, trop essentiellement différentes. Ce qui les dissuade d'un effort sérieux d'identification même relative, grâce auquel, par exemple, ils reconnaîtraient qu'être idéalisé par un tiers ne peut qu'intimider et inhiber et donc faire fuir quiconque attend au contraire qu'on l'aime, réellement, pour ce qu'il est, de plain-pied, le plus terre-à-terrement possible, le plus humainement qui soit.
Je terminais à l'instant par « ou je ne sais quoi », alors que je sais très bien! quand moi-même je me re-trouve en peine, par un re-flux de mon incorporée culture moderno-judéo-islamo-chrétienne, de les aborder effectivement d'égal à égale, sans la moindre sacralité parasite, sur le même pied, le même ton camarade, décontracté, terre-à-terre, que n'importe qui.
(O.K.)
Il n'était jamais à l'aise, quoi. Et quelqu'un qui n'est pas à l'aise vous met mal à l'aise aussi.
(M.N.)
cf. king/kang
cf. apprendre à savoir danser
2009-04-15
l'art de rencontrer d'aimer
La culture c'est la règle, l'art c'est l'exception. (J.-L. G.)
(P.S.)(D.R.)(O.K.) :: 7'57''::
SAVOIR FLAIRER
cf. flair play
ÉCOUTER DE LA MUSIQUE ENSEMBLE
Pour savoir où on en est avec quelqu'un, il suffit d'écouter de la musique ensemble. Le moindre désaccord nerveux vient faire tache dans les intervalles, mais si le son passe sans rencontrer personne, c'est le signe que tout va bien. Et tout allait bien, il faut que je le dise, au risque de faire convulser (...) la marché constant du pathétique obligatoire. « Jusqu'à présent, dit Lautréamont (...), on a décrit le malheur pour inspirer la terreur, la pitié. je décrirai le bonheur pour inspirer leurs contraires. » (...) Qui vante la pitié vante la terreur. Et réciproquement. C'est usant. Personne ne veut jamais admettre la complicité entre le goût du malheur, la plainte romantique, le sentimentalisme apitoyé et la vraie brutalité sanglante. (...)
Les terroristes sont de grands sentimentaux ; les apologistes de la pitié sont des terroristes.
(P.S.)
MARCHER ENSEMBLE
J'en reviens au fait de marcher dehors à côté de quelqu'un : tu peux faire une analyse morale et psychique exacte du quelqu'un en question rien qu'à sentir comment son corps réagit à distance au tien. S'il y a un infime désaccord harmonique, une résistance sourde presque imperceptible, la fausse note de la double allure, ton opinion est faite : il y a comme un défaut chez l'autre, plus qu'un défaut, la preuve d'un malentendu définitif qui sera révélé tôt ou tard. (...) Dans mon cas, l'estimation d'un individu ou d'une individue s'enracine en ce point très précis. D'où ma joie, le plus souvent, à marcher seule.
(P.S.)
SAVOIR SE PARLER
Le psychologue américain John Gottman de l'université de Washington aux Etats-Unis estime qu'il existe une sorte de modèle mathématique permettant de prévoir le succès d'une relation avec un taux de réussite de 94%.
C'est, selon lui, en étudiant les premières minutes d'une conversation menée par les deux partenaires d'un couple autour d'un sujet important pour celui-ci que l'on peut dire si oui ou non, ils vivront une longue aventure.
Ce sont des centaines de séances filmées qui ont constitué la base de travail de Gottman et de son équipe, assistés d'éminents mathématiciens recrutés pour cautionner l'aspect scientifique de l'étude.
Chacune d’entre elles se déroulait selon le même scénario : une discussion où l'homme et la femme s'affrontent sur un thème à propos duquel ils sont en désaccord. Ce n'est pas la dispute en soi qui a intéressé les chercheurs mais bien plus l'attitude des deux partenaires en train d'argumenter et de s'opposer.
Pour situer le moment où la discussion emprunte un chemin sans issue, les psy ont entrepris de mesurer les pulsations cardiaques et autres manifestations physiologiques symptomatiques de l'humeur des sujets étudiés. Même en se disputant, on peut réussir à produire des connections émotionnelles liées aux sentiments que l'on éprouve pour l'être aimé, parvenant ainsi à ne pas stagner dans une logique d'affrontement.
On peut rire pour se décrisper, mais on peut aussi se montrer incapable de produire ces connections. On se trouve alors sous la menace potentielle du divorce car on atteint très vite un état de saturation nerveuse où l'on n'accepte plus rien.
Le résultat mathématique de l'étude a permis d'établir que les couples qui conservent leur calme et se respectent mutuellement sur 80% du temps de discussion alors qu'ils sont en train d'argumenter, ont des chances d'aller longtemps ensemble.
(P.S.)(D.R.)(O.K.) :: 7'57''::
SAVOIR FLAIRER
cf. flair play
ÉCOUTER DE LA MUSIQUE ENSEMBLE
Pour savoir où on en est avec quelqu'un, il suffit d'écouter de la musique ensemble. Le moindre désaccord nerveux vient faire tache dans les intervalles, mais si le son passe sans rencontrer personne, c'est le signe que tout va bien. Et tout allait bien, il faut que je le dise, au risque de faire convulser (...) la marché constant du pathétique obligatoire. « Jusqu'à présent, dit Lautréamont (...), on a décrit le malheur pour inspirer la terreur, la pitié. je décrirai le bonheur pour inspirer leurs contraires. » (...) Qui vante la pitié vante la terreur. Et réciproquement. C'est usant. Personne ne veut jamais admettre la complicité entre le goût du malheur, la plainte romantique, le sentimentalisme apitoyé et la vraie brutalité sanglante. (...)
Les terroristes sont de grands sentimentaux ; les apologistes de la pitié sont des terroristes.
(P.S.)
MARCHER ENSEMBLE
J'en reviens au fait de marcher dehors à côté de quelqu'un : tu peux faire une analyse morale et psychique exacte du quelqu'un en question rien qu'à sentir comment son corps réagit à distance au tien. S'il y a un infime désaccord harmonique, une résistance sourde presque imperceptible, la fausse note de la double allure, ton opinion est faite : il y a comme un défaut chez l'autre, plus qu'un défaut, la preuve d'un malentendu définitif qui sera révélé tôt ou tard. (...) Dans mon cas, l'estimation d'un individu ou d'une individue s'enracine en ce point très précis. D'où ma joie, le plus souvent, à marcher seule.
(P.S.)
SAVOIR SE PARLER
Le psychologue américain John Gottman de l'université de Washington aux Etats-Unis estime qu'il existe une sorte de modèle mathématique permettant de prévoir le succès d'une relation avec un taux de réussite de 94%.
C'est, selon lui, en étudiant les premières minutes d'une conversation menée par les deux partenaires d'un couple autour d'un sujet important pour celui-ci que l'on peut dire si oui ou non, ils vivront une longue aventure.
Ce sont des centaines de séances filmées qui ont constitué la base de travail de Gottman et de son équipe, assistés d'éminents mathématiciens recrutés pour cautionner l'aspect scientifique de l'étude.
Chacune d’entre elles se déroulait selon le même scénario : une discussion où l'homme et la femme s'affrontent sur un thème à propos duquel ils sont en désaccord. Ce n'est pas la dispute en soi qui a intéressé les chercheurs mais bien plus l'attitude des deux partenaires en train d'argumenter et de s'opposer.
Pour situer le moment où la discussion emprunte un chemin sans issue, les psy ont entrepris de mesurer les pulsations cardiaques et autres manifestations physiologiques symptomatiques de l'humeur des sujets étudiés. Même en se disputant, on peut réussir à produire des connections émotionnelles liées aux sentiments que l'on éprouve pour l'être aimé, parvenant ainsi à ne pas stagner dans une logique d'affrontement.
On peut rire pour se décrisper, mais on peut aussi se montrer incapable de produire ces connections. On se trouve alors sous la menace potentielle du divorce car on atteint très vite un état de saturation nerveuse où l'on n'accepte plus rien.
Le résultat mathématique de l'étude a permis d'établir que les couples qui conservent leur calme et se respectent mutuellement sur 80% du temps de discussion alors qu'ils sont en train d'argumenter, ont des chances d'aller longtemps ensemble.
ultime critère esthé..tique
La seule critique que l'on puisse faire de ces tableaux c'est qu'on n'a pas envie de sauter au cou d'aucun des artistes. (...) si j'avais connu Balzac, j'aurais essayé de lui voler un baiser.
(A.C.)
Je suis amoureux de Mozart comme une jeune fille.
(S.K.)
Il se ne doutait pas de l'exaltation où nous jetait l'idée de son talent. Sans doute qu'il ignorât notre admiration (...) mais, attardés à un âge où l'enthousiasme ne peut rester silencieux et transportés dans une vie où l'incognito semble étouffant, nous [lui] écrivîmes une lettre signée de nos noms...
(M.P.)
cf. l'art de la vie
(A.C.)
Je suis amoureux de Mozart comme une jeune fille.
(S.K.)
Il se ne doutait pas de l'exaltation où nous jetait l'idée de son talent. Sans doute qu'il ignorât notre admiration (...) mais, attardés à un âge où l'enthousiasme ne peut rester silencieux et transportés dans une vie où l'incognito semble étouffant, nous [lui] écrivîmes une lettre signée de nos noms...
(M.P.)
cf. l'art de la vie
l'a(rt) vie
... on était soudain devenu si amoureux, en voyant ce portrait magique, qu'on ne pensait plus qu'à courir le monde pour retrouver la journée enfuie, dans sa grâce instantanée et dormante.
(M.P.)
