... la chose que je dirai maintenant sans m'arrêter : NOUS N'EXISTONS PAS. (...) Et qu'est-ce que c'est, ne pas exister ? Les mots par exemple qui me viennent maintenant pour le dire, ils me viennent comme l'arbre que je vois, comme tout ce qui m'est arrivé toujours, et comme la mort est arrivée à D., ni par elle, ni par lui : je n'existe pas parce qu'il y a autre chose, et encore autre chose, et c'est le cercle qui existe, mais je ne peux pas plus le dire que faire en ce moment la liste de tout ce qui se passe en ce moment. Comme si je me réveillais toujours. Se réveiller, c'est se rendre compte qu'il y a toujours déjà quelque chose qui était là, le lit, la maison, le temps qu'il fait..., et il y a des gens toujours anxieux au réveil parce qu'ils ont plus ou moins conscience d'êtres dépassés, chaque fois dépassés un peu plus par ce qui leur arrive au réveil, — toute leur vie qui s'alourdit. Je suis bon de dire : il y a des gens, alors que c'est tout le monde, à l'exception de ceux qui n'existent pas, et dont le nombre n'excède pas... (qui sait ?). Un hasard, ou peut-être cela vient de très loin : s'éveiller d'accord avec ce qui est là, tellement d'accord que c'est comme si j'avais toujours été là, — l'herbe qui poussait là, les rochers là-haut, les gueules des gens, c'est toujours là avant moi et en même temps et après, et je ne peux que dire cela. Le mouvement et rien qui bouge... Je le ferais très bien comprendre si je n'y étais pas, — si j'existais, j'expliquerais à ceux qui existent ce que c'est : ne pas exister. J'ai dû exister à un moment : il y a de ces passages, de ces mélanges. Pourtant cela me paraît si monstrueux que je doute d'y être parvenu vraiment : être cette espèce de caillot arrêté sur soi, de plus en plus épais d'angoisse, d'hostilité...
(H.T.)
cf. comme un légo avec du vent
cf. après tout
cf. nous autres chinoises
N'en jetons presque plus ! Trions, reprenons, détournons.
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL
> page d'accueil
L'essentiel est presque bien dit et redit, en long, en large...
Reprenons serré, de travers, à travers.
Par les moyens d'avenir du présent. Pour le présent de l'avenir.
(OTTO)KARL
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2009-10-04
2009-10-03
comme un légo avec du vent
(J.-P.M.)(G.M.,A.B.)(o.K.) :: 4'36''::
cf. miss civilisation
cf. après tout
cf. le jeu du monde
cf. ex-exister
2009-10-02
2009-10-01
esthéthique® et toc
S'il y a une idée à laquelle je tiens, c'est à ce vieux paradoxe mien selon lequel l'esthétique, elle, ne ment pas.
(R.C.) (merci à L.W.)
(R.C.) (merci à L.W.)
2009-09-30
disques durs
Henri : laborit, langlois, thomas, thoreau, bergson...
Jean : paulhan, renoir, rouch, eustache...
Philippe : sollers, katerine...
Arthur : rimbaud, cravan...
Isidore : ducasse, (isou)...
Jacques : perry, tati...
Friedrich : nietzsche...
Marcel : proust...
...
Jean : paulhan, renoir, rouch, eustache...
Philippe : sollers, katerine...
Arthur : rimbaud, cravan...
Isidore : ducasse, (isou)...
Jacques : perry, tati...
Friedrich : nietzsche...
Marcel : proust...
...
2009-09-29
(malgré tout) couper court
(J.E.) :: 1'20''::
cf. le droit s'en aller
cf. le fin du fin
cf. moins parler
cf. comment améliorer son existence occidentale
2009-09-28
statistuquo
On forme un être qui accepte tout statu quo — une bonne chose pour une société qui a besoin de mornes bureaucrates et d'habitués des trains de banlieue —, une société qui, pour tout dire, repose sur les épaules rabougries du pauvre petit conformiste apeuré.
(A.S.N.) (merci à S.)
cf. contre la misère misérable
cf. espèces humaines
(A.S.N.) (merci à S.)
cf. contre la misère misérable
cf. espèces humaines
espèces humaines
[Espèces cryptiques chez l'Homme ?]
Le premier type est représenté par l'Homme d'action. Il est caractérisé par l'acquisition d'une engrammation sociale aboutissant à la satisfaction des pulsions par la seule action en retour sur l'environnement. On devine l'importance, chez ce type d'individu, du cerveau reptilien. Son activité s'inscrit chez lui dans le cadre des automatismes sociaux et, dans ce cadre, le bien-être, la satisfaction des besoins tels que nous les avons précédemment définis, se contente de l'action efficace sur l'environnement.
Le [deuxième] type est dominé par le cerveau des automatismes. C'est un homme soumis, conforme à la représentation du modèle imposé par la société à laquelle il appartient, acceptant ses préjugés, ses jugements de valeur et ses hiérarchies. C’est l'honnête homme, même s'il s'arrange pour assouvir ses pulsions en cachette, du moment que la morale de l'époque ne peut en souffrir et que l'idée que se font de lui ses contemporains soit conforme à l'uniformisation. Ne remettant jamais en question l'ordre existant et les valeurs dominantes, il fait un excellent citoyen et atteint parfois, si ses origines sociales le lui permettent, une place élevée dans la hiérarchie de notre société technicisée. C'est aussi bien le bon ouvrier que le bon paysan, que le cadre ou le technicien conformiste, colonne vertébrale des démocraties occidentales ou des républiques socialistes. Il n'a pas de nom et pas d'histoire, et disparaît sans que le monde sache même qu'il était apparu. C’est pour lui sans doute que le principe de Peter a été inventé. Ayant atteint, souvent très vite, son niveau d'incompétence, incapable d'imaginer une solution nouvelle aux contradictions qui l'habitent et, fondamentalement, à celles qui opposent son cerveau reptilien à celui de ses automatismes sociaux, il constitue un terrain remarquable pour les affections psychosomatiques, ulcères de l’estomac, hypertension artérielle, obésité , infarctus du myocarde, impuissance sexuelle, etc. Il peuple les usines, les académies, les bistrots, les églises, et forme la base de tous les partis politiques, même d'opposition, car c’est encore se soumettre que d'entrer dans l'opposition. S'il y acquiert une place prépondérante, c’est qu’il appartient alors au premier type. Sa pulsion instinctive à la domination ne pouvant comme chez l’Homme d'action se réaliser sans bousculer un peu les automatismes acquis, il tente de se recycler à partir d un certain âge, persuadé que son incompétence résulte uniquement de l'insuffisance de ses connaissances techniques. Bien entendu, ce recyclage ne résout que bien rarement ses contradictions sous-corticales.
Le troisième type enfin, sur la base de ses pulsions instinctives, ne peut se satisfaire des automatismes acquis. Comme il n'est pas satisfait non plus par son action sur l'environnement, soit qu'il ait rencontré à la suite de cette action une rétorsion du groupe social, soit qu'il se soit heurté à l'inertie des automatismes acquis par ses contemporains, il se trouve en quelque sorte conduit, canalisé vers l'imaginaire. Il découvre son cerveau imaginant et se crée, grâce à lui, le monde qui lui convient. S'il abandonne toute relation avec le réel, il évolue assez rapidement vers la psychose. S’il joue le jeu social sans y croire, son ascension hiérarchique est évidemment fort compromise. Mais s’il se réserve suffisamment de temps pour se construire logiquement un monde imaginaire où il puisse vivre, il fait un artiste ou un créateur scientifique. S'il s'y prend suffisamment tôt, il risque même d'être reconnu pour tel au déclin de sa vie, lorsqu'on s'apercevra, que sa construction imaginaire s'avère plus explicative du réel que les constructions précédentes, et surtout si la technique peut y glaner un progrès dans la production des marchandises. Ce type d'individu est sans doute le plus fragile, fréquemment au bord de la psychose ou de la toxicomanie. En effet, s'il souffre de son insuffisance imaginative, il peut chercher à favoriser sa fuite de la société où il se trouve dans le délire des drogues hallucinogènes. Le cas est plus fréquent chez les créateurs (...) que chez les scientifiques, et la liste des drogués et des fous parmi ceux que la postérité a considéré après coup comme des artistes géniaux, est déjà longue. Le scientifique [au sens large, incluant le chercheur en sciences humaines : philosophie, sociologie, etc.] étant lié par sa méthodologie même à un contrôle plus étroit de la part de la réalité objective a moins de chances généralement de rencontrer la toxicomanie au cours de sa fuite d'un monde qu'il ne peut supporter. On arrive ainsi à cette notion que le véritable novateur est celui qui tente d'échapper à la société qui lui est imposée parce qu'il est incapable de s'y soumettre, et qu’il ne se trouve pas satisfait par l'action dès lors que cette action n'est pas capable de transformer le cadre relationnel dans lequel il est plongé.
On peut même se demander si les premiers artistes, ceux des cavernes, ne le sont pas devenus pendant les périodes de l'année où la chasse leur était impossible, c'est-à-dire où l'action leur était interdite, donnant ainsi libre cours au fonctionnement de leur cerveau imaginant, créateur des mythes, des représentations, des symboles et des signes.
Si la niche environnementale est bien le facteur prépondérant qui va susciter l'apparition de ces trois types [ou espèces] humains, dont on comprend bien qu'ils ne sont pas toujours aussi crûment simples que nous venons de le faire pour la nécessité de la description, cette niche environnementale suivant la structure socio-économique de la société envisagée variera non seulement pour chaque individu, mais pour chaque classe, pour chaque famille qui représente une association de déterminismes sociologiques souvent diversifiés. En réalité, sous cette apparente diversité, une grande uniformité comportementale inconsciente persiste quelle que soit la structure socio-économique du lieu et du moment, et celle-ci favorise en général, parce qu'elle en a « besoin », l'apparition du second type humain, celui dont elle crée les besoins par la manipulation des informations qu'elle autorise. Ces besoins sont essentiellement des besoins matériels, des marchandises, car les besoins dits culturels sont également traités comme des marchandises, comme objets d'échanges et de profit. La culture autorisée n'est pas n'importe quelle culture, mais celle facilitant les automatismes utiles à la structure sociale. Celle-ci, en définitive, assure sa croissance thermo-dynamique aux dépens de sa croissance informationnelle.
(...) La ville est un puissant moyen de création des besoins, c'est-à-dire de diffusion de l'information orientée, nécessaire au maintien de la structure sociale existante. En résumé , elle facilite la diffusion d'un certain type d'informations génératrices de besoins qu'elle s'efforce ensuite tout naturellement de satisfaire. Ce faisant, la structure socio-économique du groupe humain qui la gouverne n'est jamais remise en question puisque tous les efforts sont faits pour la maintenir.
(H.L.) (Merci à djkl)
cf. sans-fiction
cf. statistuquo
cf. l'angle d'oreille
Le premier type est représenté par l'Homme d'action. Il est caractérisé par l'acquisition d'une engrammation sociale aboutissant à la satisfaction des pulsions par la seule action en retour sur l'environnement. On devine l'importance, chez ce type d'individu, du cerveau reptilien. Son activité s'inscrit chez lui dans le cadre des automatismes sociaux et, dans ce cadre, le bien-être, la satisfaction des besoins tels que nous les avons précédemment définis, se contente de l'action efficace sur l'environnement.
Le [deuxième] type est dominé par le cerveau des automatismes. C'est un homme soumis, conforme à la représentation du modèle imposé par la société à laquelle il appartient, acceptant ses préjugés, ses jugements de valeur et ses hiérarchies. C’est l'honnête homme, même s'il s'arrange pour assouvir ses pulsions en cachette, du moment que la morale de l'époque ne peut en souffrir et que l'idée que se font de lui ses contemporains soit conforme à l'uniformisation. Ne remettant jamais en question l'ordre existant et les valeurs dominantes, il fait un excellent citoyen et atteint parfois, si ses origines sociales le lui permettent, une place élevée dans la hiérarchie de notre société technicisée. C'est aussi bien le bon ouvrier que le bon paysan, que le cadre ou le technicien conformiste, colonne vertébrale des démocraties occidentales ou des républiques socialistes. Il n'a pas de nom et pas d'histoire, et disparaît sans que le monde sache même qu'il était apparu. C’est pour lui sans doute que le principe de Peter a été inventé. Ayant atteint, souvent très vite, son niveau d'incompétence, incapable d'imaginer une solution nouvelle aux contradictions qui l'habitent et, fondamentalement, à celles qui opposent son cerveau reptilien à celui de ses automatismes sociaux, il constitue un terrain remarquable pour les affections psychosomatiques, ulcères de l’estomac, hypertension artérielle, obésité , infarctus du myocarde, impuissance sexuelle, etc. Il peuple les usines, les académies, les bistrots, les églises, et forme la base de tous les partis politiques, même d'opposition, car c’est encore se soumettre que d'entrer dans l'opposition. S'il y acquiert une place prépondérante, c’est qu’il appartient alors au premier type. Sa pulsion instinctive à la domination ne pouvant comme chez l’Homme d'action se réaliser sans bousculer un peu les automatismes acquis, il tente de se recycler à partir d un certain âge, persuadé que son incompétence résulte uniquement de l'insuffisance de ses connaissances techniques. Bien entendu, ce recyclage ne résout que bien rarement ses contradictions sous-corticales.