(M.P.)
2009-04-13
l'éthique philosophique
(P.M.) :: 0'34''::
cf. qu'est-ce qu'un philosophe
cf. cf. les espèces de « philosophes », et : le philosophe
qu'est-ce qu'un philosophe
d'un philosophe, c'est-à-dire d'un [H]omme qui pense par lui-même, consulte avant tout sa propre expérience, médite aussi ce que disent les autres et fait un usage réfléchi du langage. Il fallait poser cela au départ parce que nous ne savons presque rien... (J.-F.B.)
(M.O.)(O.K.) :: 0'37''::
cf. les espèces de « philosophes », et : le philosophe
cf. anti(quitter la) philosophie moderne
devenez postmoderne
Il faut être relativement postmoderne.
(O.K.)
Devenez à votre tour un sauvage postmoderne.
(F.C.)
cf. a spi r an t sauvage (moderne)
(O.K.)
Devenez à votre tour un sauvage postmoderne.
(F.C.)
cf. a spi r an t sauvage (moderne)
de nouvellxs voies
Chaque jour se fraient sous nos yeux de nouvelles voies de passage entre les domaines autrefois cloisonnés de l'art, de la technique, de l'éthique, de la politique, etc. Des objets inclassables, des “attracteurs étranges” – pour paraphraser une fois de plus les physiciens – nous incitent à brûler les vieilles langues de bois, à accélérer des particules de sens à haute énergie, pour débusquer d'autres vérités.
(F.G.)
cf. postmédiation
cf. félix ottoguattari
cf. devenez postmoderne
(F.G.)
cf. postmédiation
cf. félix ottoguattari
cf. devenez postmoderne
l'artistisant dénatureur de ruines
Depuis le début des années 80, Georges Rousse (...) transforme puis photographie des lieux abandonnés. L’artiste a toujours aimé ces lieux de solitude, hors du temps, suspendus entre la vie et la mort, propices à la méditation. Voyageur infatigable, il parcourt le monde en quête d’usines désaffectées, de maisons oubliées, de bâtiments voués à la destruction.
Pour quelques jours, pour quelques semaines, il prend possession de ces lieux vides, et transforme l’espace au gré de son imagination. De son intervention naît une image virtuelle, visible en un point unique, et dont l’artiste garde la trace par une photographie.
Georges Rousse est l'auteur d'une oeuvre décousue, fondée sur des emprunts (notamment à l'in situ), recyclés à des formats qui permettent d'être très fortement représentés dans nombre de galeries européennes.
(W.)
cf. l'exploration urbaine
Pour quelques jours, pour quelques semaines, il prend possession de ces lieux vides, et transforme l’espace au gré de son imagination. De son intervention naît une image virtuelle, visible en un point unique, et dont l’artiste garde la trace par une photographie.
Georges Rousse est l'auteur d'une oeuvre décousue, fondée sur des emprunts (notamment à l'in situ), recyclés à des formats qui permettent d'être très fortement représentés dans nombre de galeries européennes.
(W.)
cf. l'exploration urbaine
2009-04-12
2009-04-11
vademecum tragique
Je est un autre.
Tout est devenir.
La vie n'est pas sentimentale.
Le monde n'est pas humain.
(O.K.)
cf. tra... la la !
cf. les grandes raisons (se rencontrent)
cf. mourir par définition
cf. ça va
cf. de confiance nulle à confiance nue
Tout est devenir.
La vie n'est pas sentimentale.
Le monde n'est pas humain.
(O.K.)
cf. tra... la la !
cf. les grandes raisons (se rencontrent)
cf. mourir par définition
cf. ça va
cf. de confiance nulle à confiance nue
2009-04-10
pour le détournement
(G.D.) :: 1'30''::
Les idées s'améliorent. Le sens des mots y participe. Le plagiat est nécessaire. Le progrès l'implique. Il serre de près la phrase d'un auteur, se sert de ses expressions, efface une idée fausse, la remplace par l'idée juste.
Le détournement est le langage fluide de l'anti-idéologie. Il apparaît dans la communication qui sait qu'elle ne peut prétendre détenir aucune garantie en elle-même et définitivement. Il est, au point le plus haut, le langage qu'aucune référence ancienne et supra-critique ne peut confirmer. C'est au contraire sa propre cohérence, en lui-même et avec les faits praticables, qui peut confirmer l'ancien noyau de vérité qu'il ramène. Le détournement n'a fondé sa cause sur rien d'extérieur à sa propre vérité comme critique présente.
Ce qui, dans la formulation théorique, se présente ouvertement comme détourné, en démentant toute autonomie durable de la sphère du théorique exprimé, en y faisant intervenir par cette violence l'action qui dérange et emporte tout ordre existant, rappelle que cette existence du théorique n'est rien en elle-même, et n'a à se connaître qu'avec l'action historique, et la correction historique qui est sa véritable fidélité.
(G.D.)
cf. au fond, isidore ducasse, c'est moi
cf. le progrès l'implique, et le plaisir aussi !
cf. citétranse
2009-04-09
lu
lucille
de l'originale... — signée Michel Jonasz —
:: 5'36''::
à la reprise épurée fulgurante — signée Mathieu Boogaerts —
:: 1'02''::
cf. la naissance du lecteur
cf. citétranse
cf. journal de m...
cf. où le blues continue
de l'originale... — signée Michel Jonasz —
:: 5'36''::
à la reprise épurée fulgurante — signée Mathieu Boogaerts —
:: 1'02''::
cf. la naissance du lecteur
cf. citétranse
cf. journal de m...
cf. où le blues continue
2009-04-08
2009-04-07
le sort (-ilège) de la vraie subversion d'aujourd'hui
(A.S.)(o.K.) :: 2'50''::
cf. auto[v]rité
cf. contribution à (de) la nouvelle intelligence collective
2009-04-06
oeuvrécriture
. Dans notre société mercantile, il faut (...) arriver à une « oeuvre » : il faut construire, c'est-à-dire terminer une marchandise. Pendant que j'écris, l'écriture est de la sorte à tout instant aplatie, banalisée, culpabilisée par l'oeuvre à laquelle il lui [faudrait] concourir. Comment écrire, à travers tous les pièges que me tend l'image collective de l'oeuvre ?
. Piège de l'infatuation : donner à croire qu'il accepte de considérer ce qu'il a écrit comme une « oeuvre », passer d'une contingence d'écrits à la transcendance d'un produit unitaire, sacré.
. Je jouis continûment, sans fin, sans terme, de l'écriture comme d'une production perpétuelle, d'une dispersion inconditionnelle, d'une énergie de séduction...
. Et pourtant : plus je me dirige vers l'oeuvre, et plus je descends dans l'écriture ; j'en approche le fond insoutenable ; un désert se découvre ; il se produit, fatale, déchirante, une sorte de perte de sympathie : je ne me sens plus sympathique (aux autres, à moi-même). C'est à ce point de contact entre l'écriture et l'oeuvre que la dure vérité m'apparaît : je ne suis plus un enfant. Ou bien, est-ce l'ascèse de la jouissance que je découvre ?
(R.B.)
. Piège de l'infatuation : donner à croire qu'il accepte de considérer ce qu'il a écrit comme une « oeuvre », passer d'une contingence d'écrits à la transcendance d'un produit unitaire, sacré.
. Je jouis continûment, sans fin, sans terme, de l'écriture comme d'une production perpétuelle, d'une dispersion inconditionnelle, d'une énergie de séduction...
. Et pourtant : plus je me dirige vers l'oeuvre, et plus je descends dans l'écriture ; j'en approche le fond insoutenable ; un désert se découvre ; il se produit, fatale, déchirante, une sorte de perte de sympathie : je ne me sens plus sympathique (aux autres, à moi-même). C'est à ce point de contact entre l'écriture et l'oeuvre que la dure vérité m'apparaît : je ne suis plus un enfant. Ou bien, est-ce l'ascèse de la jouissance que je découvre ?
(R.B.)
à peine perdue
Ce qu'il y a de vécu dans ce livre, je n'ai pas l'intention de le rendre sensible à des lecteurs qui ne s'apprêtent en toute conscience à le revivre.
(R.V.)
En réalité, chaque lecteur est, quand il lit, le propre lecteur de soi-même.
(M.P.)
Ce qu'il y a de manqué dans l'écriture reflète aussi le manque chez le lecteur, en tant que lecteur et plus encore en tant qu'homme. Si la part d'ennui à l'écrire transparaît dans une certaine part d'ennui à le lire, ce ne sera là qu'un argument de plus pour dénoncer le manque à vivre.
(R.V.)
cf. savoir lire
(R.V.)
En réalité, chaque lecteur est, quand il lit, le propre lecteur de soi-même.
(M.P.)
Ce qu'il y a de manqué dans l'écriture reflète aussi le manque chez le lecteur, en tant que lecteur et plus encore en tant qu'homme. Si la part d'ennui à l'écrire transparaît dans une certaine part d'ennui à le lire, ce ne sera là qu'un argument de plus pour dénoncer le manque à vivre.
(R.V.)
cf. savoir lire
k.o.
. Le meilleur ordre d'un livre, c'est de n'en avoir pas, afin que le lecteur y découvre le sien.
. De ce chaos sortiront quelque jour des formules qui tireront à bout portant sur nos ennemis.

Entre-temps, que la phrase à relire fasse son chemin. La voie vers la simplicité est la plus complexe...
(R.V.)
cf. la naissance du lecteur
cf. savoir lire
cf. b.-a. banalités
cf. citétranse
. De ce chaos sortiront quelque jour des formules qui tireront à bout portant sur nos ennemis.

Entre-temps, que la phrase à relire fasse son chemin. La voie vers la simplicité est la plus complexe...
(R.V.)
cf. la naissance du lecteur
cf. savoir lire
cf. b.-a. banalités
cf. citétranse
2009-04-05
b.-a. banalités
La banalité, c'est le discours sans le corps.
En somme, ce qu[e j']écris procéderait d'une banalité corrigée.
(R.B.)
Jamais je n'ai prétendu révéler du neuf, lancer de l'inédit sur le marché de la culture. Une infime correction de l'essentiel importe plus que cent innovations accessoires. Seul est nouveau le sens du courant qui charrie les banalités.
Depuis le temps qu'il y a des hommes, et qui lisent Lautréamont [isidore ducasse], tout est dit et peu sont venus pour en tirer profit. Parce que nos connaissances sont en soi banales, elles ne peuvent profiter qu'aux esprits qui ne le sont pas.
Le monde moderne doit apprendre ce qu'il sait déjà, devenir ce qu'il est, à travers une immense conjuration d'obstacles, par la pratique. (...)
On n'échappe à la banalité qu'en la manipulant, en la dominant, en la plongeant dans le rêve, en la livrant au bon plaisir de la subjectivité.
(R.V.)
cf. pour le détournement
cf. B.A.nal
cf. bah, l'existence
En somme, ce qu[e j']écris procéderait d'une banalité corrigée.
(R.B.)
Jamais je n'ai prétendu révéler du neuf, lancer de l'inédit sur le marché de la culture. Une infime correction de l'essentiel importe plus que cent innovations accessoires. Seul est nouveau le sens du courant qui charrie les banalités.
Depuis le temps qu'il y a des hommes, et qui lisent Lautréamont [isidore ducasse], tout est dit et peu sont venus pour en tirer profit. Parce que nos connaissances sont en soi banales, elles ne peuvent profiter qu'aux esprits qui ne le sont pas.
Le monde moderne doit apprendre ce qu'il sait déjà, devenir ce qu'il est, à travers une immense conjuration d'obstacles, par la pratique. (...)
On n'échappe à la banalité qu'en la manipulant, en la dominant, en la plongeant dans le rêve, en la livrant au bon plaisir de la subjectivité.
(R.V.)
cf. pour le détournement
cf. B.A.nal
cf. bah, l'existence
2009-04-04
2009-04-03
le ... : action
Le secret de l'action, c'est de s'y mettre.
(A.)
cf. c'est en le faisant qu'on le fait
cf. le bon génie de l'audace
cf. règle hoptique
cf. envolée
(A.)
cf. c'est en le faisant qu'on le fait
cf. le bon génie de l'audace
cf. règle hoptique
cf. envolée
2009-04-02
c'est con mais dition
Ce que je lui demandais était beaucoup plus important qu'elle ne le croyait car pour arriver à penser, il faut faire des choses très simples qui vous mettent en bonne condition.
(J.-L.G.)
(J.-L.G.)
curriculum sympathiae
— scolarité —
vincent leclerc, jean-philippe tanguy, frédéric garcin***, ludvina collet***, julien lebouffan, nathalie husson*, patrice fleury**, carole rossi*, servane duchêne, vincent rauline (& la TWK), fabien pezzotti***, mickaël bizien, edwin robertson...
julie caré***, nicolas boisnard***, aurélie cogghe**, david sergent***, camille deslypper*, judicaël denecé***, pierre barré...
Et compagnie...
— contexte professionnel —
hélène touzé**, sibylle herzer**, andrea herzer**, cornelia queck**, jérôme fève, laurent chapuis***, loïc windels***, marie müller-zetzsche*, meilie hanke***, deele margarethe andrée***, kamel hebheb*, ...
Et compagnie...
...
Note : les astérisques(*) graduent l'actualité du contact. Un, contact lâche ou possible, deux, contact à distance, trois, contact courant.
« sylvie aymard, c'est moi »
(S.A.)(O.K.) :: 8'45''::
> bruce lee, maître d'art général
> au (fin) fond, piers faccini, c'est moi
> en post(e) campagne
2009-04-01
comme un poisson dans l'autre
La magie de l'Internet existe encore, un internaute (...) m'a plongé la tête de force (merci encore) dans l'album "Krilian Selections" de The Flashbulb (« one of the pseudonyms of electronica musician Benn Jordan »). Inconnu au bataillon.
La structure du CD a déjà de quoi étonner. 28 pistes, 28 courtes vignettes oscillants entre deux et trois minutes. On est loin des digressions sonores de 8 minutes [de ses paires] sur une demie douzaine de titres.
Et pourtant tout est clair des les premières minutes, on a quelque chose de grand dans les oreilles. (...) décrire tous les titres de haute volée sur les 28 proposés dans ce "Krilian selections" serait un travail herculéen.
(D.3)
Bogdan Raczynski est né en Pologne en 1977, mais sa famille a vécu aux États-Unis pendant toute son enfance.
Il a suivi des cours à l'école d'art au Japon dans les années mi-90, mais a abandonné. Il passait son temps à jouer de la trompette dans les clubs japonais de jazz et à créer des morceaux électroniques sur son ordinateur en utilisant les trackers qu'il mettait ensuite en ligne sur Internet, sous le netlabel Kosmic Free Music Foundation, gratuitement, sous ce pseudonyme : Karl.
Par la suite, il est devenu un sans domicile fixe vivant dans les rues de Tokyo, ou chez des amis, faisant toujours de la musique sur son ordinateur en attendant ; la chanson Nihon De Homuresu de l'album Samurai Math Beats reflète bien ces moments-là de sa vie. Cet album était sorti en 1999, chez Rephlex Records - ainsi que ses albums suivants -, la maison de production de disques de Richard D. James. Certains des morceaux de son premier album, Boku Mo Wakaran (sorti aussi en 1999), étaient ceux déjà mis en ligne sur Internet plus tôt.
Ses disques et chansons sont souvent ironiquement nommés, comme par exemple, l'album '96 Drum 'n' Bass Classixxx, un album sorti en 2002, où tous les morceaux ont été écrits par Bogdan lui-même, mais crédités à des pseudonymes différents...
(W.)
Tout le monde sait que Aphex Twin et AFX sont de la même personne, d'ailleurs sur les vinyles est écrit que la production et les compositions sont de Richard D. James. Il affirmait : « Ils existaient avant que j'entre dans le business musical. J'avais l'habitude de mettre des petits noms sur mes cassettes et mes autres trucs quand je triais ce que j'avais fait. C'est de là que vient la plupart des noms. Cette habitude a bien fonctionné quand je suis entré dans le business musical. Je donnais des noms différents à différentes compagnies de disques et je trouvais ça bien cool. Mais maintenant (...) je pense qu'avoir différents noms complique tout, c'est pourquoi j'ai maintenant tout réuni sous deux noms. »
(W.)
La structure du CD a déjà de quoi étonner. 28 pistes, 28 courtes vignettes oscillants entre deux et trois minutes. On est loin des digressions sonores de 8 minutes [de ses paires] sur une demie douzaine de titres.
Et pourtant tout est clair des les premières minutes, on a quelque chose de grand dans les oreilles. (...) décrire tous les titres de haute volée sur les 28 proposés dans ce "Krilian selections" serait un travail herculéen.
(D.3)
Bogdan Raczynski est né en Pologne en 1977, mais sa famille a vécu aux États-Unis pendant toute son enfance.
Il a suivi des cours à l'école d'art au Japon dans les années mi-90, mais a abandonné. Il passait son temps à jouer de la trompette dans les clubs japonais de jazz et à créer des morceaux électroniques sur son ordinateur en utilisant les trackers qu'il mettait ensuite en ligne sur Internet, sous le netlabel Kosmic Free Music Foundation, gratuitement, sous ce pseudonyme : Karl.
Par la suite, il est devenu un sans domicile fixe vivant dans les rues de Tokyo, ou chez des amis, faisant toujours de la musique sur son ordinateur en attendant ; la chanson Nihon De Homuresu de l'album Samurai Math Beats reflète bien ces moments-là de sa vie. Cet album était sorti en 1999, chez Rephlex Records - ainsi que ses albums suivants -, la maison de production de disques de Richard D. James. Certains des morceaux de son premier album, Boku Mo Wakaran (sorti aussi en 1999), étaient ceux déjà mis en ligne sur Internet plus tôt.
Ses disques et chansons sont souvent ironiquement nommés, comme par exemple, l'album '96 Drum 'n' Bass Classixxx, un album sorti en 2002, où tous les morceaux ont été écrits par Bogdan lui-même, mais crédités à des pseudonymes différents...
(W.)
Tout le monde sait que Aphex Twin et AFX sont de la même personne, d'ailleurs sur les vinyles est écrit que la production et les compositions sont de Richard D. James. Il affirmait : « Ils existaient avant que j'entre dans le business musical. J'avais l'habitude de mettre des petits noms sur mes cassettes et mes autres trucs quand je triais ce que j'avais fait. C'est de là que vient la plupart des noms. Cette habitude a bien fonctionné quand je suis entré dans le business musical. Je donnais des noms différents à différentes compagnies de disques et je trouvais ça bien cool. Mais maintenant (...) je pense qu'avoir différents noms complique tout, c'est pourquoi j'ai maintenant tout réuni sous deux noms. »
(W.)
2009-03-31
du bénéfice d'avoir écrit
(P.B.) :: 1'50''::
cf. (version texte) affinitude
cf. henri, tome A
cf. pourquoi écrire quand même
cf. EN PHrASE
2009-03-30
2009-03-29
2009-03-28
la liberté ta soeur
(H.L.)(O.K.) :: 1'30''::
cf. (pré)jugé libre
cf. nos sociocerveaux
cf. du détermunisme, quoi de plus ?