Le troisième type enfin, sur la base de ses pulsions instinctives, ne peut se satisfaire des automatismes acquis. Comme il n'est pas satisfait non plus par son action sur l'environnement, soit qu'il ait rencontré à la suite de cette action une rétorsion du groupe social, soit qu'il se soit heurté à l'inertie des automatismes acquis par ses contemporains, il se trouve en quelque sorte conduit, canalisé vers l'imaginaire. Il découvre son cerveau imaginant et se crée, grâce à lui, le monde qui lui convient. S'il abandonne toute relation avec le réel, il évolue assez rapidement vers la psychose. S’il joue le jeu social sans y croire, son ascension hiérarchique est évidemment fort compromise. Mais s’il se réserve suffisamment de temps pour se construire logiquement un monde imaginaire où il puisse vivre, il fait un artiste ou un créateur scientifique. S'il s'y prend suffisamment tôt, il risque même d'être reconnu pour tel au déclin de sa vie, lorsqu'on s'apercevra, que sa construction imaginaire s'avère plus explicative du réel que les constructions précédentes, et surtout si la technique peut y glaner un progrès dans la production des marchandises. Ce type d'individu est sans doute le plus fragile, fréquemment au bord de la psychose ou de la toxicomanie. En effet, s'il souffre de son insuffisance imaginative, il peut chercher à favoriser sa fuite de la société où il se trouve dans le délire des drogues hallucinogènes. Le cas est plus fréquent chez les créateurs (...) que chez les scientifiques, et la liste des drogués et des fous parmi ceux que la postérité a considéré après coup comme des artistes géniaux, est déjà longue. Le scientifique [au sens large, incluant le chercheur en sciences humaines : philosophie, sociologie, etc.] étant lié par sa méthodologie même à un contrôle plus étroit de la part de la réalité objective a moins de chances généralement de rencontrer la toxicomanie au cours de sa fuite d'un monde qu'il ne peut supporter. On arrive ainsi à cette notion que le véritable novateur est celui qui tente d'échapper à la société qui lui est imposée parce qu'il est incapable de s'y soumettre, et qu’il ne se trouve pas satisfait par l'action dès lors que cette action n'est pas capable de transformer le cadre relationnel dans lequel il est plongé.
On peut même se demander si les premiers artistes, ceux des cavernes, ne le sont pas devenus pendant les périodes de l'année où la chasse leur était impossible, c'est-à-dire où l'action leur était interdite, donnant ainsi libre cours au fonctionnement de leur cerveau imaginant, créateur des mythes, des représentations, des symboles et des signes.
Si la niche environnementale est bien le facteur prépondérant qui va susciter l'apparition de ces trois types [ou espèces] humains, dont on comprend bien qu'ils ne sont pas toujours aussi crûment simples que nous venons de le faire pour la nécessité de la description, cette niche environnementale suivant la structure socio-économique de la société envisagée variera non seulement pour chaque individu, mais pour chaque classe, pour chaque famille qui représente une association de déterminismes sociologiques souvent diversifiés. En réalité, sous cette apparente diversité, une grande uniformité comportementale inconsciente persiste quelle que soit la structure socio-économique du lieu et du moment, et celle-ci favorise en général, parce qu'elle en a « besoin », l'apparition du second type humain, celui dont elle crée les besoins par la manipulation des informations qu'elle autorise. Ces besoins sont essentiellement des besoins matériels, des marchandises, car les besoins dits culturels sont également traités comme des marchandises, comme objets d'échanges et de profit. La culture autorisée n'est pas n'importe quelle culture, mais celle facilitant les automatismes utiles à la structure sociale. Celle-ci, en définitive, assure sa croissance thermo-dynamique aux dépens de sa croissance informationnelle.
(...) La ville est un puissant moyen de création des besoins, c'est-à-dire de diffusion de l'information orientée, nécessaire au maintien de la structure sociale existante. En résumé , elle facilite la diffusion d'un certain type d'informations génératrices de besoins qu'elle s'efforce ensuite tout naturellement de satisfaire. Ce faisant, la structure socio-économique du groupe humain qui la gouverne n'est jamais remise en question puisque tous les efforts sont faits pour la maintenir.
(H.L.) (Merci à djkl)
cf. sans-fiction
cf. statistuquo
cf. l'angle d'oreille
2009-09-27
2009-09-26
notre destin, tranquille
Le destin est dans le pré-. (O.k.)
(H.L.) :: 1'57''::
cf. miss civilisation
cf. aide à la relativisation générale
cf. pour une révolution amateuriste
(H.L.) :: 1'57''::
cf. miss civilisation
cf. aide à la relativisation générale
cf. pour une révolution amateuriste
2009-09-25
2009-09-24
2009-09-20
2009-09-18
le recul historique contre le cul du présent
L'histoire ne sert à rien, ou plutôt ne sert qu'au pouvoir, si elle ne se donne pas pour tâche de relativiser le présent, d'en démasquer la contingence, là où le discours autorisé s'efforce de le rendre nécessaire. Sans recul historique, la fatalité du présent décourage l'action humaine. La fatalité n'entre pas dans le champ proprement politique des choses sur lesquelles on a prise et dont on délibère. Aussi le savoir historique est-il immédiatement politique : l'histoire, entendue comme récit, sert à faire valoir le caractère historique du présent, c'est-à-dire son appartenance à l'histoire entendue comme processus. En montrant que le présent n'est pas tombé du ciel, mais qu'il est au contraire devenu, qu'il a surgi d'une multiplicité de causes, on le fait entrer dans le champ politique de la parole et de l'action, c'est-à-dire de la [«] liberté [»] humaine.
(C.L.)
[L’Histoire ?] J'en fais un usage rigoureusement instrumental. C'est à partir d'une question précise que je rencontre dans l'actualité que la possibilité d'une histoire se dessine pour moi. Mais l'utilisation académique de l'Histoire est essentiellement une utilisation conservatrice : retrouver le passé de quelque chose a essentiellement pour fonction de permettre sa survie. L'histoire de l'asile, par exemple, telle qu'on l'a faite souvent, d'ailleurs - je ne suis pas le premier -, était essentiellement destinée à en montrer l'espèce de nécessité, de fatalité historique. (...)
Tout ce qu'il peut y avoir d'irrégulier, de hasardeux, d'imprévisible dans un processus historique m'intéresse considérablement. (...) Cette manière d'interroger l'Histoire à partir de ces jeux de possibilité et d'impossibilité est à mes yeux la plus féconde quand on veut faire une histoire politique et une politique historique. A la limite, on peut penser que c'est le plus impossible qui est finalement devenu le nécessaire. Il faut donner son maximum de chances à l'impossible et se dire : comment cette chose impossible s'est-elle effectivement produite ?
Montrer que l'asile ou la prison n'ont rien d'inéluctable, c'est aussi les combattre...
(M.F.)
cf. la dominance et autre usage
cf. pour une « dénaturalisation » du travail
(C.L.)
[L’Histoire ?] J'en fais un usage rigoureusement instrumental. C'est à partir d'une question précise que je rencontre dans l'actualité que la possibilité d'une histoire se dessine pour moi. Mais l'utilisation académique de l'Histoire est essentiellement une utilisation conservatrice : retrouver le passé de quelque chose a essentiellement pour fonction de permettre sa survie. L'histoire de l'asile, par exemple, telle qu'on l'a faite souvent, d'ailleurs - je ne suis pas le premier -, était essentiellement destinée à en montrer l'espèce de nécessité, de fatalité historique. (...)
Tout ce qu'il peut y avoir d'irrégulier, de hasardeux, d'imprévisible dans un processus historique m'intéresse considérablement. (...) Cette manière d'interroger l'Histoire à partir de ces jeux de possibilité et d'impossibilité est à mes yeux la plus féconde quand on veut faire une histoire politique et une politique historique. A la limite, on peut penser que c'est le plus impossible qui est finalement devenu le nécessaire. Il faut donner son maximum de chances à l'impossible et se dire : comment cette chose impossible s'est-elle effectivement produite ?
Montrer que l'asile ou la prison n'ont rien d'inéluctable, c'est aussi les combattre...
(M.F.)
cf. la dominance et autre usage
cf. pour une « dénaturalisation » du travail
2009-09-17
notre histoire drôle
L'humanité, c'est toute une histoire... — drôle, vue d'en haut, de très haut.
(o.K.)
(o.K.)
2009-09-16
monde-type
Si des gens comme nous comprennent la situation bien mieux que les prétendus experts, ce n'est pas parce qu'ils auraient un quelconque pouvoir de prédire des événements particuliers, mais parce qu'ils ont celui de saisir dans quel type de monde nous vivons.
(G.O.) (merci à serge)
(G.O.) (merci à serge)
2009-09-15
2009-09-11
désertic
... Je peux pas me résoudre à l'idée que les gens (semblables à moi et dans le même bateau) sont si limités, si peu concernés par ce qui me concerne. Qu'il y ait autant d'écart, de différence d'intérêt intellectuel : existentiel ; vital. Déjà, pour tout dire, je comprends même pas que les gens ne soient plus largement attirés, happés par la philosophie, la pensée en général. Bref, je commence à croire et malheureusement comprendre que la pensée est à vivre pour soi comme une simple passion, comme une autre, qu'on doit malheureusement se retenir de partager avec tout le monde, ou n'importe qui, si on veut rester correct, digeste, buvable. (...) En tout cas, c'est ce que les réactions accumulées ces derniers temps m'ont fait comprendre un bon coup, dur. J'exagère un peu, il y a des plus ou moins réceptifs (...) mais, comme toujours, c'est les autres qu'on retient. Qui nous retiennent...
(o.K.)
cf. le désert sans le fromage
cf. le dommage et l'entrouverture
(o.K.)
cf. le désert sans le fromage
cf. le dommage et l'entrouverture
2009-09-10
le désert sans le fromage
Malheur a celui qui s'est tu
parce qu'il croyait parler dans le désert.
(H.d.B.)
(H.d.B.)
2009-09-09
du besoin du bonheur d'être dépassé
Nous avons besoin de livres qui agissent sur nous comme (...) la mort de quelqu'un qui nous est plus cher que nous-mêmes.
(F.K.)
Le but de l'écriture, c'est de porter la vie à l'état d'une puissance non personnelle.
(G.D. — merci à djkl)
(F.K.)
Le but de l'écriture, c'est de porter la vie à l'état d'une puissance non personnelle.
(G.D. — merci à djkl)
2009-09-07
l'art de ne pas toujours avoir raison
La philosophie ne guérit de rien, sinon du désir d'être malade : les hommes sont hypocondriaques car ils ne supportent pas d'avoir tort, et l'hypocondriaque finit toujours par avoir raison.
(R.E.)
cf. la logique du pire à l'épreuve du réel
cf. l'inhibition à l'action
(R.E.)
cf. la logique du pire à l'épreuve du réel
cf. l'inhibition à l'action
2009-09-06
fuir l'inhibition de l'action
Qu'est-ce que l'inhibition de l'action :
(H.L.) :: 6'38''::
Les scénarios de l'inhibition de l'action :
(H.L.) :: 4'44''::
cf. notre besoin primaire de représentation
cf. comment s'en sortir sans sortir
cf. échappement
(H.L.) :: 6'38''::
Les scénarios de l'inhibition de l'action :
(H.L.) :: 4'44''::
cf. notre besoin primaire de représentation
cf. comment s'en sortir sans sortir
cf. échappement
2009-09-04
2009-09-03
lentier
« As-tu pensé à ce que tu vas devenir ? »
C'était une conspiration.
« Il ne s'agit pas de se laisser vivre. » (...)
On me pressait de travailler, de prendre un métier et je laissais les jours s'enfuir sans faire un geste, sans prendre une décision, comme s'il fallait, pour que mûrisse le fruit de ma vie, que je demeure immobile et vacant. (...)
[L'Oeuvre, de Zola] me racontait l'histoire d'un peintre [Claude Lantier] et comment il se faisait manger par la peinture, comment il y sacrifiait une femme et un enfant pour se pendre enfin devant une grande toile inachevée.
C'était à dégoûter n'importe qui de la peinture. Je n'en perdis pas un mot. (...) J'apprenais qu'il y avait une peinture officielle, noire, pompeuse, « aux jus recuits » et quelques fous ivres de couleur. J'étais évidemment du parti des fous. D'instinct, je me servais de tons francs; j'aimais la joie. J'allais donc souffrir comme Claude Lantier, martyriser les femmes, mourir de misère et me faire refuser à tous les salons. Affreux destin. J'en restais tout pantelant.
Adèle, qui ne voyait rien, remarqua mes allures mornes. Claude Lantier, au plus noir de son découragement, pensait que le bonheur c'eût été de travailler de ses mains comme maçon ou charpentier. Je résolus de suivre son conseil et me proposai à l'entrepreneur Fouguerot. (...) il me prit tout de suite. (...)
Et je pensais que Lantier avait raison. Tout le jour, je piochais, creusais des fondations. La pelle et la pioche m'allaient mieux que les pinceaux. La bonne faim au dîner et au souper, les grands coups de rouge et les gamelles de solide préparées par Adèle. Je ne pensais à rien, simple outil : je travaillais sans peine, ne sentais pas la fatigue et, le soir venu, dormais dans le bon écrasement du corps. Le lendemain matin, j'étais frais et puissant et partais travailler sans l'ombre de mélancolie. J'étais heureux.
Adèle ne s'étonnait pas de me voir ouvrier. Elle ignorait l'ambition sociale...
(J.P. - VPI190-2)
cf. si-non gagner sa vie
C'était une conspiration.
« Il ne s'agit pas de se laisser vivre. » (...)
On me pressait de travailler, de prendre un métier et je laissais les jours s'enfuir sans faire un geste, sans prendre une décision, comme s'il fallait, pour que mûrisse le fruit de ma vie, que je demeure immobile et vacant. (...)
[L'Oeuvre, de Zola] me racontait l'histoire d'un peintre [Claude Lantier] et comment il se faisait manger par la peinture, comment il y sacrifiait une femme et un enfant pour se pendre enfin devant une grande toile inachevée.
C'était à dégoûter n'importe qui de la peinture. Je n'en perdis pas un mot. (...) J'apprenais qu'il y avait une peinture officielle, noire, pompeuse, « aux jus recuits » et quelques fous ivres de couleur. J'étais évidemment du parti des fous. D'instinct, je me servais de tons francs; j'aimais la joie. J'allais donc souffrir comme Claude Lantier, martyriser les femmes, mourir de misère et me faire refuser à tous les salons. Affreux destin. J'en restais tout pantelant.
Adèle, qui ne voyait rien, remarqua mes allures mornes. Claude Lantier, au plus noir de son découragement, pensait que le bonheur c'eût été de travailler de ses mains comme maçon ou charpentier. Je résolus de suivre son conseil et me proposai à l'entrepreneur Fouguerot. (...) il me prit tout de suite. (...)
Et je pensais que Lantier avait raison. Tout le jour, je piochais, creusais des fondations. La pelle et la pioche m'allaient mieux que les pinceaux. La bonne faim au dîner et au souper, les grands coups de rouge et les gamelles de solide préparées par Adèle. Je ne pensais à rien, simple outil : je travaillais sans peine, ne sentais pas la fatigue et, le soir venu, dormais dans le bon écrasement du corps. Le lendemain matin, j'étais frais et puissant et partais travailler sans l'ombre de mélancolie. J'étais heureux.
Adèle ne s'étonnait pas de me voir ouvrier. Elle ignorait l'ambition sociale...
(J.P. - VPI190-2)
cf. si-non gagner sa vie
2009-09-02
autrement métier
Au fond, c'était une bonne enfance. On m'aimait bien, je rendais service. J'étais fier de ma force et je ne faisais jamais rien qui m'ennuyât.
César, malgré ses efforts, n'était jamais parvenu à m'imposer une discipline. (...) Il me répétait constamment que je devais choisir un métier et me préparer dès à présent à l'exercer. Ces paroles n'avaient pas d'importance. (...) Moi qui aimais tant la liberté, je n'imaginais même pas qu'elle eût un prix, et qu'il fallait la défendre.
« Tu vois, tous les autres travaillent, disait César. Moi, j'ai travaillé toute ma vie (...) Adèle travaille; tu dois travailler. »
Je ne répondais pas. César m'étourdissait. Je ne savais pas opposer des mots à des mots. Pourquoi « travailler » avait-il un son si menaçant dans sa bouche ? Je n'avais peur d'aucun effort. Forger, labourer, vendre des livres ou distribuer des billets de chemin de fer, c'étaient de bons boulots qui me plaisaient, mais tous à la fois. Quand j'avais tenu la barre que Ladeuil martelait, je filais chez Lorne et montais sur l'échelle pour prendre un livre dans le dernier rayon (Lorne avait le vertige). L'après-midi, j'aidais les Colas à faner. À la fin du jour, je m'étais bien agité.
César s'en rendait compte :
« Tu cours partout, tu aides tout le monde, mais si tu restes une demi-heure à droite, une demi-heure à gauche, jamais on ne te paiera ! » C'était vrai. On ne me payait pas; mais chez les Colas, à la saison des fruits, je prenais tout ce que je voulais. Je ne demandais pas; on ne me disait pas : « Prends »; cela paraissait naturel. Chez Lorne, je lisais les livres. Chez Ladeuil, je m'amusais à fabriquer des piquets des fer pour attacher les vaches à Colas. Boubée, le pharmacien, m'envoyait porter un flacon chez un médecin ou chercher une bonbonne à la gare et je plongeais la main dans les bocaux de guimauve et de goudron-tolu.
Bien sûr que si ma vie ne s'était pas orientée autrement, je serais parvenu à vivre ainsi, toujours libre, toujours utile. J'aurais mangé chez l'un ou chez l'autre, bu des canons un peu partout. Il y a toujours assez de pantalons et de vestes pour tout le monde. La campagne est un vaste réservoir; je me serais emparé de tous les trop-pleins. Trop de lapins dans cette nichée ? Je les prends; ma chatte les nourrira, et l'herbe des chemins. Il y a toujours des pommes sur les arbres, du lait au pis des vaches, des lièvres au collet. À l'automne, la femme du garde-chasse me fait goûter le civet.
Je sais que je passe pour un vieux con quand je vante la vie d'autrefois mais on n'a aucune idée de la tranquillité de ces petits pays. On n'aimait pas donner de l'argent mais je n'en demandais pas. Il y a du bois dans la forêt; les braises se conservent sous la cendre. On souffle; ça repart; il fait chaud. Les murs sont épais; la cheminée est grande. Je dors à la nuit et je m'éveille à l'aube. Quand il pleut, on épluche les châtaignes, on égrène le maïs ou on dort dans le foin. J'aide le tonnelier et j'emmène un vieux fût de cinquante-cinq; je vendange chez l'Astruc et je remplis mon fût. En voilà pour un petit mois. Il y a du vin, de l'herbe et du bois pour tout le monde. (...)
Je ne me serais pas marié. Pourquoi faire des mômes ? Ceux des autres sont gentils et tout drôles; les femmes sont partout. Je les aurais toutes connues. Avec moi, ça n'aurait pas tiré à conséquence et ça aurait fait plaisir.
J'aurais peint quand même, sûrement; c'est dans ma peau. J'aurais donné les toiles. J'allais dans les châteaux tout aussi bien. Le curé me respectait comme l'oiseau des champs. Vieux, tout le pays m'aidait. J'en suis sûr. Je les ai vu nourrir une vieille chouette impotente et mauvaise. C'est de sortir l'argent qui rend les gens méchants. C'est ça qui a failli me rendre enragé. Vieux et solide comme je suis, j'aurais eu tous les jeunes autour de moi, à me faire raconter toutes mes histoires.
Suffit. Ça ne s'est pas passé comme ça.
(J.P. — VPI57-9)
cf. vers la fin du travaliénant
César, malgré ses efforts, n'était jamais parvenu à m'imposer une discipline. (...) Il me répétait constamment que je devais choisir un métier et me préparer dès à présent à l'exercer. Ces paroles n'avaient pas d'importance. (...) Moi qui aimais tant la liberté, je n'imaginais même pas qu'elle eût un prix, et qu'il fallait la défendre.
« Tu vois, tous les autres travaillent, disait César. Moi, j'ai travaillé toute ma vie (...) Adèle travaille; tu dois travailler. »
Je ne répondais pas. César m'étourdissait. Je ne savais pas opposer des mots à des mots. Pourquoi « travailler » avait-il un son si menaçant dans sa bouche ? Je n'avais peur d'aucun effort. Forger, labourer, vendre des livres ou distribuer des billets de chemin de fer, c'étaient de bons boulots qui me plaisaient, mais tous à la fois. Quand j'avais tenu la barre que Ladeuil martelait, je filais chez Lorne et montais sur l'échelle pour prendre un livre dans le dernier rayon (Lorne avait le vertige). L'après-midi, j'aidais les Colas à faner. À la fin du jour, je m'étais bien agité.
César s'en rendait compte :
« Tu cours partout, tu aides tout le monde, mais si tu restes une demi-heure à droite, une demi-heure à gauche, jamais on ne te paiera ! » C'était vrai. On ne me payait pas; mais chez les Colas, à la saison des fruits, je prenais tout ce que je voulais. Je ne demandais pas; on ne me disait pas : « Prends »; cela paraissait naturel. Chez Lorne, je lisais les livres. Chez Ladeuil, je m'amusais à fabriquer des piquets des fer pour attacher les vaches à Colas. Boubée, le pharmacien, m'envoyait porter un flacon chez un médecin ou chercher une bonbonne à la gare et je plongeais la main dans les bocaux de guimauve et de goudron-tolu.
Bien sûr que si ma vie ne s'était pas orientée autrement, je serais parvenu à vivre ainsi, toujours libre, toujours utile. J'aurais mangé chez l'un ou chez l'autre, bu des canons un peu partout. Il y a toujours assez de pantalons et de vestes pour tout le monde. La campagne est un vaste réservoir; je me serais emparé de tous les trop-pleins. Trop de lapins dans cette nichée ? Je les prends; ma chatte les nourrira, et l'herbe des chemins. Il y a toujours des pommes sur les arbres, du lait au pis des vaches, des lièvres au collet. À l'automne, la femme du garde-chasse me fait goûter le civet.
Je sais que je passe pour un vieux con quand je vante la vie d'autrefois mais on n'a aucune idée de la tranquillité de ces petits pays. On n'aimait pas donner de l'argent mais je n'en demandais pas. Il y a du bois dans la forêt; les braises se conservent sous la cendre. On souffle; ça repart; il fait chaud. Les murs sont épais; la cheminée est grande. Je dors à la nuit et je m'éveille à l'aube. Quand il pleut, on épluche les châtaignes, on égrène le maïs ou on dort dans le foin. J'aide le tonnelier et j'emmène un vieux fût de cinquante-cinq; je vendange chez l'Astruc et je remplis mon fût. En voilà pour un petit mois. Il y a du vin, de l'herbe et du bois pour tout le monde. (...)
Je ne me serais pas marié. Pourquoi faire des mômes ? Ceux des autres sont gentils et tout drôles; les femmes sont partout. Je les aurais toutes connues. Avec moi, ça n'aurait pas tiré à conséquence et ça aurait fait plaisir.
J'aurais peint quand même, sûrement; c'est dans ma peau. J'aurais donné les toiles. J'allais dans les châteaux tout aussi bien. Le curé me respectait comme l'oiseau des champs. Vieux, tout le pays m'aidait. J'en suis sûr. Je les ai vu nourrir une vieille chouette impotente et mauvaise. C'est de sortir l'argent qui rend les gens méchants. C'est ça qui a failli me rendre enragé. Vieux et solide comme je suis, j'aurais eu tous les jeunes autour de moi, à me faire raconter toutes mes histoires.
Suffit. Ça ne s'est pas passé comme ça.
(J.P. — VPI57-9)
cf. vers la fin du travaliénant
2009-09-01
2009-08-31
si-non gagner sa vie ?