2009-03-25
les films, ça sert à ça
(O.K.) :: 1'25''::
Les films ça sert à ça, à apprendre à vivre, à apprendre à faire un lit.
(J.E.)
2009-03-24
au(x) nombril(s) du monde
Rien n’est plus naturel que de considérer toutes choses à partir de soi. Choisi comme centre du monde : on se trouve par là capable de condamner le monde sans même vouloir entendre ses discours trompeurs. Il faut seulement marquer les limites précises qui bornent nécessairement cette autorité : sa propre place dans le cours du temps, et dans la société : ce qu’on a fait et ce qu’on a connu, ses passions dominantes. (...) « Il n’y a de véritables histoires que celles qui ont été écrites par des hommes qui ont été assez sincères pour parler véritablement d’eux-mêmes. »
(G.D.)
(G.D.)
2009-03-22
pour une « dénaturalisation » du travail
Nous savons bien que le travail est « naturel » dans la mesure même où il est « profitable », et qu'en modifiant la fatalité du profit, nous modifierons peut-être un jour la fatalité du travail.
(R.B.)
cf. le recul historique contre le cul du présent
cf. si-non gagner sa vie ?
cf. vers la fin du travaliénant
(R.B.)
cf. le recul historique contre le cul du présent
cf. si-non gagner sa vie ?
cf. vers la fin du travaliénant
2009-03-21
vivre-filmer
Film simple et sans mystère (...), dans le cinéma comme dans la vie, il n'y a rien de secret, rien à élucider, il n'y a qu'à vivre — et à filmer.
(J.-L.G.)
cf. t
cf. avant-garde « on dirait... »
(J.-L.G.)
cf. t
cf. avant-garde « on dirait... »
2009-03-19
2009-03-18
mé-tiers
Le métier [d'art] vient tout seul, malgré soi, avec l'exercice, et d'autant plus facilement qu'on pense à autre chose que le métier.
(P.G.)
(P.G.)
2009-03-17
2009-03-16
félix ottoguattari
(F.G.)(O.K.) :: 5'15''::
Commentaire :
De ce chaos sortiront quelque jour des formules qui tireront à bout portant sur nos ennemis. Entre-temps, que la phrase à relire fasse son chemin. La voie vers la simplicité est la plus complexe et, ici particulièrement, il était utile ne pas arracher aux banalités les multiples racines qui permettront de les transplanter dans un autre terrain, de les cultiver à notre profit.
(...)
Consacrées à l'analyse de l'une et l'autre, les deux parties qui composent le Traité de savoir-vivre mériteraient donc d'être abordées non successivement, comme l'exige la lecture, mais simultanément, la description du négatif fondant le projet positif et le projet positif confirmant la négativité. Le meilleur ordre d'un livre, c'est de n'en avoir pas, afin que le lecteur y découvre le sien.
(R.V.)
2009-03-15
la naissance du lecteur
Il affirme que « la naissance du lecteur doit se payer de la mort de l’auteur ». En effet, son idée est que l'auteur doit céder sa place au lecteur, qui réécrit le texte pour lui-même.
(W.)
cf. citétranse
(W.)
cf. citétranse
le milieu de la vie
Le "milieu de la vie" n'est peut-être jamais rien d'autre que ce moment où l'on découvre que la mort est réelle, et non plus seulement redoutable. Ainsi cheminant, il se produit tout d'un coup cette évidence : (...) je n'ai plus le temps d'essayer plusieurs vies. (...) pour celui qui écrit, qui a choisi d'écrire, il ne peut y avoir de "vie nouvelle", me semble-t-il, que la découverte d'une nouvelle pratique d'écriture.
(R.B.)
(R.B.)
2009-03-14
revers le cinéma primitif
Mais, dans l'ensemble, les films « primitifs » ne placent pas dans la narration leur enjeu principal. (...) Nous les jugeons à travers ce que nous connaissons ; soit nous voyons en eux des oeuvres maladroites, balbutiantes, soit nous considérons qu'ils témoignent d'une richesse d'invention, d'une liberté perdues depuis. Parce que, par la suite, une grande partie de la production cinématographique a été narrative, on s'est évertué à découvrir en eux les prémices de la narration à venir, alors que l'histoire du cinéma devrait être une histoire de l'oeil et de son invention sans cesse reprise.
(J.L.-L.)
cf. le génie du primitivisme ou le génie
(J.L.-L.)
cf. le génie du primitivisme ou le génie
2009-03-13
2009-03-12
au fond, isidore ducasse, c'est moi
« le poète doit être plus utile qu'aucun citoyen de sa tribu »
(...)
« S'il s'abaisse, je le vante. S'il se vante, je le vante davantage. » La correction des maximes (...) qui se succèdent à un rythme de plus en plus soutenu dans Poésies II, ne sont pas de simples retournements ; elles opèrent de véritables détournements de sens, quelquefois à la faveur d'anodins changements de temps ou de ponctuation. Nous nous trouvons ici dans l'espace ténu de ce que marcel duchamp appellera « l'inframince ». La subversion provoquée n'est pas spectaculaire, car elle s'insinue par l'intermédiaire de légères inflexions lexicales ou linguistiques aux limites de la banalité. (...) Ces infimes variations instillées au sein des maximes de ses illustres prédécesseurs sont de véritables explosifs (...) » [qu'] accompagne une volonté de débarrasser la pratique de l'écriture de ses remugles psychologiques. « Si vous êtes malheureux, il ne faut pas le dire au lecteur. Gardez cela pour vous. (...) Les sentiments sont la forme de raisonnement la plus incomplète qui se puisse imaginer. « La poésie personnelle a fait son temps de jongleries relatives et de contorsions contingentes. Reprenons le fil indestructible de la poésie impersonnelle... » (...)
La « poésie impersonnelle » que ducasse appelle désormais de ses voeux est celle-là même qui est à l'oeuvre dans Poésies II. Les ingrédients en sont : une écriture débarrassée des métaphores, des sentiments et de sa soumission au modèle romanesque ; une suite discontinue de maximes « corrigées » et « développées » ; le « plagiat » considéré comme l'un des beaux-arts ; l'entreprise d'une « science distincte de la poésie » ; le tout prenant finalement la forme d'une « publication permanente [qui] n'a pas de prix ». Chacun de ces composants va devenir, au siècle suivant, l'objet des débats les plus passionnés et les plus contradictoires. En effet si cette oeuvre passe quasiment inaperçue de son vivant, elle est au coeur des enjeux éthiques et esthétiques de l'art du XXe siècle. « La poésie doit avoir pour but la vérité pratique » ; « le plagiat est nécessaire » ; « la poésie doit être faite par tous ». Ces maximes ciselées et étincelantes ont été littéralement privatisées par les surréalistes ou transformées en mots d'ordre par les lettristes et les situationnistes.
(...)
Collage, ready-made, cut-up, appropriation, détournement, mixage, sampling : de nombreuses procédures textuelles, visuelles et même sonores du XXe siècle trouvent leur légitimité dans l'oeuvre d'isidore ducasse. La contribution de ce dernier à la pensée contemporaine ne saurait cependant se réduire à ces trouvailles formelles. (...) Si depuis plus de cent ans cette oeuvre contradictoire ne cesse de hanter l'imaginaire occidental, c'est qu'elle est porteuse d'une énergie (d'un vouloir-vivre) qui dépasse le simple champ du style ou de la manière. (...)
Ducasse est dans l'urgence d'en finir une fois pour toute avec les « gémissements poétiques de ce siècle », de rompre définitivement avec la « convention peu tacite entre l'auteur et le lecteur, par laquelle le premier s'intitule malade, et accepte le second comme garde-malade ». Les poésies I attaqueront de front « le doute de ce siècle (mélancolies, douleurs, désespoirs, hennissements lugubres, méchancetés artificielles, orgueils puérils, malédictions cocasses etc., etc.) » tout en « corrigeant dans le sens de l'espoir » les « plus belles poésies de lamartine, de victor hugo, d'alfred de musset, de byron et de baudelaire ». Cette petite brochure (...) constitue à la fois un pamphlet contre l'idéologie romantique et un manifeste pour une pensée esthétique et morale à venir.
Les Chants l'avaient déjà pressenti : les affaires morales sont aussi de simples affaires de mots.
(...)
Affirmer qu'« une vérité banale renferme plus de génie que les ouvrages de dickens, de gustave aymard, de victor hugo, de landrelle », (...) c'est ouvrir le territoire de la sensibilité aux réalités les plus prosaïques, c'est rendre possible le fait qu'une pissotière, une roue de bicyclette ou un porte bouteilles puissent désormais accéder au statut d'oeuvres d'art.
La pratique du plagiat de ducasse est la porte grande ouverte à l'usage du ready-made (...) La contribution de duchamp à l'art est de nous avoir montré, à rebours de toute approche artisanale et romantique, la charge poétique (...), du déjà-là du monde.
(B.M.)
cf. au fond, duchamp, c'est moi
cf. le horschamp duchamp
cf. citétranse
cf. b.a. banalités
cf. lettres mortes
cf. apprendre à nager
(...)
« S'il s'abaisse, je le vante. S'il se vante, je le vante davantage. » La correction des maximes (...) qui se succèdent à un rythme de plus en plus soutenu dans Poésies II, ne sont pas de simples retournements ; elles opèrent de véritables détournements de sens, quelquefois à la faveur d'anodins changements de temps ou de ponctuation. Nous nous trouvons ici dans l'espace ténu de ce que marcel duchamp appellera « l'inframince ». La subversion provoquée n'est pas spectaculaire, car elle s'insinue par l'intermédiaire de légères inflexions lexicales ou linguistiques aux limites de la banalité. (...) Ces infimes variations instillées au sein des maximes de ses illustres prédécesseurs sont de véritables explosifs (...) » [qu'] accompagne une volonté de débarrasser la pratique de l'écriture de ses remugles psychologiques. « Si vous êtes malheureux, il ne faut pas le dire au lecteur. Gardez cela pour vous. (...) Les sentiments sont la forme de raisonnement la plus incomplète qui se puisse imaginer. « La poésie personnelle a fait son temps de jongleries relatives et de contorsions contingentes. Reprenons le fil indestructible de la poésie impersonnelle... » (...)
La « poésie impersonnelle » que ducasse appelle désormais de ses voeux est celle-là même qui est à l'oeuvre dans Poésies II. Les ingrédients en sont : une écriture débarrassée des métaphores, des sentiments et de sa soumission au modèle romanesque ; une suite discontinue de maximes « corrigées » et « développées » ; le « plagiat » considéré comme l'un des beaux-arts ; l'entreprise d'une « science distincte de la poésie » ; le tout prenant finalement la forme d'une « publication permanente [qui] n'a pas de prix ». Chacun de ces composants va devenir, au siècle suivant, l'objet des débats les plus passionnés et les plus contradictoires. En effet si cette oeuvre passe quasiment inaperçue de son vivant, elle est au coeur des enjeux éthiques et esthétiques de l'art du XXe siècle. « La poésie doit avoir pour but la vérité pratique » ; « le plagiat est nécessaire » ; « la poésie doit être faite par tous ». Ces maximes ciselées et étincelantes ont été littéralement privatisées par les surréalistes ou transformées en mots d'ordre par les lettristes et les situationnistes.
(...)
Collage, ready-made, cut-up, appropriation, détournement, mixage, sampling : de nombreuses procédures textuelles, visuelles et même sonores du XXe siècle trouvent leur légitimité dans l'oeuvre d'isidore ducasse. La contribution de ce dernier à la pensée contemporaine ne saurait cependant se réduire à ces trouvailles formelles. (...) Si depuis plus de cent ans cette oeuvre contradictoire ne cesse de hanter l'imaginaire occidental, c'est qu'elle est porteuse d'une énergie (d'un vouloir-vivre) qui dépasse le simple champ du style ou de la manière. (...)
Ducasse est dans l'urgence d'en finir une fois pour toute avec les « gémissements poétiques de ce siècle », de rompre définitivement avec la « convention peu tacite entre l'auteur et le lecteur, par laquelle le premier s'intitule malade, et accepte le second comme garde-malade ». Les poésies I attaqueront de front « le doute de ce siècle (mélancolies, douleurs, désespoirs, hennissements lugubres, méchancetés artificielles, orgueils puérils, malédictions cocasses etc., etc.) » tout en « corrigeant dans le sens de l'espoir » les « plus belles poésies de lamartine, de victor hugo, d'alfred de musset, de byron et de baudelaire ». Cette petite brochure (...) constitue à la fois un pamphlet contre l'idéologie romantique et un manifeste pour une pensée esthétique et morale à venir.
Les Chants l'avaient déjà pressenti : les affaires morales sont aussi de simples affaires de mots.
(...)
Affirmer qu'« une vérité banale renferme plus de génie que les ouvrages de dickens, de gustave aymard, de victor hugo, de landrelle », (...) c'est ouvrir le territoire de la sensibilité aux réalités les plus prosaïques, c'est rendre possible le fait qu'une pissotière, une roue de bicyclette ou un porte bouteilles puissent désormais accéder au statut d'oeuvres d'art.
La pratique du plagiat de ducasse est la porte grande ouverte à l'usage du ready-made (...) La contribution de duchamp à l'art est de nous avoir montré, à rebours de toute approche artisanale et romantique, la charge poétique (...), du déjà-là du monde.
(B.M.)
cf. au fond, duchamp, c'est moi
cf. le horschamp duchamp
cf. citétranse
cf. b.a. banalités
cf. lettres mortes
cf. apprendre à nager
2009-03-11
2009-03-10
la page aux romantiques
Toi, lucide ? Non : romantique, donc plutôt le contraire.
Passer d'un excès à l'autre, du tout blanc (aveuglement) au tout noir (aveuglement) ; en l'occurrence, de la passion (douloureuse) à l'oubli forc(en)é (douloureux), de l'auto-illusion à l'auto-torture : d'une mystification l'autre : on ne s'en sort pas ! Un peu plus de mesure, non ? C'est le Plein (absolu), ou le Vide (absolu), c'est ça ? Le contraire de la mesure, de la raison, du flair et de la nuance. J'insiste sur cet ensemble de notions, à défaut de le développer ici. Ils sont parmi les composants de l'antidote au romantisme.
Car romantique tu l'es « terriblement », et donc candidat(e) à la souffrance. Qu'on peut éviter !
Mais non, toi, tu sembles re-signer pour un tour ! Et jusqu'où comme ça ?
Moi, n'étant pas romantique, c'est-à-dire à peu près guéri, ce n'est pas Tout ou Rien, mais plutôt la vérité de la vie, autant que possible, donc la complexité, le devenir (et non la fixation), l'existence (et non l'essence), la variété, la nuance... bref l'authentique, l'âpre et difficile richesse ; et non la vérité de notre esprit ! divaguant, aliéné par notre culture idéaliste, dont le romantisme est un des sommets (et qui dit sommet dit impasse, et pas n'importe où : au-dessus du gouffre), sa cristallisation la plus séduisante peut-être, hélas : son meilleur fleuron. D'où son succès, pour notre malheur plus grand — plus abouti.
Et ce congé soudain, en prétendant avoir agrandi ? Je pense, permets-moi de penser que tu te trompes. Et violemment. « Terriblement ». C'est précisément là, maintenant, que tu fais erreur — et non pas dans la rencontre elle-même. Je crois justement que c'est en réagissant comme tu le fais (par réflexe romantique, comme n'importe quel(le) adolescent(e), en quelque sorte) que tu ne grandis pas.
Je pense que c'est un cercle dans ta vie ; dans lequel tu t'enfermes, et ce serait le moment, l'occasion d'en sortir, justement.
Les meilleurs moyen et façon de grandir, d'apprendre, et une des plus grandes satisfactions qui soient, c'est peut-être bien d'arriver à infléchir non pas sa pensée, abstraite, mais son comportement, concret, habituel, réflexe, ses réflexes de comportement, qui nous enferment dans un schéma — existentiel, même. C'est là! qu'on a vraiment le sentiment de grandir, de s'affiner, de s'affirmer... autant dire de monter en puissance !
Et la définition du bonheur, pour nietzsche : le sentiment que ma puissance augmente.
Pour sortir de ce binarisme sentimental (propre à notre culture occidentale idéaliste romantique délétère morbide étriquée), et pressentir ce que je pourrais t'expliquer en 10 minutes, oralement, je te recommande à ce manifeste (intitulé contre l'amour). Au moins les deux trois premiers articles.
Et il y aurait plein d'autres choses (notamment le blog nordexpress) si tu cherches vraiment à grandir pour de bon, selon moi, à sortir de ce cercle que je te suppose, à « changer, ne plus [te] voir venir ». Et à ne pas te « méfier », comme tu dis, [de ce genre de rencontre], au contraire ! C'est le chemin contraire, qu'il faut prendre! tu penses bien. Naturellement. Mais pour ça il faut être équipé, au point. Certes.
Mes derniers mots, si tu veux, tu les trouveras sur ce blog d'otto (nord-express), à cette page. Tout ce que je voudrais te suggérer pour que tu sortes de ce qui te fait souffrir et te fera souffrir encore encore, sans doute. Sauf si :
http://nordexpress.blogspot.com/search?q=I.D.
En espérant que tu reviennes sur tes réflexes, et qu'ainsi tu enrichisses ta vie, comme la mienne — parce qu'on est là pour ça !
(O.k.)
cf. extension du domaine de l'amour
Passer d'un excès à l'autre, du tout blanc (aveuglement) au tout noir (aveuglement) ; en l'occurrence, de la passion (douloureuse) à l'oubli forc(en)é (douloureux), de l'auto-illusion à l'auto-torture : d'une mystification l'autre : on ne s'en sort pas ! Un peu plus de mesure, non ? C'est le Plein (absolu), ou le Vide (absolu), c'est ça ? Le contraire de la mesure, de la raison, du flair et de la nuance. J'insiste sur cet ensemble de notions, à défaut de le développer ici. Ils sont parmi les composants de l'antidote au romantisme.
Car romantique tu l'es « terriblement », et donc candidat(e) à la souffrance. Qu'on peut éviter !
Mais non, toi, tu sembles re-signer pour un tour ! Et jusqu'où comme ça ?
Moi, n'étant pas romantique, c'est-à-dire à peu près guéri, ce n'est pas Tout ou Rien, mais plutôt la vérité de la vie, autant que possible, donc la complexité, le devenir (et non la fixation), l'existence (et non l'essence), la variété, la nuance... bref l'authentique, l'âpre et difficile richesse ; et non la vérité de notre esprit ! divaguant, aliéné par notre culture idéaliste, dont le romantisme est un des sommets (et qui dit sommet dit impasse, et pas n'importe où : au-dessus du gouffre), sa cristallisation la plus séduisante peut-être, hélas : son meilleur fleuron. D'où son succès, pour notre malheur plus grand — plus abouti.