« Tu ne peux pas rester les bras ballants sans rien faire, à vivre dans un monde coupé des réalités » se fait-il fréquemment reprocher. (B.S.)
(B.S.)(A.V.)(o.K) :: 3'55''::
cf. pour une « dénaturalisation » du travail
cf. vers la fin du travaliénant
cf. lentier
cf. vin nouveau
cf. que dédale
cf. temps, tant de vie possible
(B.S.)(A.V.)(o.K) :: 3'55''::
cf. pour une « dénaturalisation » du travail
cf. vers la fin du travaliénant
cf. lentier
cf. vin nouveau
cf. que dédale
cf. temps, tant de vie possible
2009-08-30
tant et temps de vie possible
Le « choix » se fait entre vendre son temps de vie, ou le vivre.
(o.K.)
Mais pourtant (...) je pensais que la grâce pouvait être accordée à celui qui scandalise et non à celui qui se soumet. Je voulais échapper à cette mortification que je sentais. (...) J'ai senti le tambour du sang dans mes artères. Ce fut le signal de la grande « dételée » qui dure toujours. J'allais pouvoir faire ce que je voulais ; personne ne me prendrait mon temps. (...) les enseignants que j'ai eus étaient tournés vers le passé. Je voulais que l'on me raconte l'histoire de l'immédiateté du monde (...) On ne peut rien contre un type (...) qui fuit l'asservissement dans lequel des maîtres qui baragouinent en latin de cuisine veulent le maintenir. (..) J'ai toujours eu une confiance dans mon caractère abrupt, comme un personnage qui émerge du chaos originel. (...) Il y a bien eu des tentations familiales pour me ramener dans la pleine « lumière des réalités », comme on disait à l'époque. (...) [L'époque était] qualifiée de « moderne ». Mais tellement outrageusement « moderne » qu'elle en devenait comique. (...) À [vingt-quatre] ans, je décide de prendre des vacances actives. À vie. Plus personne n'allait m'obliger à faire ce que je ne voulais pas faire. Jamais je ne rentrerai dans aucun système. Quel qu'en soit le prix. (...) Tout ce qui aurait pu passer aux yeux des autres pour des privations, pour moi n'en furent pas. (...) Mon seul risque à moi — comme à ceux de ma génération — c'est de nous faire voler notre temps, notre vie par le système. (...) Le risque subi est pire que le risque choisi. (...) C'est ça qu'il fallait faire, c'est là qu'était le risque, le défi, le danger mais aussi le progrès, l'aventure. C'est ça qui explique qu'on se batte, c'est ça qui donne de l'âme. (...) Mon devoir à moi, c'est l'exigence morale que je me propose. (...) c'est un métier, un métier dans le joli sens du terme : un métier, pour moi, n'est pas fait pour gagner de l'argent mais pour gagner de l'honneur. (...) Moi j'aime les gens qui ont le goût de l'excellence : puisqu'il faut faire, faisons avec passion.
(O.d.K.)
cf. l'or du temps colonisé
cf. quel temps perdu
cf. prendre le taureau, pas les cornes
cf. si-non travailler ?
(o.K.)
Mais pourtant (...) je pensais que la grâce pouvait être accordée à celui qui scandalise et non à celui qui se soumet. Je voulais échapper à cette mortification que je sentais. (...) J'ai senti le tambour du sang dans mes artères. Ce fut le signal de la grande « dételée » qui dure toujours. J'allais pouvoir faire ce que je voulais ; personne ne me prendrait mon temps. (...) les enseignants que j'ai eus étaient tournés vers le passé. Je voulais que l'on me raconte l'histoire de l'immédiateté du monde (...) On ne peut rien contre un type (...) qui fuit l'asservissement dans lequel des maîtres qui baragouinent en latin de cuisine veulent le maintenir. (..) J'ai toujours eu une confiance dans mon caractère abrupt, comme un personnage qui émerge du chaos originel. (...) Il y a bien eu des tentations familiales pour me ramener dans la pleine « lumière des réalités », comme on disait à l'époque. (...) [L'époque était] qualifiée de « moderne ». Mais tellement outrageusement « moderne » qu'elle en devenait comique. (...) À [vingt-quatre] ans, je décide de prendre des vacances actives. À vie. Plus personne n'allait m'obliger à faire ce que je ne voulais pas faire. Jamais je ne rentrerai dans aucun système. Quel qu'en soit le prix. (...) Tout ce qui aurait pu passer aux yeux des autres pour des privations, pour moi n'en furent pas. (...) Mon seul risque à moi — comme à ceux de ma génération — c'est de nous faire voler notre temps, notre vie par le système. (...) Le risque subi est pire que le risque choisi. (...) C'est ça qu'il fallait faire, c'est là qu'était le risque, le défi, le danger mais aussi le progrès, l'aventure. C'est ça qui explique qu'on se batte, c'est ça qui donne de l'âme. (...) Mon devoir à moi, c'est l'exigence morale que je me propose. (...) c'est un métier, un métier dans le joli sens du terme : un métier, pour moi, n'est pas fait pour gagner de l'argent mais pour gagner de l'honneur. (...) Moi j'aime les gens qui ont le goût de l'excellence : puisqu'il faut faire, faisons avec passion.
(O.d.K.)
cf. l'or du temps colonisé
cf. quel temps perdu
cf. prendre le taureau, pas les cornes
cf. si-non travailler ?
2009-08-04
quelques voies d´accès au réel (singulier)
[joie] / ivrognerie / animalité / « folie » / souffrance / métaphore / musique /
(C.R.)(N.D.)(R.E.)(o.K) :: 13´21::
(C.R.)(N.D.)(R.E.)(o.K) :: 13´21::
2009-08-03
filosophe
Mais il arrive que des gens très simples [la] tiennent : des ouvriers, des paysans. Cela leur fait une vie passionnante. Au lieu qu'un intellectuel est très exposé à s'ennuyer. Ce serait peu : cela leur fait une vie véridique. Au lieu qu´un intellectuel comme vous et moi, est extrêmement exposé à glisser d´erreur en erreur. Car enfin nous avons saisi un nouveau caractère de cette merveille : c'est qu´elle n´est pas tellement naturelle et spontanée. Nous tenons très bien la vérité tant que nous ne la considérons pas – tant que nous ne cherchons pas à la regarder de trop près.
[On ne peut pas éviter de la perdre.] Tout ce qu'on peut attendre, c'est qu'en poussant l'enquête assez loin, assez patiemment, elle se reformera en nous (...). Si un peu de réflexion nous écarte de la merveille, beaucoup de réflexion nous y ramène : la reconstitue en nous, lui fait son lit. Pour le reste, je suppose que la seule solution est de la garder en nous, sans trop y songer, bien entendu sans la dire. Comme une sorte de secret. Imaginez quelqu´un qui saurait l´avenir. Il voit autour de lui les hommes qui s'agitent, qui bavardent, qui font des projets. Et lui prend part aux projets, aux causeries, à l´agitation. Mais en même temps il sait à quoi s´en tenir : quels sont ceux des projets qui aboutiront, ceux des hommes qui ressembleront à leurs propos ; dans quel abîme d'insignifiance et d'oubli vont se précipiter les amours, les décisions, les rêves, les ordres. Eh bien, nous sommes tous cet homme-là. Nous en savons même bien plus que lui. Nous n´avons même pas besoin de savoir ce qui arrivera. Nous savons ce qui existe, et qui est quelque chose de beaucoup plus fantastique et merveilleux que tout ce qui peut arriver encore. Ou plutôt nous savons que tout ce qui arrivera n´est qu´une autre forme, un autre accident de cette terrible réalité. C´est mieux que si nous le savions par avance. Nous savons comment nous le comprendrons. Nous savons dès maintenant ce que ce sera pour nous.
(J.P.)
> philosofi!
> demeurer cochon ?
[On ne peut pas éviter de la perdre.] Tout ce qu'on peut attendre, c'est qu'en poussant l'enquête assez loin, assez patiemment, elle se reformera en nous (...). Si un peu de réflexion nous écarte de la merveille, beaucoup de réflexion nous y ramène : la reconstitue en nous, lui fait son lit. Pour le reste, je suppose que la seule solution est de la garder en nous, sans trop y songer, bien entendu sans la dire. Comme une sorte de secret. Imaginez quelqu´un qui saurait l´avenir. Il voit autour de lui les hommes qui s'agitent, qui bavardent, qui font des projets. Et lui prend part aux projets, aux causeries, à l´agitation. Mais en même temps il sait à quoi s´en tenir : quels sont ceux des projets qui aboutiront, ceux des hommes qui ressembleront à leurs propos ; dans quel abîme d'insignifiance et d'oubli vont se précipiter les amours, les décisions, les rêves, les ordres. Eh bien, nous sommes tous cet homme-là. Nous en savons même bien plus que lui. Nous n´avons même pas besoin de savoir ce qui arrivera. Nous savons ce qui existe, et qui est quelque chose de beaucoup plus fantastique et merveilleux que tout ce qui peut arriver encore. Ou plutôt nous savons que tout ce qui arrivera n´est qu´une autre forme, un autre accident de cette terrible réalité. C´est mieux que si nous le savions par avance. Nous savons comment nous le comprendrons. Nous savons dès maintenant ce que ce sera pour nous.
(J.P.)
> philosofi!
> demeurer cochon ?
2009-08-01
2009-07-17
2009-07-06
le B.A.-BA philosophique
(C.R.)(A.M.)(R.E.)(o.K.) ::11'59''::
Car ce qui existe existe, et ce qui n'existe pas n'existe pas. Tu ne forceras jamais ce qui n'existe pas à exister.
(P.)
« Monde vrai » et « monde de l'apparence » , traduisez : monde inventé par le mensonge et réalité... Le mensonge de l'idéal fut jusqu'ici l'anathème jeté sur la réalité, et l'humanité même est en devenue mensongère et fausse — jusque dans ses instincts les plus profonds — (...) À envisager (...) les raisons pour lesquelles on a jusqu'ici « moralisé » et « idéalisé » : l'histoire cachée des philosophes, la psychologie de leurs grands noms, m'est apparue sous son vrai jour. — Quelle dose de vérité un esprit sait-il supporter, sait-il risquer ? Voilà qui, de plus en plus, devint pour moi le vrai critère des valeurs. L'erreur (la croyance en l'idéal) n'est pas aveuglement, l'erreur est lâcheté...
(F.N. — EH 0§2&3)
cf. l'idée philosophe de clément rosset
2009-07-05
les métamorphoses de l'esprit nietzschéen
Sans compter le nietzschéo-nietzschéisme, scolaire, ou le faux nietzschéisme, imbécile, j'ai relevé aux moins deux sortes de nietzschéisme : l'un qui court les rues (en particulier de la (meilleure) jeunesse), le nietzschéisme de minuit (allant de la nuit à la nuit), nietzschéisme nihiliste, donc inabouti, celui du ressentiment (souvent arrogant) ; et l'autre, infiniment rare et précieux, mûri, le nietzschéisme de midi (sans ombre), de la « heiterkeit » (belle humeur), le nietzschéisme solaire.
(o.K.)
(o.K.)
s'élever, les petits
Quand on passe son temps à s'élever, dans tous les sens du terme, on découvre les autres de plus en plus petits, dans tous les sens du terme.
(o.K.)
(o.K.)
2009-07-04
l'hétérotopie cinématographique
(ou l'hétérottopie cinékarlographique)
(A.-S.L.)(o.K.) :: 9'38''::
> ça scénar... rien compris – à l'essence du cinéma
> le grand proust par le jeune proust
> la r liberté en bloc(s)
(A.-S.L.)(o.K.) :: 9'38''::
> ça scénar... rien compris – à l'essence du cinéma
> le grand proust par le jeune proust
> la r liberté en bloc(s)
la calomnie générale
Le discours général n'est qu'une vaste calomnie.
(-) :: 0'18''::
Les hommes ne vivraient pas longtemps en société s'ils n'étaient les dupes les uns des autres.
(FdLR, §87)
(-) :: 0'18''::
Les hommes ne vivraient pas longtemps en société s'ils n'étaient les dupes les uns des autres.
(FdLR, §87)
2009-07-03
(de) l'économie (à) de la relation
(J.A.) ::0'47''::
cf. vaginalisme ®
cf. se déc(o)upler
cf. l'éthique hacker
cf. contribution à (de) la nouvelle intelligence collective
pour une révolution amateuriste
« Anonyme », oui, et si [cet amateur] en reste à ce niveau-là il y a fort à parier qu'il le restera. Mais c'est déjà bien qu'il puisse s'exprimer, s'y coller, y croire, pratiquer. Moi je demande que ça pour tout le monde, pour l'épanouissement et la reconnaissance de « tous ». D'où s'ensuivra d'ailleurs naturellement la reconnaissance des meilleurs d'entre eux – sans disqualifier les autres –, reconnaissance endogène, par conséquent, démocratique, en vertu de la sensibilité plus avertie, l'évaluation plus éclairée que donne à chaque amateur la pratique de la chose, en l'occurrence d'un art. On s'éloignerait ainsi du mode actuel de reconnaissance, dictée avant tout par la critique, imposée sinon fabriquée de toute pièce par les médias, c'est-à-dire des intérêts extérieurs, commerciaux, et aujourd'hui dévastateurs, bref par le pouvoir, autoritaire, et non l'autorité « naturelle »...
Je prends souvent l'exemple (malheureusement ambivalent) de football. Il semble a priori très improbable de pouvoir imposer au public, aussi impunément que dans d'autres domaines plus réservés, en manque de « praticiens », la valeur d'un joueur, dans la mesure où ce public est composé d'une majorité d'initiés, touchant du ballon par-ci par-là, se confrontant à la technique, et jouissant de ce fait d'une sensibilité de terrain, d'une connaissance éclairée par la pratique, donc à la base d'un jugement nettement plus autonome.
(Vite dit, mal dit, mais pointé.)
(o.K.)
Selon [pekka himanen] les hackers parviennent à s’affranchir du recours à l’autorité hiérarchique pour coordonner leurs activités, en lui substituant comme modalité principale la coopération directe.
Ce mécanisme fait non seulement que « le statut d’autorité est ouvert à quiconque » mais également qu’il soit « uniquement fondé sur les résultats . [Ainsi], personne ne peut occuper une fonction dans laquelle son travail ne pourra être passé en revue par les pairs, au même titre que les créations de n’importe quel autre individu ». Les personnes à qui sont délégués, de façon temporaire et révocable, des éléments d’autorité sont celles qui bénéficient de la plus grande estime de leurs pairs. Ce sont notamment ceux dont les contributions au travail collectif sont appréciées par la majorité comme des plus pertinentes. Linus et Stallman incarnent parfaitement ces rôles.
Mais [himanen] ne mentionne pas dans son livre une autre condition institutionnelle, fondamentale, qui autorise de s’affranchir de la contrainte de l’autorité hiérarchique traditionnelle dans les projets de hackers : l’absence de dépendance salariale.
(-)
cf. l'amatueur, ou l'artiste contre-bourgeois
cf. contribution à (de) la nouvelle intelligence collective
cf. l'éthique hacker
cf. notre destin, tranquille
Je prends souvent l'exemple (malheureusement ambivalent) de football. Il semble a priori très improbable de pouvoir imposer au public, aussi impunément que dans d'autres domaines plus réservés, en manque de « praticiens », la valeur d'un joueur, dans la mesure où ce public est composé d'une majorité d'initiés, touchant du ballon par-ci par-là, se confrontant à la technique, et jouissant de ce fait d'une sensibilité de terrain, d'une connaissance éclairée par la pratique, donc à la base d'un jugement nettement plus autonome.
(Vite dit, mal dit, mais pointé.)
(o.K.)
Selon [pekka himanen] les hackers parviennent à s’affranchir du recours à l’autorité hiérarchique pour coordonner leurs activités, en lui substituant comme modalité principale la coopération directe.
Ce mécanisme fait non seulement que « le statut d’autorité est ouvert à quiconque » mais également qu’il soit « uniquement fondé sur les résultats . [Ainsi], personne ne peut occuper une fonction dans laquelle son travail ne pourra être passé en revue par les pairs, au même titre que les créations de n’importe quel autre individu ». Les personnes à qui sont délégués, de façon temporaire et révocable, des éléments d’autorité sont celles qui bénéficient de la plus grande estime de leurs pairs. Ce sont notamment ceux dont les contributions au travail collectif sont appréciées par la majorité comme des plus pertinentes. Linus et Stallman incarnent parfaitement ces rôles.
Mais [himanen] ne mentionne pas dans son livre une autre condition institutionnelle, fondamentale, qui autorise de s’affranchir de la contrainte de l’autorité hiérarchique traditionnelle dans les projets de hackers : l’absence de dépendance salariale.
(-)
cf. l'amatueur, ou l'artiste contre-bourgeois
cf. contribution à (de) la nouvelle intelligence collective
cf. l'éthique hacker
cf. notre destin, tranquille
2009-07-02
mineur de jeu
On se rend compte qu'on ne sera pas le meneur de jeu de l'époque, ni même l'un des trois ou quatre meneurs de jeu — parce qu'il n'y a plus de jeu. Tout est confus et diminué, par l'apparition des médias, où les meneurs de jeu se multiplient, qui ne mènent pas grand-chose, et s'effacent l'un l'autre. (...) Il y aura un autre jeu, plus caché, plus difficile...
(H.T.)
(H.T.)
2009-07-01
le moyenhomme ®
(...) ... D'incompréhension tous azimuts (...) Mais c'est l'Homme! que veux-tu. L'Homme encore immature, malgré tout ce que certains d'entre Lui de tout temps Lui enseigne en tout temps. L'Homme, qu'on rêverait toujours (conce)voir à la hauteur de ses meilleures exceptions mais qui, dans les faits, n'en est guère qu'à son moyen-âge, au moyen-âge de sa maturité (anthropologique) : bref, l'Homme (moyen) d'aujourd'hui, c'est le moyenhomme ®.
(o.K.)
cf. dépeuplé
(o.K.)
cf. dépeuplé
N(ième) le maudit
(M.-E.N.)(o.K.) :: 9'57''::
C’est même pas que les médiocres conspirent, c’est qu’ils sont médiocres, tout simplement. Le journal de N., ça ne les éblouit pas. Ça ne les fait pas rire. Ça ne les émeut pas. Ça ne leur apprend rien sur eux et sur les autres...
(D.d.T.)
cf. apprendre à nager
cf. maudit? mais pas trop
cf. l'art règle l'exception
les certitudes, ça, (g)rands fous
— « Ce n'est pas le doute, c'est la certitude qui rend fou. (F.N.) »
— Oui oui, on connaît. Mais soyons fous !
Et pour en revenir plus sérieusement (hélas) à ton « j'ai bien peur qu'au moment où on devient trop sûr de soi, on ne commence en fait qu'à se tromper (mon côté pyrrhonien ?)... » : ne serait-ce pas là l'objection instinctive et bateau de qui ne se trouve précisément sûr de rien (encore), cherchant à en faire une force, d'appoint, et même une arme ? Bref, classique : on défend sa chapelle (même pyrrhonienne, qui est en soi une posture dogmatique), on défend l'heure qu'il y a à sa porte, on a la philosophie de son corps, comme dirait nietzsche, onfray, otto karl... Et je souhaite que le tien finisse par comprendre (avec la maturité ou cette réponse, qui sait) que tous ceux que tu cites volontiers (...), si l'histoire les a retenus c'est précisément en vertu de leurs certitudes, qui ont fondé la force et l'originalité de leur pensée, de leur génie, de leur oeuvre, dont tu te nourris aujourd'hui à petit feu. Ils ont osé! eux, les (relatives) certitudes, figure-toi. Justement. (...) Par définition. Et en continuant de réfléchir, de persévérer dans la pensée, comme tu sembles vouloir le faire (à mes quelques dépens), tu y arriveras toi aussi, j'espère, je te le souhaite, et même, je le pense. Car la certitude qu'il faille systématiquement douter pour être certain d'être sûr est elle-même, en elle-même, oui, une forme de folie, et qui rend fou, en effet ; à commencer par ceux qui l'entendent se le faire rétorquer une fois de plus, bien que partageant le fond(s) de certitudes des grands noms admis et admirés par celui qui rétorque. Bref, paradoxe ; et ras-le-bol. Ras-le-bol qu'on refuse pavloviennement aux grands vivants ce qu'on accepte (voire admire) des grands morts, anciennement grands vivants, et pour certains devenus radicalement fous, oui, mais radicalement fous d'être à ce point niés de leur vivant, sur place. Merde ! Merde, pour eux ! Ras-le-bol de cette règle-réflexe de petits vivants. Je renvoie encore à plusieurs chapitres d'otto karl à ce propos, concernant ce travers humain, trop humain (« moyenhumain », comme dirait ce dernier). Moi, j'éponge, ras le bol.
(K.)
cf. déni de reconnaissance anthume
cf. [u] en étais-je ?
cf. N(ième) le maudit
— Oui oui, on connaît. Mais soyons fous !
Et pour en revenir plus sérieusement (hélas) à ton « j'ai bien peur qu'au moment où on devient trop sûr de soi, on ne commence en fait qu'à se tromper (mon côté pyrrhonien ?)... » : ne serait-ce pas là l'objection instinctive et bateau de qui ne se trouve précisément sûr de rien (encore), cherchant à en faire une force, d'appoint, et même une arme ? Bref, classique : on défend sa chapelle (même pyrrhonienne, qui est en soi une posture dogmatique), on défend l'heure qu'il y a à sa porte, on a la philosophie de son corps, comme dirait nietzsche, onfray, otto karl... Et je souhaite que le tien finisse par comprendre (avec la maturité ou cette réponse, qui sait) que tous ceux que tu cites volontiers (...), si l'histoire les a retenus c'est précisément en vertu de leurs certitudes, qui ont fondé la force et l'originalité de leur pensée, de leur génie, de leur oeuvre, dont tu te nourris aujourd'hui à petit feu. Ils ont osé! eux, les (relatives) certitudes, figure-toi. Justement. (...) Par définition. Et en continuant de réfléchir, de persévérer dans la pensée, comme tu sembles vouloir le faire (à mes quelques dépens), tu y arriveras toi aussi, j'espère, je te le souhaite, et même, je le pense. Car la certitude qu'il faille systématiquement douter pour être certain d'être sûr est elle-même, en elle-même, oui, une forme de folie, et qui rend fou, en effet ; à commencer par ceux qui l'entendent se le faire rétorquer une fois de plus, bien que partageant le fond(s) de certitudes des grands noms admis et admirés par celui qui rétorque. Bref, paradoxe ; et ras-le-bol. Ras-le-bol qu'on refuse pavloviennement aux grands vivants ce qu'on accepte (voire admire) des grands morts, anciennement grands vivants, et pour certains devenus radicalement fous, oui, mais radicalement fous d'être à ce point niés de leur vivant, sur place. Merde ! Merde, pour eux ! Ras-le-bol de cette règle-réflexe de petits vivants. Je renvoie encore à plusieurs chapitres d'otto karl à ce propos, concernant ce travers humain, trop humain (« moyenhumain », comme dirait ce dernier). Moi, j'éponge, ras le bol.
(K.)
cf. déni de reconnaissance anthume
cf. [u] en étais-je ?
cf. N(ième) le maudit
les philosoph(i)es clandesti-né(e)s
les philosoph(i)es clandesti-né(e)s
(K.A.)(O.K.) :: 2'18''::
Je sens venir (...) l’âge proche d’une clandestinité moitié volontaire et moitié contrainte, qui sera le plus jeune désir, y compris politique.
(G.D. — PP20)
cf. maudit ? mais pas trop
cf. autophilosophe
(K.A.)(O.K.) :: 2'18''::
Je sens venir (...) l’âge proche d’une clandestinité moitié volontaire et moitié contrainte, qui sera le plus jeune désir, y compris politique.
(G.D. — PP20)
cf. maudit ? mais pas trop
cf. autophilosophe
2009-06-30
contribution à (de) la nouvelle intelligence collective
Il faut élever le niveau d'intelligence collective [et contributive].
(B.S.)(o.K.) :: 2'55''::
cf. ottomanifeste (première partie)
cf. le sort (-ilège) de la vraie subversion aujourd'hui
cf. l'éthique hacker
(B.S.)(o.K.) :: 2'55''::
cf. ottomanifeste (première partie)
cf. le sort (-ilège) de la vraie subversion aujourd'hui
cf. l'éthique hacker
2009-06-29
tant la vie
(o.K.) :: 3'00''::
La vie triomphe toujours, mais ce ne sont jamais les mêmes êtres qui incarnent son triomphe.
(H.T.)
C'est cette capacité que nous résumons par le mot « vie ». Mais lorsque nous parlons des humains, la vie embrasse de [tout] autres comportements.
(A.J.)