Et ce congé soudain, en prétendant avoir agrandi ? Je pense, permets-moi de penser que tu te trompes. Et violemment. « Terriblement ». C'est précisément là, maintenant, que tu fais erreur — et non pas dans la rencontre elle-même. Je crois justement que c'est en réagissant comme tu le fais (par réflexe romantique, comme n'importe quel(le) adolescent(e), en quelque sorte) que tu ne grandis pas.
Je pense que c'est un cercle dans ta vie ; dans lequel tu t'enfermes, et ce serait le moment, l'occasion d'en sortir, justement.
Les meilleurs moyen et façon de grandir, d'apprendre, et une des plus grandes satisfactions qui soient, c'est peut-être bien d'arriver à infléchir non pas sa pensée, abstraite, mais son comportement, concret, habituel, réflexe, ses réflexes de comportement, qui nous enferment dans un schéma — existentiel, même. C'est là! qu'on a vraiment le sentiment de grandir, de s'affiner, de s'affirmer... autant dire de monter en puissance !
Et la définition du bonheur, pour nietzsche : le sentiment que ma puissance augmente.
Pour sortir de ce binarisme sentimental (propre à notre culture occidentale idéaliste romantique délétère morbide étriquée), et pressentir ce que je pourrais t'expliquer en 10 minutes, oralement, je te recommande à ce manifeste (intitulé contre l'amour). Au moins les deux trois premiers articles.
Et il y aurait plein d'autres choses (notamment le blog nordexpress) si tu cherches vraiment à grandir pour de bon, selon moi, à sortir de ce cercle que je te suppose, à « changer, ne plus [te] voir venir ». Et à ne pas te « méfier », comme tu dis, [de ce genre de rencontre], au contraire ! C'est le chemin contraire, qu'il faut prendre! tu penses bien. Naturellement. Mais pour ça il faut être équipé, au point. Certes.
Mes derniers mots, si tu veux, tu les trouveras sur ce blog d'otto (nord-express), à cette page. Tout ce que je voudrais te suggérer pour que tu sortes de ce qui te fait souffrir et te fera souffrir encore encore, sans doute. Sauf si :
http://nordexpress.blogspot.com/search?q=I.D.
En espérant que tu reviennes sur tes réflexes, et qu'ainsi tu enrichisses ta vie, comme la mienne — parce qu'on est là pour ça !
(O.k.)
cf. extension du domaine de l'amour
2009-03-09
2009-03-08
l'amatueur, ou l'artiste contre-bourgeois
. Ce qui sauve du risque de récupération (...) c’est justement d’accentuer le plaisir de la production, c’est de se faire soi-même un producteur, c’est-à-dire un amateur. La grande figure d’une civilisation qui se libérerait serait celle de l’amateur. L’amateur actuellement n’a pas de statut, il n’est pas viable ; mais on peut imaginer une société où les sujets qui en auraient envie pourraient produire. Ce serait beau.
. (...) je peux imaginer une société à venir, totalement désaliénée, qui, sur le plan de l’écriture, ne connaîtrait plus que des activités d’amateur. (...) Les gens écriraient (...) pour le plaisir, profiteraient de la jouissance de l’écriture...
. Le profit énorme de la situation d’amateur, c’est qu’elle ne comporte pas d’imaginaire, de narcissisme. Quand on a fait un dessin ou un coloriage en tant qu’amateur, on ne se préoccupe pas de l’imago, de l’image qu’on va donner de soi en faisant ce dessin ou cette peinture. C’est donc une libération, je dirai presque une libération de civilisation. À inclure dans une utopie à la Fourier. Une civilisation où les êtres agiraient sans préoccupation de l’image qu’ils vont déclencher chez les autres.
. [L'amateur] est — il sera peut-être — l’artiste contre-bourgeois.
(R.B.)
cf. chant libre
cf. pour une révolution amateuriste
cf. l'éthique hacker
cf. maudit ? mais pas trop.
. (...) je peux imaginer une société à venir, totalement désaliénée, qui, sur le plan de l’écriture, ne connaîtrait plus que des activités d’amateur. (...) Les gens écriraient (...) pour le plaisir, profiteraient de la jouissance de l’écriture...
. Le profit énorme de la situation d’amateur, c’est qu’elle ne comporte pas d’imaginaire, de narcissisme. Quand on a fait un dessin ou un coloriage en tant qu’amateur, on ne se préoccupe pas de l’imago, de l’image qu’on va donner de soi en faisant ce dessin ou cette peinture. C’est donc une libération, je dirai presque une libération de civilisation. À inclure dans une utopie à la Fourier. Une civilisation où les êtres agiraient sans préoccupation de l’image qu’ils vont déclencher chez les autres.
. [L'amateur] est — il sera peut-être — l’artiste contre-bourgeois.
(R.B.)
cf. chant libre
cf. pour une révolution amateuriste
cf. l'éthique hacker
cf. maudit ? mais pas trop.
2009-03-07
2009-03-06
2009-03-04
ce film total vécu
(J.L.-G.)(O.K.) :: 0'41''::
On allait souvent au cinéma. L'écran s'éclairait et on frémissait.
Mais encore plus souvent aussi Madeleine et moi on était déçus. (...)
Ce n'était pas le film dont nous avions rêvé.
Ce n'était pas ce film total que chacun parmi nous portait en soi.
Ce film qu'on aurait voulu faire.
Ou, plus secrètement sans doute, que nous aurions voulu vivre.
(J.-L.G.)
cf. que dédale
quel temps perdu
Notre plus grande liberté ? "Choisir" ce à quoi nous voulons perdre [notre] sacré temps.
(K.T.)
(K.T.)
2009-03-02
notre divine comédie
Il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'un poème. La poésie c'est une prise en considération du langage dans son essence-même. Donc...
(P.S.)
(P.S.)
2009-03-01
2009-02-28
2009-02-27
2009-02-26
2009-02-25
2009-02-24
autodocumentaire politique de vacances
Notre effort à faire c'est de pas faire des films « au nom de », mais de parler d'abord en son propre nom. Un ouvrier, qui s'achète une petite caméra ou un petit appareil de photo, qui filme ses vacances, il fait un film politique ! Voilà ce que j'appelle un film politique ! Il ne peut faire que ce film-là ! (J.-L.G.)
2009-02-23
2009-02-22
fatalité créée
Il suffit parfois d'une phrase ou, plus justement, d'un ton, pour créer entre deux êtres une fatalité qu'ils ne pourront plus fuir.
(P.S.)
2009-02-21
2009-02-20
soy (cuba)
Pour parler des autres, il faut avoir la modestie et l'honnêteté de parler de soi (...), de ses propres conditions sociales d'existence et des idées qui en découlent.
(J.-L.G.) (merci à adèle)
Notre effort à faire c'est de pas faire des films « au nom de », mais de parler d'abord en son propre nom. Un ouvrier qui s'achète une petite caméra ou un petit appareil de photo, qui filme ses vacances, il fait un film politique ! voilà ce que j'appelle un film politique ! Il ne peut faire que ce film-là.
(J.-L.G.)
cf. debord, je
(J.-L.G.) (merci à adèle)
Notre effort à faire c'est de pas faire des films « au nom de », mais de parler d'abord en son propre nom. Un ouvrier qui s'achète une petite caméra ou un petit appareil de photo, qui filme ses vacances, il fait un film politique ! voilà ce que j'appelle un film politique ! Il ne peut faire que ce film-là.
(J.-L.G.)
cf. debord, je
le styll
Les ouvrages bien écrits seront les seuls qui passeront à la postérité : la quantité des connaissances, la singularité des faits, la nouveauté même des découvertes, ne sont pas de sûrs garants de l'immortalité : si les ouvrages qui les contiennent ne roulent que sur de petits objets, s'ils sont écrits sans goût, sans noblesse et sans génie, ils périront, parce que les connaissances, les faits et les découvertes s'enlèvent aisément, se transportent et gagnent même à être mises en oeuvre par des mains plus habiles. Ces choses sont hors de l'homme, le style est l'homme même. Le style ne peut donc ni s'enlever, ni se transporter, ni s'altérer : s'il est élevé, noble, sublime, l'auteur sera également admiré dans tous les temps [de notre civilisation] ; car il n'y a que la vérité qui soit durable (...). Or un beau style n'est tel en effet que par le nombre infini des vérités qu'il présente. Toutes les beautés intellectuelles qui s'y trouvent, tous les rapports dont il est composé, sont autant de vérités aussi utiles, et peut-être plus précieuses pour l'esprit humain que ceux qui peuvent faire le fond du sujet.
(B.)
(B.)
2009-02-18
au fond, sollers, c'est moi
(P.S.)(O.K.)
Il y a un seul moyen, en fait, de résister à tout : c'est d'être absolument immergé dans la poésie, c'est-à-dire d'être surtout dans une certaine approche (...) très intérieure du langage, et donc qu'est-ce qu'un corps qui soit en état d'éveil. Eh bien c'est ça l'état poétique même...
cf. sous tous les noms et à travers eux
2009-02-15
eh! toi, le...
Les événements et les pensées les plus grands — mais les plus grandes pensées sont les événements les plus grands — ne sont intelligibles qu’à la longue : les générations qui leurs sont contemporaines ne vivent pas ces événements, elles vivent à côté. Il en est des événements comme des étoiles. La lumière des étoiles les plus lointaines atteint les hommes en dernier lieu ; et les hommes, avant qu’elle n’arrive, contestent qu’en ce point... se trouve une étoile.