Tant la vie demande à mourir / Tant la vie demande à aimer / Je ne peux aimer mourir.
(J.-L.M.)
2009-06-28
à l'insu
Savoir agir parfois « à l'insu de son plein gré ». Autrement dit, de son plein gré savoir agir parfois à l'insu.
(o.K.)
cf. t'as du feu, s'te plaît ?
cf. l'impossible : un possible
cf. (incon...) nu
cf. le ... : action
(o.K.)
cf. t'as du feu, s'te plaît ?
cf. l'impossible : un possible
cf. (incon...) nu
cf. le ... : action
2009-06-27
manquement de poids
Ne sommes-nous pas trahis par toute chose que nous prenons avec gravité ? Elle montre où gisent nos lourdeurs et en quoi nous manquons de poids.
(F.N. — GS§88)
(F.N. — GS§88)
l'en jeu
(O.K.) :: 3'24''::
(...) le jeu est-il effectivement superficiel au regard de l’importance et du sérieux de la vie ? C'est ce que Nietzsche mettait en question : qu’il faille penser une pesanteur en soi des événements, que viendrait offenser l’impudence de la légèreté.
Le philosophe pensait exactement l’inverse : qu’il y a une forme de sérieux pris à la vie qui est grossière, mensongère et presque calomnieuse. L’homme grave est celui qui donne de la gravité à la vie, laquelle se moque bien en réalité de tous ces sens que nous lui donnons.
L’important est de comprendre au contraire cette « légèreté » de la vie : la profondeur revient à celui qui en comprend la comédie et le jeu, si bien que cesse l’opposition du sérieux et du jeu et qu’en effet l’important c’est de jouer, c’est-à-dire de parvenir à cette légèreté...
(-?-)
> la voie du jeu
> (incon...) nu
> tous! grands interprètes
> tous cosmologiciens
2009-06-26
drague passante
(D.L.) :: 16'59''::
cf. apprendre à savoir danser
cf. à une passante — cathodique
cf. encore un effort si vous voulez être de vraies salopes
2009-06-25
encore un effort si vous voulez être... de vraies salopes
(merci) à Iris
(O.K.) :: 7'10''::
la “majorité” estime que les femmes devraient se “tenir” ! Eh oui, il s’agirait de rester dans sa petite case, bien sage, à attendre que le désir masculin les désigne et, surtout, ne pas faire montre d’initiative dans une relation amoureuse, ou sexuelle. À croire que le désir féminin est secondaire. Les femmes doivent être passives, sinon elles sont qualifiées — injure (...) — de « filles faciles ».
Bref, « l’égalité sexuelle et la libération des femmes » n’est pas pour demain. La liberté sexuelle pour tous — et encore moins pour toutes ! — est un de ces mensonges utilisés régulièrement, histoire de vendre quelque chose, une mode, un style, un string... Mais attention : le style sexy doit être dans les « normes ».
Nous vivons dans une société (...) hypocritement sexiste... Où l’on se rince l’œil devant une pub suggestive de sous-vêtement, mais où l’on s’indigne de l’attitude d’une femme [libérée] qui exprime son désir, où l’on se gausse et l’on rit grassement à des blagues sexistes et salaces, mais où l’on est choqué par un langage « cru » dans la bouche d’une fille ou d’une femme ! Ça ne se fait pas, voyons ! Alors rentrez dans le rang, dans vos strings et vos minijupes, mais là où il faut et quand il faut.
(...)
Cela va évidemment de pair avec une vision totalement archaïque de la place des femmes dans la société. Et la “cible“ privilégiée des attaques misogynes, c’est évidemment la « fille facile », celle qui couche le premier soir, celle qui provoque, la “tasspé”, la marie-couche-toi-là, [(ou) simplement la fille libérée qui assume ce qu'elle veut, ce qu'elle aime]... La fille ou la femme désignée à la vindicte des beaufs et aussi des gardiennes du temple.
Pour réagir, reprenons à notre compte ce qui se disait déjà au début des années 1970, il faut « Oser lutter contre l’oppression d’où qu’elle vienne. Oser vaincre le robot ou le flic que le capitalisme a voulu faire de chacun ou chacune de nous. Réapprendre à aimer, à jouir, à être ensemble, à créer notre vie, à faire la révolution par tous les moyens. »
(N.H.)
cf. extension du domaine de l'amour
(O.K.) :: 7'10''::
la “majorité” estime que les femmes devraient se “tenir” ! Eh oui, il s’agirait de rester dans sa petite case, bien sage, à attendre que le désir masculin les désigne et, surtout, ne pas faire montre d’initiative dans une relation amoureuse, ou sexuelle. À croire que le désir féminin est secondaire. Les femmes doivent être passives, sinon elles sont qualifiées — injure (...) — de « filles faciles ».
Bref, « l’égalité sexuelle et la libération des femmes » n’est pas pour demain. La liberté sexuelle pour tous — et encore moins pour toutes ! — est un de ces mensonges utilisés régulièrement, histoire de vendre quelque chose, une mode, un style, un string... Mais attention : le style sexy doit être dans les « normes ».
Nous vivons dans une société (...) hypocritement sexiste... Où l’on se rince l’œil devant une pub suggestive de sous-vêtement, mais où l’on s’indigne de l’attitude d’une femme [libérée] qui exprime son désir, où l’on se gausse et l’on rit grassement à des blagues sexistes et salaces, mais où l’on est choqué par un langage « cru » dans la bouche d’une fille ou d’une femme ! Ça ne se fait pas, voyons ! Alors rentrez dans le rang, dans vos strings et vos minijupes, mais là où il faut et quand il faut.
(...)
Cela va évidemment de pair avec une vision totalement archaïque de la place des femmes dans la société. Et la “cible“ privilégiée des attaques misogynes, c’est évidemment la « fille facile », celle qui couche le premier soir, celle qui provoque, la “tasspé”, la marie-couche-toi-là, [(ou) simplement la fille libérée qui assume ce qu'elle veut, ce qu'elle aime]... La fille ou la femme désignée à la vindicte des beaufs et aussi des gardiennes du temple.
Pour réagir, reprenons à notre compte ce qui se disait déjà au début des années 1970, il faut « Oser lutter contre l’oppression d’où qu’elle vienne. Oser vaincre le robot ou le flic que le capitalisme a voulu faire de chacun ou chacune de nous. Réapprendre à aimer, à jouir, à être ensemble, à créer notre vie, à faire la révolution par tous les moyens. »
(N.H.)
cf. extension du domaine de l'amour
2009-06-24
le bovarysme (trop) humain
[Le bovarysme ?] La faculté départie à l’Homme de se concevoir autrement qu’il n’est.
(J.d.G.)
(D.G.) :: 1'01''::
cf. l'angle d'oreille
cf. d'mauvaise foi
cf. l'idée philosophe par excellence
(J.d.G.)
(D.G.) :: 1'01''::
cf. l'angle d'oreille
cf. d'mauvaise foi
cf. l'idée philosophe par excellence
de trop près
Un ami a quelquefois une bonne idée, que votre malheur vous cachait.
(H.T.)
cf. antidépresseur
cf. le bovarysme (trop) humain
cf. l'ascésure
(H.T.)
cf. antidépresseur
cf. le bovarysme (trop) humain
cf. l'ascésure
2009-06-23
se déc(o)upler
[L'autre jour, (...) je me suis rendu compte qu'en tenant mon chien en laisse j'étais moi-même tenu en laisse.]
[N.F.]
découpler
. Détacher des chiens courants, qu’on mène habituellement attachés deux à deux, pour qu’ils courent (après le gibier).
. Rendre indépendantes des parties d'un système mécanique.
(W.)
Un couple réel se vérifie en ceci qu'il peut aller librement à travers la vie, et toutes ses circonstances, en se renforçant comme accord effectif qui ne mutile les virtualités ni de l'un ni de l'autre...
(G.D.)
cf. vaginalisme ®
cf. saine de ménage
cf. (de) l'économie (à) de la relation
cf. assortiment camarade
cf. l'amour inventé, à réinventer... : réinventé
cf. extension du domaine de l'amour
cf. à la trois
cf. pas de lieu, sans formule
[N.F.]
découpler
. Détacher des chiens courants, qu’on mène habituellement attachés deux à deux, pour qu’ils courent (après le gibier).
. Rendre indépendantes des parties d'un système mécanique.
(W.)
Un couple réel se vérifie en ceci qu'il peut aller librement à travers la vie, et toutes ses circonstances, en se renforçant comme accord effectif qui ne mutile les virtualités ni de l'un ni de l'autre...
(G.D.)
cf. vaginalisme ®
cf. saine de ménage
cf. (de) l'économie (à) de la relation
cf. assortiment camarade
cf. l'amour inventé, à réinventer... : réinventé
cf. extension du domaine de l'amour
cf. à la trois
cf. pas de lieu, sans formule
dyspaartition
cf. les trop chères tyrans chéries
Mais on sait bien que pour être plus « fort » qu'elle, pour ne plus t'en laisser imposer — ou moins, du moins —, on sait bien ce qu'il faudrait... Ce qu'il faudrait changer. On le sait exactement. Ou toi, peut-être seulement intuitivement ? Refoulé, sans doute. Mais on le sait !
Que tu deviennes moins attaché qu'elle à votre relation.
Car elle, se comportant comme elle se comporte, elle prend le risque à chaque fois de te perdre, de tout casser... ET ELLE LE PREND ; tandis que toi, la plupart des fois, et dans le fond, et jusqu'ici, tu fais à peu près tout, au contraire, pour éviter ça, pallier à ça ; tu t'appliques, t'inclines s'il le faut, à sauver l'affaire, le navire, autant que tu le peux. Et elle le sait bien. C'est votre jeu. Et elle en abuse. Car elle a une force de plus que toi, un avantage : elle est celle de vous deux qui tient le moins à votre relation. Ce qui ne veut pas dire qu'elle n'y tient pas, ça va sans dire, j'espère !, mais voilà : l'équilibre parfait n'existe pas dans un couple, ou pas que je sache : il y en a toujours un qui tient plus à la relation que l'autre. Et ça le rend plus faible, plus vulnérable, et plus soumis. Naturellement la répartition, le rapport de force peut s'inverser selon les moments, s'intervertir. Mais voilà, quoi. Et chacun le ressent, ressent (au moins subconsciemment, instinctivement) cette répartition. Répartition, comme je te dis, à peu près inhérente à toute relation, mais simplement plus ou moins équilibrée selon les cas ou les périodes.
Il y a toujours une des parties qui, tenant à la relation légèrement moins que l'autre, à un moment donné ou en général (mais quel que soit le cas, ça peut toujours basculer à tout instant), dispose d'un plus grand pouvoir, d'une certaine souveraineté sur le couple. Plus ou moins importante en fonction de l'équilibre. Et c'est là qu'intervient le profil de ceux qui abusent de ce pouvoir, sur l'autre, de cette relative souveraineté sur la relation ; et quand c'est une fille, j'appelle ça une princesse. C'est-à-dire qu'elle teste son pouvoir, voire en joue, cruellement, comme un tyran ou un enfant. Car d'autres, plus mûrs, filles ou garçons, et que j'appelle rois ou reines, s'en retiennent, au contraire — aussi dans ce cas où la répartition est oscillante, c'est clair. Mais dans ton cas, j'ai l'impression qu'elle est plutôt fixe. Et que ça penche toujours plus ou moins du même côté : que c'est elle qui domine de façon générale. Pourquoi ? je le répète : parce qu'elle sent, intuitivement, instinctivement, que, pour des motifs intimes, tu tiens plus à la relation qu'elle, et que tu te saignes à la défendre (la relation), à la sauvegarder. (Elle sait que c'est un ressort qui peut casser, mais elle joue avec, pour tester, se mettre en danger, ou plutôt en élan vers autre chose. Parce que quelqu'un qui tient plus à nous qu'on ne tient à lui, même si la différence est infime, relève toujours un peu du poids mort, même infime.) Bref, tu as pris ce rôle ; ou plutôt, la relation, cette relation-là, singulière, t'a attribué ce rôle. Et le dilemme, si tu en venais à taper du poing sur la table, le dilemme, comme je te le disais une autre fois, il y a quelques mois, c'est que, en ce qui vous concerne à présent, elle risque de ne pas tolérer (facilement) une brutale inversion du rapport de forces, et ce, précisément en vertu de sa dominance tacite (entérinée), et de ce qui la fonde ! (À savoir, un moindre attachement de son côté — dans l'état actuel des choses.) Et ça, bien sûr, tu le sens, tu le sens tellement bien que tu veux pas le risquer, le poing sur la table, le vrai, le ferme, le profond. Et elle le sent autant que toi, et ainsi de suite... Voilà le cercle vicieux. Selon moi. Tu ne veux pas la perdre, elle sent bien ça, et elle s'engouffre là-dedans, et en profite... pour exercer un petit pouvoir, non pas méchamment, mais pour elle-même, son intérêt naturel, égoïste (au sens neutre, ici, animal, vital), mais immaturément égoïste... pour... bref, s'éprouver, se prouver... blabla etc.