(F.N. — PDBM §285)
(F.N. — PDBM §285)
apprendre à lire
2009-02-14
le horschamp duchamp
Quand duchamp définit le readymade comme "une sorte de de rendez-vous", on mesure bien l'importance des événements de la vie quotidienne (aussi minimes ou dérisoires soient-ils) dans la conception de ses oeuvres. Les éléments biographiques en jeu ne dessinent pas ici simplement le hors-champ anecdotique et périphérique des oeuvres, ils en constituent, comme biographèmes, une des données essentielles.
(...) Duchamp s'est beaucoup exprimé sur sa vie. Au travers de ses remarques (...) se dessine une véritable philosophie, un authentique art de vivre. « Grâce à ma chance, j'ai pu passer à travers les gouttes. J'ai compris à un certain moment qu'il ne fallait pas embarrasser la vie de trop de poids, de trop de choses à faire, de ce qu'on appelle une femme, des enfants, une maison de campagne, une automobile. Et je l'ai compris, heureusement, assez tôt. » « Réduire ses besoins. Posséder le moins possible, afin de rester vraiment libre. Tels sont ses principes diogéniens. » Cette observation d'Henri-Pierre Roché souligne bien que l'ambition de l'artiste dépasse largement le seul domaine de l'art. « J'ai voulu me servir de la peinture, me servir de l'art comme pour établir un modus vivendi[mode de vie], une sorte de façon de comprendre la vie, c'est-à-dire probablement d'essayer de faire de ma vie elle-même une oeuvre d'art, au lieu de passer ma vie à faire des oeuvres d'art sous forme de tableaux, sous forme de sculptures. J'ai pensé, je le pense maintenant, je ne l'ai pas pensé au moment où je le faisais, qu'on pouvait très bien faire de sa vie, c'est-à-dire sa façon de respirer, sa façon d'agir, sa façon de réagir avec des individus, on peut traiter ça comme un tableau si vous voulez, comme un tableau vivant, un tableau, même un tableau de cinéma... » « Je suis mon propre readymade vivant », dira-t-il encore une autre fois.
(...)
L'art de vivre de marcel duchamp, en effet, aura bien été de se déprendre de toutes les vicissitudes sociales (de vivre « en locataire ») tout en ayant subrepticement ménagé pour son oeuvre une disponibilité pour le regard des autres.
(B.M.)
cf. prendre le taureau, pas les cornes
cf. au fond, duchamp, c'est moi
(...) Duchamp s'est beaucoup exprimé sur sa vie. Au travers de ses remarques (...) se dessine une véritable philosophie, un authentique art de vivre. « Grâce à ma chance, j'ai pu passer à travers les gouttes. J'ai compris à un certain moment qu'il ne fallait pas embarrasser la vie de trop de poids, de trop de choses à faire, de ce qu'on appelle une femme, des enfants, une maison de campagne, une automobile. Et je l'ai compris, heureusement, assez tôt. » « Réduire ses besoins. Posséder le moins possible, afin de rester vraiment libre. Tels sont ses principes diogéniens. » Cette observation d'Henri-Pierre Roché souligne bien que l'ambition de l'artiste dépasse largement le seul domaine de l'art. « J'ai voulu me servir de la peinture, me servir de l'art comme pour établir un modus vivendi[mode de vie], une sorte de façon de comprendre la vie, c'est-à-dire probablement d'essayer de faire de ma vie elle-même une oeuvre d'art, au lieu de passer ma vie à faire des oeuvres d'art sous forme de tableaux, sous forme de sculptures. J'ai pensé, je le pense maintenant, je ne l'ai pas pensé au moment où je le faisais, qu'on pouvait très bien faire de sa vie, c'est-à-dire sa façon de respirer, sa façon d'agir, sa façon de réagir avec des individus, on peut traiter ça comme un tableau si vous voulez, comme un tableau vivant, un tableau, même un tableau de cinéma... » « Je suis mon propre readymade vivant », dira-t-il encore une autre fois.
(...)
L'art de vivre de marcel duchamp, en effet, aura bien été de se déprendre de toutes les vicissitudes sociales (de vivre « en locataire ») tout en ayant subrepticement ménagé pour son oeuvre une disponibilité pour le regard des autres.
(B.M.)
cf. prendre le taureau, pas les cornes
cf. au fond, duchamp, c'est moi
2009-02-13
épitaphe
Sous chaque pierre tombale repose une histoire universelle.
(H.H.)
cf. otto k.arl, tempsperdu...
cf. au fond, tous les noms de l'histoire, c'est moi
(H.H.)
cf. otto k.arl, tempsperdu...
cf. au fond, tous les noms de l'histoire, c'est moi
2009-02-12
petite annonce
(P.A.)(O.K.)
Le créateur se cherche des compagnons pour l'aider dans sa moisson, car les moissons chez lui sont mûres. Mais il lui manque cent faucilles, aussi arrache-t-il les épis à poignées, et il s'en irrite.
(FN - APZ 0§9)
2009-02-11
s/réparation
Jusqu’ici, j’ai toujours accepté d’assez bon cœur les séparations. La séparation d’avec une femme, fût-ce la plus aimée, comporte un agrément que je sais goûter mieux que personne. La première promenade solitaire dans les rues de la ville au sortir de la dernière étreinte, la vue du premier petit visage de couturière, tout indifférent et tout frais, après le départ de l’amante adorée au nez rougi par les pleurs, le son du premier rire de blanchisseuse ou de fruitière, après les adieux enroués par le désespoir, constituent une jouissance à laquelle je sacrifie bien volontiers les autres... Un seul être vous manque, et tout est repeuplé... Toutes les femmes sont créées à nouveau pour vous, toutes sont à vous, et cela dans la liberté, la dignité, la paix de votre conscience... Oui, tu as bien raison, l’amour comporte des moments vraiment exaltants, ce sont les ruptures...
(J.G.)
(J.G.)
2009-02-10
2009-02-08
2009-02-07
au fond, gauguin, c'est moi
(O.K.) :: 4'37''::
Il faut différencier ce “primitivisme”, qui désigne une posture chez Gauguin, du “primitivisme” de certains artistes du début du XXe siècle (Picasso notamment), consistant à regarder des pièces d’ethnographie (...) n’en gardant que l’aspect formel et les “élevant” au rang de “l’art”. Gauguin, dans ses îles, n’est pas seulement venu chercher des formes exotiques mais aussi un mode de vie. (-)
Le métier [d'artiste] vient tout seul, malgré soi, avec l'exercice, et d'autant plus facilement qu'on pense à autre chose que le métier. (P.G.)
La ligne des corps et des figures, bien que sinueuse, est brute, fruste. Les motifs donnent l’impression d’avoir été traités de façon naturelle, spontanée donnant ainsi des formes sans détails, dépouillées. (...)
Mais au-delà du style, au-delà de la facture, il faut surtout, chez Gauguin, parler d’une attitude primitiviste. (...) ses préoccupations sont loin de la vente des tableaux, du regard des critiques, du public en Europe. (-)
cf. a spi r an t sauvage
2009-02-06
a spi r an t sauvage
Je pars pour être tranquille, pour être débarrassé de l’influence de la civilisation. Je ne veux faire que de l’art simple ; pour cela, j’ai besoin de me retremper dans la nature vierge, de ne voir que des sauvages, de vivre leur vie, sans autre préoccupation que de rendre, comme le ferait un enfant, les conceptions de mon cerveau avec l’aide seulement des moyens d’art primitifs, les seuls bons, les seuls vrais. (P.G.)
Il faut différencier ce “primitivisme”, qui désigne une posture chez Gauguin, du “primitivisme” de certains artistes du début du XXe siècle (Picasso notamment), consistant à regarder des pièces d’ethnographie (...) n’en gardant que l’aspect formel et les “élevant” au rang de “l’art”. Gauguin, dans ses îles, n’est pas seulement venu chercher des formes exotiques mais aussi un mode de vie. (-)
Le métier [d'artiste] vient tout seul, malgré soi, avec l'exercice, et d'autant plus facilement qu'on pense à autre chose que le métier. (P.G.)
La ligne des corps et des figures, bien que sinueuse, est brute, fruste. Les motifs donnent l’impression d’avoir été traités de façon naturelle, spontanée donnant ainsi des formes sans détails, dépouillées. (...)
Mais au-delà du style, au-delà de la facture, il faut surtout, chez Gauguin, parler d’une attitude primitiviste. (...) ses préoccupations sont loin de la vente des tableaux, du regard des critiques, du public en Europe. (-)
cf. au fond, gauguin, c'est moi
cf. le génie du primitivisme ou le génie
2009-02-05
2009-02-04
la la la la la la la la (mauvaise herbe)
Les hommes sont faits, nous dit-on
Pour vivre en bande, comm' les moutons
Moi, j'vis seul, et c'est pas demain
Que je suivrai leur droit chemin
Je suis d'la mauvaise herbe
Braves gens, braves gens
C'est pas moi qu'on rumine
Et c'est pas moi qu'on met en gerbes
Je suis d'la mauvaise herbe
Braves gens, braves gens
Je pousse en liberté
Dans les jardins mal fréquentés
La la la la la la la la
La la la la la la la la la
Et je m'demande
Pourquoi, bon dieu
Ça vous dérange
Que j'vive un peu
Et je m'demande
Pourquoi, bon dieu
Ça vous dérange
Que j'vive un peu
(G.B.)
Pour vivre en bande, comm' les moutons
Moi, j'vis seul, et c'est pas demain
Que je suivrai leur droit chemin
Je suis d'la mauvaise herbe
Braves gens, braves gens
C'est pas moi qu'on rumine
Et c'est pas moi qu'on met en gerbes
Je suis d'la mauvaise herbe
Braves gens, braves gens
Je pousse en liberté
Dans les jardins mal fréquentés
La la la la la la la la
La la la la la la la la la
Et je m'demande
Pourquoi, bon dieu
Ça vous dérange
Que j'vive un peu
Et je m'demande
Pourquoi, bon dieu
Ça vous dérange
Que j'vive un peu
(G.B.)
d'la mauvaise herbe, braves gens !
Il faudrait réinventer l'homme des cavernes.
(G.P.)
Depuis [son] enfance, François Couplan sait que la nature sauvage est un immense garde-manger, et non un mélange de mauvaises herbes et de plantes vénéneuses, comme on nous l'a toujours fait croire. Sa vision du monde en est imprégnée. (...) Devenu docteur ès-sciences et premier spécialiste mondial des plantes sauvages comestibles, François Couplan prouve que l'on peut vivre en s'en nourrissant (...) : un art de vivre " paléolithique ". II ne s'agit pas de retourner dans les cavernes, mais de saisir l'intérêt que nous aurions à aimer la nature spontanée. (...) Devenez à votre tour un sauvage postmoderne.
(F.C.)
(F.C.)(J.-Y.G.) :: 3'12''::
cf. bio... logique
(G.P.)
Depuis [son] enfance, François Couplan sait que la nature sauvage est un immense garde-manger, et non un mélange de mauvaises herbes et de plantes vénéneuses, comme on nous l'a toujours fait croire. Sa vision du monde en est imprégnée. (...) Devenu docteur ès-sciences et premier spécialiste mondial des plantes sauvages comestibles, François Couplan prouve que l'on peut vivre en s'en nourrissant (...) : un art de vivre " paléolithique ". II ne s'agit pas de retourner dans les cavernes, mais de saisir l'intérêt que nous aurions à aimer la nature spontanée. (...) Devenez à votre tour un sauvage postmoderne.
(F.C.)
(F.C.)(J.-Y.G.) :: 3'12''::
cf. bio... logique
2009-02-03
sauv(et)age de l'enfance
Les jeux, les désirs, le programme de l'enfance restent armés en partisans cachés dans les forêts inhabitables de l'empire adulte. La vie ne cesse d'attendre le moment de sa contre-offensive. (G.D.)
Je ressusciterai à chaque occasion la sauvagerie de ma sensation d'enfance, cette verticale, là, tout de suite. (Ph.S.)
> l'enfance offensée
> le programme
Je ressusciterai à chaque occasion la sauvagerie de ma sensation d'enfance, cette verticale, là, tout de suite. (Ph.S.)
> l'enfance offensée
> le programme
2009-02-02
2009-02-01
cet art ignoré
Tout comme une oeuvre littéraire, mais de façon plus immédiate encore, des images filmées et agencées selon la logique d'une pensée originale peuvent traduire (...) cette pensée.
La mise en scène de cinéma : un regard qui s'incarne dans un film qui transforme le réel par la maîtrise des moyens techniques.
[Aussi bien dans le] tournage (direction d'acteurs, mouvement d'appareils, cadrage) que dans ce qui vient avant (préparation) ou après (montage).
Le style, ce sont des choix opérés au sein des formes [et des contenus]. Les formes, ce sont le travelling, le plan séquence, le panoramique, le raccord, le champ-contrechamp, le gros plan, le flash-back...
Chacun des choix de mise en scène mérite l'analyse et permet de découvrir le sens[, somme toute relatif à l'ensemble dont il relève].
[C'est l'ensemble de ces] éléments constitutifs d'une oeuvre cinématographique qu'il faut prendre en considération pour saisir les significations du film, et cerner la pensée du réalisateur, [autrement dit de l'auteur, dans la mesure où celui-ci rend] sensible une pensée (...) dans la matière même de la syntaxe cinématographique.
(...)
Le cinéma n'est jamais le réel, il s'en rapproche plus ou moins selon les options de mise en scène. (...) Il y a des mises en scènes plus près du réel (Roberto Rossellini, Maurice Pialat, ...), d'autres plus proches du film (Stanley Kubrick, ...), d'autres parfois autant de l'un que de l'autre (karl, ...).
(J.-P.D.)(R.P.)(O.K.)
cf. à quoi reconnaît-on les bons films
cf. ciné-pense
cf. de la penture
cf. pour une attention critique aux images
cf. le style
...
La mise en scène de cinéma : un regard qui s'incarne dans un film qui transforme le réel par la maîtrise des moyens techniques.
[Aussi bien dans le] tournage (direction d'acteurs, mouvement d'appareils, cadrage) que dans ce qui vient avant (préparation) ou après (montage).
Le style, ce sont des choix opérés au sein des formes [et des contenus]. Les formes, ce sont le travelling, le plan séquence, le panoramique, le raccord, le champ-contrechamp, le gros plan, le flash-back...
Chacun des choix de mise en scène mérite l'analyse et permet de découvrir le sens[, somme toute relatif à l'ensemble dont il relève].
[C'est l'ensemble de ces] éléments constitutifs d'une oeuvre cinématographique qu'il faut prendre en considération pour saisir les significations du film, et cerner la pensée du réalisateur, [autrement dit de l'auteur, dans la mesure où celui-ci rend] sensible une pensée (...) dans la matière même de la syntaxe cinématographique.
(...)
Le cinéma n'est jamais le réel, il s'en rapproche plus ou moins selon les options de mise en scène. (...) Il y a des mises en scènes plus près du réel (Roberto Rossellini, Maurice Pialat, ...), d'autres plus proches du film (Stanley Kubrick, ...), d'autres parfois autant de l'un que de l'autre (karl, ...).
(J.-P.D.)(R.P.)(O.K.)
cf. à quoi reconnaît-on les bons films
cf. ciné-pense
cf. de la penture
cf. pour une attention critique aux images
cf. le style
...
2009-01-31
à quoi reconnaît-on les bons films
par la capacité que ces films [nous] donnent de les penser philosophiquement (...) Mais aussi bien, (...) par la possibilité qu'ils permettent de véritables analyses de détail à des niveaux encore trop peu entrevus, en vue de ce que qu'on peut appeler leur inconscient moléculaire… En ce qui concerne le film, l'analyse qu'on peut en faire seule fait foi. L'analyse toujours en même temps finie et infinie.
[R.B.]
des films qui ont un supplément qui induit une sorte de décalage entre le film et son public, qui en fait une œuvre dont les "bons spectateurs" sont encore à venir.
[A.B.]
[R.B.]
des films qui ont un supplément qui induit une sorte de décalage entre le film et son public, qui en fait une œuvre dont les "bons spectateurs" sont encore à venir.
[A.B.]
2009-01-30
ciné-pense
Dans La pensée-image/L'image-pensée, François Dosse soutient que l'intérêt philosophique de Deleuze tient au constat de l'automatisme de l'image cinématographique qui s'apparente au fonctionnement de la pensée. Le cinéma est alors un moyen expérimental pour répondre à la question qu'est-ce que penser ? Pour Epstein aussi le cinéma pouvait produire un nouveau mode de pensée, capable de changer notre rapport au monde par un accès direct au temps. Sa réflexion sur l'automatisme de la caméra sera prolongée par Bazin. François Dosse évoque Jean-Pierre Changeux, la structure du cerveau, le chapitre Penser par le corps...
2009-01-28
π k.so
Un esprit aussi constamment, aussi exclusivement inspiré, est capable de tout poétiser, de tout ennoblir.
(A.B.)
(A.B.)
2009-01-26
saine de ménage
... certains de mes gestes ont appris, à mon amie, plus que bien des livres (...) par exemple, le sens profond des choses sérieuses, par lequel on les évite. (...) Elle-même a beau, quand ça lui prend, étaler devant moi de grands sentiments, c'est tout au plus si je trouve qu'elle parle bien. À me voir, le premier venu penserait que je ne comprends pas. C'est bien plutôt que (...) je me méfie (...) de ces choses sublimes.
[[P.L.]](O.K.)
J'avais en effet, en toute sincérité d'esprit, pris l'engagement de [la] rendre à son état primitif de fil[le] du soleil.
(A.R.)
lui me rendra forte, nous voyagerons, nous chasserons dans les déserts, nous dormirons sur les pavés des villes inconnues, sans soins, sans peines. Ou je me réveillerai, et les lois et les moeurs auront changé, — grâce à son pouvoir magique (...)
Il m'attaque, il passe des heures à me faire honte de tout ce qui m'a pu toucher au monde, et s'indigne si je pleure. (...)
S'il était moins sauvage, nous serions sauvés ! Mais sa douceur aussi est mortelle. Je lui suis soumise. - Ah ! je suis folle !
(A.R.)
cf. couple mégéré
cf. bélier versus poisson
cf. se déc(o)upler
cf. carrément, sur fond blanc
[[P.L.]](O.K.)
J'avais en effet, en toute sincérité d'esprit, pris l'engagement de [la] rendre à son état primitif de fil[le] du soleil.
(A.R.)
lui me rendra forte, nous voyagerons, nous chasserons dans les déserts, nous dormirons sur les pavés des villes inconnues, sans soins, sans peines. Ou je me réveillerai, et les lois et les moeurs auront changé, — grâce à son pouvoir magique (...)
Il m'attaque, il passe des heures à me faire honte de tout ce qui m'a pu toucher au monde, et s'indigne si je pleure. (...)
S'il était moins sauvage, nous serions sauvés ! Mais sa douceur aussi est mortelle. Je lui suis soumise. - Ah ! je suis folle !
(A.R.)
cf. couple mégéré
cf. bélier versus poisson
cf. se déc(o)upler
cf. carrément, sur fond blanc
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