(O.K.)
cf. se déc(o)upler
cf. l'art de rencontrer d'aimer
Mais on sait bien que pour être plus « fort » qu'elle, pour ne plus t'en laisser imposer — ou moins, du moins —, on sait bien ce qu'il faudrait... Ce qu'il faudrait changer. On le sait exactement. Ou toi, peut-être seulement intuitivement ? Refoulé, sans doute. Mais on le sait !
Que tu deviennes moins attaché qu'elle à votre relation.
Car elle, se comportant comme elle se comporte, elle prend le risque à chaque fois de te perdre, de tout casser... ET ELLE LE PREND ; tandis que toi, la plupart des fois, et dans le fond, et jusqu'ici, tu fais à peu près tout, au contraire, pour éviter ça, pallier à ça ; tu t'appliques, t'inclines s'il le faut, à sauver l'affaire, le navire, autant que tu le peux. Et elle le sait bien. C'est votre jeu. Et elle en abuse. Car elle a une force de plus que toi, un avantage : elle est celle de vous deux qui tient le moins à votre relation. Ce qui ne veut pas dire qu'elle n'y tient pas, ça va sans dire, j'espère !, mais voilà : l'équilibre parfait n'existe pas dans un couple, ou pas que je sache : il y en a toujours un qui tient plus à la relation que l'autre. Et ça le rend plus faible, plus vulnérable, et plus soumis. Naturellement la répartition, le rapport de force peut s'inverser selon les moments, s'intervertir. Mais voilà, quoi. Et chacun le ressent, ressent (au moins subconsciemment, instinctivement) cette répartition. Répartition, comme je te dis, à peu près inhérente à toute relation, mais simplement plus ou moins équilibrée selon les cas ou les périodes.
Il y a toujours une des parties qui, tenant à la relation légèrement moins que l'autre, à un moment donné ou en général (mais quel que soit le cas, ça peut toujours basculer à tout instant), dispose d'un plus grand pouvoir, d'une certaine souveraineté sur le couple. Plus ou moins importante en fonction de l'équilibre. Et c'est là qu'intervient le profil de ceux qui abusent de ce pouvoir, sur l'autre, de cette relative souveraineté sur la relation ; et quand c'est une fille, j'appelle ça une princesse. C'est-à-dire qu'elle teste son pouvoir, voire en joue, cruellement, comme un tyran ou un enfant. Car d'autres, plus mûrs, filles ou garçons, et que j'appelle rois ou reines, s'en retiennent, au contraire — aussi dans ce cas où la répartition est oscillante, c'est clair. Mais dans ton cas, j'ai l'impression qu'elle est plutôt fixe. Et que ça penche toujours plus ou moins du même côté : que c'est elle qui domine de façon générale. Pourquoi ? je le répète : parce qu'elle sent, intuitivement, instinctivement, que, pour des motifs intimes, tu tiens plus à la relation qu'elle, et que tu te saignes à la défendre (la relation), à la sauvegarder. (Elle sait que c'est un ressort qui peut casser, mais elle joue avec, pour tester, se mettre en danger, ou plutôt en élan vers autre chose. Parce que quelqu'un qui tient plus à nous qu'on ne tient à lui, même si la différence est infime, relève toujours un peu du poids mort, même infime.) Bref, tu as pris ce rôle ; ou plutôt, la relation, cette relation-là, singulière, t'a attribué ce rôle. Et le dilemme, si tu en venais à taper du poing sur la table, le dilemme, comme je te le disais une autre fois, il y a quelques mois, c'est que, en ce qui vous concerne à présent, elle risque de ne pas tolérer (facilement) une brutale inversion du rapport de forces, et ce, précisément en vertu de sa dominance tacite (entérinée), et de ce qui la fonde ! (À savoir, un moindre attachement de son côté — dans l'état actuel des choses.) Et ça, bien sûr, tu le sens, tu le sens tellement bien que tu veux pas le risquer, le poing sur la table, le vrai, le ferme, le profond. Et elle le sent autant que toi, et ainsi de suite... Voilà le cercle vicieux. Selon moi. Tu ne veux pas la perdre, elle sent bien ça, et elle s'engouffre là-dedans, et en profite... pour exercer un petit pouvoir, non pas méchamment, mais pour elle-même, son intérêt naturel, égoïste (au sens neutre, ici, animal, vital), mais immaturément égoïste... pour... bref, s'éprouver, se prouver... blabla etc.
(O.K.)
cf. se déc(o)upler
cf. l'art de rencontrer d'aimer
les trop chères tyrans chéries
... [Mais] je voudrais tellement que ça soit pas possible, que ce soit plus possible, de telles relations ; que ce soit complètement passé de mode, de tolérance ; que ce soit devenu dans les moeurs aussi abject que d'envisager les noirs comme du bétail sans âme, ou aussi abject que la torture, justement, car c'en est une forme — ni plus, ni moins. Je dis bien : ni plus ni moins. Torture psychologique, sentimentale...
Merde ! La peine de mort pour les princesses ! (hahah !)
Mais je rigole peu, en fait ; il faudrait vraiment leur montrer, leur en faire voir, aux princesses. (Et princes !) Qu'elles arrêtent de se comporter en centres du monde, en tyrans, tout simplement. Ni plus ni moins. Je répète : ni plus ni moins. Il faut réfléchir. Un tyran d'intérieur, certes, intime, à petite échelle, individuelle... mais transpose : imagine-toi maintenant ta [chérie] à la tête d'un pays : ce serait le carnage absolu... par (le fait de la princesse, comme on dit) l'arbitraire de ses quarante volontés, ses humeurs incontrôlées, ses caprices complaisants... Et même à ce poste, à cette échelle, ça la rendrait pas plus heureuse !
C'est aussi ça qu'il faut savoir. Non seulement que tu es, toi, le malheureux sujet de ce royaume, mais qu'en plus c'est pas la bonne voie pour elle non plus. C'est l'évidence-même. On le sait.
[Le remède ? Ou l'un des remèdes, en fait] (...) : qu'elle tombe sur plus fort qu'elle ! Et non sur plus doux. Il faut qu'elle tombe sur une claque — non pas dans la figure, mais au figuré. Et même une machine à claques, s'il le faut, pour la remettre à sa place ; et qui dit sa place dit son propre équilibre.
Impossible d'être heureux quand on est pas à sa place, dans ses chaussures. Et nos chaussures, on les connaît : on est de curieux animaux (particulièrement techniciens) à la vie éclair sur une poussière humide pivotant dans un univers relativement infini. Je renverrais apparemment jamais assez à la rubrique cosmologique du blog nordexpress ; ou/où, comme le formule H.T. entre plein d'autres (...), « on est dans l'éternité, avant tout. » Bref, ce serait moins (urgent) à toi qu'à elle de le comprendre. Je dis bien de le com-prendre, c'est-à-dire de le vivre, le ressentir intimement, existentiellement. Et basta de son nombril !
Tu me diras « oui oui, mais... » mais il faudrait pas de « mais ». Il faudrait de l'ici et maintenant, direct, tranchant. Mais malheureusement, je suppose déjà la suite, les petites fuites... Pourquoi ? En vertu de quoi ? Je le sais aussi. (Au moins en partie.)
(O.K.)
la suite : dyspaartition
cf. king/kang
cf. O+
cf. deux classes de filles
cf. aide à la relativisation générale
Merde ! La peine de mort pour les princesses ! (hahah !)
Mais je rigole peu, en fait ; il faudrait vraiment leur montrer, leur en faire voir, aux princesses. (Et princes !) Qu'elles arrêtent de se comporter en centres du monde, en tyrans, tout simplement. Ni plus ni moins. Je répète : ni plus ni moins. Il faut réfléchir. Un tyran d'intérieur, certes, intime, à petite échelle, individuelle... mais transpose : imagine-toi maintenant ta [chérie] à la tête d'un pays : ce serait le carnage absolu... par (le fait de la princesse, comme on dit) l'arbitraire de ses quarante volontés, ses humeurs incontrôlées, ses caprices complaisants... Et même à ce poste, à cette échelle, ça la rendrait pas plus heureuse !
C'est aussi ça qu'il faut savoir. Non seulement que tu es, toi, le malheureux sujet de ce royaume, mais qu'en plus c'est pas la bonne voie pour elle non plus. C'est l'évidence-même. On le sait.
[Le remède ? Ou l'un des remèdes, en fait] (...) : qu'elle tombe sur plus fort qu'elle ! Et non sur plus doux. Il faut qu'elle tombe sur une claque — non pas dans la figure, mais au figuré. Et même une machine à claques, s'il le faut, pour la remettre à sa place ; et qui dit sa place dit son propre équilibre.
Impossible d'être heureux quand on est pas à sa place, dans ses chaussures. Et nos chaussures, on les connaît : on est de curieux animaux (particulièrement techniciens) à la vie éclair sur une poussière humide pivotant dans un univers relativement infini. Je renverrais apparemment jamais assez à la rubrique cosmologique du blog nordexpress ; ou/où, comme le formule H.T. entre plein d'autres (...), « on est dans l'éternité, avant tout. » Bref, ce serait moins (urgent) à toi qu'à elle de le comprendre. Je dis bien de le com-prendre, c'est-à-dire de le vivre, le ressentir intimement, existentiellement. Et basta de son nombril !
Tu me diras « oui oui, mais... » mais il faudrait pas de « mais ». Il faudrait de l'ici et maintenant, direct, tranchant. Mais malheureusement, je suppose déjà la suite, les petites fuites... Pourquoi ? En vertu de quoi ? Je le sais aussi. (Au moins en partie.)
(O.K.)
la suite : dyspaartition
cf. king/kang
cf. O+
cf. deux classes de filles
cf. aide à la relativisation générale
deux classes de filles
Deux profils : reine ou princesse ®
REINE
Métaphoriquement : en tant que telle, souveraine, puissante, elle n'éprouve pas le besoin de tester son pouvoir (de séduction) à tout bout de champ...
En quelques mots formant profil : noble, sûre, mûre, stable, fiable, digne, honnête, loyale, naturelle, juste, réfléchie, mesurée, compréhensive, conciliante, accommodante, bienveillante, « bon caractère », « philosophe », alliée, complice...
PRINCESSE
Métaphoriquement : accessit, elle transpire du besoin de tester inlassablement son pouvoir (de séduction), par tous les moyens...
En quelques mots formant profil : caractérielle, lunatique, instable, égocentrique, immature, capricieuse, arbitraire, déloyale, injuste, cruelle, perfide, incommodante, « mauvais caractère », impulsive, pathétique, maniérée, dite : emmerdeuse, garce, peste, chipie...
(O.K.)
LES GARÇONS ? IDEM : ROI / PRINCE.
> roi reine en avance sur l'àmouréinventer, rencontre
> les chères tyrans chéries
> saba très...
REINE
Métaphoriquement : en tant que telle, souveraine, puissante, elle n'éprouve pas le besoin de tester son pouvoir (de séduction) à tout bout de champ...
En quelques mots formant profil : noble, sûre, mûre, stable, fiable, digne, honnête, loyale, naturelle, juste, réfléchie, mesurée, compréhensive, conciliante, accommodante, bienveillante, « bon caractère », « philosophe », alliée, complice...
PRINCESSE
Métaphoriquement : accessit, elle transpire du besoin de tester inlassablement son pouvoir (de séduction), par tous les moyens...
En quelques mots formant profil : caractérielle, lunatique, instable, égocentrique, immature, capricieuse, arbitraire, déloyale, injuste, cruelle, perfide, incommodante, « mauvais caractère », impulsive, pathétique, maniérée, dite : emmerdeuse, garce, peste, chipie...
(O.K.)
LES GARÇONS ? IDEM : ROI / PRINCE.
> roi reine en avance sur l'àmouréinventer, rencontre
> les chères tyrans chéries
> saba très...
2009-06-22
de l'inconvénient-né
Le suicide n'est pas plus synonyme de loose que de rester bêtement en vie. Dans la vie, rien n'est loose ; sauf d'être né.
(O.K.)
Le bien suprême, il t'est absolument inaccessible : c'est de ne pas être né, de ne pas être, de n'être rien.
(F.N. — NT)
(O.K.)
Le bien suprême, il t'est absolument inaccessible : c'est de ne pas être né, de ne pas être, de n'être rien.
(F.N. — NT)
après tout
On est dans l'éternité, avant tout.
(H.T.)
L'éternité ne s'occupe de rien.
(H.T.)
Vivre, c'est un hasard du temps ; mourir, c'est se conformer à la loi de la nature. Je jouis de ce hasard et j'obéis à cette loi.
(T.-T.)
Nous sentons et nous expérimentons que nous sommes éternels.
(B.S.)
Vivre tout événement quotidien dans les coordonnées de l'éternité, c'est pour moi la poésie.
(E.G.)
cf. vademecum tragique
cf. tous cosmologiciens
(H.T.)
L'éternité ne s'occupe de rien.
(H.T.)
Vivre, c'est un hasard du temps ; mourir, c'est se conformer à la loi de la nature. Je jouis de ce hasard et j'obéis à cette loi.
(T.-T.)
Nous sentons et nous expérimentons que nous sommes éternels.
(B.S.)
Vivre tout événement quotidien dans les coordonnées de l'éternité, c'est pour moi la poésie.
(E.G.)
cf. vademecum tragique
cf. tous cosmologiciens
neutrons
L'amour de la vie n'est-il pas une illusion ? La crainte de la mort n'est-elle pas une erreur ? Le départ est-il réellement un malheur ? Ne conduit-il pas, comme celui de la fiancée qui quitte la maison paternelle, à un autre bonheur ?
(T.-T.)
Les tristes ont deux raisons de l'être, ils ignorent ou ils espèrent.
(A.C.)
(T.-T.)
Les tristes ont deux raisons de l'être, ils ignorent ou ils espèrent.
(A.C.)
mouvement irai
Je ne discute pas, je ne critique pas, je ne juge pas, — seulement, je m'en irai. C'est le seul mouvement qui dit tout, sans rien dire.
(H.T.)
cf. s'injustifier
cf. « on ne part pas. »
cf. dire tu
cf. sagen Sie mir...
(H.T.)
cf. s'injustifier
cf. « on ne part pas. »
cf. dire tu
cf. sagen Sie mir...
ab.
L’occupant d’une barque se fera insulter copieusement s’il vient gêner un gros bateau, mais, si la barque est vide, le gros bateau s’arrangera simplement pour l’éviter.
(T.-T.)
cf. bi-partition de la vie
cf. comment améliorer notre existence occidentale
(T.-T.)
cf. bi-partition de la vie
cf. comment améliorer notre existence occidentale
2009-06-21
l'il d'un je
Je n'hésitai pas. Un petit frisson derrière la nuque m'annonça que j'allais accomplir un de ces actes fous et violemment désirés que je me refusais presque toujours. (...) Je n'aime pas casser les carreaux mais je le fis sans hésiter, (...). Je passai le bras par le trou et fis tourner la poignée de la crémone. (...)
Ce n'était pas encore la maison que je voulais examiner mais mon acte. J'avais forcé la fenêtre. Il fallait remonter loin en arrière dans ma vie pour retrouver un geste aussi volontaire. J'agissais plutôt par habitude ; c'était par curiosité banale que j'avais cherché la maison et pénétré sur la terrasse ouverte.
J'étais maintenant dans la place et je connaissais quelques-uns de mes actes futurs... (...)
J'avais déjà connu des états jubilatoires nocturnes chaque fois que j'étais amoureux. [Ici], il ne s'agissait pas d'amour. Je n'avais rien investi dans un être de chair. Je jubilais en circuit fermé. C'était moi — la maison — moi, le silence et la solitude, une peur délicieuse, le renversement des usages. Comme j'étais heureux d'avoir respecté les mystères de la maison, de ne m'être lancé que d'acte en acte, et non pas de volonté en volonté ! J'étais là, (...), plus éveillé qu'à tout instant vertical de ma vie.
(J.P.)
cf. t'as du feu, s'te plaît ?
cf. l'amour inventé, à réinventer... : réinventé
cf. l'idée philosophe par excellence
Ce n'était pas encore la maison que je voulais examiner mais mon acte. J'avais forcé la fenêtre. Il fallait remonter loin en arrière dans ma vie pour retrouver un geste aussi volontaire. J'agissais plutôt par habitude ; c'était par curiosité banale que j'avais cherché la maison et pénétré sur la terrasse ouverte.
J'étais maintenant dans la place et je connaissais quelques-uns de mes actes futurs... (...)
J'avais déjà connu des états jubilatoires nocturnes chaque fois que j'étais amoureux. [Ici], il ne s'agissait pas d'amour. Je n'avais rien investi dans un être de chair. Je jubilais en circuit fermé. C'était moi — la maison — moi, le silence et la solitude, une peur délicieuse, le renversement des usages. Comme j'étais heureux d'avoir respecté les mystères de la maison, de ne m'être lancé que d'acte en acte, et non pas de volonté en volonté ! J'étais là, (...), plus éveillé qu'à tout instant vertical de ma vie.
(J.P.)
cf. t'as du feu, s'te plaît ?
cf. l'amour inventé, à réinventer... : réinventé
cf. l'idée philosophe par excellence
2009-06-20
2009-06-19
ein stein, zwei steinbeck, drei...
Dans les conditions actuelles où l'argent est inévitablement de la partie, de mise, le bonheur réel qu'on peut en tirer ne dépend que de l'usage qu'on en fait. Or le plus connu, répandu et dominant de ses usages est évidemment le plus mauvais : aliénant, de part en part. (...) La question est alors : comment faire un usage progressiste, émancipateur, de l'argent, a fortiori d'une fortune (...). Nous sommes évidemment parvenus à des conclusions, de bon sens, des stratégies viables, des projets, des actions et des pratiques même, par une réflexion issue de nos diverses expériences et aspirant à y renvoyer dans de plus grandes largeurs, mais sans disposer jusqu'à présent des moyens de cette ampleur. Avis aux offrants. À ce que nous appelons (de nos voeux et à nous) les... barons rouges®.
(o.K.)
cf. décorps
cf. pas de lieu, sans formule
(o.K.)
cf. décorps
cf. pas de lieu, sans formule
2009-06-18
au fond, la rochefoucauld, c'est moi
J’ai de l’esprit et je ne fais point difficulté de le dire car à quoi bon façonner là dessus, tant biaiser et tant apporter d’adoucissement pour dire les avantages que l’on a, c’est ce me semble cacher un peu de vanité sous une modestie apparente et se servir d’une manière bien adroite pour faire croire de soi beaucoup plus de bien que l’on n’en dit. Pour moi je suis content qu’on ne me croie ni plus beau que je me fais, ni de meilleur humeur que je me dépeins, ni plus spirituel et plus raisonnable que je le suis. (...)
La conversation des honnêtes gens est un des plaisirs qui me touchent le plus. (...)
(...) La lecture (...) où il se trouve quelque chose qui peut façonner l’esprit et fortifier l’âme est celle que j’aime le plus. (...)
Je juge assez bien des ouvrages (...) que l’on me montre ; mais j’en dis peut-être mon sentiment avec un peu trop de liberté. (...) je soutiens d’ordinaire mon opinion avec trop de chaleur ; et lorsqu’on défend un parti injuste contre moi, quelquefois, à force de me passionner pour la raison, je deviens moi-même fort peu raisonnable.
J’ai les sentiments vertueux, les inclinations belles, et une si forte envie d’être tout à fait honnête homme, que mes amis ne me sauroient faire un plus grand plaisir que de m’avertir sincèrement de[s] (...) défauts [qu'ils me trouvent].(...)
J’ai renoncé aux fleurettes et je m’étonne seulement de ce qu’il y a encore tant d’honnêtes gens qui s’occupent à en débiter...
(F.d.l.R.)
cf. bélier versus poison
La conversation des honnêtes gens est un des plaisirs qui me touchent le plus. (...)
(...) La lecture (...) où il se trouve quelque chose qui peut façonner l’esprit et fortifier l’âme est celle que j’aime le plus. (...)
Je juge assez bien des ouvrages (...) que l’on me montre ; mais j’en dis peut-être mon sentiment avec un peu trop de liberté. (...) je soutiens d’ordinaire mon opinion avec trop de chaleur ; et lorsqu’on défend un parti injuste contre moi, quelquefois, à force de me passionner pour la raison, je deviens moi-même fort peu raisonnable.
J’ai les sentiments vertueux, les inclinations belles, et une si forte envie d’être tout à fait honnête homme, que mes amis ne me sauroient faire un plus grand plaisir que de m’avertir sincèrement de[s] (...) défauts [qu'ils me trouvent].(...)
J’ai renoncé aux fleurettes et je m’étonne seulement de ce qu’il y a encore tant d’honnêtes gens qui s’occupent à en débiter...
(F.d.l.R.)
cf. bélier versus poison
2009-06-17
pour une sexualité performative
Que faire ? En quoi pourra consister cette « postsexualité » (...) ? (...) Que la sexualité devienne « performative » (...) L’adjectif « performatif » est dérivé du verbe anglais « to perform » qui signifie mettre en acte. (...) Ce que je voudrais signifier par sexualité performative c’est une sexualité par laquelle le sujet serait toujours dans l’accomplissement de lui-même, que la sexualité ne soit plus ravalée à la satisfaction d’un besoin ou à la recherche compétitive d’un « exploit », qu’elle transcende les emplois du temps au lieu de s’évertuer à y trouver une place, quelle revienne au privé et à l’intime, qu’elle réinsuffle dans chaque instant de la vie humaine la créativité pulsionnelle, le sens de l’altérité et l’amour.
(C.E.)
cf. lostsexuel
cf. unité d'action
(C.E.)
cf. lostsexuel
cf. unité d'action
masturbaction postsexuelle
Diogène qui proposait la masturbation pour penser plus librement était déjà plus ou moins postsexuel ?
En tout cas, je pense que Le Branleur est une étape de plus vers le surhumain... (Etant bien entendu que si "l'homme est une chose à surmonter" (F.N.) la façon dont on le surmonte peut être à discuter...)
(PhD)
Se masturber pour penser et vivre plus librement implique de le faire en connaissance de causes ( : de faim) et de fins, surtout, et non sur le mode trivial de la frustration, du pis-aller. Non : masturbation solaire ! Libératrice. À fins postsexuelles.
(O.K.)
À défaut d'être en mesure de surmonter l'Homme-animal-sexuel que nous sommes de nos jours, la masturbation peut s'entreprendre comme une aide intime astucieuse, l'outil d'une postsexualité plus effective. Recours facile, mais humainement compréhensible, qui en tant que soupape pulsionnelle, exutoire, est à même d'aplanir, de rasséréner le terrain (personnel) d'élaborations et d'évolution postsexuelles.
(O.K.)
cf. l'harcelé/-ée harceleur/-euse
cf. postsexuel
cf. la loi de l'oeuf
En tout cas, je pense que Le Branleur est une étape de plus vers le surhumain... (Etant bien entendu que si "l'homme est une chose à surmonter" (F.N.) la façon dont on le surmonte peut être à discuter...)
(PhD)
Se masturber pour penser et vivre plus librement implique de le faire en connaissance de causes ( : de faim) et de fins, surtout, et non sur le mode trivial de la frustration, du pis-aller. Non : masturbation solaire ! Libératrice. À fins postsexuelles.
(O.K.)
À défaut d'être en mesure de surmonter l'Homme-animal-sexuel que nous sommes de nos jours, la masturbation peut s'entreprendre comme une aide intime astucieuse, l'outil d'une postsexualité plus effective. Recours facile, mais humainement compréhensible, qui en tant que soupape pulsionnelle, exutoire, est à même d'aplanir, de rasséréner le terrain (personnel) d'élaborations et d'évolution postsexuelles.
(O.K.)
cf. l'harcelé/-ée harceleur/-euse
cf. postsexuel
cf. la loi de l'oeuf
l'harcelé/-ée harceleur/-euse
La tentation [sexuelle] c'est terrible. (...) Comme quoi, en fait, les premières victimes de harcèlement sexuel... c'est nous. C'est vrai, on ne pense qu'à ça ! Vous croyez que c'est facile ?
(F.R.)
cf. masturbaction postsexuelle
cf. la loi de l'oeuf
(F.R.)
cf. masturbaction postsexuelle
cf. la loi de l'oeuf
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